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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 13:13

Pendant longtemps, pour moi (picard...) la Savoie se résumait à une publicité débile...

 

 

 

Le petit cerveau du bicéphale était abreuvé de télévision, et les voyages proposés par la petite lucarne aiment le stéréotype facile.

 

Ca a été un choc ensuite d'apprendre que c'est un accent suisse et non savoyard...

 

J'avais été doublement trompé!

 

Quelques années après, toujours aussi naïf, la Savoie me surprend de nouveau.

 

 

La Savoie, ça parle à tous.

 

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Ca fleure bon les vacances où l'on se fait tracter en haut d'une pente pour avoir le plaisir de la descendre en s'accroupissant sur deux lamelles de contreplaqué...

 

Ayant abandonné l'idée d'y prendre du plaisir, je demande maintenant à mes amis de me poser au troquet d'altitude le plus proche des pistes.

 

J'ai l'impression de participer à la cohue ambiante, mais avec style, le cul sur une chaise et un verre de vin de Savoie à la main.

 

Et il m'en fallait du courage... Beaucoup plus que ces aventuriers des pistes damées...

 

Souvent le vin bu naviguait entre le blanc verdâtre d'un cépage jacquère d'Apremont qui réveillait mon ulcère et le rouge de gamay insipide à souhait.

 

 

Et puis, patatras les belles certitudes sur le vin de Savoie "à peine bon pour accompagner une raclette", que l'on excuse de râper un peu parce que nous sommes en vacances et que "boire local est un sacerdoce, quoiqu'il en coutât".

 

Parce que de la qualité, il y en a en Savoie.

 

Nous avions déjà évoqué le domaine Belluard, nous pensons aussi aux domaines André et Michel Quénard, JP et JF Quénard, Louis Magnin, La Combe des Grand'Vignes...

 

Et aujourd'hui Gilles Berlioz à Chignin.

 

 

C'est avec les conseils avisés du caviste des "Marcellins", que nous goûtons à un vin rouge de Savoie, la "Mondeuse 2009" de Gilles Berlioz.

 

 

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L'étiquette est sobre, élégante sur une bouteille au verre épais.

 

La mondeuse est un cépage rouge typique de la Savoie.


Gilles Berlioz utilise ce cépage avec des jeunes vignes plantées sur le terroir de Bordiot sur moins d'un hectare.


 

  IMAGE_272.jpg

 

 

Contre-étiquette du même acabit, avec la petite mention, tout en bas, comme une excuse, la certification ECOCERT.

 

Gilles Berlioz cultive ses 3,5 hectares de vignes en côteaux, près de chignin, en biodynamie.

 

Bon, le bicéphale s'en tape de boire un vin dont les raisins ont été vendangés pendant un "jour Fruits".

L'influence du cycle lunaire est encore trop obscure pour nous...

 

Mais, c'est toujours le reflet d'un vigneron qui veut aller au bout d'une démarche de qualité, en cultivant des raisins avec le plus de vérité possible.

 

Pour Gilles Berlioz, la biodynamie est la suite logique de l'agriculture biologique, sans aucun produit chimique dans la vigne.

 

Cette passion impose le respect quoiqu'on en pense, surtout si le vin qui ressort est bon...


 

Le vin a été bu sur trois jours.

 

Le premier jour, à l'ouverture, le vin a une jolie couleur rubis sombre.

 

Ca sent la purée de fruits rouges écrasés.

On a l'impression d'être au dessus de la presse et de sentir le premier jus qui coule.

 

Ca donne envie de "lécher le verre".

 

Malheureusement, le bicéphale n'a pas carafé, un peu par paresse de nettoyer la carafe (non, c'est vraiment chiant...), un peu par impatience (c'est de la torture d'attendre qu'un vin s'ouvre dans une carafe).

 

Le vin est un peu trop déséquilibré vers l'acidité, même s'il a un joli fond fruité.


On va lui laisser la nuit...

 

Le deuxième jour, WAHOUH!

 

Nez de fraise, avec des notes poivrées.

Comme ça, à l'aveugle, je serai parti sur du beau gamay.

 

En bouche, le fruit rouge s'impose, mais reste fugace pour laisser place à une touche épicée, même poivrée.

 

En regoûtant la violette s'ajoute au cassis et à la framboise, tout en élégance.

 

Les tanins sont fins et accompagnent l'acidité pour terminer la bouche.

 

Le vin a une belle structure complexe avec un côté viril équilibré par un fruit rouge tendre et une finale toute en vivacité.

 

Si l'on pouvait résumer ce vin en un mot, ce serait peut être "élégant".

Ce n'est pas de la gourmandise pure (même s'il y en a...), comme on peut en avoir sur certains vins du beaujolais.

 

Cette "Mondeuse 2009" est ciselée, taillée pour un repas avec une belle viande rôtie.


 

Il faut vraiment prendre le temps de le laisser s'ouvrir, pour ne pas passer à côté de ce vin avec encore ses dents de lait.

 

L'acidité qui me gênait le premier jour va s'adoucir et donner un vin plus vite disponible aux hordes de buveurs sagement conseillés par le bicéphale (oui, oui des hordes...).

 

 

Cela vaut le coup de ressortir la carafe à pépé pour donner un coup de fouet à ce vin adolescent et pour profiter de tous ces arômes complexes et agréables.

 

Pour tous ceux qui se disent que le vin de Savoie est fait pour le fromage fondu, le bicéphale répond "goûte-s-y un pour voir et on en rediscute après"!

 

Bref, à essayer d'urgence pour prendre du plaisir!

 

 

 


 

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 07:23

Quand c'est bon, on en parle.

 

Quand c'est trop bon, nous allons le redire.

 

Dur, pour un tout jeune blog vinique, de réécrire sur un vigneron déjà cité après à peine 70 articles d'existence...

 

Il y a tant de vins à goûter, tant de vignerons qui suscitent l'admiration.


 

Mais, voilà, l'annonce de l'arrêt d'Olivier B. et l'émoi que cela a provoqué dans la bloglouglou y sont pour beaucoup.

 

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Olivier B. a engagé le processus d'auto-destruction.

 

Beaucoup ont déjà lancé leur "cri du coeur" (qui s'apparente plutôt au "pop" du bouchon qu'on extrait avec vigueur) sur les forums de dégustateurs (maintenez le petit doigt en l'air) de ce vigneron, décrit par lui-même comme agité.


C'est grâce à lui que j'ai goûté mon premier bon vin rouge du Ventoux (les "Amidyves 2007", avec des notes sur mon carnet toutes embrumées d'alcool, et un fameux, mais incompréhensible "ça tire dans les coins"...).


 

Mais un billet a retenu l'attention du bicéphale.


Oenos renvoie les blogs à leurs insuffisances.

 

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Prompte à l'autocongratulation, aux trophées aussi inutiles qu'idiots (ah, le Wine Blog Trophy, ou comment admirer son propre trou de balle à force de contorsions), la blogosphère vinique donne son avis sur le vin, à qui veut bien la lire.


Mais à quoi cela sert-il?

 

"(...) je me pose des questions. A l’heure où la Bloglouglou se questionne de partout sur le pourquoi du comment de son existence et  de ses interactions, il est bon que des choses comme celles-ci nous remettent les pieds sur terre. Oui, nous blogueurs, parlons des vignerons que nous aimons. Oui nous parlons de leurs vins que nous avons apprécié. Oui nous parlons de nos rencontres avec les vignerons. Oui nous aimons leur donnons leur parole. Oui nous avons envie de les défendre. Mais est-ce bien suffisant?

Nous avons beau dire que tel vin est superbe, que tel vigneron est une personne à rencontrer, sommes-nous suffisamment convaincants pour inciter les gens à découvrir les vins de tel domaine? Sommes-nous suffisamment clairs sur la « valeur ajoutée » de tel vin, qui donnerait envie aux gens de les acheter? Car il ne faudrait que l’on oublie trop souvent que les vignerons doivent vendre pour vivre.(...)"

 

Je reste persuadé qu'un blog, cela ne sert à rien.

Et c'est déjà beaucoup.

 

C'est notre espace de liberté, loin des considérations mercantiles de l'industrie du vin.

 

Mais, quand on aime quelque chose, que l'on prend du temps pour l'écrire (chaque article est un mini-accouchement avec des contractions de plusieurs heures pour le bicéphale, le tout sans péridurale, mais avec le plus bel anesthésiant du monde), on aimerait faire tellement plus...

 

Le bicéphale est tout riquiqui, avec un réseau social qui s'apparente aux joueurs de billes de la cour d'école.

 

Et même si son cri est encore trop aigu, signe que la mue n'est pas encore toute proche, le bicéphale est bien décidé en 2011 à pousser des hurlements d'amour pour les vignerons dont les vins nous bougent, du bout de la langue jusque dans le fond du ventricule.

 

Si une seule personne se dit, en lisant nos articles, qu'elle va harceler son caviste pour goûter à un vin présenté dans nos humbles billets, alors, le bicéphale frétillera de plaisir!

 

On commence les travaux pratiques...

 

Hier, c'était potée aux choux chez Céline et Fred.

 

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(j'ai pas mal de clichés où Fred a l'air beaucoup, beaucoup plus malin, mais du coup c'est moins rigolo)

Je peux difficilement exprimer ce que cela déclenche chez moi comme passion à chaque fois que j'ai l'honneur d'être invité pour manger de la potée.

 

J'en profite pour amener quelques quilles pour l'apéro, même si Céline blinde l'affaire en ayant toujours de superbes vins à faire goûter (spéciale mention au Rully de Chatel-Buis, vignerons de la cave de Buxy, délicieux et profond).

 

En territoire tournusien, entre le mâconnais et la côte chalonnaise, les blancs qui claquent sont légion chez nos hôtes.

 

Mais, tout retourné par l'article d'Oenos, j'avais emmené un vin blanc du Jura d'un vigneron qui fait un travail fantastique, le "Rouge-queue 2007" de Philippe Bornard.

 

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Attention, monsieur Bornard est loin d'avoir besoin du bicéphale pour vivre!

Ses vins sont connus, reconnus, exportés au Japon, et son vignoble à Pupillin va pour le mieux.

 

Mais quand c'est trop bon, on en reparle!

 

Nous avions déjà eu la chance de goûter à un vin de cépage trousseau dans un précédent épisode du bicéphale avec la mention "Vin de copain qu'il est bon pour toi".

 

Aujourd'hui, place à ce cépage aussi mystérieux que graveleux (pour les mauvais esprits), le melon à queue rouge...

 

Le melon à queue rouge est une variété locale de chardonnay, qui a la particularité d'avoir sa rafle (l'ensemble des parties habituellement vertes de la grappe de raisin) qui rougit en mûrissant.

 

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 (bon, le raisin du schéma est noir... mais c'est juste pour voir à quoi correspond la rafle)

Philippe Bornard travaille à son compte depuis 2005 sur Pupillin, petit village, à proximité d'Arbois, avec une tripotée de vignerons talentueux et de vins superbes. 

 

Il travaille sa vigne sans produits chimiques, mais sans se sentir obligé de le mentionner ou de se faire labelliser.


 

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La bouteille est cachetée avec une belle cire orange.

Pas de capsule en plastique ou en alu à retirer, on besogne directement avec le tire-bouchon.

 

Dans le verre, c'est doré et brillant.

Servi entre un paquet de blancs bourguignon, le Rouge-queue est un chouia plus sombre, mais avec la même brillance.

 

Au nez, c'est assez déroutant par rapport aux Givry et Rully bus.

Les vins blancs bourguignons goûtés ce soir éclatent avec leurs notes florales.

Le Rouge-queue nous donne du fruit blanc très mûr, de la poire et de la pêche.

Une grosse fragrance, mais avec une pointe d'oxydation qui s'évapore tout doucement au fil de la dégustation (le vin n'a pas de sulfites ajoutés, très peu souffré, sensible et vivant, pas statufié).

 

En bouche, c'est "bing-bang-badaboum" sur une cascade de Belmondo.


Le vin est dense avec une trame droite, tendue qui fait immédiatement penser à un grand chenin (cépage blanc rustique) de la Loire.

 

Des goûts de poire, mais relevés par un côté miel, enveloppés dans des bonbons à la sève de pin, sans la sucrosité.

 

Le vin est gourmand, avec une tension qui dure, dure, dure...

 

Ca excite les papilles, réveille les sens!

 

Définitivement amoureux du vin, je le clame haut et fort, Bornard, c'est du trop bon dans ta face!!!

 

En apéro, sur un poisson relevé, sur un dessert pas trop sucré, vous avez un vin qui se tient et qui fait plaisir.

 

15 euros, c'est le prix de la rareté, mais ça les vaut largement en deux-trois verres bus.

 

Alors, lecteurs avides de bon vin, vous aurez gaché 2011 si vous ne goutez pas le Rouge-queue de Bornard.

 

Harcelez votre caviste!

 

Ce serait trop bête de rater ça!

 

 

 


 

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 01:59

Et oui, le plaisir peut se trouver dans une petit bouteille de 33 centilitres, sans aucune mention de millésime...

 

Les fêtes viennent de se terminer et vous vous êtes gavés de beaux et grands vins.


 

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Veinards...

 

Les fêtes de fin d'année ne sont qu'un prétexte pour mettre une grande claque à la cave.


On sort les belles bouteilles.

Celles que l'on a pas dégoupillées pour l'anniversaire du petit ou pour fêter, au coin du feu, sur une peau de bête, le jour de la rencontre avec son cher et tendre bien-aimé.

 

Mais voilà, de temps à autre, il faut faire un break.

 

 

Le bicéphale vous propose de goûter une petite bière, gentiment décapsulée, après avoir retiré les boules et autres guirlandes du sapin.

 

Parce que nous ne sommes pas qu'un "blog vinique à chier qui parle de pochtronades entre amis" (en référence à un article qui dénonçait les blogs parlant de vins qui sont nuls à chier, ayant remué pas mal notre petit monde...).


Nous aimons aussi la bière...

 

Et même si nous n'avons aucun talent d'écriture ni de dégustateur, nous pouvons faire pire en partageant avec vous une petite bière légère qui ne peut que vous donner du plaisir!

 

 

C'est avec une envie de simplicité que j'ouvre cette bouteille de "Watou Tripel" de la brasserie St Bernardus.

 

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C'est assez déroutant ce que la frustration peut engendrer comme miracles.


Mettez un tas de moines censés être abstinents en Bourgogne et ils vous défrichent les plus beaux climats du monde.

A la force du poignet, ils ont façonnés les paysages et ont planté un vignoble magnifique...

 

Un même travail d'abnégation (ça et arrondir les fins de mois difficiles après avoir fui la répression anti-cléricale) a été à l'origine de la bière de Sint Bernardus (en flamand, s'il vous plaît).

 

Watou a été la ville où les moines de l'abbaye du mont des Cats se réfugièrent au 19ème siècle.

Ils élirent domicile au refuge de Notre-Dame de Saint-Bernard, donnant le nom de la future brasserie.


 

La bière a été dégustée dans un verre à Chimay 33 cl (hauteur 14,5 cm, diamètre 9 cm), faute de verre à pied spécifique à la St Bernardus (hauteur 16 cm, diamètre 11 cm).

 

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Chaque bière a son verre, comme Cendrillon et sa pantoufle de vair.


Cela donne de magnifiques collections de verres dans les étagères vitrées des habitants du Nord et de Belgique.


On va dire qu'on a enfilé une converse de force à la Cendrillon...

 

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(photo chopée sur polaroid-passion.com, de superbes photos!)

 

C'est donc avec un émoi tangible, que la bière est versée dans le verre penché a 45°.

 

La mousse est jolie, peu abondante, avec une impression de peu de gaz carbonique.

 

La bière est d'un joli doré sombre tirant vers l'ambre.

 

Elle est vraiment trouble.

 

C'est une bière dite de fermentation haute, certains parlent de fermentation à l'ancienne.

 

La levure, après avoir épuisé les stocks de glucose de la bière, remonte à la surface.

On met la bière en bouteille, on ajoute du sucre et une refermentation peut avoir lieu, d'où de jolis dépôts qui volent dans mon verre.

 

 

Je renifle la bière, un peu maladroitement, le nez dans la mousse...

Ca sent le clou de girofle, les épices douces.

L'odeur de levure est aussi présente, mais, au contraire du vin, elle ne me dérange pas.

Une impression de douceur, voire de chaleur, se dégage de la bière.

A la première approche, j'avais eu de la salinité qui m'était montée au nez, je ne l'ai pas retrouvée ensuite.

 

 

En bouche, c'est suave.

On garde la sensation d'avoir léché un pain d'épices avec cannelle, clou de girofle, miel.

Le tout est relevé par une bonne amertume qui persiste dans une longueur moyenne.

 

C'est bon.

 

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La bière va au-delà d'un côté rafraichissant et désaltérant, pour donner du gourmand à celui qui la boit.

Ce n'est certes pas la grande découverte et la grosse baffe du siècle, mais, pour moins de 2 euros, c'est du réel plaisir à peu de frais! 



 

Maintenant bien loin du bicéphale toute idée de supplanter un vrai connaisseur de bière, tout comme le blog ne s'est jamais voulu spécialiste des vins ou un repère-défouloir de "wannabe-journaleux" frustré cinglé de syntaxe à la recherche de la moindre fôte d'orthographe pour se courroucer tout seul...

 

Le bicéphale vous raconte juste, simplement, comment c'est bon de boire une bière qui a du relief.


Et nous souhaitons que vous prendrez autant de plaisir à en décapsuler une chez vous.


 

Cheers!

 

 

 

 


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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 06:12

Bye bye 2010!

 

Une année riche pour le bicéphale qui est un tout petit bébé de 8 mois.

 

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(merci à Bourgogne Live d'avoir déniché cette photo étrange de drôle d'oiseau à deux têtes...)

 

 

Surtout, un changement radical de mode de vie pour Stéphane et moi-même...

 

Un départ de la terre natale picarde nous privait de partager deux, trois fois par semaine nos découvertes vineuses.

 

Le blog est né d'une envie de faire un ping-pong vinique entre la Bresse et la Picardie pour continuer à apprendre et à balbutier ensemble le vin.

 

Néophytes et candides, mais amoureux du plaisir et du partage, les premiers articles tombent en avril.

 

Tout s'enchaîne très vite.

 

Sans que l'on ait le temps d'y penser, des gens nous lisent!

 

Ah, bah, mince, si je pensais recevoir tant de monde, je me serais un peu mieux sapé...

 

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Et énoooorme cerise sur le gâteau, nous rencontrons et nous partageons des bouteilles avec une masse de personnes plus intéressantes les unes que les autres.

 

 

Des collègues nous apportent de superbes bouteilles (dernière en date, un joli vin blanc de Sancerre).

 

A chaque fois, ce sont des bouteilles sincères, vin familial depuis des années ou vin "claque dans la gueule qu'il faut absolument que tout le monde le sache".

 

A chaque fois, le vin est bon.

 

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(merci à Manu pour cette découverte de la vallée de l'Agly)    

 

 

En se baladant, nous avons pu rencontré de géniaux vignerons.

 

Ceux qui laissent une partie d'eux mêmes dans chaque bouteille.

 

De la sueur, de l'envie de faire plaisir, mais aussi de l'anxiété et parfois du doute.

 

Nous avons les yeux écarquillés lorsque le vigneron nous raconte son terroir, son raisin, ses difficultés de l'année.

 

 La passion de ces vignerons rend amoureux du vin, bien loin des bouteilles alignées sur un étalage d'hypermarché.


N'hésitez jamais à visiter une cave, vous ferez toujours une belle rencontre.

 

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(caveau du domaine Labet à Rotalier)    

 

 

Bon, quelques noms de vignerons qui nous ont fait vibrer... Francis Boulard et Benoit Tarlant pour leurs champagnes magnifiques, Alain Labet de Rotalier, Jean-Marie Chaland et Jean-Pierre Michel pour leurs vin de Viré-Clessé, Michel Guignier, Bruno DebizePhilippe Jambon et Patrick Vermorel pour des beaujolais qui tuent de plaisir et monsieur Léandre-Chevalier pour ses bordeaux de terroir.

 

 

J'en oublie sûrement un bon paquet...


 

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(Et oui, j'aime bien faire le pitre... Ici avec Benoit Tarlant)    

 

Nous avons hâte de faire d'autres rencontres, de revoir la flamme dans les yeux des vignerons passionnés.

 

 

Nous avons aussi vu le bouillonnement de la blogosphère vinique.

 

Tant de personnes qui aiment le vin et qui l'écrivent.

 

La liste est, pour le coup, très longue, car le bicéphale s'abreuve de la lecture de tous les blogs viniques.

 

Ce n'est pas anodin d'écrire un blog sur le vin.

 

C'est un partage, un moment de sincérité, un entre-baillement de ce que l'on a dans le crâne.


C'est toujours intéressant et il y a toujours quelque chose à apprendre, et ce, quoiqu'en disent les bougons (je ne stigmatise pas Hervé Lalau, mais la lecture de son billet est assez intéressant, et, oui, il y a tout et n'importe quoi sur les blogs dédiés au vin, mais c'est la chance de pouvoir lire des textes et des expériences superbes).

 

Ces blogs peuvent être maladroits, hyper-techniques, évangéliques, informatifs, drôles...

 

En plus, quand on a la chance de croiser les "blogueurs", c'est toujours bon!

Olif au BiojoLeynes, Eva à la dégustation d'éthiquettes.fr, les BourgogneLive Boys, monsieur le maudit ligérien Laurent LalouettePatrick Maclart.


 

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(Merci à Bruno pour cette photo de Laurent Lalouette, pris en tenaille lors de la dégustation en terre picarde "les bojo 2009")

 

Nous avons eu une réelle chance de rencontrer ces personnages hauts en couleur, malins comme des tigres et toujours avec un putain de sourire.

Dingue d'être aussi souriant...

 

Le blogging rendrait-il heureux?


 

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(En hommage à François Desperriers, encore et toujours les BL...)

 

 

Mais 2011 sera meilleure!

 

Nous allons essayer de rencontrer encore plus de gens (spéciale dédicace à Antonin et Christian).

 

Car écrire, c'est bien, mais c'est comme la masturbation, au bout d'un moment, il ne faut pas se contenter d'être seul devant son clavier...

 

Nous allons continuer à arpenter les salons, à embêter les vignerons.

 

Le bicéphale y a pris goût, il va taper l'inscrut' un peu partout.

 

Et on est plutôt du genre collant.

 

Bonne année et buvez bon!

 


 

 


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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 13:05

Le titre est-il provocateur?

 

C'est la première question qui a taraudé l'esprit du bicéphale...

 

Bien loin de vouloir être péjoratif, le bicéphale va essayer de jouer les funambules en ne restituant que son sentiment le plus sincère possible.

 

 

On va clarifier les choses encore une fois.


Le bicéphale n'est pas une entité oenologue, sommelière ou ayant un quelconque rapport avec l'industrie du vin...

 

Nous sommes juste des consommateurs avec nos imperfections, nos incompréhensions, et avec un réel souci de ne froisser personne (avec une maladresse toute humaine...).

 

Un seul but, partager les expériences, surtout les bonnes, mais avec notre subjectivité totale, sans essayer de jouer les frustrés de la critique vinique...

Simplement parce que nous ne sommes pas des critiques et ne rêvons à aucune reconnaissance de ce genre.


Mais aussi avec une envie irrépressible de s'exprimer et d'écrire ce que nous ressentons.

Parce que nous aimons le vin.

 

Avec une parfaite maîtrise de la technique de l'homme ivre...

 

 


 

Hier, en ouvrant le vin blanc  "Rully Montagne la Folie 2007" du domaine Claudie Jobard, je pensais bien tenir un bel accord avec mon poulet basquaise à la mangue.

 

Le Rully est une appellation d'origine contrôlée de la Bourgogne, située sur la côte chalonnaise, à quelques kilomètres au nord de Chalon-sur-Saône.

 

Cette AOC s'étend sur un peu moins de 500 hectares et donne des vins blancs de cépage chardonnay et des vins rouges de cépage pinot noir.

 

 

Claudie Jobard fait partie de la grande tradition vigneronne de la Bourgogne, étant la huitième génération à s'atteler à la vigne.

 

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Avec une formation d'oenologue reconnue, Claudie Jobard vinifie les vins du domaine depuis 2002.


Le domaine n'utilise pas de désherbant chimique et a une conduite raisonnée dans les traitements de la vigne.

 

Les vins blancs sont élevés en fût de chêne, sur lies et bâtonnés régulièrement.

 

Claudie Jobard est la nouvelle génération montante du Rully, et le domaine est l'un des plus appréciés sur les guides et les forums de discussion autour du vin, avec un engouement pour le soin de ses vins.


 

C'est donc avec une impatience indissimulable et de la bave aux coins des lèvres que j'ai débouché cette bouteille de vin blanc...

 

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C'est un beau vin blanc avec un doré tirant légèrement sur le vert avec une belle brillance.

 

Au nez, c'est très expressif, avec une sensation nette d'opulence, de gras voire même de sucrosité.

Aïe, ça sent drolement la vanille, arôme "donné" par l'élevage en fût de chêne.


 

En bouche, c'est l'impression de richesse qui domine.

Le vin donne des goûts de miel d'acacia, de la poire très, très mûre.

Mais, l'élevage est un peut trop présent à mon goût.

Le boisé vanillé allourdit l'ensemble et la petite acidité en finale ne suffit pas à laver la sensation d'avoir "léché du fût".

 

J'ai une sensation de vin uni-dimensionnel, bon, mais manquant de mordant, de finesse.

Le vin est rond tout au long de la dégustation et me donne l'impression de cacher quelque chose...



 

"Je bois du Yop à la vanille"... Je ne peux pas m'empêcher d'y penser.


 

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C'est très rond.

Ca ne manque surtout pas de gourmandise et de nostalgie (j'ai été élevé aux yaourts parfum chimique de vanille...).


 

Mais, je ne reconnais pas le terroir de Rully, le vin étant masqué par l'élevage qui pèse sur la vin.

A l'aveugle et vue la "lourdeur" du vin, je l'aurais plus situé vers les blancs de Beaune, manquant de fraîcheur mais pas d'élevage...

 

Peut être qu'après quelques années de repos en cave, le boisé va se patiner.


 

Mais le vin a eu ses amateurs durant cette soirée!

 

Pour l'apéro, le vin a manqué de vivacité et de fraîcheur.

Pour le poulet basquaise à la mangue, le côté gras et gourmand du vin a donné un joli accord.

 

 

Le "Rully Montagne la Folie 2007" a surtout été très apprécié par la gente féminine.

Mais il est de notoriété publique en Saône-et-Loire que Laureline et Céline sont des gourmandes insatiables...


 

A vous de me donner votre opinion sur ce vin facilement dégottable chez les bons cavistes.

Etes vous conquis par l'opulence du vin ou déçus par son manque de fruité et de fraîcheur?

 


 

     

 


 


 

 

 




 


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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 12:49

Nous ne parlerions que de vins inaccessibles pour ceux qui habitent loin des vignes?

 

C'est ce que le bicéphale a ressenti en lisant plusieurs courriels et commentaires récemment reçus sur le blog.

 

Ce n'était vraiment, mais vraiment pas le but du jeu.

 

Nous préférerions recevoir des courriels d'insultes, nous traitant de gros nuls qui ne comprennent rien à rien (ouf, ça va, on en a toutes les semaines...).

 

Nous aimons aller à la rencontre des vignerons et parler des vins qui nous émeuvent, souvent surprenants, en cherchant dans les coins (ah, le gamay du domaine Labet...).

 

Mais, il n'a jamais été question de frustrer les lecteurs de notre humble et tout pourri blog!

 

Le bicéphale pensait juste qu'en parlant des vins achetés en grande distribution ou dans les grosses enseignes de picole, il était plus dur de vous donner envie d'ouvrir une bonne petite bouteille de bon vin à la tombée de la nuit en compagnie de votre belle...

 

Certes, nous rodons souvent dans les étals viniques des supermarchés, entre deux têtes de gondoles consacrées à des apéritifs toujours trop salés.

 

Le pire côtoie souvent le méga-pire...

 

index

(je ne peux que vous conseiller le site des Requins Marteaux, éditeur du magazine Ferraille)

 

Mais il peut y avoir des vins qui sortent du lot, qui attirent le regard par une atypicité inhabituelle au milieu des "Châteaux mescouilles en or" ou les vins des "maisons Gérard Mesfesses", standardisés au possible et aussi originaux que l'inventeur de la rondelle de citron dans le Coca.

 

Aujourd'hui entre du papier toilette triple épaisseur et des yaourts à la fraise, j'ai posé, dans mon caddie, une bouteille de "Auxerrois 2008", vin de pays de Franche-Comté des Coteaux de Champlitte.

 

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A Champlitte, en Haute-Saône, il y a une tradition du vin, même si les vignobles n'ont été replantés que dans les années 70, après le désastre du phylloxéra.

 

"Les coteaux de Champlitte" est une société civile particulière gérée par Denis Jacquelin, avec un vignoble de 35 hectares, sans emploi d'engrais chimique.

  

Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, car je n'ai (je crois) pas encore mis les pieds en Haute-Saône.

Mais visiter un vignoble au beau milieu de Nowhere peut être une prochaine expérience.


 

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En prenant la bouteille dans mes mains, ma première réaction a été de me dire que c'était encore un "vin de touristes".

 

Mais la curiosité l'emporte à chaque fois et le tourisme de masse au Cora de Dole est un secteur qui semble encore être en devenir...

 

L'auxerrois est aussi un cépage de vin blanc que j'affectionne.

Originaire de Lorraine, il me fait souvent le confondre avec le sylvaner, même s'il a une lointaine parenté avec le chardonnay.

Il est utilisé souvent en assemblage avec le pinot blanc en Alsace, car réputé trop peu acide et trop neutre en goût.

 

L'auxerrois en monocépage est plutôt rare... Ca donne envie...

 

A l'ouverture, première belle surprise, le bouchon est en liège et il sent bon!

 

La robe est or très pâle, du type pipi très dilué.

 

Au nez, c'est très expressif!

Ca sent clairement le tilleul et les agrumes.

Le nez est simple mais très agréable, car il donne envie de croquer dans le vin.

 

En bouche, le fruité est léger, avec une longueur toute en pamplemousse rose, avec une acidité équilibrée et un petit côté "alcool" en première bouche.

 Ce côté alcooleux disparait très vite pour laisser un vin au fruité simple de pamplemousse et une vivacité légère mais présente du début à la fin du verre.

 

Je continue à penser à un bon vin d'Alsace de cépage sylvaner.

 

Même si on est loin d'un vin indispensable à goûter avant son dernier souffle, il est frais, d'accès facile et avec un bon potentiel de "reviens-y".

 

Un vin qui n'aura pas peur de combattre un saucisson sec en apéro, voire une choucroute ou une pôtée aux choux, en apaisant le gras de la charcuterie.

 

Le prix de l'originalité devant vos convives ébaillis... à peine plus de 5 euros...

 

Un vin de pays de Franche-Comté simple, bon et facilement "achetable" en grande distribution, même pas cher... Il a bon, le bicéphale?

 

En musique, le "régional" de l'étape, Aldebert!

 

 

 

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 01:57
 
 Today is a great day!
 
 C'est le grand jour, notre participation au premiercalendrier de l'avin de l'univers de le monde.
 
 Cette nouveauté, lancée par une geekette alcoolique et défoncée aux tweets, va faire des émules dans le monde entier.
 
Fini les calendriers de l'avent et leur chocolat putride...
 
 Enfant, j'étais pressé d'ouvrir la case du jour pour boulotter le chocolat.
A chaque fois, j'ai été déçu.
J'espérais une merveille derrière la petite porte cartonnée.
Et merde, encore un chocolat sans cacao tout pourri (on était pauvre, on aimait bien le tang et la lécithine de soja)...
 
 Non, maintenant, chaque jour, je suis pressé de découvrir quel vin fantastique se cache derrière la petite porte virtuelle d'Oenos...
 Déjà huit belles envies de trinquer proposées par le virtualité vinique bloggeuse.
 
En plus, le 9, c'est le bicéphale qui propose le vin.
Houla, la pression monte, les tempes rougissent, le coeur palpite, le zizi durcit.
 
 
Comment le plus païen des agnostiques athées peut-il s'émouvoir autant?
Juste parce que c'est une occasion de faire la fête...
 
  
Ca va dégoupiller sec du bon Champagne.
Les tables vont fleurir de seaux à Champagne et de doux "pops" du bouchon qui daigne libérer le liquide.


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Nous, au bicéphale, on pense à vos bourses!
Nous sommes à 15 jours de la fête.
Vous avez déjà envie de titiller la bulle avec du bon vin.

 
Mais vous vous dites "Diantre, ma mie, c'est la crise, nous ne pouvons point aligner les bouteilles de la Champagne comme lorsque le CAC 40 explosait les derches".

 
Le bicéphale a aussi une bourse trouée (surtout Stéphane) et partage la même envie de bonne bulle dans du bon vin.

 
La solution existe, et l'autre dans sa crèche peut se rhabiller avec sa transformation de l'eau en mauvaise picrate de "carré des vignes".

 
Le crémant du Jura du domaine Labet est ce qu'il te faut, lecteur du calendrier de l'avin!!!

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Le domaine Labet se trouve à Rotalier,  niché dans le sud du Jura.
  
Alain Labet nous a accueilli un samedi où il avait pas mal neigé et où la soif de goûter du bon vin du Jura était à son apogée.

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Et il a été fort le Alain, il a bien étanché notre soif, avec plusieurs perles (que nous gardons sous le pied, tels des magiciens qui ne dévoilent pas tous leurs trucs)...


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Son crémant du Jura a été l'objet d'une attention toute particulière de notre spécialiste en mousseux (eh eh eh).

Il existe une vraie tradition de crémant à Rotalier, avec un ancien de la Champagne qui, à son installation, avait commencé à faire pétiller du vin blanc à la méthode champenoise.
 
Le crémant du domaine Labet était pourtant inconnu avant la visite du magnifique caveau du domaine...


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Belle esthétique de la bouteille avec cette magnifique étiquette toute de noir et de doré.

Ca a déjà un petit air de fête, non?

Stéphane a beau être un petit con, il a quand même un certain talent quand il boit des bulles...

Il fait la pause comme un chien d'arrêt, hume à peine le verre, ne le tournicote pas du tout (je pourrais passer des heures à sentir les fragrances d'un vin, c'est un capital plaisir énorme...), le boit doucement...

10 secondes d'arrêt...

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"Tiens, c'est marrant, on dirait un blanc de noirs" (un vin blanc uniquement composé de cépage pinot noir, habituellement utilisé pour le vin rouge).

"Il est fort, le gringo" aurait-on pu lire sur le visage d'Alain Labet!

Des bulles fines, dans un joli doré brillant...

A l'ouverture, il y a de belles notes de pommes puis de fruits secs, amandes avec une légère amertume.
Le fruit sec léger parfume gentiment le vin.

En bouche, belle longueur, le vin s'exprime par une trame plus "vineuse", sans le côté floral du chardonnay.
Le pinot noir donne une mâche au vin, un croquant gourmand.

Un superbe rapport qualité-prix à 6 euros au domaine!

Mais celui qui en parle le mieux, c'est bien Stéphane... Non,c'est sa cousine, Kevina FION de "bu sur le WEB"... Pardon, "saouler sur le WEB", une nouvelle canadienne sur la blogosphère!

Les feux de la rampe la consument peu à peu.

C'est un peu Noël avant l'heure, avec la vidéo qu'elle veut faire partager sur ce crémant.


 

Ca pique un peu comme cadeau, mais essayez un peu de faire une vidéo après une bouteille de crémant...

 
 
 
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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 21:44

Le bicéphale est un jeune cirrhotique nourri aux "Gouttes de Dieu".

 

Nous avons commencé à nous passionner pour la belle bouteille et le joli vin, en même temps que l'apparition du tome 1 de ce manga.

 

Grand malade d'images dans des carrés avec des bulles dedans qui racontent des histoires, l'unicéphale bressan avait même offert pour Noël ce premier tome à un Stéphane qui avait depuis longtemps perdu son âme d'enfant.

 

Trop occupé à lire ses bouquins sur la philosophie quantique de la vie absolue (sûr qu'il y planque ses bouquins de fesses...), il avait pourtant adoré cette histoire simple et prenante.

 

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On vous la fait court.

 

Le jeune fils du plus célèbre oenologue du monde fraîchement décédé doit élucider des énigmes autour du vin pour récupérer son héritage.

Il doit "croiser le fer" avec un jeune surdoué oenologue.

 

12 énigmes à résoudre, avec 12 vins dits "les apôtres" à retrouver.

Et une bouteille extraordinaire, la bouteille, "les gouttes de Dieu".

 

Nous avions un article en suspens depuis le début du blog sur ce phénomène au Japon et en Corée du Sud.

Le manga est scénarisé par de vrais oenologues tordus et amoureux du vin, les bouteilles et le vignerons sont respectés et dessinés avec un grand réalisme...

 

Mais ça avait tellement buzzé autour du manga (la divulgation en avant première de LA bouteille divine avant la fin de la série de 26 tomes), que nous l'avions laissé de côté.

 

Pour ne pas suivre la vague "buzzique" de l'internet qui se gave, vomit et oublie très vite...

 

 

Mais, voilà, nous continuons à le lire, ce manga.


Souvent, les vins présentés ne sont pas "buvables" par le bicéphale, parce que coûtant la peau des roustons.

Ah, bah, ça fait rêver les japonais les grands vins du domaine de la Romanée-Conti ou un Château Margaux...

 

Nous, nous partons du principe que si le vin est réservé à une élite, il ne nous concerne plus.

 

Donc on lit souvent le manga comme un beau roman de gare, où le riche et célèbre Stanley, troisième du nom, prend Katie, pourtant sans le sou, comme une chienne sur le capot de la Ferrari rutilante devant le manoir appartenant à la famille depuis des siècles.

Après moult péripéties, ils se marient et sont heureux...

 

Parfois, un vin, plus accessible (financièrement parlant, on s'entend), est évoqué dans le manga.

 

Le tome 16 est sorti il y a peu et, évidemment, je l'ai acheté et lu avec plaisir.

 

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Et je suis heureux que l'on parle d'un vin de mon coin, un mâconnais, en plus bon et qui ne coûte pas un bras (11,50 euros).

 

Trois pages sont consacrées au Viré-Clessé vieilles vignes d'André Bonhomme.

 

Allez, je les mets comme teaser pour ceux qui voudraient se plonger dans les 16 tomes déjà parus...

 

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L'étiquette du vin est toujours lisible et extra-fidèle à l'originale, l'année a juste été "gommée", mais on pourrait la dater de 2004, à confirmer avec le domaine.

 

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Le vin est décrit, simplement, pour le rendre attrayant pour tous...

Il y a toujours ce petit côté extatique du dégustateur, un moment où le temps s'arrête et où le vin touche une autre dimension.

 

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Ici, le vin d'André Bonhomme, un Viré-Clessé issu de vieilles vignes, évoque au héros un "tea time" entre amis avec thé à l'orange et génoises gourmandes.

 


 

Je suis passé voir la famille Bonhomme, pour voir un peu si elle avait des retours de ce manga (la dernière fois, c'était pendant le printemps de Viré-Clessé et j'étais déjà partiellement saoul...).

 

J'ai été chaleureusement accueilli par la femme d'André Bonhomme.

 

Le domaine est tenu depuis la retraite d'André Bonhomme par sa fille jacqueline et son gendre Eric Palthey, sur 18 hectares, avec une très grosse majorité de chardonnay, cépage de vin blanc.

Pas d'agriculture biologique, mais la (magique?) viticulture raisonnée prônée par les non-bio.

 

A priori, pas d'affollement du côté des japonais...

 

Je pensais que le manga avait ouvert en grand leur exportation en Asie et qu'ils s'étaient tous mis au japonais.

Mais, non, leurs exportations ne s'en sont pas (encore) ressenties.

 

A suivre.

 

J'ai pu, par contre, regoûté leurs vins et surtout le dorénavant fameux Viré-Clessé "vieilles vignes" 2007 du domaine André Bonhomme...

 

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J'aime bien le Viré-Clessé... 

Les vins sont souvent tranchants et vifs, avec de la matière.

 

La couleur de ce "vieilles vignes" est d'un joli doré pâle, d'une belle brillance.

 

Au nez, ça refoule bien du tonneau...

Il y a de la vanille à s'en boucher les narines avec les gousses.

Le vin est élevé uniquement dans des fûts neufs, car destiné à la longue garde.

Le domaine André Bonhomme a toujours revendiqué une garde longue par son terroir privilégié et par son élevage équivalente aux crus classés de la côte châlonnaise (Mercurey, Givry, Rully...).

On sent, après petite aération, des senteurs de poire mûre et l'odeur de fleurs blanches qui nous dit "voilà, vous êtes arrivés dans le mâconnais".

 

En bouche, je ne sens pas l'écorce d'orange des héros du manga, mais il y a bien une gourmandise dans ce vin.


Le boisé mériterait de se patiner un peu, de fondre avec le temps.

Ce gras donné par le boisé vanillé va s'estomper pour ne garder qu'un fond de matière et de corps.

Il va s'affiner, être moins "enchêné".


Mais le vin est déjà bon avec un superbe équilibre entre le fruit (poire, marmelade de coings) et l'acidité soutenue tout au long la bouche et s'étirant comme une longue lame d'acier frais.

 

C'est frais et gourmand à la fois, sans aucune sucrosité mais avec un gras et un boisé qui vont fondre.

 

 

Le Viré-Clessé n'est jamais à court de bons vins, et à des tarifs bas pour une qualité et un plaisir "dingues"...

 


N'oubliez pas que ceux qui veulent venir participer à la "nouvelle meute" pour la 13ème édition du printemps de Viré-Clessé les 16 et 17 avril 2011 n'ont qu'à me contacter!

 


 


 


 


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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 10:21

Monsieur "Romanée-Conti" s'est il lancé dans le citron?

 

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Va t-il partir en villégiature à Menton?

 

Faut-il boire son Rully quand il fait trop chaud pour travailler?

 

A toutes ces questions, je n'ai aucune réponse!

 

Cette entrée en "matière" est volontairement provocatrice.

 

Non, non, non, l'honorable monsieur De Villaine ne s'est pas lancé dans la "citronno-culture".

 

L'histoire commence, quand après avoir gouté avec délice son "Les Cloux" en côte chalonnaise et son Bouzeron (le meilleur aligoté de la galaxie), je décidais de terminer la trilogie par son Rully.

 

L'étiquette est identique aux autres de ses vins, sobre et de bon goût.

 

 

Les raisins sont du domaine en biodynamie et proviennent de la parcelle "les Saint Jacques", plantée en 1990 avec de vieux plants de chardonnay de la Côte d'Or.


 

 

 

La contre étiquette met en garde contre toute utilisation avec un plat en sauce trop relevée ( amateurs de curry et piments, passez votre chemin).

 

Le nez est d'une belle fraicheur délicate.

Des notes de fleurs blanches en premier puis l'aération faisant son travail, l'abricot sec, raisin sec et enfin après quelques minutes de douces notes citronnées.

 

La bouche est comme son nez, d'une douceur fraiche.

 

Il tapisse bien la bouche avec un gras sans excès (pas comme quand on mange des rillettes sur du pain au saindoux).

 

Mais ce qui mérite ce petite billet, c'est la suite: le citron!

 

Mais un citron doux, sans astringence, sans excès d'acide.

 

Pour se faire une idée, cela me rappelle les citronnades que l'on boit enfant, un bon citron pressé et de l'eau fraiche.

 

soleil

 

C'est cette sensation d'enfant que j'ai retrouvé dans ce vin.

 

Une expression du fruit, vous savez , ces vrais citrons, pas ces merdes de supermarché, mais l'acidité en moins (contrôlée avec justesse).

 

Sur un sashimi de saumon ou sur un carpaccio de Noix de Saint-Jacques (tiens donc, les coïncidences) ce sera un délice!!

 

Bon, je m'en retourne dormir....Et rêver de citron.

Il fait trop froid pour travailler.

Il neige sur Amiens.

 

Stef

 

 

Ps de David:

Acidulé et frais, léger mais avec du punch en finale...

Aucune lourdeur,  cela me fait penser au Red Hot Chili Pepper et leur chanson "Snow" (Hey oh).

 

Ps 2: En lien, l'association des climats de Bourgogne avec un article des magnifiques BourgogneLive Boys!!
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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 09:20

De temps à temps, on sort le bicéphale pour qu'il prenne l'air.

 

Il étouffe, une moitié au milieu des champs de betteraves en Picardie, une moitié au milieu des poulets en Bresse...

 

Il lui faut de la moiteur, du gaz d'échappement, du caca de chien sur les trottoirs, du frotti-frotta dans un métro bondé.

 

Le bicéphale "monte à la capitale".

 

C'est l'occasion de réunifier les unicéphales.

 

Et si on peut le faire dans une dégustation de qualité, c'est le bonus track.

 

C'était le cas le lundi 22 novembre à l'Office, dans le 9ème.

 

Silvia et Amaury parcourent les vignobles de France à la recherche de pépites viniques.

 

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Avec un seul soucis, des vins respectueux de l'environnement, du raisin et du consommateur.

Des vins "éthiques".

 

Ils ont créé éthiquettes.fr, référençant des vins qui sont, d'abord, un coup de coeur et qui suintent ce respect à chaque gorgée.

 

Une belle sélection de vins vrais comme le bicéphale aime, portée avec intelligence et finesse par l'équipe d'éthiquettes.fr, qui a arpenté chaque vignoble, a discuté longuement avec chaque vigneron pour nous proposer des bombes.

 

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Le bicéphale est arrivé comme un chien fou, retournant les tables pour flairer les vins et trouver ceux qui le bougent le plus.

 

Et il y a avait fort à faire.

Une vingtaine de domaines, une sélection des 3 à 4 vin par domaine.


Autant le dire de suite, ne cracher qu'à l'intérieur n'est pas facile tous les jours.

 

Un accueil chaleureux et amical, des explications sur chaque vin, des références qui plaisent et quelques vignerons venus présenter leurs vins.


Le tout agrémenté de la rencontre avec LA présidente des "vendredis du vin" du mois de novembre, la rockeuse ligérienne d'Oenos, Eva Robineau (qui avait bien compris le principe du "cracher à l'intérieur").

 

Difficile de choisir nos quelques vins préférés au milieu de cette qualité...

Presque tous les vignobles étaient représentés, à part mon Jura chéri et la Savoie.

 

 

Mais s'il ne fallait vous parler que de la demi douzaine de vins essentiels à goûter de toute urgence, le bicéphale a beaucoup aimé ces quelques vins... Mais la liste n'est sûrement pas exhaustive!

 

- Tout d'abord, il y a eu la rencontre du troisième type avec un vigneron-artisan se revendiquant de Gironde (provocation pour les bordelais...).

Monsieur Léandre-Chevalier aime son vignoble, n'hésite à demander un déclassement de son "Bordeaux" en vin de table pour mieux coller à sa clientèle.

 

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Il fait surtout une des bombes aromatiques de la soirée, un vin dense et noir, avec une mâche impressionante, loin des stéréotypes bordelais, tout en fruits noirs.

Le 100% ProVocateur du Domaine Léandre-Chevalier est fait de 100% de petit verdot, cépage habituellement destiné aux assemblages derrière les cabernets et le merlot, sur des vignes préphylloxériques.

Un tanin qui tapisse la bouche, mais sans agressivité, dans des arômes cacaotées déstabilisantes.

Grand vin qui nous réconcilie avec le bordelais!

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(crédit photo mademoiselle Eva Robineau, THE Oenos en personne)

 

- Le vin de table "La Pointe" 2007 des Vignes Herbel a été aussi un temps fort de la dégustation.

Un vin blanc de Loire, 100% chenin, d'un domaine qui travaille en biodynamie, avec une gourmandise fort appréciée du bicéphale.

 

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(crédit photo Eva Robineau que des pétales de fleurs devancent chacun de tes pas)

 

J'avais noté sur mon carnet "C'est de la bombe bébé!! Du chenin vif et tranchant mais avec un fruit et une belle acidité!! Un funambule qui fait du patin à roulettes en jonglant et en chantant".

 

Vraiment bon!

 

- A classer dans la catégorie des vins de copains, un Bourgogne Passe-tout-grains comme on rêverait d'en boire tous les jours, "Omayga" 2009 du Domaine Naudin-Ferrand.

 

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Avec une majorité de gamay, complétée par le pinot noir, ce vin rouge est facile à boire avec une gourmandise immédiate, de la belle cerise et un tanin léger et agréable.

 

- Merci encore à Silvia et Amaury pour nous avoir déniché le vin de pays de l'Hérault "Les Claviers" 2009 du domaine de la Garance!!

Ce vin blanc d'assemblage d'uni blanc, grenache gris, clairette et chardonnay est un bonheur en bouche!

Déjà partiellement éméché et sans l'unicéphale picard, le carnet de dégustation n'était qu'un vague souvenir.

 

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(crédit photo Robineau Eva qui ne tremblait pas encore)

 

Mais je me souviens des arômes de pêche, de cire, avec une longueur et un gras impressionnants.

Le domaine de la Garance proposait aussi des vins rouges complexes, frais et fruités dont le "A Clara" 2009, composé de 100% de pinot noir.

Une surprise dans le verre, une fraîcheur et un fruit qui nous font partir loindu Languedoc!

 

- Un petit dernier pour la route...

Pour arrêter d'entendre que le muscadet raye les dents et martyrise la luette, goûtez de toute urgence "le Fief du Breil" 2009, Muscadet Sèvre-et-Maine du domaine de la Louvetrie.

 

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(crédit photo E. Robineau qui tapote son verre jusqu'à la dernière goutte...)

 

Jo Landron nous donne un muscadet tendu et "marin", avec des notes fumées...

Un grand vin blanc de cépage melon de Bourgogne, cultivé en bio, pour des plateaux de fruits de mer luxueux! (pour la modique somme de 11euros, ce serait dommage de rater cela...)

 

 

 

Très difficile de ressortir cette mini-liste de vins, la dégustation étant de haut niveau!

 

J'ai terminé un peu rond, les yeux brillants, avec des goûts plein les papilles.


"Ethiquettes" donne un aperçu de ce que le vignoble français peut donner de plus authentique, avec des terroirs respectés et magnifiés, des vins au top du plaisir...

 

Nous ne sommes pas dans l'esbrouffe, les appellations chics ou mode.


Nous avons eu pendant quelques heures les deux pieds dans le plaisir le plus simple et le plus hédoniste pour le bicéphale.

Merci Silvia et Amaury, longue vie prospère à Ethiquettes.fr!

 

Et le lendemain, même pas mal au crâne, peut être juste un peu fatigué, un peu raide...

Ca me fait penser à une chanson des "stuck in the sound"...

 

 

 

 

 

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