30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 08:30

Il y a de belles rencontres sur les internets.

 

Doc Adn, président de ce 64ème Vendredi du VIn, est une des personnes sur qui le bicéphale aimerait le plus se frotter (au sens propre, évidemment).

Chacun de ses billets apporte bonne humeur, fraîcheur et envie de goûter ce qui bouge le Doc.

 

Pour ce mois de mars, il demande à tous de réfléchir à l'avenir du vin.

"Et le vin devint divin... ou Devil?"

 

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Ben, tiens...

 

S'il y a une personne qui n'a strictement aucune idée de l'avenir du vin et qui, en plus, s'en cogne vaillemment le coquillard, vous êtes en train de lire son blog.

 

Le bicéphale est un punk!

Libre, sans entrave, mais avec un "No Future" tatoué au fond du cervelet.

Le bicéphale vit le vin au présent, joue avec les codes du passé mais se lève chaque matin en se disant que c'est peut être le dernier jour qu'il boira quelque chose de cool.

Donc, la cave du bicéphale tourne plus vite que les derviches du Bosphore.

 

12-derviches


 

Les bouteilles qui vieillissent sont celles qui ont été oubliées, loin de la portée de la lampe frontale de votre serviteur. Mais quand je tombe dessus, elles morflent très vite (ou alors je les stocke à La Buvette de Bourg en Bresse pour les goûter avec le plus grand nombre).

 

Donc, l'avenir, on s'en branle...

 

Le vin sera encore plus technique, avec une production ciblée sur les différents publics (du rosé sucré pour les américaines, du vin au curry pour les indiens, une grosse acidité pour les français, du vin comme du sang pour les méditerranéens...)...Tant pis...

Le vin retournera au début du vingtième siècle avec une production à visage humain, de proximité, sans intrant chimique, pour que le consommateur puisse prendre une giffle de terroir à chaque gorgée... T'a qu'à y croire...

 

Non, l'avenir n'est pas une croisée des chemins où il faut choisir entre le chemin de gauche et celui de droite.

Il y aura toujours des productions viticoles qui rêveront à des chais grands comme des IKEA remplis de fûts neufs et y macérant des jus de bois. Et (heureusement) il y a aura toujours quelques vignerons (timbrés) qui ne voudront que faire quelques vins en y mettant leurs propres tripes.

Et, ça, c'est la vision manichéenne.

C'est une nébuleuse, l'avenir... Trop compliquée pour des connections bicéphaliennes...

 

Donc, si on ouvrait une bouteille aujourd'hui et qu'on niquait l'avenir?

 

Parce que le bicéphale a une âme de punk et qu'il n'existe aucun interdit, pas vraiment de lendemains, autant se faire plaisir avec un câlin dans une bouteille...

 

Si on buvait un "Ze bulle" Zéro Pointé du château de la Tour Grise?


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Attention, grincheux s'abstenir!

Ceci est du vin pour les souriants, les vivants et les hédonistes.

 

75 centilitres de concentré de plaisir.

 

Au sud du pays de Saumur, vaguement à égale distance d'Angers, de Poitiers et de Tours, le château de la Tour Grise distille des vins pleins de vie.

"Ze Bulle", c'est le cépage chenin sur un sol calcaire turonien (sols argilo-siliceux).

Sans élevage, mis en bouteille très vite, avec une teneur faible en alcool (8,5°) et une mise en bouteille avec le gaz de la fermentation naturelle du raisin.

 

Dès que le vin est versé, on sent tous que l'on a affaire à autre chose, une quatirème dimension du vin.

La robe du vin est or pâle, avec une scintillance de lac majeur au lever du soleil. Les bulles sont plus fines que le chas d'une aiguille de lutin nain.

 

Au nez, c'est fruité! Pomme mure, marmelade de coing mais aussi mangue, papaye confiturée. C'est très expressif et je pourrais passer ma vie à sniffer le "Ze Bulle" si mes papilles n'étaient pas en train de se vaporiser d'impatience.

 

La bouche vient finir l'extase. On vient t'enfoncer de la tendresse dans la gorge, la sucrosité est maitrisée, sur le fil d'un beau fruité. Les bulles viennent tonifier la fin de bouche donnant la touche d'acidulé qui ouvre le dernier chakra, la porte du bonheur...

 

Et oui, on peut être punk et aimer se faire caresser la joue, allongé sur l'herbe d'une prairie au début de l'été.

Le punk peut aimer voir une explosion et être attendri par un chaton qui joue avec une balle.

Provoquer des émotions... Ca, c'est punk... "Ze Bulle" est punk par excellence. Cette bouteille provoque et donne des émotions!

 

Le vin a été glané sur le site du "le vert et le vin"... Encore merci!

 

 

 

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 12:37

Le principal sujet du fado, c'est d'abord lui-même. Le fado, chant mélancolique du Portugal, adore se regarder le nombril, se scruter, se raconter.

Il y a un certain charme, mais le fado donne l'impression de ne pas se renouveler, de se mordre la queue. Passé l'instant charmeur du tout début, le fado peut même devenir gonflant...


 

 

 

Les blogs viniques sont pareils.

Avec la sensation même qu'ils aiment ça...Un peu comme s'enfoncer un thermomètre rectal tous les jours, juste pour être sûr d'être toujours en vie.

 

Pour ceux qui ont eu la chance de ne pas suivre les micro-événements de la semaine dernière, le bicéphale vous félicite et vous recommande de ne pas y fourrer votre nez (ça pue).

Pour ceux qui, comme moi, ont eu du temps à perdre sur les blogs "mainstream", vous pouvez pleurer entre les deux seins du bicéphale, vous êtes les bienvenus. Quelques instants de câlin dans un monde impitooooyyâââââbleu...

Un livre ose dire que le vin de Bordeaux, ben, c'est beaucoup de business, et toute la toile avec du rouge qui tache se met en émoi.

Ca s'insulte, ça se répond sur les réseaux sociaux.

 

Un paquet de sales gosses qui n'aiment pas qu'on joue avec leurs grelots.

 

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Avec un arrière goût de baston de fin de journée au collège en attendant le bus, juste parce qu'on a regardé la meuf du pote de machin.

 

De mon regard lointain de bicéphale qui achète ses bouteilles avec ses petites économies, c'est assez bizzarre.

Cette querelle entre personnes qui gagnent leur argent du quotidien grâce, directement ou indirectement, au commerce du vin ne m'apporte rien, sinon que ça me donne envie de boire du bon, du souple, du modeste qui dégomme les papilles.


 

Si on parlait plutot du vin qui va faire de toi un convive de qualité premium avec des vrais morceaux.

Dingue, un blog du vin qui parle de vin!

 

Et attention, encore une fois, une arme ultime, un sabre laser, une quadruple boucle piquée enchainée avec un salchow, une biche qui court dans une prairie sous le soleil matinal.

Du beau, du bon, du lourd.

 

Le décor est quasiment complétement planté, mais il y a une telle impatience autour de "L'unique gaz de schiste" 2012 du Château de la Liquière, que j'en perds mes moyens.

 

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"L'unique Gaz de Schiste" est surtout un vin superbe. Mais c'est aussi un porte-étendard sur le mode boutade contre les sondages et l'exploitation du gaz de schiste.

Situé dans la zone nord de l'appellation Faugères, la famille vigneronne Vidal-Dumoulin est sur un terroir quasi exclusivement schisteux... Avec toute l'hystérie qu'il y a autour de cette énergie fossile...

 

Mais, si le vin n'est peut être pas une énergie renouvelable, les vignes sont un bien précieux et leurs racines pourraient souffrir du concassage avec fracture hydraulique des sols et lessivage...

 

D'où ce pied de nez plutôt sympathique, le tout sur un ton bon enfant, pas" militant sauvage" pour deux sous, ce qui a tendance à ouvrir les chakras du bicéphale. Respect du sol, respect de la vigne, respect du fruit et respect du vin, sans pour autant devenir aggressif...

 

 

L'étiquette, vive, colorée semble aussi très pétillante. Sur la contre étiquette, pas de petit mot militant, mais le label en agriculture biologique et le site du chateau de la Liquière.

Ce rosé mousseux est fait pour moitié de cépage mourvèdre et pour moitié de grenache.

 

Déjà, le petit "pschiiii" au débouchage suffit à donner le sourire à toute la table.

 

Dans le verre, le rose est soutenu, avec un côté pastel. Les bulles sont fines.

 

Au nez, c'est fruit, fruit, fruit. Mademoiselle groseille prend par la main mademoiselle framboise et elles s'en vont faire un tour jusqu'au fond des sinus. Tout semble d'un légereté de ballerine.

 

En bouche, il y aun vraie explosion de fruits. Une explosion! Une vraie!

C'est un panier de fraises, groseilles, framboises à peine mûres avec un acidulé de bonbon. Les bulles frétillent le long de votre langue.

C'est frais.

Le temps de se remettre de cette première attaque et la rondeur des quelques sucres résiduels vient terminer le travail et je suis en plein plaisir régressif...


Je regarde les nuages en imaginant des licornes et des dragons. Je m'amuse du bruit et de la sensation sous les doigts quand je presse les bulles du papier-bulle. Je me roule dans la neige. Je finis mon château de sable et regarde le travail de la marée. Je sens la brise chaude et chargée de sable du sahara d'une fin de journée d'août sur le plateau de la serra d'Aire au Portugal. Je goûte mon vrai premier sirop d'érable au Québec.

 

Bref, c'est bon. Très bon. Très, très bon. Le vin qui fait mouche avec tata Sylvaine qui n'aime pas trop, trop le vin ou qui amènera les plus élogieux commentaires de tonton René spécialiste du vin (abonné depuis 5 ans à la RVF, c'est dire...) et grand amateur d'étiquettes prestigieuses...

 

Si tu n'en as pas chez toi... Qu'attends tu donc pour t'en procurer?

 

Parce que, là, il y a urgence! C'est bientôt le moment des premiers apéritifs sur la terrasse, des premières grillades.

Et c'est si beau de voir des convives heureux (foi de tata Sylvaine).

 

* je reprends dans le titre, le plus beau compliment jamais fait à l'égard du bicéphale par la meilleure blogueuse de tous les temps... Sandrine, sois bénie des dieux!

 

 

Un instant juste cristallin, acidulé et surtout fruité... Comme Blue Pills que je conseille vivement!

 

 

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 08:59

Vous ai-je déjà dit que mon caviste était formidable?

 

Non?

 

Si vous avez quelques minutes et que vous n'êtes pas très loin de Bourg-en-Bresse, je ne saurais que trop vous inciter à vous arrêter à  "La Buvette", tenue par l'ami Raphael entre quelques tranches de charcuterie et de superbes vins.

 

Je suis fan de ses vins mystères... Servis à l'aveugle, le verre est offert par la maison si le buveur identifie le cépage et le terroir.

 

Le petit cerveau du bicéphale, aussi balèze en dégustation à l'aveugle qu'en maîtrise de l'art Shaolin, est toujours tout trituré par le vin mystère, choisi avec soin par le caviste (doué d'un sixième sens bionique, car à l'écoute des goûts).

 

 

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Dernière bombe ce week-end.

Magnitude 10 sur l'échelle bicéphalienne corrigée . Irradiation maximale sur le jambon cru. Forte propension à donner du plaisir. Retombées tardives sur la soirée avec grosse dépendance induite.

 

Encore un truc de dingue que nous a sorti Raphael (comment fait-il?) (ah, oui, il bosse, va dans les domaines, se tape un maximum de salons) (c'est un peu moins facile que de faire sa commande chez Nicolas...).

 

Ce vin qui a tant plu au bicéphale qu'il y a eu une flaque sous sa chaise (encore pardon) est le vin "AOC Languedoc 2011" du domaine Vallat d'Ezort.

 

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Je ne connais pas le vigneron, Frédéric Martin, ni son village, Souvignargues dans le Gard. C'était la première fois que ce vin aterrissait dans un verre à portée d'un coude bicéphalien.

Le peu que je puisse écrire a été glané auprès du caviste (génial et en plus beau comme le printemps en hiver). Ce vin d'appellation d'origine contrôlée du Languedoc est un assemblage à prédominance de carignan, complété par du grenache noir, vinifiés ensemble, après une culture sans intrants chimiques et des vendanges manuelles. Le domaine, existant depuis 2006, doit avoir sa certification en agriculture biologique cette année.

 

Servi au verre le soir après que la bouteille fut ouverte le matin même, le vin est plutôt engageant.

 

D'un rubis profond sans être d'un noir d'encre de seiche, il est assez aisé de le placer en bas de la carte de France. Il a une belle densité.

 

Au nez, c'est tout de même assez violent.

Je rappelle au fidèle lecteur que le bicéphale est souvent attiré par les vins au nez en retenue, un peu frêles, ce que sa femme nomme les vins de fiotte... On peut être bati comme un ours et aimer Noureev...

 

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Ce Languedoc envoie un bon direct du gauche de fruits noirs avec enchainement droite-gauche de notes marquées mentholées.

Au nez, je m'étais orienté vers du mourvèdre (après vérifications, il y en a bien un tout petit, petit peu dans l'assemblage, mais cela s'appelle la mauvaise foi légendaire du bicéphale qui pensait à une très, très grosse majorité de mourvèdre).

 

Bizarrement la bouche ne suit pas le nez. Je pensais me prendre une magnifique torgnole à travers les dents.

Quelle agréable surprise d'avoir des tanins faciles, avec cette sensation de fraîcheur.

Les fruits rouges (fraise, framboise) et noirs (de la mûre comme s'il en pleuvait) se déposent tout doucement sur la langue. On retrouve des notes d'herbes aromatiques de la garrigue entre thym et romarin.

Une allonge juste ce qu'il faut pour avoir le temps de poser son verre et de discuter.

 

Encore un vin de soif extraordinaire.

 

Bien content de vous connaitre Vallat d'Ezort... Oh, oui, on va se revoir... Vous avez été parfait entre le jambon cru et le chorizo mais j'aimerais bien vous bousculer au milieu de grillades, vous siroter sur des brochettes, vous prendre sauvagement entre une andouillette et une côte de veau... Et, et, et sur un chili à la queue de boeuf... Et...

 

RRRRRhhhhhââââââ!

 

Magnitude 10 sur l'échelle bicéphalienne corrigée. Avec risque d'éjaculation précoce...

 


 

 


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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 08:56

Bonjour, chers lecteurs en quête de surprises viniques.
Chaque jour de ce mois de décembre, grace a Eva , vous avez le bonheur de découvrir une nouvelle bouteille.
Mieux qu'un Kinder surprise, plus amusant qu'un tour de passe-passe avec des
cartes, plus alléchant qu'un menu de routier...

Malheureusement, cette année, c'est le drame.

Programmé pour le 3 décembre, le bicéphale a conscience de casser la dynamique de ce calendrier de l'avin en vous dévoilant sa bouteille...
En effet, à cause du VIN D'OEILLADES 2011 de THIERRY NAVARRE, les autres vins de l'Avin vont tous vous paraitre bien fades.

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Cette année, le challenge va être impossible à réaliser.
Dès le 3 décembre, le bicéphale vous présente LE vin à boire absolument, un
missile sol-sol de goût et de plaisir.
C'est quasimenent un acte terroriste de vous parler de ce vin si tôt dans
l'Avin.
Les autres avineurs doivent déjà trembler dans leur couche, car la barre est
placée bien haut.

L'oeillade est un de ces cépages mis de côté pendant plusieurs décennies et
Thierry Navarre a décidé de le mettre à l'honneur.
Une viticulture sans cochonneries, un élevage soigneux sans chimie ou levurage.

Le vin est un exemple d'équilibre entre le fruit noir et mûr et la légéreté du
tanin.
La première impression sur la langue est celle d'une prune noir à maturité mais peu sucrée.
Les tanins sont doux sur la langue.

Un vin du Sud qui fait penser à une écuyère en équilibre sur le Tornado au galop de Zorro. De la finesse entourée de beaux fruits juteux et musclés.

Typiquement le vin à boire entre copains à l'apéro mais qui peut se transformer en allié sur des viandes en sauce, braisées ou même grillées.

Le bicéphale, amateur de vins fruités, n'a pas été agressé par les tanins de
l'oeillade et a pu se délecter du fruit.
Par contre, sa femme, aimant les vins musclés avec le tanin qui tapisse tout
l'oropharynx, a apprécié la profondeur du vin et sa structure qui, sans aller
dans la complexité, lui a donné beaucoup de plaisir.

Un vin quadrature du cercle pour ceux qui aiment le plaisir dans (au moins) 75cl.

Et voilà un vin à 8 euros (prix caviste) qui emporte tout sur son passage.

Désolé les avineurs, mais, là, ça sent le KO dès le 3 décembre.

Bonnes fêtes à tous!

 

 

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 16:29

Pour ce 61ème Vendredi du Vin, notre président mensuel nous avait imposé de débuter notre billet par le séculaire "Il était une fois..." et de poursuivre en racontant un conte plus ou moins joli autour du vin.

 

Le bicéphale est un sale gosse, ne sait pas raconter d'histoire et a été élevé avec la version désabusée de la Cendrillon de Téléphone...

 

Désolé, David, pas de belle histoire, pas de fée, pas de loup, pas de pot de beurre ou autre récit avec la morale qui va bien à la fin.

Plutôt une pirouette bicéphalienne, avec un vin qui, je ne vous mentirai jamais, est une sacrée tuerie.


Un truc de matraqué qui a une vocation glouglou incroyable.

Je ne connais pas le domaine du Mas du Chêne ni le couple de vignerons qui y officie, Luc Vignal et Emmanuelle Delon.

 

 

 

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Je n'ai même jamais eu l'idée de boire ce "Pinot Chio..." Vin de France 2012.

 

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Le responsable de cette découverte se trouve à Bourg-en-Bresse, dans ce lieu magique appelé "La Buvette".

Raphael y propose des verres à l'aveugle. Tu trouves le cépage, le terroir de ce qu'il y a dans ton verre et c'est cadeau.

Le côté ludique et, dans le même temps, (un tout petit peu) pédagogique amuse beaucoup le bicéphale.

 

Pour le coup, ce vin m'a dérouté, surpris.

 

C'est étonnant comme les sens sont perturbés quand on ne trouve pas de référence dans les tiroirs de sa mémoire ou de ses émotions.

 

Le pourpre sombre du liquide, les fragrances de fruits mûrs vous envoient dans le Languedoc avec assurance.

On y retrouve le côté rassurant des vins du sud.

 

Mais en bouche, patatras, BIM, bam, squizzz...

Tout est bouleversé.

Le verre se vide quasiment d'une traite.

Pêle-mêle de fruits compotés, de douceur avec des tanins légers, aucune astringence.

De la ouate sur la langue.

Le vin barbe à papa.

 

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Le cerveau cherche... Du gamay? il y a bien ce fruité, mais avec un peu plus de complexité... Du grenache noir? Peut être, mais il y a cette pointe d'acidité en fin de bouche...  De la syrah? Du côt?

Tout se mélange, je fais un lacet avec ma langue et mon cerveau...

 

C'est du pinot noir. Un cépage qui m'ennuie 8 fois sur 10.

Cultivé sans intrant chimique, vinifié avec une macération semi-carbonique, avec une belle extraction de fruits.

 

La baffe.

 

Et j'ai beau regarder le caviste de "La Buvette", son nez ne s'allonge pas.

 

Ce vin est renversant...

Du fruit à la pelle à neige, une buvabilité de taré. Certes, le vin manque un peu d'allonge et de fraicheur en fin de bouche. Mais, c'est dur de trouver un vin aussi glouglou que ce "Pinot chio...".

J'en garde à la maison pour ceux qui pensent que le pinot est un cépage sans intérêt, toujours trop acide jeune et de qualité variable en vieillissant ou pour une élite de buveurs fortunés des plus beaux climats.

 

Là, le vin crie "saucisson"!

 

Pour résumer.


Iil était une fois un cépage jugé noble qui a longtemps été considéré comme le meilleur, le plus fin. Mais beaucoup le trouvaient inaccessible voire même chiant à crever.

Mais, dans le Gard, plusieurs vignerons le cultivent sur des terroirs un peu moins baignés de soleil et en tirent un jus réjouissant. Bu comme un vin de plaisir, il oscille entre paniers de fruits rouges et câlins avec une peluche toute douce.

Les jeunes buveurs qui se penchent sur ce pinot noir peuvent alors voir une jolie nymphe sans aucun sang royal mais intensément plus intéressante...

 


 

 



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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 16:16

Malgré une pause de quelques mois à se le couler douce, à se ramollir la couenne, avec même un ascétisme de quelques mois, il revient et est encore plus énervé...


Son désir est plus fort qu'une chaude-pisse... il lui a suffi de boire quelques belles bouteilles pour en conclure qu'il serait bien dommage de ne pas les porter en triomphe sur le tapis rouge qu'aurait pu être le bicéphale buveur.

 

Blague à part...

Je pense sincérement que l'existence de ce blog du bicéphale est une anomalie dans la matrice.

Quand je lis les blogs autour du vin, je vois beaucoup de professionnels de la profession vinique, d'amateurs très éclairés, certains sont même devenus des dandies du vin.

Des spécialistes, des vignerons, des critiques professionnels, des cavistes, des qui flairent l'opportunité de buzzer autour de l'alcool qui fait terroir que plus tu meurs...

Non, ce qu'il manque pour que le tableau bloguesque soit complet, c'est un vrai trou du cul qui n'y bite pas grand chose mais avec la candeur d'un jeune bousier qui commence à faire rouler son tout petit premier morceau de caca.


Alors, oui, c'est exact, le bicéphale n'est pas vraiment un petit chaton de quelques semaines.

Oui, j'entends déjà les lecteurs du début du bicéphale ricaner sur la taille de mon foie et sur mon nez framboise qui en a connu des fonds de verre.

Il est clair que le bicéphale a autant de légitimité dans le domaine du vin que Michel Drucker dans le sado-masochisme zoophile...

 

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Mais le bicéphale reste cet être aux contours certes flous, mais sans aucune implication avec le monde du Vin (avec majuscule de rigueur, car là on parle de pognon).

 

Pour ce nouveau départ du bicéphale, je vous offre ma sincérité comme certaines leur virginité.

Avec des larmes au bord des yeux, le menton tressaillant et les bras tendus en signe d'offrande.

 

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Ma probité est mon seul cadeau.

 

Tiens, lecteur, prends moi tout entier et fais de moi ta chose!

 

Aujourd'hui, nous choisissons la facilité.

On pourra dire que j'enfonce des portes ouvertes mais Delphine et Francis Boulard font des vins de Champagne qui déchirent.

 

Ma (légendaire) abstinence de la picole (de 3 semaines) a été rompue le jour où cette bouteille de 75 centilitres de Blanc de blancs de Francis Boulard est remontée de la cave.

 


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Si la robe est d'un joli pâle pubique, la bulle est fine et énergique. Il y a de la vie là dedans.

Une vraie invitation au crime.

Au nez (l'organe avec lequel le bicéphale prend le plus de plaisir), j'ai plus de mal à définir, les bulles pétaradent, il y a une sensation à la fois de fraicheur mais aussi de levure.

Il y a vraiment de la vie dans ce verre.

 

En bouche, le blanc de blancs (100% chardonnay) éclate en douceur.

Un premier assaut sur le fruit, léger mais présent et surtout une belle estocade sur une acidité agréable, longue qui me fait penser à ce voile nuageux des fins de journées aoûtiennes, quand la fraîcheur de la nuit qui tombe tente de prendre le pas sur la chaleur estivale.

Ce vin n'est pas un monstre du développé-couché gustatif comme d'autres vins (tous hautement recommandables) de la famille Boulard.

 

C'est un plaisir plus léger, plus accessible à la papille endormie ou à l'apprenti du plaisir vinique, tout en donnant beaucoup à celui qui prend le temps de prendre le temps...


A la fois angélique et diabolique. Un séraphin avec une queue pointue.

 

Tout ça pour à peine une trentaine d'euros.

Comme il y a toujours un revers à la médaille, je vous préviens cependant que ce vin est dangereusement addictif et que vous aurez du mal à goûter autre chose que du champagne de vrai vigneron qui transpire son terroir jusqu'aux papilles du buveur...

 

En hommage à ce blanc de blancs de la famille Boulard, du Rock, évidemment, d'un groupe pas bien vieux mais qui a amené le meilleur des seventies...

 

 


 


 


 


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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 08:28

C'est un honneur d'être président du mois d'avril pour les Vendredis du Vin.


Il y a un côté jouissif de balancer un sujet et de voir avec quelle réactivité les amoureux du vin qui se perdent sur la toile répondent au thème.

Avec passion, malice et bonne humeur.

 

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J'avais demandé à tous ceux qui le veulent de me prendre à contre-pied, avec un vin ou une dégustation qui a déstabilisé, pris par surprise le buveur.

LE VIN CONTRE-PIED!

 

86009491.jpgAucun footballeur n'a été blessé durant le tournage de ce 55ème vendredi du vin... Ils ont tous été relachés le lendemain du VdV

 


Ca a fusé dans tous les sens avec des premières contributions qui font plaisir.

Vous êtes d'ailleurs tous invité à vous amuser à répondre aux thèmes proposés chaque mois sur la page facebook des vendredis du vin. C'est ludique et si ça peut m'aider à élargir mes horizons (rien de graveleux), c'est le petit bonus.

 

 

Avant de mettre en route et de vous dévoiler les contributions des vendredistes, pour vous mettre en forme et pour "imager" le contre-pied, une petite musique d'ambiance peut vous accompagner afin d'alléger votre esprit.

 

 

Comme quoi une jolie demoiselle peut être la plus énorme des bourrines...

 

 

Rien de tel qu'un peu de Black Metal avant de déguster virtuellement des dizaines de vins "surprises".

 

Le 55ème vendredi du vin en chiffre, c'est 25 contributeurs différents, avec 24 vins rouges, 3 rosés et 17 blancs.

Plus de 20 cépages différents (j'ai arrété de compter au bout de la 4ème tentative) allant des all-star chardonnay, merlot et cabernet franc jusqu'à des cépages plus rustiques que j'affectionne particulièrement comme le grolleau, l'oeillade, le chenin, la jacquère ou le sylvaner. Les vendredistes sont même allés nous chercher des cépages dans les coins avec de belles surprises (marselan, chasan, romorantin).

Deux vins ont été cités plusieurs fois, le Champagne "Les Rachais" de Francis Boulard (Rhââââ Lovely) et le sylvaner vieilles vignes du domaine Rietsch. A goûter absolument, c'est certifié par les VdV (c'est pas rien).

 

Mention spéciale à la Belgique et aux dégustations de malades de Sandrine et de Patrick. Vous êtes fous mais ça me donne envie d'immigrer vers le plat pays (pour des raisons autres que fiscales...).

 

Commençons donc par ces dames et leurs surprises.

 

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- Tout d'abord, honneur à notre présidente à vie, Iris est surprise par la nostalgie du vin d'un voisin au décours d'un repas qu'elle pensait arroser à l'eau.

- Isabelle Perraud est toujours étonnée par le Moulin-à-Vent d'un petit domaine qu'elle connaît à peine, le domaine des Côtes de la Molière.

- Anne a été contrepiedtisée par la tendresse et la simplicité d'un vin de la Montagne-Saint-Emilion du domaine Tapon tout en fruité du merlot.

- Eva, espèce de catwoman aux ongles tantôt émeraude, tantôt pêche, tantôt marine, a pris un gros (contre) pied avec le sylvaner vieilles vignes du domaine Rietsch.

- Nathalie nous parle de son vin-trublion rosé des côtes du Rhône à presque 100% de mourvèdre de Philippe Plantavin.

- Enfin, Sandrine a offert aux lecteurs une dizaine de vins à découvrir en faisant en sorte de faire des magnifiques feintes de corps... Du zinfandel buvable, des cépages inconnus, des terroirs estrangers, tous sur sur une BO par Madonna. Un contre-pied douloureux pour le bicéphale (mais ça fait du bien d'avoir mal).

 

Ensuite, viennent les vieux de la vieille, ceux à qui on ne la fait pas. Certains les appellent les dinosaures de la bloglouglou. Je trouve cela irrespectueux. Je préfère parler des foies millésimés qui en ont connu des pinards. En route pour les vieux flibustiers du net, qui gardent une fraîcheur et une curiosité légendaires.

 

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- Le billet du taulier, monsieur Jacques, m'a fait plaisir. Comparer Francis Boulard à Garrincha semble maintenant évident!

- Olif, le seul, l'unique, nous enfume avec un contre-pied à la girondine, Lamery de Jacques Broustet. La palme à son contrepet de l'Ami Chenin de Xavier Amat (je vous laisse le découvrir, seul).

- Monsieur Rapiteau le nez aux quatre vents, pipette bien tendue, se veut Groll 'n Roll avec Sébastien Dervieux (Babass), du grolleau comme il faut pour surprendre avec des accords marins.

- Michel Smith a choisi la voie des cépages trop peu connus pour étonner, oeillade (Navarre, je t'aime) ou marselan du domaine Duneufbourg.

- Patrick Bottcher, fin militant de la liberté des vins non plus seulement monomaniaquement alsaciens, en a laché un paquet dans la nature. Une douzaine, tous surprenants, quelques uns que je ne connais pas et qui ont attisé mon envie, d'autres que je boirais bien tous les jours (Padié, Francis Boulard, l'aligoté de Aubert de Villaine ou encore le sylvaner de Rietsch). Une dégustation de marathonien d'Epicure... Bravo

 

 

Pour finir, quelques jeunes éphèbes qui savent bien boire.

Moins gênés par des articulations endolories(voir le chapitre juste au dessus), ils ont un lever de coude plutôt leste et habile.

 

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- MMM s'est laissé surprendre par un grenache sous voile, Oxytan du Clos de Gravaillas. Bienvenue chez les vendredistes!

- Guillaume a aimé "les" merlots du Prieuré la Chaume, même si le vigneron de Vendée l'a baladé en aveugle. Le pire jeu de mots du mois lui revient haut la main, "non mais merlot quoi?!"

- Tom de 1098.fr a été scié par le Brut Zéro Rosé de Tarlant. Ce Champagne me scotche à chaque fois aussi...

- Christian lui s'est laissé surprendre par un terroir tout entier. D'ailleurs qui a déjà goûté des vins du Maryland? Je n'aurais de cesse que de chercher à m'en procurer par tous les moyens. Thanks a lot!

- David du blog d'Abistodenas nous montre aussi (et c'était aussi une attente de ma part) que le contre-pied peut être raté. On peut attendre beaucoup d'une étiquette et passer complétement à côté du vin. Ca arrive, même avec Grange des Pères écrit sur la bouteille...

- Pierre a aimé le blanc de blanc 1989 de Deutz... Décidemment le Champagne aura inspiré les vendredistes!

- Eric a été notre champion des retardataires mais cela valait le coup avec un unique, pas comme les autres, chenin du domaine Les Loges de la Folie. Un petit kung fu fighting et de la musique de "barrés" et tout lui sera pardonné!

- Pascal a le verre optimiste, il le voit toujours à moitié plein. Il nous parle d'un petit vin de Bordeaux, de rien du tout, familial mais qui lui laisse de beaux souvenirs. Bienvenue à toi, Pascal.

- Olivier a été dérouté par les arômes du S'ARENA, muscat pas comme les autres du domaine de la Casenove... un bel article déclencheur d'envie.

- Antoon s'est laissé emporter par le vin issu de vignes préphyloxériques du château Trotte Vieille.

- Avant de lire toutes les contributions, je ne pensais pas pouvoir être surpris par du Saint Emilion, avec une peur de boire de la planche mal dégrossie, Stéphane partageait mes craintes avant de boire les vins du château Meylet...

- Il ne me reste plus qu'à citer Gilles dérouté par le vin de table de France du domaine de la Peyra et un contributeur nommé David qui, en commentaire sur le bicéphale, conseille Nedjma de Gilles Azzoni. On ne peut pas passer sous silence ce genre de bons conseils!

 

 

Pour ma part, chaque dégustation est un peu une surprise.

Mon inaptitude à la dégustation à l'aveugle, ma faible propension à cracher font que je suis souvent "surpris"...

 

Le dernier qui m'a mis une sévère claque aux certitudes (et j'en ai peu) a été l'aligoté d'Alice et Olivier de Moor.

Capsule à vis, fraîcheur du millésime 2011, je ne m'attendais pas à cette complexité!

Le raisin mûr envoie des notes marines, un goût de verveine, des notes de bergamote sur un profil vif et avec une acidité de trapéziste voltigeur.

Un truc de dingue au fond d'un verre... je reste tellement hébété que je n'ai pas pris de photo.

Un seul verre bu mais qui m'a envoyé un peu partout.

Riche, droit, ciselé... Et dire que l'aligoté bien fait peut donner CA!!!

Je me suis fait mystifié, hypnotisé. un vin contre-pied qui laisse sur place. Content mais ne comprenant pas grand chose.

Je suis impatient de les retrouver au salon "sous les pavés la vigne"...

 

 

Ultime contre-pied, ce sera Sylvie qui va clore le 55ème VdV avec son morceau "surprise"...

Il tranche bien avec le ton habituel du bicéphale, mais vous laissera aussi sur place

 

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 11:33

Aujourd'hui c'est lundi et je suis sûr que vous avez raté la principale information du week-end.

 

Non, ce n'est pas à propos du mariage pour tous et on s'en cogne du PSG.

Et, même si vous chauffez, ce n'est pas la découverte du nouveau (tout beau) morceau de Black Sabbath.

 

On se retrouve d'ailleurs le 2 décembre au POPB pour leur (peut être) dernier concert (en France?).

 

Ce week end, les Dissident Pachyderm ont mis en ligne "leur" clip.

 

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Et c'est la seule information valable de ces dernières 48 heures.

Pour ne pas vous surcharger en musique de qualité toutes les deux lignes de ce blog (vous êtes fragiles) et pour ménager le suspens jusqu'au bout (je suis joueur), vous pourrez régaler une deuxième fois vos oreilles à la fin de ce petit billet.

 

Ca me permet aussi de faire un peu le point sur le vin et le métal.

Il est effectivement connu et reconnu que la musique dite Métal, à forte densité sonore, et l'ascétisme ne sont pas souvent de bons amis.

La musique Métal traine aussi une réputation de grosses murges à base de Jack Daniel's et de mauvaises bières (remarquez que j'ai évité de parler de mauvais Jack Daniel's pour ne pas être redondant).

 

Pourtant le bon vin (sans toujours l'excès) et le Métal ont une destinée identique.

Ca sert à rien et c'est indispensable pour ne pas devenir complétement chèvre. On prend du plaisir à peu de frais, partage, proximité et amour.

Outre les cuvées AC/DC (indigestes, mais je leur pardonne tout), beaucoup de vignerons revendiquent leur côté rock'n roll.

Antonin en agrafe souvent sur son magnifique blog No Wine is Innocent et je me souviens avec nostalgie d'un thème des VdV proposé par Eva qui sentait bon le riff de guitare à micros double-bobinage...

 

Donc, en hommage au groupe Dissident Pachyderm, terreau lyonnais où pousse le Grunge-Stoner-Metal, le bicéphale buveur se devait de trouver un vin qui dépote, en finesse, mais vigoureusement.

De la malice, de la classe, mais avec une pointe de muscle.

 

Pour des lyonnais, un côtes-du-Rhone ou un Beaujolais, ce serait un "poil" facile (hymne du Portugal..).

Non, "Le Vilain P'tit Rouge" 2008 en AOC Touraine de Vincent Ricard semble le plus approprié!

 

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Vincent Ricard se trouve à Thésée au milieu d'un vignoble de 17 hectares.

Sans certification en agriculture biologique, il est adepte d'un enherbement naturel et du travail des sols avec le moins de chimie possible.

En cave, il est aussi le moins interventionniste possible, car quand le fruit est bon, pas de besoin d'y ajouter quoi que ce soit.

 

Le Vilain P'tit Rouge est un assemblage de quasiment 90% de cépage côt (ou malbec pour le sudistes) complété par du cabernet franc.

Goûté jeune, le vin m'avait semblé un poil acide (hymne portugais) et les notes végétales étaient un peu trop présentes.

Mais, là, c'est à point!

 

Je ne parle pas de la magnifique étiquette, ni de la robe du vin que j'ai bien du mal à  définir (rubis, mais avec une petit brillance, ou grenat marqué... bref, c'est comme le PSG, je m'en cogne).

 

Au nez, le vin nous emmène déjà un peu dans tous les sens.

Le fruit mûr, oui, mais pas que, des notes de bois, oui, mais pas envahissantes, avec une touche de noix qui me laissent un peu perplexe.

Où vais je donc?

C'est lourd comme un riff de Doom!

 

En bouche, le vin est une explosion maitrisée de fruits et d'épices.

D'abord du cassis, de la myrtille, dans une belle rondeur. Les tanins sont plutôt légers mais présents dans toute la bouche avec une belle longueur.

Ca, c'est pour la rythmique, la toile de fond du vin.

Pour la mélodie, le petit riff qui fait vibrer le buveur, les notes épicées de menthe poivrée et de réglisse donnent du peps en bouche, avec une légère acidité, sur le fil.

Là, ici, encore là et pendant encore quelques secondes.

Ca reveille la papille, ca a du goût.

Tout sauf monocorde et monotone.

 

C'est comme dirait Michel, batteur du Dissident Pachyderm, un vin "gourmand".

Mais il faut lui pardonner cet écart de language, à force de cotoyer des musiciens, il a  perdu beaucoup de vocabulaire.

 

Pour le bicéphale, "Le Vilain P'tit Rouge " est un mélange de burnes, de tendresse et de malice.

Au nez, le vin envoie vers les profondeurs avec une sensation de lourdeur, mais en bouche, c'est plutôt léger, fruité et équilibré.

Du plaisir certifié bicéphale avec le "Evil's Hand" pointé vers le ciel!


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C'est mieux qu'un pouce en l'air...

 

A boire aussi sur du Stoner...

Tiens, comme ce morceau par exemple...


 

 

 

 


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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:01

Le bicéphale reprend le flambeau de la présidence mensuelle des "Vendredis du Vin".

 

 

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Le mois dernier a bien occupé les vendredistes avec un sujet ludique proposé par Anne.

Je suis une mouche, un puceron, un caca mou passant juste après la précédente présidente.

 

Comme toujours, le plaisir de poser un sujet à tous les amoureux du vin, blogueurs (ou pas), surfeurs sur les réseaux sociaux (ou pas) a été vite dépassé par le cerveau malade du bicéphale.

 

Pêle-mêle, les différents sujets qui se sont bousculés...

- "Le vin que l'on oubliera jamais" (en hommage à Liliane et au syndrome d'Alzheimer)

- "Les vins de Suisse" (en hommage à Jérôme, ex-ministre du budget et surtout de sa propre bourse)

- "Le plus bel article tiré de Tronches de vin", parce que si vous n'avez pas feuilleté ce livre avant 50 ans, vous avez raté votre vie

- "La bande dessinée du vin", mais tout le monde va mettre en avant "Les ignorants" d'Etienne Davodeau ou le manga surbody-buildé "Les gouttes de Dieu"

- "Le vin moteur de la sexualité chez les trentenaires" pour avoir des conseils de sexologie gratuitement

- "Le vin boomerang" qui revient au fond de la gorge alors que la bouteille est terminée depuis une heure dans un relent plus ou moins heureux

- "La bière est le plus bel ami du vin", parce que c'est vrai

- "Rouge ou blanc, mais pétillant" que je garde sous le bras pour une prochaine fois.

 

Non, tout ça manque de trituration.

 

Pour le mois d'avril, j'aimerais que vous me trouviez votre plus beau vin "surprise".

Un vin qui vous a dérouté, bu en aveugle ou pas, bluffé et qui vous a emmené loin de ce que vous pensiez connaitre.

En voyant l'étiquette, vous avez reconnu la région, le cépage.

Vous êtes en territoire conquis et vous savez à quoi vous attendre.

Et paf, rien ne se passe comme prévu. C'est une claque vinique, vous pensiez que le vin allait vous passer par la droite et c'est par la gauche qu'il vous atomise, vous laissant tout penaud, verre à la main et plongé dans la plus sympathique des hébétudes.

Un vin qui aurait pu jouer au Barça ou être acheté un paquet de millions d'euros par des qatari en mal de spectacle.

 

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Le vin qui fait une feinte de passe, un passement de jambes et qui vous laisse sur place.

LE vin contre-pied.

 

Et surtout, surprenez moi comme Thierry Winckler, sommelier à La Chaumière à Dole.

Chaque verre de vin, en plus de sublimer la cuisine de Joël Césari, m'a bougé dans tous les sens.

Présenté à l'aveugle sur chaque plat, aucun vin n'était stéréotypé.

Le chardonnay du domaine Derain avait ce côté oxydatif et pur qui m'a fait pensé à un beau chenin de Loire.

L'aligoté du domaine de Moor avait la précision et la profondeur d'un traminer de Stéphane Tissot.

Des contre-pieds orchestrés par un sommelier de talent, avec une justesse et une malice qui rendaient le repas encore plus plaisant.


 

Rendez vous le 26 avril pour vos plus beaux contre-pieds, sur la page Facebook des "vendredis du vin", à travers vos blogs ou par message sur le bicéphale buveur.

Amenez moi des vins qui surprennent.

J'en ai déjà la bave aux lèvres (et je ne suis pas qu'un vieux bivalve lubrique).

 

 

 

 


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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 13:31

Dernier vendredi du mois, c'est "Vendredi du Vin".


Tu aimes le vin.


Que tu t'actives sur le réseau social, que tu bouges tes doigts frêles sur un blog (même s'il est aussi intellectuellement pauvre que le bicéphale buveur), que tu aimes juste découvrir ou faire découvrir la tite bouteille qui déboite les rotules, les "Vendredis du Vin" sont l'occasion de manière ludique, détendue et bon enfant de trinquer virtuellement entre esthètes-poches à vin-hédonistes-amateurs professionnels-passionnés (rayer les mentions inutiles).

 

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Et un monde d'allégresse s'ouvre à toi.

 

Ce mois de mars, outre les giboulées, le nouveau pape et la banqueroute chypriote, la présidence des VdV a été magnifiée par Anne, toute auréolée du Wine Blog Trophy (en gros, son blog, il est trop bien et il déchire les yeux, ce sont pleins de pro de la com' qui l'ont dit).

 


Le thème de ce mois-ci est  "Soyons joueurs!"

Ah, coquine, tu aimes jouer...

 

Le bicéphale aime de temps à temps à boire de bons petits canons en "aveugle".

C'est surtout un beau moment d'humilité.

"Gamay... Gamay! C'est fruité, léger... C'est mon dernier mot, gamay du Beaujolais."

Le bicéphale peut afficher une assurance à toute épreuve lors d'une dégustation à l'aveugle.

Surtout ne pas avoir l'impression de douter et se tenir à la corde même si elle n'est pas attachée.

"Ah, ouais, syrah... J'avais hésité aussi, c'était mon deuxième choix."

Ne jamais perdre la face, même si personne n'est dupe.

 

Jouer à deviner la bouteille, c'est cool, mais je n'aurai jamais le palais acéré et les papilles afutées.

Le bicéphale est sur une autre stratosphère.

Tant pis.

 

Mon terrain de jeu autour de l'alcool était plutôt le cap's.

D'ailleurs certains parlent de la légende lusitanienne du cap's, imbattable mais malgré tout modeste.

Si vous ne savez pas ce qu'est le cap's, voici une vidéo pourrie qui pose le principe du duel de cap's.

 

 

 

 

C'est moins glam qu'une bouteille cachée, mais moins dramatique que mes concours de culs-secs à ma période bleue (dite de la honte estudiantine).

 

Difficile de jouer avec du vin autrement qu'à l'aveugle.

Il y a bien cette bataille de vin rouge au petit matin d'un nouvel an chez Céline et Fred. Mais le seul perdant avait été le papier peint.

WARNING "Les enfants, ce genre de cascades est réalisé par un pro, il ne faut pas les reproduire chez vous." 

 


Je vais donc jouer.

A faire n'importe quoi...

 

 

 

 

Aujourd'hui, pas de vin, ce serait trop simple.


Non, de la bière et de la sacrée bonne bière. Une bière qui est loin d'être un deuxième choix et qui mérite que l'on s'y attarde un peu (beaucoup).

 

"L'Ambrée" de la brasserie Le Plan B peut aussi être utilisée pour un cap's.

Mais l'essentiel est bien de la boire.

 

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Le Plan B   est une brasserie au coeur de Clermont-Ferrand que Sonia (la reine de la dégustation) m'a fait découvrir.

Une toute jeune brasserie qui a décidé de revenir à la source.

On brasse dans la ville, avec des ingrédients choisis et certifiés en agriculture biologique (et qui ne proviennent pas des Etats Unis ou du fin fond de la Slovaquie).


Anne-Lise, la jeune brasseuse, déborde d'énergie et prend les brassins à bras le corps, réalisant des bières de noël à l'arôme (léger) de bergamote mais surtout une bière ambrée à faire descendre un belge de son cocotier (ce qui n'a aucun rapport avec rien, laissez moi jouer SVP).

Deuxième année de brassage intensif et Jean-Baptiste seconde notre jeune brasseuse pour parfaitement accomplir leur virage professionnel à 180°.


Le plan B ne sera jamais un plan de secours pour le bicéphale, c'est un premier recours à user en urgence pour exciter les papilles d'amertume, de bulles fines et de mousse légère.

Ce n'est pas qu'une simple roteuse ou un vulgaire ingrédient pour alléger la pâte à crêpes, cette ambrée a du corps, du coffre et en a beaucoup raconté à la langue du bicéphale.


La parfaite bière de Yam ou de coinche. Testée et appouvée par le bicéphale, belote, rebelote et dix de der! 

 

Comme je suis définitivement en mode joueur, je n'en dirai pas plus.

A vous de vous débrouiller pour goûter une des meilleures bières bues cette année.


 

 

 


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