Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 09:46

C'est rare, mais aujourd'hui, le bicéphale va écrire sur un vin quasi introuvable. D'ailleurs, si vous en trouvez, par miracle, au fond d'une cave, prière de me contacter via le blog...

 

Rares sont les vignerons qui s'imposent si vite et qui créent une véritable sensation de manque lors de l'arrêt de leur activité.

Elise Brignot est de ceux là.

 

Celui qui a eu la chance de goûter une fois ses "Poires Molles" peut me comprendre.

 

Maintenant le bicéphale vit sur une petite réserve de guerre. Elle ne tiendra pas longtemps.

Parce que quand le vin est bon, passées les cinq premières minutes à se raisonner et à écumer la bave aux coins des lèvres en hésitant à prendre la bouteille, c'est avec une frénésie de vampire devant une assemblée de O négatifs que le bicéphale s'active sur le bouchon pour reboire de ce précieux liquide...

 

 

(Alors ça, c'est du bien lourd, millésime 1971, psychédélique et décadent)

 

 

 

C'est comme ça. Le vin n'est pas une pièce de musée, ni une relique au fond de la cave, c'est du jus de raisin fermenté qui donne du plaisir à celui qui a envie d'en avoir.

 

Mais il est hors de question de se farcir la bouteille tout seul. Non, au contraire, il faut le partager avec le plus d'amis possible, pour chacun ait une petite empreinte mémorielle au coin de l'hypothalamus.

 

"French Cabernette" 2007 est un putain de vin.

 

DSCN2409.JPG

Un vin rouge à 100% de cépage cabernet franc, 0% de intrant chimique et à 300% de sensation dans la bouche.

 

A l'ouverture et à peine versé dans le verre, le vin est d'un beau violet opaque avec une jolie brillance en surface. Les arômes d'herbe coupée montent doucement.

J'ai toujours peur à ce moment là que le vin soit trop tannique, avec trop d'épaules, une trop belle musculature saillante.

 

Mais dès que le vin touche la bouche, la magie opère.

 

Les mûres, la fraise titillent la langue, les tanins sont là mais avec une finesse de folie. Jamais de sensation de sécheresse, jamais d'agression.

Les épices mentholées viennent en finale donner du peps.

Un vin rouge profond, avec un palais de folie, tannique sans aucun écoeurement.

Du fruit, de l'épice, de la structure, dans une partition où aucun ne prend le dessus et où chacun s'unit pour vous frapper la gueule à coups de plaisir.

Le "French Cabernette" garde tout de même une légéreté de petit rat de l'opéra avec une longueur de bouche raisonnable et jamais envahissante.

 

Vraiment, si vous avez la chance de pouvoir goûter un des vins d'Elise Brignot, pensez au bicéphale qui adorerait être à votre place.

Pouvoir boire autant de sensibilité enfermée dans une bouteille, c'est un des supers-pouvoirs du vin.


 

Je ne sais pas pourquoi, mais en écrivant ce post, j'ai eu toujours au coin de la tête une pensée pour Eva, Philippe, Olif, Guillaume et Antonin qui ont la bonne idée de réunir "leurs pistes" dans un guide qui n'en est pas un (je n'ai pas bien saisi le concept non plus...) dans Tronches de vin, à paraître bientôt (achetez le, je vous le volerai ensuite).

En hommage à ces merveilleux blogueurs...

 

 



Repost 0
Published by Le Bicéphale Buveur
commenter cet article
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 10:40

En ce moment, ma vie c'est un peu comme du caca...

 

Pour faire bref et pour ne pas étaler mon insignifiant petit quotidien...

Un bicéphale stérile, avec une charge de travail prononcée et un voisin acariâtre, aime bien s'enfiler quelques verres de bon vin et le partager, mais, comme le sort s'acharne, une méchante crise de goutte lui bloque le genou et l'éloigne de cette addiction aux belles choses.

 

sperm2.JPG

 

 

stress_travail.png

Image-83.jpg

tache-vin.jpg

 

 

 

   

Un pitch pas terrible pour un morceau de vie pas vraiment top.

 

Comme on entre dans une piscine d'eau trop froide, le malheureux buveur pénitent reprend du bout des lèvres quelques lampées de vin. Histoire de se remettre en selle.

 

Heureusement pour le foie bicéphalien, l'alcool n'a jamais été considéré comme un substitut antidépresseur et reste synonyme de partage et de fête.

 

C'est donc tout naturellement que le bicéphale va vous parler d'un vin simple comme un direct du droit.

Pas de chichi, pas de cerise sur un gâteau à la crème, mais du très bon vin, à boire sans lever de petit doigt, à déguster sans prise de tête et pour une huitaine d'euros.

 

"Le Pigeoulet des Brunier 2010" est un vin rouge classé en vin de pays du Vaucluse.

Les frères Brunier ne sont pas des perdreaux de l'année, produisant un Châteauneuf-du-Pape des plus célèbres, le "Vieux Télégraphe".

 

236860.jpg

 


 

Le Pigeoulet est considéré par la famille Brunier comme le "vin de la maison". Il est produit sur une dizaine d'hectare (dont les deux tiers sur le terroir de l'appellation Ventoux) avec un assemblage à majorité de grenache (80%), complété selon les années de différentes proportions de syrah, carignan et cinsault.

 

Bouteille ouverte par Fred et Céline pour accompagner ma "potée aux choux d'anniversaire" (bien mieux que n'importe quel gâteau roborratif et sucreux), ce vin rouge a été juste parfait.

 

A peine débouché, le vin donne dans le viril avec une présence vive de fruits mûrs limite kirschés.

 

La robe est sombre, un beau grenat mat du plus bel effet.


Le vin bu de suite parait encore sauvage et les tannins se déposent sur la langue en l'asséchant un peu.

Quelle différence quand on lui donne de l'air pendant une petite heure (même sans le carafer). Le Pigeoulet devient beaucoup plus gourmand.

Le nez change avec une belle fraîcheur qui agrémente le panier rempli de mirtilles et de cassis.

 

Quelle facilité de descente!

Le vin est croquant de fruits noirs, avec des notes de chocolat noir et d'épices douces. Le tannin est alors beaucoup moins ferme mais présent tout en justesse.

Ce n'est pas un monstre de complexité et, sincérement, dès la première gorgée, on s'en fout comme de savoir quelle nation a gagné le dernier Eurovision.

 

 

(Ce n'est pas la Russie...)

 


Le vin est juste et bon, juste bon. 


Il s'est marié à la palette, au navet, à la saucisse de Montbéliard et aux choux sans forcer, comme une évidence.

Si vous n'êtes pas un vorace qui aime le cul-sec viril, le vin se développe au cours du repas vers du fruit rouge et une belle fraîcheur le rendant toujours plus gourmand.

 

Un must-have dans la cave à déboucher sans réfléchir dès qu'un repas canaille se présente.

Quelques tranches de saucissons, un beau morceau de jambonneau, quelques brochettes seront ravies de partager le repas avec le Pigeoulet pour peu que vous lui laissez le temps de s'aérer un peu.

 

En général, le bicéphale aime l'aération, les mecs à poil et tout ça, tout ça...

 

(RED FANG en concert le 28 novembre 2012 à La Rodia à Besançon!!! Le bicéphale en sera!!!)

 

 



 


 


Repost 0
Published by Le Bicéphale Buveur
commenter cet article
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 15:21

S'il est une chose indéniable concernant ce blog et SA tête pensante (il semble désormais irrémédiable que le bicéphale n’a plus qu’une tête), c’est que le vin est une affaire personnelle mais qui peut être rapidement influencée par des intrusions ou éléments extérieurs ou collatéraux….


Rien de bien nouveau dans la vinosphère me direz- vous !


 J’  « entends » déjà certains penser (sic) : qu’arrive-t-il au bicéphale pour enfoncer des portes ouvertes comme cela, lui dont l’esprit vif et l’écriture fine se sirotent aussi bien qu’une quille de « RAS »…. ???

 

 

  photo.jpg

 

 


Et bien soyez rassurés, esprits apeurés, ce n’est pas le bicéphale mais un de ses compagnons de découvertes qui prend la plume et que vous êtes en train de lire…

 

Vous pouvez encore  vous arrêter là et aller chiner sur d’autres blogs, ma capacité « déceptiogène » ayant été  étudiée,  évaluée et vérifiée en de nombreuses occasions, je ne le prendrai surtout pas mal !

 

Sauf que lorsque le bicéphale m’a demandé de lui écrire ce qu’il nomme un article, et bien ma timidité et ma médiocrité légendaire ont été reléguées bien au-delà du respect et de  l’honneur que me faisait David.

Mais revenons à ce constat de départ : l’appréciation du vin, donc la capacité qu’a chacun à faire découvrir ses trouvailles, reste largement influencée par le contact avec le vigneron, quand bien entendu l’achat à été réalisé au domaine.

 
Ce constat s’est vérifié lorsque j’ai fait l’acquisition de cette bouteille d’Anjou rouge 2011 du domaine Baudoin. Initialement elle servait de « callage » à une commande passée sur 1jour1vin de manière à terminer le carton de 6…


Mon « expérience » avec ce viticulteur remonte à 1996, date à laquelle lors d’une pérégrination en anjou à la recherche de quelques délices passerillés voire botritysés, le hasard nous avait amené jusqu’à ce néo viticulteur installé à Chaudefonds-sur-Layon.

Les vins étaient très bons (Anjou rouge notamment mais aussi coteaux du Layon Maria Juby et autres dégustés de surcroit sur fût) !


Mais l’accueil était froid et quand fut venu le moment de commander, les prix annoncés n’étaient pas les mêmes qu’affichés, les quantités demandées ne semblaient visiblement pas suffisantes...
Bref, tout donnait l’impression que le vigneron ne souhaitait pas « perdre » son temps avec des jeunes (c’était le cas à l’époque…) en goguette qui venaient se rincer au maximum tout en achetant un minimum (ce n’était absolument pas le cas, d’autres domaines de la région ont pu l’apprécier largement!).
Le traditionnel à priori qu’il faut vaincre lorsqu’on a 20-25 ans et que l’on s’intéresse au vin !



Du coup, lorsque j’ai ouvert cette quille de 2011 sur quelques cochonnailles grillées, je n'étais quand même pas dans les meilleures dispositions…

Point positif que le bicéphale appréciera : la bouteille est « équipée » d’une contre étiquette qui nous donne les infos essentielles sur le vin. Le graphisme de l’étiquette reste simple et n’étant pas un spécialiste je ne me prononcerai pas…


 

photo1.jpg

 

 

photo2.jpg

 

 

Pour ce qui est du contenu, je ne suis pas plus un spécialiste mais je vais quand même me permettre de donner mon avis :


Dès l’ouverture, on est séduit pas ce rubis profond, brillant avec une texture presque huileuse servie avec le dropstop…

Le nez est charmeur d’emblée sur la fraise et la mure écrasées.


Du fruit, du fruit, du fruit !!


Et un peu de pivoine et de poivre.

Du coup les à priori tombent d’eux même et on se trouve dans de bien meilleures dispositions !!

 

La bouche reste sur un fruit énorme, agréable et persistant. Une sensation agréable envahit et tapisse la bouche : un fruité charnu et gouleyant soutenu par juste ce qu’il faut de tannins pour que cette sensation persiste plusieurs secondes. 5 – 6  caudalies diraient les vrais spécialistes…


D’ailleurs en parlant de Caudalies, si vous ne savez pas où vous sustenter en Arbois….

Pour revenir à ce qui nous occupe, un vrai vin de plaisir (de soif ! de copains ! comme voulvoul !!!!!!) qui, ouvert au sortir d’une période pas facile pour votre serviteur, a joué à merveille son rôle à savoir : redonner le gros coup de latte dans le train que je méritais !

Les premiers contacts influencent souvent la suite des évènements mais il faut savoir  revenir sur une mauvaise  impression !

Perseverare diabolicum qu’ils disaient…. AH OUAIS !!!!!!! Je n’irai surement pas au paradis…

    
P.S de David:
C'est un vrai plaisir de mettre en ligne ce post de Fifo qui est adoubé officiellement "Bicéphale de l'année".
Non, monsieur, le bicéphale a plus d'une tête. Le bicéphale est une chimère, un hydre vinique grammé jusqu'à la moelle!
Bienvenue Fifo!!
En plus d'être le meilleur batteur de toute la Franche-Comté (aucun membre de la "Grosse Commission" ne dirait le contraire), la nature l'a aussi doté d'un palais aiguisé comme un Opinel N°12.
C'est avec la plus grande humilité que les portes du blog lui sont grandes ouvertes.
Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance d'avoir un Fifo dans ses murs!
DSCN0449
Merci et BRAVO!!!
Repost 0
Published by Le Bicéphale Buveur
commenter cet article
28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 13:28

Comme il n'est jamais trop tard pour écrire sur un vin qui déchire, le bicéphale voulait faire un petit saut dans le temps jusqu'au mois de février 2012 où il s'est bien pelé les meules à la percée du Vin jaune 2012.

 

C'était à Ruffey-sur-Seille. Rien que d'en parler, je n'ai plus besoin de rajouter des glaçons dans mon verre de Pommard (la seule manière de faire souffrir SuperDupont).

Nous y étions, nous avons grelotté, mais nous sommes rentrés plus forts (et, accessoirement, plus bourrés).

 

1348077.jpg

 

 

Parce qu'en cette fin du mois d'août, après avoir vidé le bac à glaçons, bu mes plus beaux vins de Champagne au bord de la piscine et siroté les cocktails les plus fins et les plus givrés, le bicéphale est en quête de fraicheur, d'un truc qui claque la langue et fait remonter un frisson le long de son échine velue et (presque) musculeuse.

 

A Rotalier, on trouve moultes bonnes bouteilles.

Mais, juste à côté des super stars Ganevat et Labet, un couple de vignerons produit des vins qui font plaisir.

Peggy et Jean Pascal Buronfosse se sont installés il y a une petite douzaine d'années à La Combe de Rotalier, dans le sud du Revermont.

Ils y pratiquent une viticulture respectueuse de l'environnement, excluant toute cochonnerie chimique dasn les vignes comme dans la cave.

J'avais rencontré Jean Pascal durant la première édition du "Nez dans le Vert 2011". A la percée du Vin Jaune 2012, ce fut un peu plus chaotique, plus bruyant, joyeux mais peu propice à la dégustation...

 

Mais, revenons vers cette bouteille avec des vrais morceaux de frisson à l'intérieur, Côtes du Jura "Les Varrons" 2008 du domaine Buronfosse.

 

photo21

 


C'est un vin blanc issu de 100% de chardonnay, avec un élevage de 18 mois en fût.

Le vin est ouillé durant son élevage, pour éviter un trop grand contact du vin à l'air.

 

Dans le verre, le vin est jaune très pale, brillant, transparent.

 

Au nez, il ne dégage pas de grosses effluves, mais c'est trs agréable, avec de la poire très mûre, abricots. On est loin de l'uppercut à travers la face, mais il donne clairement envie d'y tremper les lèvres.

 

En bouche, par contre, v'là le choc!

le vin vient s'empaler sur les papilles comme une vague sur la falaise. Tout n'est plus que fracas et tumulte sur la langue.

 

 

 


C'est citrin, avec cette belle acidité que je vous souhaite de goûter une fois dans votre vie. L'agrume fait tout le tour de la langue, y revient deux fois et dure longtemps.

Une claque qui rafraichit, autour d'arômes de fruits blancs qui donnent au vin du corps autour de la charpente acide. Du fruité fin, arrondissant un peu les angles.

C'est bon, très bon.

Le vin est vif, défini, précis avec du goût, de la structure tout en dentelles.

 

Une grande bouteille pour moins de 10 euros, de quoi (se) faire plaisir avec un vin qui a quelque chose en plus...

En plus quand les papilles y goûtent une fois, elles en redemandent tout le temps.

 


 

 

 



Repost 0
Published by Le Bicéphale Buveur
commenter cet article
10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 10:04

 

 

 

 

 

Avant de commencer quoique ce soit, mettez en route la petite musique d'ambiance juste ci dessus, dénudez vous au maximum et remuez gentiment du popotin...

C'est l'été, c'est guilleret, c'est primesautier.

Plus la température monte et plus le bicéphale a du mal à tapoter sur les touches de son clavier pour partager les gorgées succulentes et autres petits plaisirs liquides de la vie.
C'est comme ça... Malgré ma bonne volonté, le bicéphale n'est définitivement pas un être numérique mais un coude en chair et en os doté d'une puissance de lever de verre impressionnante.
J'ai pourtant des milliers de trucs extraordianires à partager sur le bicéphale.
Des vins rouges, blancs, rosés, pétillants qui déchirent. Avec une seule difficulté, faire un choix...

Elle n'est pas toujours facile la vie d'un bicéphale.

Aujourd'hui, pour faire simple et gourmand, je vais jouer la carte de la plus régressive des paresses.
Un vin dont je n'ai pas visité le domaine, dont je ne connais pas le vigneron, dont je connais à peine le cépage. Je n'ai aucune idée du mode de culture.
Et, en plus, c'est un vin blanc doux d'apéro.


Hédoniste, lascif, voluptueux et offert à vous, c'est bon d'être paresseux.

Je n'ai pas eu à l'acheter moi-même...
C'est grâce à Gregory, entité bizarre avec un stéthoscope autour du cou qui ne lui sert visiblement à rien au quotidien, qui passe ses vacances sur l'île d'Oléron.

maps overview
327-RECTO
 img066
 


"L'Originel YX 4" du domaine Tardet-Prabère est un vin blanc tout sucré, tout doux, tout gentil.
Le domaine est situé à Saint Pierre d'Oléron, existe depuis 1956.
Tout est écrit sur leur site internet (accès de paresse...).
Pour le coup, nous sommes loin d'un vin nature bio etc.. mais le vigneron revendique une culture raisonnée pour un développement durable.

DSCN2064
 
YX 4, nom très peu ragoûtant et manquant cruellement de sensualité, est le numéro de la section cadastrale d'où vient ce vin.
C'est un peu comme si je me présentais avec mon numéro de sécurité sociale... Mais, bon, soit...
Ce petit côté R2 D2 m'interpelle un peu.

 R2-D2-star-wars


La contre étiquette a le mérite d'expliquer un peu tout ça sans violenter le chaland.

 DSCN2066
C'est un vin blanc à 100% de colombard, utilisé aussi pour le cognac ou le pineau des Charentes.
Juste pour la culture générale, le colombard est un proche "cousin" du chenin, issu d'un métissage avec le cépage gouais.


Dans le verre, le vin apparait un peu pâle, citrin.

Au nez, les arômes de fruits exotiques, bien mûrs, bien sucrés, présagent d'un coté facile, accessible et plaisant du vin.

On est alors peu surpris par la bouche.
Le sucre est présent tout au long de la bouche sans partir vers le liquoreux agressif. Tendre, câlin sans empâter la bouche et noyer la pauvre papille sous des tonnes de glucose.
Le fruité est marqué de nectarine mure, mangue, pointe de litchi.
Il y a bien une petite note d'agrume mais très peu vive et ne faisant pas le poids devant la musculature fruitée du YX 4.
La longueur n'est pas extraordinaire, mais a le mérite de ne pas être entêtante et de pouvoir se faire discret sur un apéro convivial.
J'aurais aimé trouver des notes salines ou iodées de l'océan Atlantique, tant pis...

Testé en terrasse, au bord de la piscine, le vin a été apprécié, descendu en quelques minutes.
Pour les amoureux du vin, c'est un demi sec sans prétention mais qui tient bien la route.
Pour les peu initiés mais bons consommateurs, c'est du bon canon autour d'une salade grecque à l'ombre de la pergola.

Un bon vin blanc d'été pour le barbecue, à descendre en bonne compagnie, dans la bonne humeur des vacances.

 

 

Repost 0
Published by Le Bicéphale Buveur
commenter cet article
27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 22:32

C'est le 48ème lancer de fusée des "Vendredi du Vin" réunissant autour d'un sujet les amoureux (même pas) virtuels du vin.

 

 

vdv-logo

 

Vous êtes d'ailleurs tous conviés, chaque dernier vendredi du mois, à nous faire découvrir une belle (ou pas) bouteille de derrière vos fagots.

 

En ce beau mois de juillet, c'est Sonia du blog "Vin de Presse" qui est notre présidente avec un sujet vaste, ludique, ouvert à tous les délires "Les vins en série font leur cinéma".

 


"Ce sera donc une musique de film ou de série télévisée. Peu importe le genre ou la date de diffusion de cette musique, ce qui compte c’est l’univers qui l’entoure, l’émotion qu’elle vous procure et ce qu’elle vous donne envie de boire."

 

Ah... Ouais... D'accord...

Le bicéphale a toujours la même réaction en lisant le nouvel intitulé du sujet du mois... A chaque fois entre palpitations et perplexité.

 

Mais, ce coup ci, je suis armé.

Il n'y a qu'à ressortir les 7 volumes en CD des "Television's Greatest Hit".

Et, dans le volume 6, une évidence, un frisson venant de l'enfance.

 

 

 

 


Premiers permiers émois où je me rends compte qu'une mauvaise manipulation scientifique peut aboutir à un monstre de violence, même si c'est pour la bonne cause.

 

Lou_ferrigno_hulk_00071.jpg

 

 

 


 

Mon super héros préféré, ne choisissant pas ses combats, mais affrontant les situations au fur et à mesure des rencontres lors sa fuite en avant...

Et il faut pas le faire chier sinon il te démonte la face.

Le mythe du Docteur Jekyll et de Mister Hyde à la sauce eighties avec des effets spéciaux à couper le souffle.

 

Je ne résiste jamais à ce petit moment d'anthologie où Hulk se bat avec un ours (la fourrure de l'ours prenant doucement la teinte verte du maquillage) avec le plus beau lancer d'ours en peluche de tout le 20ème siècle.

 

 

 

 

N'empêche qu'à chaque fois que j'entends le thème de la série "The Incredible Hulk" avec sa tristesse, sa fatalité, mais aussi sa force et sa détermination, c'est un retour vers la passé.


Je suis Bruce Banner, là, j'suis calme, mais faut pas trop pousser sinon les gnons vont pleuvoir.

 

 

Il fallait, pour coller à la série de l'incroyable Hulk, un vin incroyable qui allie finesse et force. Un vin qui te met de grands coups de boule à travers la gueule pour mieux réanimer tes sens.

Un vin avec un côté fragile mais aussi sévérement burné.

 

Le tout certifié sans aucune irradiation Gamma.

 

Le "Coteaux du Vendômois" vieilles vignes 2010 de Patrice Colin est HULKISSIME!

 

 

DSCN2067.JPG

 

D'abord, l'étiquette est verte comme un Hulk pas très content.

C'est anecdotique mais, pour le bicéphale, c'est comme une  petite cerise au sommet d'un gâteau d'anniversaire, pas indispensable, mais ça fait plaisir.

 

 

 

Patrice Colin nous a claqué un vin blanc avec 100% de chenin à enchaîner les saltos arrière de bonheur.

Après 8 générations de vignerons, Valérie et Patrice Colin, à Thoré la Rochette, continuent de dynamiser l'AOC Coteaux du Vendômois avec une approche naturelle du vin.

 

 

DSCN2068.JPG


 

Bue avec Fifo et Fred, lors d'une répet de "La Grosse Commission", le vin a fait son petit effet.

 

La robe du vin est d'un beau jaune très pâle, presque timide.

On s'attend à du sec, voire de l'aridité.

 

Au nez, c'est plutôt léger, on sent bien les fruits blancs, la poire en avant. Malgré la promesse de sentir la pomme au four écrite sur la contre étiquette, nous restons perplexes.

Le vin est peut être un peu trop frais.

 

En tout cas, pour une première approche, le vin avance sur la pointe des pieds, discrétion et sobriété.

 

Arrive le moment où le vin coule sur la langue, se dépose sur les amygdales et envahit le palais.

Et là, c'est la gifle. Fallait pas l'énerver.

Le "Coteaux du Vendômois" est bati en costaud, la nuque est épaisse et les épaules sont carrées. L'acidité est partout, incisive, tranchante avec une pointe d'amertume qui aiguise les papilles.

Le vin a une densité de malade, porté par un côté floral (camomille) et par une face fruitée (poire, abricots).

 

Le vin remue la langue, lui fait une clé de bras et me met KO.

 

C'est délicieux, aérien, fin, dense.

Comme un bataillon de "Mirage 2000" dans la stratosphère avec des bombes faites en poires acidulées.

 

2000N_1.jpg

 

 

On imagine ce vin avec des viandes blanches crémées, avec des poissons forts en goûts, comme des quenelles de brochet sauce Nantua.

Ou simplement sur un apéritif au milieu d'amis.

 

Pour à peine moins de 8 euros la bouteille, c'est le vin à dégainer en toute occasion pour (se) faire plaisir.

 

Et je suis vert de rage quand la bouteille est terminée.

La boucle est bouclée, je suis prêt à tout défoncer pour en reboire.

 

 

 

 

 

 


 



 



Repost 0
Published by Le Bicéphale Buveur
commenter cet article
2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 18:56

"Quelqu'un connait un domaine sympa près de Béziers?"

 

Un petit mot sur les réseaux sociaux et les réponses d'amateurs de la dive ne se font pas attendre...

 

En tête de cuvée, Olif (toujours tonique et rapide comme l'éclair qu'il fût à 20 ans) et les passionnés Sylvia et Amaury d'Ethiquettes.fr (qui sélectionnent des vignerons aux petits oignons) ont proposé de concert le Mas Coutelou

 

Eh bien, bravo madame, messieurs, Jeff Coutelou déchire vraiment tout.

Maintentant, c'est à la vie à la mort, je vous dois un service!!

 

Rendez vous pris à Puimisson à peu de kilomètres au nord de Béziers.

 

DSCN0942.JPG

 


Avec un peu de retard (à peine une heure et demi), le bicéphale a trouvé un vigneron décalqué par une journée entière de travail dans les vignes.

C'est que c'est du boulot d'entretenir des vignes en agriculture biologique... Il faut plus d'huile de coude que d'essence ou d'huile de moteur.

 

 

Désolé de s'imposer auprès d'un Jeff Coutelou qui semblait sorti du clip de Thriller de feu Mimi Jackson (alias sucre d'orge ou Bambi), le bicéphale n'est resté que 3 heures à boire les beaux nectars du Mas Coutelou...

 


DSCN0931.JPG


michael-jackson-thriller-movie.jpg 

DSCN0930


 

C'est que quand Jeff est lancé, c'est une vraie machine de guerre... Et des beaux canons, il en a une tripotée dans sa cave.

Et il te les enfile à la volée, tout en plaisir et en sourire.

 

Une cave magique avec un bien-être absolu.

 

DSCN0937.JPG

DSCN0938.JPG

 

DSCN0939.JPG

 

 

Un morceau de patrimoine accessible à ceux qui le souhaitent avec des vrais morceaux de fraicheur dedans.

Le palais est devenu fou.

 Les poches pleines de bouteilles, le bicéphale s'en est retourné tout gentiment vers de nouveaux horizons, en s'excusant platement de la durée des débats mais en lui promettant d'y revenir pour batifoler dans les vignes.

 

 

Mais, à la première occasion, j'ai pu dégainé une de mes nouvelles armes secrètes pour réunion entre amis, "Le Vin des Amis" 2010 du Mas Coutelou.

 

DSCN0948.JPG

 

D'abord, quoi de plus louable que de partager une bouteille de vin entre amis?

Si, en plus, on peut se mettre tout nu et faire de l'exercice entre chaque verre comme ce qui est illustré sur l'étiquette dans une franche camaraderie virile, correcte, respectueuse mais, dans le même temps, un tout petit peu ambigue...

Le bicéphale promet de ne (plus) jamais servir ce vin en tenue d'Adam ni de ne jamais (plus) tripoter un de ses convives entre deux gorgées.

Juré, craché...


 

Le "Vin des Amis" 2010 est un assemblage de mourvèdre et de cinsault sur une base solide de syrah et de grenache noir.

Jeff respecte le vin de la vigne jusque dans la bouteille, avec une culture aux rendements limités certifiée en agriculture biologique depuis des années, laissant travailler les levures naturelles de ses raisins et sans ajout de sulfites.

 

 

Ce vin rouge est un concentré de "tu vas voir dans ta gueule" qui se transforme en "bisou mouillé sur le museau" en passant par le stade "tu l'as vue, ma belle charpente".

Un vrai tour de force dans un verre.

 

Servi sans carafage, dans les jolis verres à disposition (des gros ballons venus d'une planète où les habitants ont des mains deux fois plus grandes que les notres), le vin se présente d'abord tout en fruit mûr.

Le fruit noir, sauvage remplit la bouche, enivre les sens.

Un côté percutant qui a presque mis mon père K.O surpris par autant de fruit dans si peu d'espace.

 

Puis, en quelques minutes, le vin laisse appaître une structure fine, précise avec des tanins fins, une fraicheur de folie et une longueur de bouche finissant par la pointe d'acidité que j'adore et qui dynamise la glotte.

 

La longueur du vin est vraiment superbe avec, de derrière les fagots, une rétro-olfaction qui ramène le fruit mûr, compoté sans un poil de sucre...

 

On est dans une nouvelle dimension.

Le "Vin des Amis" est clairement un vin glouglou qui se partage entre deux rondelles de saucisson entre pote(sse)s, mais il amène une longueur et une profondeur dans la bouche qui lui confère un statut particulier fascinant, attractif et addictif.

 

Une putain de belle bouteille.

Si vous n'en avez jamais goûté vous ne savez pas à côté de quelle bombe vous êtes passés...

 

Pour ne pas être vilain, je vous laisse des adresses pour pouvoir en commander (vous me remercierez plus tard) aux zinzins du vin par exemple ou aux Petitescaves.com.

 

Un dernier petit mot pour remercier Jeff qui nous a fait goûté une vieille dame de 1962 de sa cave qui avait encore une belle histoire à raconter. Une belle tenue et de belles émotions dans le verre qui donne de belles perpectives de vieillissement pour tous les vins du Mas Coutelou...


DSCN0932.JPG 

DSCN0934-copie-1.JPG


 Merci Jeff!

 



Repost 0
Published by Le Bicéphale Buveur
commenter cet article
9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 09:41

L'été approche et les barbecues vont commencer à flamber.

 

Le bicéphale a toujours une petite idée au fond du couloir à droite pour arroser tout ça.

Et vous ne voulez que le meilleur du meilleur. Coquins!

 

Avant de vous donner le poisson, le bicéphale vous propose aussi une piste (je ne dévoile pas tout les premiers soirs) pour apprendre à pêcher la belle bouteille qui vous mettra immanquablement sur le cul.

 


Chaque année, au mois d'avril, un petit groupe de vignerons prend possession de la salle des fêtes de Leynes (dans le mâconnais).

C'est le moment idéal pour lancer vos lignes et ramener du lourd dans vos coffres de voiture.

Parce qu'au salon des BiojoLeynes, il y a un bon canon tous les 30 centimètres.

 

 affiche-biojoleynes-2012-1 

 

 Maintenant qu'un de mes plus chers secrets a été dévoilé, je peux vous parler d'un des vins les plus rock and roll du salon.

 

J'ai une affection particulière pour Lilian Bauchet du Château des Bachelards.

Ce n'est pas seulement parce qu'il est originaire de cette bien belle ville d'Amiens.

Ce n'est pas seulement parce qu'il a pris un virage courageux en devenant vigneron après une carrière d'informaticien, avec une envie de faire des vins les plus purs possibles sans intrant chimique de synthèse.  

Ce n'est pas seulement parce qu'il produit de superbes vin de Beaujolais dans la commune de Fleurie, avec une belle connaissance du terroir.

En fait, c'est un peu pour tout ça...

 

  bjl7

 

Et, en plus, c'est un beau gosse et il est super sympathique...

Bref, énervant le garçon.

 

Au milieu de ses jolis crus de Moulin-à-Vent et de Fleurie, Lilian a laché une petite bombe fruitée.

"Pif Purple" Made in Jaja, Vin de France de Lilian Bauchet est un bonbon de gamay.

 

 307035_388767904492140_1363355015_n.jpg

 

 

L'étiquette est magnifique!

Je suis un fan absolu.

Ce qui a amené un débat entre les pros et les antis "étiquette non traditionnelle".

Une étiquette qui me fait sourire déclenche l'envie chez moi, quitte à être déçu. Pour certains, l'étiquette "fantaisie" rebute car ils ont peur d'avoir un infâme jaja dans leur verre.

Le bicéphale milite pour le droit à se tromper et mieux vaut ouvrir une mauvaise bouteille (on en fera de la cuisine...) plutôt que de rater un superbe jus.

 

Surtout que la contre-étiquette est encore plus mystéro-rigolote...

 

CE_Pif_Purple.jpg (Merci à Lilian de m'avoir envoyé la contre-étiquette en format JPEG) 

 

La contre-étiquette n'est pas la plus informative, mais sûrement une des plus marrantes. L'encadré précise quand même que même s'il déconne avec le packaging, Lilian devient sérieux quand on parle respect de la vigne et du vin.

 

"Pif Purple" est fait avec 100% de cépage gamay, avec un assemblage des raisins des différents terroirs du domaine.

 

Le vin nous plonge dans le plaisir immédiat, depuis le tire-bouchonnage jusqu'au moment où l'on se tape le ventre de contentement à la fin de la soirée.

 

On est dans la robe typique du Beaujolais, avec un beau rubis brillant. Une impression de légéreté...

 

Le nez fait dans le fruité explosif. C'est du dos crawlé dans une soupe de fraise.

 

Le vin n'a aucune agressivité.

Du vrai vin glouglou. Une cascade de fruits rouges, avec un corps léger mais un petit soutien acide en fin de bouche.

Coefficient de buvabilité côté force 9 sur l'échelle bicéphalienne modifiée.

La longueur n'est pas impressionnante, mais comme le coude est en mode relevé....

 

"Pif Purple" fait de la famille des bouteilles que l'on vide en deux temps trois mouvements sans s'en rendre compte.

Même si Lilian a choisi la "déconne" pour l'étiquette, dans la bouteille, c'est du bon et du sérieux.

A essayer d'urgence pour les amoureux du gamay ou pour ceux qui le sont pas encore!

 

Le vin est disponible chez vinivert.com dans un package "Barrique White", "Guns 'n Rosé" et "Pif Purple" pour 30 euros.

 

 

Pour la musique, ça va être facile, pour "Pif Purple", du Deep Purple!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Le Bicéphale Buveur
commenter cet article
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 03:29

Deux ans que le blog Oenos existe, ça se fête!

 

Vins de Loire en ligne de mire, enthousiasme débordant et curiosité à toute épreuve, c'est toujours un bonheur de suivre les pérégrinations de ces jeunes buveurs.

 

Si le bicéphale milite pour la totale vacuité d'un blog (avec comme seul but d'encombrer le web et de démontrer que n'importe qui peut faire, penser, écrire n'importe quoi et la terre continue de tourner), c'est bien grâce à Eva que j'ai découvert les vins d'Olivier Lemasson.

 

P92547851.jpg

(photo d'Olivier Lemasson chopée sur l'article d'Oenos)

 

 

Et pour ce cadeau, gratuit mais précieux, MERCI!

 

Je vous mets en lien l'entrevue d'Oenos avec ce vinificateur fou de plaisir, qualité et de bion (contraction plutôt bizarre de bio et bon).

Après cette lecture, dites moi pas que vous n'avez pas envie d'en goûter un petit verre...

 

 

Dans la famille des "Vins Contés" d'Olivier Lemasson, le bicéphale a sa petite préférence.

Avec le plus insouciant des hédonismes.

Parce que c'est du plaisir brut dans ta glotte, limite régressif, avec une petite pensée pour les émois masturbatoires de l'adolescence. C'est tellement bon et simple qu'on en culpabiliserait presque...

 

En plus, ce vin brille en société.

Servi sur les plus belles tables du lieu de résidence du bicéphale (cochonailles diverses, lasagnes maisons et autres friandises salées), une lampée du Vin de Table "Cheville de Fer" 2008 par les Vins Contés d'Olivier Lemasson fera (à coup presque sûr) lâcher un soupir de ravissement à vos convives.

Cela vaut toutes les bonnes manières de la table.

 

totschild.jpg

 

Ce n'est pas Nadine qui me contredira. 

 

 

L'étiquette du Vin de Table "Cheville de Fer" est simplement magnifique.

Simple, mais qui attire l'oeil et donne envie de s'y attarder.

 

DSCN0926

 

 

Fan de la contre-étiquette, le bicéphale est toujours un peu frustré quand il tourne la bouteille dans tous les sens sans pouvoir abreuver sa "soif" de connaissance...

 

"Cheville de Fer" est un vin rouge à 100% de cépage côt (ou malbec quelques kilomètres au sud-ouest).

Le côt fait parti des cépages qui ne trichent pas. Si vous poussez une vigne de côt au plus de rendement possible, le jus qui en sort tâche le fond du palais jusqu'au colon, en vous faisant grimacer et cligner des yeux.

Par contre, sur des sols pauvres, avec un rendement maitrisé, on peut avoir l'impression qu'il pleut des tirelires.

 

Si vous avez lu l'interviou d'Eva, Olivier parle de "Cheville de Fer". Il vinifie (sans intrant, sans cochonnerie chimique) les raisins d'André Chérouvrier qui n'a pas voulu se lancer dans l'aventure de la certification en agriculture biologique tout ayant toujours refusé les pesticides et autres engrais de la chimie dite conventionelle, sur des sols d'argile lourd et d'argile à silex.

On a donc un viticulteur qui bichonne ses raisins façon "old school" et un vinificateur qui ne parle que de respect du fruit...

 

Ca donne un peu envie de dégoupiller du liège.

 

Dans le verre, le vin est presque noir. Il est opaque.

Le vin est dense.

 

Au nez, même s'il est un peu fermé et un soupçon sauvage, on a l'impression d'être à l'entrée d'une ceriseraie.

Pas de trace d'odeur de vanille ou de fumée. Pas une once de tabac.

Ca sent le fruit rouge.

 

En bouche, c'est du velours posé sur la langue.

Le vin a une consistance laiteuse. Je ne parle pas d'une quelconque acreté, mais plutôt une impression de douceur avec des tanins très fins.

Je viens de me crasher lentement dans un nuage, avec un total abandon.

Le fruit est là, présent griotte, prune, groseille super mûre.

Pour les dégustateurs frustrés, il pourra manquer de complexité, d'épices.

Pour moi, c'est  75 centilitres de bonheur, qui laissent une empreinte indélébile dans mon système limbique.

 

Ce serait tellement facile avec un tel potentiel de raisin de partir dans tous les sens et d'en rajouter à la vinification.

Olivier Lemasson a choisi la voie du plaisir simple, direct, précis.

 

Pas de flon-flon, mais du très, très bon vin!

 

 

Simple, direct, précis, mais ce sont The Melvins!!!!!!!!

 

 

 


 

 

Repost 0
Published by Le Bicéphale Buveur
commenter cet article
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 07:31

Ah, putain deux mois...

 

Deux mois sans avoir la motivation nécessaire pour se poser devant le curseur qui clignote et de laisser courir les doigts sur le clavier.

Pas d'inspiration, l'impression de tourner en rond, d'être aussi malin qu'un cul de bouteille.


Alors si, en plus, la vie te met des petits bâtons dans les roues...

 

DSCN0524.JPG

 

Le bicéphale était en convalescence et a bu un peu trop d'eau ces derniers jours.

 

Mais bordel de noix, l'été approche et les glandes salivaires du bicéphale commencent à mousser.

J'AI SOIF!

 

Et après ces quelques temps de silence radio, le bicéphale ne pouvait que proposer l'excellence, le top du dessus de la crème avec des marrons au fond.

Un vin qui ouvre une nouvelle connexion neuronale.

 

Si vous avez parcouru les allées de la salle des fêtes de Leynes durant le salon des BiojoLeynes au mois d'avril, vous avez croisé ce Saint-Graal.

 

affiche-biojoleynes-2012-1


Si vous vous êtes arrêtés au stand de Pierre Boyat, vous avez sérieusement chauffé.

 

DSCN0575.JPG


 

Si vous avez eu la chance de goûter le Saint Véran 2009 du domaine du Bois de Leynes, alors vous me comprenez sûrement!

 

Saint Véran est une AOC de Bourgogne depuis 1971, avec une production uniquement de vins blancs , avec un seul et unique cépage, le chardonnay.

Cette appellation s'étend sur un peu moins de 650 hectares dans le mâconnais, avec deux zones distinctes, séparées par l'AOC Pouilly-Fuissé.

Au nord, Saint Véran entoure les villages de Prissé et Davayé (par exemple, l'excellent Saint Véran de l'école viticole de Davayé).

Au sud, Saint Véran englobe ceux de Chasselas, Leynes et Saint Vérand.


vignoble.JPG


Rien n'est jamais vraiment simple en Bourgogne...

 

 

Pierre Boyat est perché sur les hauteurs de Leynes.

Vigneron concerné, passionnant et passionné, ses vins rouges avaient déjà troué les fesses du bicéphale, l'obligeant à dormir sur le ventre durant quelques jours après avoir goûté le "Bois de Leynes" ou le "Noir de Rouge".

j'avais eu la chance de goûter sur place son vin blanc qui mûrissait tranquillement au fond de la cave, avec une acidité prometteuse et un corps de jouvencelle qui commençait à s'affirmer.

 

 

DSCN0922.JPG


Etiquette simple, à peine quelques dorures, et pas de contre étiquette.

Aucune mention d'une conversion en biologique (pourtant entreprise par le vigneron) ni de ses aspirations vers le vin que l'on dit encore nature, sans ajout de sulfites.

Le vin nature n'est pas un argument commercial pour Pierre Boyat, c'est plus de l'ordre de l'évidence.

 

Dans le verre, le vin blanc se fait or pâle. Le verre en paraît plus léger (surtout après avoir goûté le "Bouchat" de Guy Blanchard qui prend une teinte de plus en plus ambrée).

 

Le nez est aussi très léger, plus floral que fruité. Une vague impression de se balader dans un jardin avec au loin un chèvrefeuille. Le nez ne dévoile pas grand chose du vin. Comme un murmure qui invite à tendre encore plus l'oreille.

 

En bouche, là, c'est autre chose.

Le Saint Véran donne de sa personne. Complétement. Sans ambiguité.

Le fruit blanc mûr est suspendu par une acidité fluide.

C'est aérien, sans lourdeur.

La pointe d'oxydation donne encore un peu plus de corps au vin, sans le pervertir.

Un équilibre fragile entre le fruit juteux, le silex et le fruit sec.

 

En le buvant, un des premiers commentaires de Phil a été "C'est donc çà la pierre à fusil!".

 

Oui, c'est aussi çà.

 

Et c'est comme si on finissait un puzzle de 12000 pièces.

 

dernieres-pieces-puzzle_3md0t_1k1vd9.jpg

 

Tout s'emboîte parfaitement et sereinement.

 

Un grand vin!

 

 

 

 

 


Repost 0
Published by Le Bicéphale Buveur
commenter cet article

Présentation

  • : bicephale buveur
  • bicephale buveur
  • : Blog qui aime le vin! Avec humour, décontraction, et même une pointe de nonchalance. Avec des envies de partage et de découvertes. Du plaisir sans contrainte!
  • Contact

Recherche