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Mercredi 1 mai 2013 3 01 /05 /Mai /2013 08:28

C'est un honneur d'être président du mois d'avril pour les Vendredis du Vin.


Il y a un côté jouissif de balancer un sujet et de voir avec quelle réactivité les amoureux du vin qui se perdent sur la toile répondent au thème.

Avec passion, malice et bonne humeur.

 

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J'avais demandé à tous ceux qui le veulent de me prendre à contre-pied, avec un vin ou une dégustation qui a déstabilisé, pris par surprise le buveur.

LE VIN CONTRE-PIED!

 

86009491.jpgAucun footballeur n'a été blessé durant le tournage de ce 55ème vendredi du vin... Ils ont tous été relachés le lendemain du VdV

 


Ca a fusé dans tous les sens avec des premières contributions qui font plaisir.

Vous êtes d'ailleurs tous invité à vous amuser à répondre aux thèmes proposés chaque mois sur la page facebook des vendredis du vin. C'est ludique et si ça peut m'aider à élargir mes horizons (rien de graveleux), c'est le petit bonus.

 

 

Avant de mettre en route et de vous dévoiler les contributions des vendredistes, pour vous mettre en forme et pour "imager" le contre-pied, une petite musique d'ambiance peut vous accompagner afin d'alléger votre esprit.

 

 

Comme quoi une jolie demoiselle peut être la plus énorme des bourrines...

 

 

Rien de tel qu'un peu de Black Metal avant de déguster virtuellement des dizaines de vins "surprises".

 

Le 55ème vendredi du vin en chiffre, c'est 25 contributeurs différents, avec 24 vins rouges, 3 rosés et 17 blancs.

Plus de 20 cépages différents (j'ai arrété de compter au bout de la 4ème tentative) allant des all-star chardonnay, merlot et cabernet franc jusqu'à des cépages plus rustiques que j'affectionne particulièrement comme le grolleau, l'oeillade, le chenin, la jacquère ou le sylvaner. Les vendredistes sont même allés nous chercher des cépages dans les coins avec de belles surprises (marselan, chasan, romorantin).

Deux vins ont été cités plusieurs fois, le Champagne "Les Rachais" de Francis Boulard (Rhââââ Lovely) et le sylvaner vieilles vignes du domaine Rietsch. A goûter absolument, c'est certifié par les VdV (c'est pas rien).

 

Mention spéciale à la Belgique et aux dégustations de malades de Sandrine et de Patrick. Vous êtes fous mais ça me donne envie d'immigrer vers le plat pays (pour des raisons autres que fiscales...).

 

Commençons donc par ces dames et leurs surprises.

 

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- Tout d'abord, honneur à notre présidente à vie, Iris est surprise par la nostalgie du vin d'un voisin au décours d'un repas qu'elle pensait arroser à l'eau.

- Isabelle Perraud est toujours étonnée par le Moulin-à-Vent d'un petit domaine qu'elle connaît à peine, le domaine des Côtes de la Molière.

- Anne a été contrepiedtisée par la tendresse et la simplicité d'un vin de la Montagne-Saint-Emilion du domaine Tapon tout en fruité du merlot.

- Eva, espèce de catwoman aux ongles tantôt émeraude, tantôt pêche, tantôt marine, a pris un gros (contre) pied avec le sylvaner vieilles vignes du domaine Rietsch.

- Nathalie nous parle de son vin-trublion rosé des côtes du Rhône à presque 100% de mourvèdre de Philippe Plantavin.

- Enfin, Sandrine a offert aux lecteurs une dizaine de vins à découvrir en faisant en sorte de faire des magnifiques feintes de corps... Du zinfandel buvable, des cépages inconnus, des terroirs estrangers, tous sur sur une BO par Madonna. Un contre-pied douloureux pour le bicéphale (mais ça fait du bien d'avoir mal).

 

Ensuite, viennent les vieux de la vieille, ceux à qui on ne la fait pas. Certains les appellent les dinosaures de la bloglouglou. Je trouve cela irrespectueux. Je préfère parler des foies millésimés qui en ont connu des pinards. En route pour les vieux flibustiers du net, qui gardent une fraîcheur et une curiosité légendaires.

 

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- Le billet du taulier, monsieur Jacques, m'a fait plaisir. Comparer Francis Boulard à Garrincha semble maintenant évident!

- Olif, le seul, l'unique, nous enfume avec un contre-pied à la girondine, Lamery de Jacques Broustet. La palme à son contrepet de l'Ami Chenin de Xavier Amat (je vous laisse le découvrir, seul).

- Monsieur Rapiteau le nez aux quatre vents, pipette bien tendue, se veut Groll 'n Roll avec Sébastien Dervieux (Babass), du grolleau comme il faut pour surprendre avec des accords marins.

- Michel Smith a choisi la voie des cépages trop peu connus pour étonner, oeillade (Navarre, je t'aime) ou marselan du domaine Duneufbourg.

- Patrick Bottcher, fin militant de la liberté des vins non plus seulement monomaniaquement alsaciens, en a laché un paquet dans la nature. Une douzaine, tous surprenants, quelques uns que je ne connais pas et qui ont attisé mon envie, d'autres que je boirais bien tous les jours (Padié, Francis Boulard, l'aligoté de Aubert de Villaine ou encore le sylvaner de Rietsch). Une dégustation de marathonien d'Epicure... Bravo

 

 

Pour finir, quelques jeunes éphèbes qui savent bien boire.

Moins gênés par des articulations endolories(voir le chapitre juste au dessus), ils ont un lever de coude plutôt leste et habile.

 

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- MMM s'est laissé surprendre par un grenache sous voile, Oxytan du Clos de Gravaillas. Bienvenue chez les vendredistes!

- Guillaume a aimé "les" merlots du Prieuré la Chaume, même si le vigneron de Vendée l'a baladé en aveugle. Le pire jeu de mots du mois lui revient haut la main, "non mais merlot quoi?!"

- Tom de 1098.fr a été scié par le Brut Zéro Rosé de Tarlant. Ce Champagne me scotche à chaque fois aussi...

- Christian lui s'est laissé surprendre par un terroir tout entier. D'ailleurs qui a déjà goûté des vins du Maryland? Je n'aurais de cesse que de chercher à m'en procurer par tous les moyens. Thanks a lot!

- David du blog d'Abistodenas nous montre aussi (et c'était aussi une attente de ma part) que le contre-pied peut être raté. On peut attendre beaucoup d'une étiquette et passer complétement à côté du vin. Ca arrive, même avec Grange des Pères écrit sur la bouteille...

- Pierre a aimé le blanc de blanc 1989 de Deutz... Décidemment le Champagne aura inspiré les vendredistes!

- Eric a été notre champion des retardataires mais cela valait le coup avec un unique, pas comme les autres, chenin du domaine Les Loges de la Folie. Un petit kung fu fighting et de la musique de "barrés" et tout lui sera pardonné!

- Pascal a le verre optimiste, il le voit toujours à moitié plein. Il nous parle d'un petit vin de Bordeaux, de rien du tout, familial mais qui lui laisse de beaux souvenirs. Bienvenue à toi, Pascal.

- Olivier a été dérouté par les arômes du S'ARENA, muscat pas comme les autres du domaine de la Casenove... un bel article déclencheur d'envie.

- Antoon s'est laissé emporter par le vin issu de vignes préphyloxériques du château Trotte Vieille.

- Avant de lire toutes les contributions, je ne pensais pas pouvoir être surpris par du Saint Emilion, avec une peur de boire de la planche mal dégrossie, Stéphane partageait mes craintes avant de boire les vins du château Meylet...

- Il ne me reste plus qu'à citer Gilles dérouté par le vin de table de France du domaine de la Peyra et un contributeur nommé David qui, en commentaire sur le bicéphale, conseille Nedjma de Gilles Azzoni. On ne peut pas passer sous silence ce genre de bons conseils!

 

 

Pour ma part, chaque dégustation est un peu une surprise.

Mon inaptitude à la dégustation à l'aveugle, ma faible propension à cracher font que je suis souvent "surpris"...

 

Le dernier qui m'a mis une sévère claque aux certitudes (et j'en ai peu) a été l'aligoté d'Alice et Olivier de Moor.

Capsule à vis, fraîcheur du millésime 2011, je ne m'attendais pas à cette complexité!

Le raisin mûr envoie des notes marines, un goût de verveine, des notes de bergamote sur un profil vif et avec une acidité de trapéziste voltigeur.

Un truc de dingue au fond d'un verre... je reste tellement hébété que je n'ai pas pris de photo.

Un seul verre bu mais qui m'a envoyé un peu partout.

Riche, droit, ciselé... Et dire que l'aligoté bien fait peut donner CA!!!

Je me suis fait mystifié, hypnotisé. un vin contre-pied qui laisse sur place. Content mais ne comprenant pas grand chose.

Je suis impatient de les retrouver au salon "sous les pavés la vigne"...

 

 

Ultime contre-pied, ce sera Sylvie qui va clore le 55ème VdV avec son morceau "surprise"...

Il tranche bien avec le ton habituel du bicéphale, mais vous laissera aussi sur place

 

 

Par Le Bicéphale Buveur
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Lundi 22 avril 2013 1 22 /04 /Avr /2013 11:33

Aujourd'hui c'est lundi et je suis sûr que vous avez raté la principale information du week-end.

 

Non, ce n'est pas à propos du mariage pour tous et on s'en cogne du PSG.

Et, même si vous chauffez, ce n'est pas la découverte du nouveau (tout beau) morceau de Black Sabbath.

 

On se retrouve d'ailleurs le 2 décembre au POPB pour leur (peut être) dernier concert (en France?).

 

Ce week end, les Dissident Pachyderm ont mis en ligne "leur" clip.

 

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Et c'est la seule information valable de ces dernières 48 heures.

Pour ne pas vous surcharger en musique de qualité toutes les deux lignes de ce blog (vous êtes fragiles) et pour ménager le suspens jusqu'au bout (je suis joueur), vous pourrez régaler une deuxième fois vos oreilles à la fin de ce petit billet.

 

Ca me permet aussi de faire un peu le point sur le vin et le métal.

Il est effectivement connu et reconnu que la musique dite Métal, à forte densité sonore, et l'ascétisme ne sont pas souvent de bons amis.

La musique Métal traine aussi une réputation de grosses murges à base de Jack Daniel's et de mauvaises bières (remarquez que j'ai évité de parler de mauvais Jack Daniel's pour ne pas être redondant).

 

Pourtant le bon vin (sans toujours l'excès) et le Métal ont une destinée identique.

Ca sert à rien et c'est indispensable pour ne pas devenir complétement chèvre. On prend du plaisir à peu de frais, partage, proximité et amour.

Outre les cuvées AC/DC (indigestes, mais je leur pardonne tout), beaucoup de vignerons revendiquent leur côté rock'n roll.

Antonin en agrafe souvent sur son magnifique blog No Wine is Innocent et je me souviens avec nostalgie d'un thème des VdV proposé par Eva qui sentait bon le riff de guitare à micros double-bobinage...

 

Donc, en hommage au groupe Dissident Pachyderm, terreau lyonnais où pousse le Grunge-Stoner-Metal, le bicéphale buveur se devait de trouver un vin qui dépote, en finesse, mais vigoureusement.

De la malice, de la classe, mais avec une pointe de muscle.

 

Pour des lyonnais, un côtes-du-Rhone ou un Beaujolais, ce serait un "poil" facile (hymne du Portugal..).

Non, "Le Vilain P'tit Rouge" 2008 en AOC Touraine de Vincent Ricard semble le plus approprié!

 

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Vincent Ricard se trouve à Thésée au milieu d'un vignoble de 17 hectares.

Sans certification en agriculture biologique, il est adepte d'un enherbement naturel et du travail des sols avec le moins de chimie possible.

En cave, il est aussi le moins interventionniste possible, car quand le fruit est bon, pas de besoin d'y ajouter quoi que ce soit.

 

Le Vilain P'tit Rouge est un assemblage de quasiment 90% de cépage côt (ou malbec pour le sudistes) complété par du cabernet franc.

Goûté jeune, le vin m'avait semblé un poil acide (hymne portugais) et les notes végétales étaient un peu trop présentes.

Mais, là, c'est à point!

 

Je ne parle pas de la magnifique étiquette, ni de la robe du vin que j'ai bien du mal à  définir (rubis, mais avec une petit brillance, ou grenat marqué... bref, c'est comme le PSG, je m'en cogne).

 

Au nez, le vin nous emmène déjà un peu dans tous les sens.

Le fruit mûr, oui, mais pas que, des notes de bois, oui, mais pas envahissantes, avec une touche de noix qui me laissent un peu perplexe.

Où vais je donc?

C'est lourd comme un riff de Doom!

 

En bouche, le vin est une explosion maitrisée de fruits et d'épices.

D'abord du cassis, de la myrtille, dans une belle rondeur. Les tanins sont plutôt légers mais présents dans toute la bouche avec une belle longueur.

Ca, c'est pour la rythmique, la toile de fond du vin.

Pour la mélodie, le petit riff qui fait vibrer le buveur, les notes épicées de menthe poivrée et de réglisse donnent du peps en bouche, avec une légère acidité, sur le fil.

Là, ici, encore là et pendant encore quelques secondes.

Ca reveille la papille, ca a du goût.

Tout sauf monocorde et monotone.

 

C'est comme dirait Michel, batteur du Dissident Pachyderm, un vin "gourmand".

Mais il faut lui pardonner cet écart de language, à force de cotoyer des musiciens, il a  perdu beaucoup de vocabulaire.

 

Pour le bicéphale, "Le Vilain P'tit Rouge " est un mélange de burnes, de tendresse et de malice.

Au nez, le vin envoie vers les profondeurs avec une sensation de lourdeur, mais en bouche, c'est plutôt léger, fruité et équilibré.

Du plaisir certifié bicéphale avec le "Evil's Hand" pointé vers le ciel!


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C'est mieux qu'un pouce en l'air...

 

A boire aussi sur du Stoner...

Tiens, comme ce morceau par exemple...


 

 

 

 


Par Le Bicéphale Buveur
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Mardi 9 avril 2013 2 09 /04 /Avr /2013 17:01

Le bicéphale reprend le flambeau de la présidence mensuelle des "Vendredis du Vin".

 

 

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Le mois dernier a bien occupé les vendredistes avec un sujet ludique proposé par Anne.

Je suis une mouche, un puceron, un caca mou passant juste après la précédente présidente.

 

Comme toujours, le plaisir de poser un sujet à tous les amoureux du vin, blogueurs (ou pas), surfeurs sur les réseaux sociaux (ou pas) a été vite dépassé par le cerveau malade du bicéphale.

 

Pêle-mêle, les différents sujets qui se sont bousculés...

- "Le vin que l'on oubliera jamais" (en hommage à Liliane et au syndrome d'Alzheimer)

- "Les vins de Suisse" (en hommage à Jérôme, ex-ministre du budget et surtout de sa propre bourse)

- "Le plus bel article tiré de Tronches de vin", parce que si vous n'avez pas feuilleté ce livre avant 50 ans, vous avez raté votre vie

- "La bande dessinée du vin", mais tout le monde va mettre en avant "Les ignorants" d'Etienne Davodeau ou le manga surbody-buildé "Les gouttes de Dieu"

- "Le vin moteur de la sexualité chez les trentenaires" pour avoir des conseils de sexologie gratuitement

- "Le vin boomerang" qui revient au fond de la gorge alors que la bouteille est terminée depuis une heure dans un relent plus ou moins heureux

- "La bière est le plus bel ami du vin", parce que c'est vrai

- "Rouge ou blanc, mais pétillant" que je garde sous le bras pour une prochaine fois.

 

Non, tout ça manque de trituration.

 

Pour le mois d'avril, j'aimerais que vous me trouviez votre plus beau vin "surprise".

Un vin qui vous a dérouté, bu en aveugle ou pas, bluffé et qui vous a emmené loin de ce que vous pensiez connaitre.

En voyant l'étiquette, vous avez reconnu la région, le cépage.

Vous êtes en territoire conquis et vous savez à quoi vous attendre.

Et paf, rien ne se passe comme prévu. C'est une claque vinique, vous pensiez que le vin allait vous passer par la droite et c'est par la gauche qu'il vous atomise, vous laissant tout penaud, verre à la main et plongé dans la plus sympathique des hébétudes.

Un vin qui aurait pu jouer au Barça ou être acheté un paquet de millions d'euros par des qatari en mal de spectacle.

 

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Le vin qui fait une feinte de passe, un passement de jambes et qui vous laisse sur place.

LE vin contre-pied.

 

Et surtout, surprenez moi comme Thierry Winckler, sommelier à La Chaumière à Dole.

Chaque verre de vin, en plus de sublimer la cuisine de Joël Césari, m'a bougé dans tous les sens.

Présenté à l'aveugle sur chaque plat, aucun vin n'était stéréotypé.

Le chardonnay du domaine Derain avait ce côté oxydatif et pur qui m'a fait pensé à un beau chenin de Loire.

L'aligoté du domaine de Moor avait la précision et la profondeur d'un traminer de Stéphane Tissot.

Des contre-pieds orchestrés par un sommelier de talent, avec une justesse et une malice qui rendaient le repas encore plus plaisant.


 

Rendez vous le 26 avril pour vos plus beaux contre-pieds, sur la page Facebook des "vendredis du vin", à travers vos blogs ou par message sur le bicéphale buveur.

Amenez moi des vins qui surprennent.

J'en ai déjà la bave aux lèvres (et je ne suis pas qu'un vieux bivalve lubrique).

 

 

 

 


Par Le Bicéphale Buveur
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Vendredi 29 mars 2013 5 29 /03 /Mars /2013 13:31

Dernier vendredi du mois, c'est "Vendredi du Vin".


Tu aimes le vin.


Que tu t'actives sur le réseau social, que tu bouges tes doigts frêles sur un blog (même s'il est aussi intellectuellement pauvre que le bicéphale buveur), que tu aimes juste découvrir ou faire découvrir la tite bouteille qui déboite les rotules, les "Vendredis du Vin" sont l'occasion de manière ludique, détendue et bon enfant de trinquer virtuellement entre esthètes-poches à vin-hédonistes-amateurs professionnels-passionnés (rayer les mentions inutiles).

 

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Et un monde d'allégresse s'ouvre à toi.

 

Ce mois de mars, outre les giboulées, le nouveau pape et la banqueroute chypriote, la présidence des VdV a été magnifiée par Anne, toute auréolée du Wine Blog Trophy (en gros, son blog, il est trop bien et il déchire les yeux, ce sont pleins de pro de la com' qui l'ont dit).

 


Le thème de ce mois-ci est  "Soyons joueurs!"

Ah, coquine, tu aimes jouer...

 

Le bicéphale aime de temps à temps à boire de bons petits canons en "aveugle".

C'est surtout un beau moment d'humilité.

"Gamay... Gamay! C'est fruité, léger... C'est mon dernier mot, gamay du Beaujolais."

Le bicéphale peut afficher une assurance à toute épreuve lors d'une dégustation à l'aveugle.

Surtout ne pas avoir l'impression de douter et se tenir à la corde même si elle n'est pas attachée.

"Ah, ouais, syrah... J'avais hésité aussi, c'était mon deuxième choix."

Ne jamais perdre la face, même si personne n'est dupe.

 

Jouer à deviner la bouteille, c'est cool, mais je n'aurai jamais le palais acéré et les papilles afutées.

Le bicéphale est sur une autre stratosphère.

Tant pis.

 

Mon terrain de jeu autour de l'alcool était plutôt le cap's.

D'ailleurs certains parlent de la légende lusitanienne du cap's, imbattable mais malgré tout modeste.

Si vous ne savez pas ce qu'est le cap's, voici une vidéo pourrie qui pose le principe du duel de cap's.

 

 

 

 

C'est moins glam qu'une bouteille cachée, mais moins dramatique que mes concours de culs-secs à ma période bleue (dite de la honte estudiantine).

 

Difficile de jouer avec du vin autrement qu'à l'aveugle.

Il y a bien cette bataille de vin rouge au petit matin d'un nouvel an chez Céline et Fred. Mais le seul perdant avait été le papier peint.

WARNING "Les enfants, ce genre de cascades est réalisé par un pro, il ne faut pas les reproduire chez vous." 

 


Je vais donc jouer.

A faire n'importe quoi...

 

 

 

 

Aujourd'hui, pas de vin, ce serait trop simple.


Non, de la bière et de la sacrée bonne bière. Une bière qui est loin d'être un deuxième choix et qui mérite que l'on s'y attarde un peu (beaucoup).

 

"L'Ambrée" de la brasserie Le Plan B peut aussi être utilisée pour un cap's.

Mais l'essentiel est bien de la boire.

 

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Le Plan B   est une brasserie au coeur de Clermont-Ferrand que Sonia (la reine de la dégustation) m'a fait découvrir.

Une toute jeune brasserie qui a décidé de revenir à la source.

On brasse dans la ville, avec des ingrédients choisis et certifiés en agriculture biologique (et qui ne proviennent pas des Etats Unis ou du fin fond de la Slovaquie).


Anne-Lise, la jeune brasseuse, déborde d'énergie et prend les brassins à bras le corps, réalisant des bières de noël à l'arôme (léger) de bergamote mais surtout une bière ambrée à faire descendre un belge de son cocotier (ce qui n'a aucun rapport avec rien, laissez moi jouer SVP).

Deuxième année de brassage intensif et Jean-Baptiste seconde notre jeune brasseuse pour parfaitement accomplir leur virage professionnel à 180°.


Le plan B ne sera jamais un plan de secours pour le bicéphale, c'est un premier recours à user en urgence pour exciter les papilles d'amertume, de bulles fines et de mousse légère.

Ce n'est pas qu'une simple roteuse ou un vulgaire ingrédient pour alléger la pâte à crêpes, cette ambrée a du corps, du coffre et en a beaucoup raconté à la langue du bicéphale.


La parfaite bière de Yam ou de coinche. Testée et appouvée par le bicéphale, belote, rebelote et dix de der! 

 

Comme je suis définitivement en mode joueur, je n'en dirai pas plus.

A vous de vous débrouiller pour goûter une des meilleures bières bues cette année.


 

 

 


Par Le Bicéphale Buveur
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Vendredi 8 mars 2013 5 08 /03 /Mars /2013 12:27

Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de la femme.


Ce que ça peut me broyer les parties les plus intimes de mon corps...

 

 

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Je trouve que cette journée sent le moisi, avec un petit quelque chose de rance et d'anormal.

 

Quand une société testiculine veut se donner bonne conscience, elle met un petit coup de projecteur sur les inégalités entre les deux sexes.

Pas longtemps, hein... Une journée...

Ca va permettre à tout le monde de constater les écarts de conduite, le manque de cohérence à l'embauche, les fossés de salaire, la brutalité contre la finesse.

Cette journée de la femme sera l'occasion de ressortir un tas de chroniqueuses qui vont s'enflammer sur la place de la femme dans la société, salauds de bonshommes soiffards testostéronés  et malheureuses biches fragiles virginales.

Evidemment, demain, on passera à autre chose, une autre aberration qui salit notre société.

Et on recommencera l'année prochaine.

 

Le cycle perpétuel de la connerie.

Bien relayé par les médias qui m'ont bourré le mou toute la matinée sur la journée de la femme.


Je hais les clivages, le manichéisme, les raccourcis et la démagogie. 

Dans la vie, dans le vin.


Dans la vie du bicéphale, tout est tellement plus simple.

Allergique à toute forme de bricolage et de jardinage par une anomalie génétique portugoïde récessive, c'est tout naturellement que je suis beaucoup plus enclin aux tâches ménagères, dans lesquelles je prends même du plaisir.

J'aime mon aspirateur, j'adore briquer ma cuisine.

Notre mini-société qu'est le couple a rapidement trouvé une vitesse de croisière car la femelle bicéphale (du doux nom de Sophie) est la reine du papier peint, de la bouture et du coup de bêche.

Si votre mari est un gros con, mesdames, pas besoin de journée mondiale... Quittez le!

Si votre femme est grosse conne, messieurs, faites de même...

 

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La simplissitude est aussi la règle au boulot.

Salaires égaux à poste égal, temps de travail identique, emmerdes partagées, c'est un bonheur de bosser à l'hôpital.

Mais, j'ai conscience que ce n'est pas la règle. Dommage pour la société, mais pas éternel. Les choses ont bougé depuis une dizaine d'années.

A compétence égale, nous aurons bientôt le même salaire. Normal. Nous avons déjà les mêmes facteurs de risque cardiovasculaires et les mêmes addictions.

Ce n'est qu'une question de temps...

 

Vraiment, je hais les clivages, les raccourcis à la con.

Dans la vie, dans le vin.


Une femme vigneronne ne fera pas nécessairement un vin fin et léger, autant qu'un vigneron mâle n'est pas obligé de faire du vin racé, musclé et sans profondeur.

Tentez de relire les dossiers sur les femmes vigneronnes dans la presse spécialisée (souvent réalisés par des journalistes hommes, sauf "Cuisine et Vins de France").

Une femme est automatiquement douce comme un pétale de rose et son vin sera, comme par magie, léger comme de la dentelle et frais comme une alizée.

 

Parfois nous sommes pris pour de gros veaux.

Un vrai sport olympique.

 

Encore une fois, n'ayant aucune envie de faire de la sociologie de comptoir, je vais reparler de la micro-société qu'est le couple bicéphale, sans faire de généralité mais en apportant une petite bouffée d'air frais.

Dans le vin, je suis plutôt attiré par le subtil, le fruit, la fraîcheur, une forme de simplicité non simplisme.

Par contre Sophie, douce et gentille, veut du goût, de la force, de la profondeur, de la poigne ferme et virile mais sans brutalité.

C'est souvent un sujet de débat au moment du choix du vin.

 

C'est tellement plus simple quand un vin est un peu tout à la fois.

Du muscle enrobé d'élégance.

 

Aujourd'hui pas de femme vigneronne à l'honneur, mais un vigneron du Sud-Ouest qui fait du vin glou-glou comme s'il en pleuvait.

"Le Vin qui Rap" de Fabien Jouves ne joue ni le clivage ni le consensus mou et indigeste.

 

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Une étiquette assez... détonnante... et qui fait, il faut le dire, un peu peur au premier abord.

Yo, wesh, la caîra est dans la place et tout le toutim.

L'étiquette a le mérite de faire sourire (mais le plus important n'est jamais le contenant).

C'est une cuvée d'assemblage entre le malbec et le tannat, classée en vin de France.

 

Le malbec pour le côté fruité et moelleux lorsqu'il est mûr.

Le tannat pour la puissance et la coloration.


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La contre-étiquette prend le contre-pied. Toute en sobriété.

Cette cuvée est du millésime 2010. "Le Vin qui Rap" est maintenant certifié en vin bio et biodynamie.

 

A l'ouverture, le vin dégage.

Ce n'est pas de la petite fille timide qui marmonne tout bas.

Le vin donne tout de suite une claque de fruits mûrs et d'épices.

 

Prends ça dans le nez et essaie de me boire quand tu te seras relevé!

 

Le verre est devenu tout opaque. On hésite entre le violet sombrissime et le noir.

Ma femme fait des bonds.

Le vin lui donne une impression de musc et de force.

Je suis plus inquiet... un peu comme Jason devant les géants.

 

 

 

J'ai peur mais je ne le montre pas à la meute... Ca mettrait tout le monde en panique... Je choisis de me battre en claquant des dents silencieusement.

 

A la première gorgée, c'est presque un KO technique.

Wouach, le tanin me retourne la bouche.

C'est salto arrière pour ma langue qui cherche à se décoller du palais.

Après ce direct du gauche, encore étourdi, alors que je m'attends à une giffle du droit, je reçois... un bisou.

Oui, un bisou.

Du fruit dense et mûr, avec des notes épicées. Le fruit rouge s'étire gentiment sur les papilles et s'y niche longtemps.

 

Dieu que c'est surprenant.

Je ne trouve pas de notes boisées, mais on sent la charpente d'un vin élevé avec soin.

Le vin donne un sentiment de fraicheur en fin de bouche, à 180° de la première gorgée.

 

Un peu la quadrature du cercle. Du glouglou avec du corps. De la grosse main d'oeuvre de charpente avec de la finesse.

Dorian Gray qui te donne des coups de batte de base-ball.

Laetitia Casta qui te hurle des insultes à l'oreille. 

Une bodybuildeuse qui boit du thé à la framboise.

Joey Star qui te fait un calin.

 

Bref, la classe...

 

Mot de la fin pour Sophie.

"Ouais, c'est tannique, mais un peu léger, non?"

Je tombe à la renverse, vraiment Knock-Out.

Elle est trop balèze, ma meuf, et je suis trop sensible.

 

Vraiment surprenant, à haut potentiel de débat autour du verre et à la torchabilité recommandable.

Si vous êtes malins, allez faire un petit tour chez éthiquettes.fr.

 

 

 

 

 

 





 


Par Le Bicéphale Buveur
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