Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 11:28

Maranges...

En voilà une jolie appellation de Bourgogne, coincée entre Puligny, Montrachet, Santenay, Meursault et autres vins de Rully.

 

L'appellation d'origine contrôlée de Maranges regroupe trois villages (Cheilly les Maranges, Sampigny les Maranges et Dezize les Maranges), sur 170 hectares, avec une grosse majorité dédiée au vin rouge.

C'est une toute jeune appellation de Bourgogne (1989), donc assez peu connue.

 

Chaque année, les vignerons de l'AOC investissent un des trois villages et ouvrent une cave pour la dégustation de leurs vins.

 

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Cette année, cela se passait à Cheilly.

 

 

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Etant une jeune pucelle des vins de Maranges qui ne demande qu'à être déflorée, direction Cheilly!

 

Une ballade bien agréable, sous un joli soleil de printemps, et quelques belles dégustations ne se refusent pas.

 

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Parfois même accompagné par de la musique (toujours mieux que la lambada ou les hits de Bézu qui passaient en boucle sur la sono du village... atroce!).

 

DSCN0539(ici, au domaine Christian Regnard, avec un aligoté de belle facture pour à peine plus de 4 euros... Le fils Florian Regnard s'installe la vingtaine tout juste franchie, à suivre...)

 

Premier constat, les vignerons de Maranges proposent des vins d'un peu partout, avec peu de vins de l'appellation même...

Les vignerons de Maranges mettaient plus facilement en valeur leurs vins blancs de "Haute-Côte de Beaune" ou de Meursault ou leurs vins rouges de Santenay.

On pouvait même goûter des vins de l'AOC Gevrey-Chambertin sur la côte de nuits, bien loin de Maranges.

Décevant pour la découverte des typicités de l'appellation.

"Du Côté de Maranges" sert plus à la promotion des vignerons habitant dans l'appellation que pour celle de l'appellation elle même, de réputation moindre en Bourgogne...

 

Mais, bon, pour le bicéphale, cela a été l'occasion de goûter de belles choses.

 

En mode commando, le bicéphale y est allé en guerillero du vin, armé d'un stylo, d'un appareil photo, se mouvant entre les caves tel un légionnaire sur un parcours du combattant.

 

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Et bing, deuxième constat, ca boise beaucoup dans le Maranges...

Pas tous, évidemment, mais une grosse majorité de vignerons envoient du bois.

En fait, dès que la cuvée (ou le terroir) est un petit peu plus réputée (sur un premier cru, sur du Meursault...), certains pensent que du bon fût neuf améliore le vin...

"Ca se patinera en 2-3 ans" me répondent ils à chaque fois que je fais la remarque la lourdeur des vins boisés.

Oui, peut-être...

Mais dommage de masquer le vin.

Les vins élevés en cuves ou avec peu de fûts de chêne neufs étaient beaucoup plus sympathiques surtout sur le millésime 2010 qui apporte de la vivacité et de la fraîcheur aux vins.

 

Dans ce genre de rencontre, il est difficile de citer tous les bons vins qui ont été bus par le bicéphale (surtout qu'après les blancs, j'ai goûté très peu de rouges et uniquement sur l'appellation Maranges ou Santenay, les papilles étant sursaturées).

 

Mais s'il faut ne conseiller que 3-4 vignerons, le bicéphale a ses petits favoris...

 

- Yvon et Chantal Contat-Grangé

 

Installés depuis 1981, en conversion vers l'agriculture biologique, le domaine présente de jolis vins dont le Maranges blanc et surtout le Maranges "La fussière" en premier cru.

 

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A goûter mais surtout à boire!

 

- Le domaine Chevrot et Fils

 

Fernand a laissé sa place à ses deux garçons, Pablo et Vincent qui, après avoir voyagé à travers les vignobles français, prennent une direction biologique pour leurs vins.

 

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Je n'ai pas goûté leurs vins rouges (maudites papilles saturées) mais le domaine propose un Bourgogne Aligoté qui est à tomber par terre.

On est très loin du stéréotype de l'aligoté vert, acide et imbuvable.


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Là, c'est même tout le contraire, de la pureté, de la vivacité, du goût... Pour tout de même 13 euros la bouteille.

Ca peut surprendre, mais quand on y goûte, on est étonné de boire une telle qualité pour 13 euros.

 

- Le domaine des Rouges Queues

 

A chaque fois, on a son petit préféré, coup de coeur d'une dégustation où ce qui est proposé est à la fois homogène, bon, construit.

Là, pour le coup, c'est la découverte du bicéphale!

 

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Jean-Yves Vantey s'est installé depuis 1998 avec Isabelle à Sampigny, avec des envies de viticulture respectueuse de la terre et des hommes le poussant vers une certification en biodynamie.

 

Jean-Yves présentait trois cuvées, toutes délicieuses de texture, complexité et fraîcheur dont ce vin rouge de Santenay 2010 qui déchire vraiment tout!

 

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Des tanins fins au service d'un beau fruit rouge, le tout vif, encore un peu fougueux, mais terriblement attachant.

Du beau, très beau pinot noir, à l'expression libre sur le fruité, sans le carcan des boisés trop présents, et sans les acidités trop marquées.

A boire maintenant, à garder tranquillement...

 

A votre place, je me ruerai vers le site "Le Vert et le Vin" qui le propose à bon prix, ou, pour les plus courageux, vous pouvez venir jusqu'à la maison pour le boire en ma compagnie!

 

 

 

Voila, si cela peut vous donner envie de vous pencher sur le cas des vignerons de Maranges.

Le bicéphale est revenu les bras chargés de bouteilles et reste à l'affût.

 

 

En hommage à l'animateur chargé de la musique à Cheilly.

Pour renouveler son répertoire (il y a une vie après Bézu, Licence IV, Gold...)

 

 

 

 

 



 


 



Par Le Bicéphale Buveur
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 08:01

Où étiez vous le dimanche 25 mars 2012 entre 10 et 19 heures?

 

 

 


 

Le ton est policier mais c'est pour votre bien...

 

Parce que le 25 mars, c'était le salon des vignerons "bio" du Jura.

Et c'était un beau moment.

 

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Alors, tant pis pour cette anée, mais ne le ratez pas l'année prochaine!

 

Même si le bicéphale avait le palais tout encrassé de la veille, au bout d'une heure, il était lancé comme une machine de guerre.

Papillonnant entre les stars du vignoble jurassien et les vignerons qui présentaient leurs premiers millésimes.

 

Le "must have" de la cave était présent au château de Gevingey.

 

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Dans le désordre, Jean-François Ganevat, Julien Labet, le domaine Pignier, le domaine de la Pinte, Stéphane Tissot, Evelyne et Pascal Clairet... Du lourd, du très lourd... Du connu, très connu...

 

Mais ce sont surtout les "jeunes installés qui feront un jour parler d'eux" que le bicéphale était venu goûter.

Ca tombe bien, c'était E-NOR-ME!

 


 

- Ratapoil

 

Raphael Monnier avait été la "claque dans sa gueule" du premier salon "Nez dans le Vert" avec des vins surprenants et attachants comme le fameux Ratapoil avec des cépages anciens, comme l'enfariné.

 

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Même si les vins semblent moins percutants que l'année dernière, les vins de  Raphael Monnier ont un gros potentiel sympathie.

 

- Le domaine des Marnes Blanches

 

Pauline Fromont nous a présenté aussi une jolie gamme de vins, dont ses vins blancs ouillés de chardonnay, un bonheur de fiesse...

 

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- Renaud Bruyère

 

Travaillant, encore, chez Stéphane Tissot, Renaud Bruyère sort son premier millésime.

Installé en 2011, il présente aussi des jolis blancs d'Arbois.

 

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A suivre, à suivre...

 

- Le domaine Hugues Béguet

 

Deuxième millésime présenté et c'est sans conteste les meilleurs vins rouges que nous avons la  chance de goûter.

Patrice Hugues Béguet a conquis le bicéphale par des tanins maitrisés, des goûts marqués mais jamais lourds.

 

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Mention "énorme" à sa cuvée "So True" 2010, un vin rouge de cépage... trousseau qui m'a bien laissé sur le cul.

 

- Kenjiro Kagami

 

Des vins à peine tirés du fût, Kenjiro Kagami est venu sur le salon avec une envie de montrer son amour du terroir jurassien.

 

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Fabien (sur la photo) et Fifo (meilleur batteur de Franche-Comté et fine gueule) ont apprécié les vins blancs de savagnin et de chardonnay.

Je suis un peu plus mitigé, les vins étant encore en cours d'élevage.

Ca mérite de s'y pencher avec attention, car, pour un premier millésime, ça sent l'envie et la qualité...

 

- Le domaine des Bodines

 

Alors là, coup de foudre général.

Autant d'unanimité ferait même presque peur, si c'était autre chose que du plaisir dans un verre!

Emilie et Alexis Portelet nous ont sorti un premier millésime en blanc, en rouge de très grosse qualité!

 

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Un Fabien scotché sur la profondeur des vins.

C'est une évidence que le domaine des Bodines fera parler de lui!

 

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Du plaisir, du plaisir, du plaisir!!!

 

 

Difficile d'écrire sur la trentaine de vignerons qui étaient présents.

 

Seule solution, revenir l'année prochanie pour s'extasier ensemble sur tout ce que le Jura peut faire de bon!

 

En "bonus track", sous la petite pause musicale, quelques petites photos de Fifo, Fabien, Aurélien et Stéphane (des "pointus" du terroir!).

 

Du level, il y en avait à Gevingey!

 

 

 

 

 

 

 

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Par Le Bicéphale Buveur
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 19:55

C'est avec 4 jours de retard que le bicéphale se réveille et poste son billet sur les 44ème Vendredis du Vin.

 

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Ce n'est plus un ours qui sort de l'hibernation (excuse trouvée pour le précédent retard) mais une grosse buse qui ne sait pas s'organiser...

 

J'espère que la présidente du mois, Anne Graindorge ligérenne jusqu'au bout des orteils, acceptera que je mange du moût de raisin séché en guide de pénitence.

 

Parce que le sujet du mois est plutôt cool, "Rigolades et régalades en val de Loire".

 

"Chacun apporte sa bouteille ligérienne et une spécialité culinaire de sa propre région (pratique à transporter et facile à grignoter pour un bon buffet) pour un pique-nique en bord de Loire, les pieds dans le sable et les verres posés au milieu des bois flottés. (promis, les plus créatifs(ves) pourront en rapporter chez eux)"

 

Un pique-nique virtuel en bord de Loire, pourquoi pas!

 

Le bicéphale aurait ramené volontiers un pack de canettes de bière, du jambon industriel et des chips à l'huile de palme...

Pas de prise de tête, pas d'encombrement des paniers à pique-nique, le tout décontracté et détendu du slip.

Mais, ça, c'était avant le 44ème VdV.

 

Maintenant, il est hors de question d'emmener les vendredistes boire de la mauvaise bière en écoutant de la musique de sauvages sortie d'un poste radioCD de mauvaise qualité, manière "old school"...

 

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Non...

 

Pourtant ce n'est pas si mal...

 

Bon, tant pis, on va faire un peu plus smart.

 

Je vous emmène tout près de Montlouis-sur-Loire pour manger un accord ligéro-flamand, parfait pour un pique-nique familial.

On va se poser tranquillement au bord du fleuve, sortir la terrine et le tire-bouchon, trancher des grosses tranches de pain de campagne et dégoupiller le couvercle du pot à cornichons.

 

 

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Une belle portion de Potjevleesh avec un des vins blancs qui m'a donné le plus de plaisir ces derniers mois, le Montlouis-sur-Loire "La Nefs des Fous" 2008 du domaine Les Loges de la Folie.

 

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Pour le potjevleesch, terrine de viandes froides (la version sans cheval pour moi...), voici une recette simplissime juste ici.

 

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Ca donne envie avec des petits cornichons. c'est un peu massif, un peu lourd mais tellement bon...

 

Si avec, je vous sers un vin blanc d'une finesse et d'une élégance hors norme, qui vous fera saliver de bonheur pendant  des années, alors le pique-nique sera réussi.


 

Les Loges de la Folie est un tout jeune domaine situé à Husseau, tout, tout près de Montlouis-sur-Loire.

Depuis 2005, Valérye Mordelet et Jean-Daniel Kloeckle se sont installés avec des envies des vins purs, sans chimie de synthèse dans leurs 7 hectares de vignes ou à a la cuverie, se définissant comme des artisans vignerons, dans l'AOC Montlouis-sur-Loire.

 

Les vins blancs sont faits à partir d'un des raisins les plus magiques vinifiés en France, le chenin.

Quand il est cultivé sans recherche de rendement, vendangé avec soins, et vinifié avec respect, ce cépage est de la dentelle de Calais.


De l'art manuélin...


 

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Bref, du très, très grand vin.

 

Pour le pique-nique du jour, le bicéphale préfère la version "sec" de cette cuvée de Montlouis-sur-Loire.

 

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L'étiquette est superbe, la contre-étiquette peu informative mais qui pose les bases de la philosophie du domaine.


 

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A l'ouverture de la bouteille, les fragrances qui s'en dégagent me stimulent les glandes sublinguales.

A peine le bouchon libéré, des effleuves d'abricot, de fleurs blanches me chatouillent la narine.

Le parfum est littéralement enivrant.

 

Dans le verre, le liquide est d'un bel or pâle, discret avec des reflets verdâtres, mais avec une jolie brillance.

 

On re-sniffe un peu le verre et le coeur du bicéphale bat la chamade. Avec un tel nez, le vin envoie des gages de bonheur.

On hésiterait presque à le goûter de peur d'être déçu par la bouche après tant de promesses du nez.

 

Et, quand on boit la première gorgée, c'est du concentré de pur plaisir.

La bouche vous drague les papilles, en profondeur, avec un fruit marqué, abricot, coing.

Le vin a une belle présence de matière qui s'étire vers les agrumes en fin de bouche, longue, vive, tapissant la bouche d'une superbe acidité équilibrée.

Les petites notes boisées du début de bouche s'estompent toute en finesse et en longueur, structurant le vin.


Si vous voulez la définition du mot "ciselé", ne cherchez plus, goûtez "La Nef des Fous".


Ce vin est un missile interstellaire.


Quelque chose d'unique et de précieux qu'il serait trop facile de servir sur une belle nappe blanche d'un restaurant gastronomique. 

Il a toute sa place sur ma terrine de viandes froides les pieds (presque) dans l'eau de la Loire.

A une douzaine d'euros chez le caviste, il faudrait être complétement timbré, dingue, mentalement déficient pour ne pas acheter une caisse de "La Nef des Fous"!

 


 

 

 


 



 



Par Le Bicéphale Buveur
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Mercredi 14 mars 2012 3 14 /03 /Mars /2012 10:14

C'est rare, mais cela arrive...

 

On boit un verre de vin entre amis, sans pression, en rudoyant tranquillement un saucisson sec.

Et là, paf, LE doute.

J'ai beau me dire que j'adore habituellement tous les vins de la gamme du vigneron.

J'ai beau être "raisonné" par les amis autour de la table qui apprécient ce qui se passe entre le vin et leur palais.

Il n'y a rien à faire, je ne sais pas si j'aime le vin...

 

C'est assez bizarre comme sensation.

Le vin est "techniquement" bon, très loin d'être imbuvable. On devine de suite que c'est fait avec soin, parfois même avec amour.

Pourtant, le vin ne "tilte" pas le cerveau.

 

Je lutte.

 

Mais je n'y arrive pas.

 

Je ne sais pas si j'aime le vin qui est dans mon verre.

Et ça me tiraille...

 

La dernière fois que je n'ai pas pu trancher entre le "j'aime/j'aime pas" a été encore plus cruelle.

Parce que j'adore les vins d'Anthony Tortul, dont le "Canoe Gaillac".

 

 

Anthony Tortul a créé "La Sorga" pour vinifier des parcelles originales, éloignées de toute contamination chimique, avec une sélection drastique de cépages traditionnels sur des vignes agées.

Allant jusqu'à vinifier une trentaine de vins différents, toujours dans le respect de la grappe, sans éraflage, sans levurage, sans filtration, avec peu ou pas de souffre à la mise en bouteille.

"La Sorga" est l'activité de négoce la plus originale que le bicéphale connaisse.

J'ai pris beaucoup de plaisir à boire le "Rancio-lytique", "Ah Ramon", "Canöe Gaillac"...

 

C'était donc avec un putain d'à priori super positif que j'ai proposé au groupe de musique le plus punk-rock de Courtes dans l'Ain, "La Grosse Commission", le "French Wine is not Dead", vin de table 2009 de "La Sorga".

 

   

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60% de marsanne, 40% de grenache blanc sur une parcelle située à Pezenas, avec un vignoble respectueux de l'environnement, avec un rendement de 7 hectolitres par hectare (on est loin d'un productivisme forcené!).

A peine 2000 bouteilles produites de ce vin blanc, le plus naturellement possible, élevage de 18 mois en vieilles barriques, avec à peine un peu de sulfites ajoutés à la mise.

 

J'ai d'abord bien galéré pour ouvrir la bouteille.

Il faut s'amuser à décaper la cire posée sur la goulot, pour s'apercevoir qu'il ne faut pas un tire-bouchon, mais un décapsuleur pour pouvoir libérer le précieux liquide...

Ce n'est pas bien grave, je n'ai jamais aimé que ce soit trop facile. J'ai la sensation d'avoir mieux mérité ce qui coule dans mon verre.

 

Beau jaune paille dans le verre, d'une belle brillance. Le vin est dense.

 

Le nez est dans l'exhubérance la plus totale. Ca envoie de l'abricot mûr, de la pêche, le melon.

Le nez sent le fruit jaune sucré, confituré.

Limite un peu lourd.

 

Je l'avais goûté la première fois avec Fifo (meilleur batteur de l'Est de la France) et Fred (qui a des solos de guitares greffés au bout des doigts), et j'étais passé complétement au travers.

La bouche me semblait trop déséquilibrée sur le sucre, sans finesse.

Avec plus de 100 grammes de sucre résiduel, je me suis braqué sur la "guimauve liquide" et mes sens s'étaient fermés.

Le vin était "trop".

Mais le bicéphale est un goûteur extrème... Je l'ai rebu au calme, les amplis froids et les tympans en cours de cicatrisation.

La sucrosité emporte vraiment le vin, mais bu frais a 8-10°, "French Wine is not Dead" dévoile un peu plus de personnalité avec des notes d'épices, du beau fruit jaune et même un peu de finesse sur la finale.

Une soupe de pêches de vigne et d'abricots relevée par de la badiane et de la cardamone.

 

Je reste perplexe.

 

Je ne sais pas si la douce folie d'Anthony Tortul est communicative avec ce vin blanc liquoreux.

La bouche est clairement intéressante, avec du goût.

 

Au final, si vous avez eu la chance de boire du "French Wine is not Dead", j'attends peut être plus vos impressions.

 

 

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I NEED YOU!!!

 

Qu'est ce qui aurait dû tilter?

A côté de quoi suis je passé?

 

Il en va de la santé mentale du bicéphale, déjà bien fragile de nature.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

Par Le Bicéphale Buveur
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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 07:19

Les premiers beaux jours arrivent.

 

Le bicéphale pointe son nez dehors et sort (enfin) de son hibernation.

Après moultes étirements en baillant, contrôle de l'haleine et grattage de testicules (dans cet ordre...), il est temps de profiter de la fraîcheur ensoleillée d'un matin au goût de printemps.

 

Pour cela, rien de tel qu'un bon vin qui allie fruit, finesse et vivacité.

 

Si ce bon vin est fait par un jeune vigneron qui a commencé à vinifier quelques parcelles du domaine familial dans le mâconnais en 2005 avant de vinifier l'ensemble de ses 26 hectares en 2008.

Si, pour finir, ce jeune vigneron, planté dans son terroir, magnifie un cépage trop souvent méprisé.

 

Alors, le printemps peut commencer avec un peu d'avance.

 

Jean-Christophe Perraud est installé à La Roche Vineuse.

Fraîchement sorti du lycée vinicole de Davayé (qui produit du vin à tomber), il prend les rênes du domaine familial et sort de la coopérative de Prissé.

Avec des méthodes de culture raisonnées, les vins proposés par le domaine Perraud font une belle vitrine au mâconnais.

 

C'est surtout l'étiquette de la bouteille (et les conseils éclairés de Lydia Chaveriat, caviste de Dingovino à Dijon) qui a tilté l'imaginaire du bicéphale.

 

 

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Le petit chaperon rouge allume toujours une petite lumière nostalgique, même si le bicéphale se sent plus d'afinités avec le loup...

 

L'oeil gourmand du loup, quenottes retroussées, donne envie de faire la fête à la bouteille.

 

Et (cerise sur le pinot) c'est de l'aligoté.

L'aligoté et le Bourgogne, c'est une grande histoire passionnée d'amour-haine.

L'aligoté a été un cépage maudit.

D'abord détesté, on en a fait un ingrédient du kir. La crème de cassis devait adoucir ce cépage considéré comme trop acide.

Au bord des nationales, les vignes d'aligoté ont souvent été malmenées, avec des rendements trop élevés, des vinifications sans soin pour en faire des vins de soif à petit prix et à mauvais goût.

Il revient par la grande porte quand Aubert de Villaine le produit dans le terroir de Bouzeron.

 

Et on se rappelle que, quand un cépage est respecté, le vin qui en sort est souvent très bon...

 

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Dans le verre, le vin est jaune très pâle, presque cristallin.

 

Au nez, cela semble léger. Le vin n'est pas démonstratif, en insistant et en tournant le liquide dans le verre, de jolies effluves miellées remontent gentiment, avec un côté amade fraîche qu'on vient d'écraser.

Ce n'est clairement pas le nez le plus impressionnant de la décennie (ni même de la semaine), mais on garde un sentiment primesautier.

 

En bouche, je coure tout nu dans la rosée d'un matin ensoleillé, je trébuche et je me roule dans l'herbe humide.

 

 

 

 

Comme Carrie Ingalls, mais tout nu et avec beaucoup plus de poils...

 

Des arômes d'agrumes accrochent les papilles, avec une sensation de "rectitude fruitée".

Le vin est droit, avec une belle fraîcheur mais sans aucune amertume, acreté ou une sur-acidité.

 

De l'aligoté qui ne décape pas les dents mais qui joue de finesse et de gourmandise.

 

A environ 7 euros, c'est un joli rapport prix-fraîcheur.

Un vin de mars qui pourra accompagner les poissons d'eau douce, mais qui se boira tranquillement à l'apéro sur de la belle charcutaille à l'ombre d'un parasol en plein cagnard d'été...

 

Et si vous osez mettre de la crème de cassis dans ce joli vin, le bicéphale mettra des glaçons dans votre bière!

 

Non, mais!

 

 

 

 

 

 


 


 


Par Le Bicéphale Buveur
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