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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 07:15

 

Ca fait un mois tout pile que le bicéphale a entamé son hibernation bloguesque...

 

Il y a des moments où tout parait fadasse.

Rien ne trouve vraiment grâce au palais du buveur et les débats stériles sur les blogs viniques ennuient le bicéphale.

Le bicéphale a juste eu une petite pensée amicale pour le vindicateur qui a été violemment hacké, heureusement sans conséquence au début de l'année.

 

La seule vraie, bonne surprise est venue d'un superbe Bergerac en "Bag In Box" taillé dans le plus beau des cartons et étiqueté "Château Lestignac". Ca, ça déchirait grave.

Mais nous en reparlons, tellement c'est trop bon...


 

Pour cette nouvelle année, pas de bilan, pas de bonne résolution.

 

Le bicéphale va continuer à son rythme de vieux branleur à boire des trucs cools, à essayer de les partager sans prise de tête, sans arrogance.

Avec sa plume pourrie, sa syntaxe bidon, son porte-feuille troué et son cerveau de moule.

C'est comme ça, ça ne vaut pas beaucoup plus.

 

 

Ce mois de congé d'entretien du blog a permis au bicéphale de se ressourcer un peu.

Le manque déclenchant l'envie, j'étais persuadé que la soif me ferait découvrir de nouveaux horizons.

Ben, j'ai plutôt (mal) vieilli.

Les fêtes de fin d'année ont surtout été l'occasion de faire un "come back to basics", en rebuvant les bouteilles garanties "plaisir dans tes fesses par le bicéphale" durant l'année 2011.

 

L'inspiration était donc au plus bas.

J'étais même prêt à buter des bretons pour retrouver le goût de l'écriture...

 

 

 

 

 

 

Heureusement que la belle-famille du bicéphale existe.

Monique, Michel, MILLE MERCIS!

 

Car, grâce à un petit tour en Thiérache et à sa voisine la Belgique, le bicéphale a retrouvé la patate!

 

Et ce n'est pas un vin qui a éloigné le bicéphale de la sobriété et de l'abstinence.


Non, c'est une bière!

 

 

Près de Couvin, à quelques kilomètres au dedans de la Belgique en passant par Hirson, juste après Chimay (hypersalivation en pensant à une Chimay bleue...), la brasserie des Fagnes nous attendait.

 

Brasserie_des_fagnes_outside.jpg

 

Frédéric Adant, accueillant et sympathique, est le jeune propriétaire de la brasserie.

Une tradition familiale, ses deux grand-pères étaient déjà des brasseurs, l'un étant même une gloire locale avec un titre de champion du monde de lutte gréco-romaine.

 

Créée depuis  1978 par un brasseur de Mariembourg, Frédéric Adant a repris le nom "Super des Fagnes" en 1994 redéfinissant complétement la bière.

Devant le succès, il ouvre la brasserie des Fagnes en 1998.

 

C'est un lieu agréable avec une belle salle de restauration-dégustation séparant un mini-musée du "brassage de jadis" et la brasserie moderne, lumineuse, propre où le brasseur, Luc Piron, se tient à dispositon pour répondre à toutes les questions des visiteurs.


 

27478_3.png

 

 

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La visite de cette brasserie artisanale est libre, instructive, bon enfant.

 

Elle déclenche surtout une indescriptible envie de boire une bière.

En pression, à une dizaine de mètres de la "source", c'est un réel bonheur de goûter aux 4 bières brassées du moment (blonde, brune, saison et griottes) dans des verres de 16 cl.

On peut ainsi facilement cibler celle que l'on préfére afin de s'occuper de son cas plus sérieusement, accompagnée d'une croûte des Fagnes (flammekueche délicieuse).


 

 

Pour ceux qui n'ont pas la chance d'habiter en Thiérache, essayez de vous procurer une bouteille de "Super des Fagnes".

 

Après délibérations avec moi-même et à l'unanimité, ma préférée est la "Super des Fagnes" Blonde.

 

 

SAM 0060

 

SAM 0061

 

La bouteille de 75 cl est discrète, avec une contre-étiquette bilingue.

 

C'est une bière de type ale, à fermentation haute.

Petit cours wikipédiesque sur la fermentation haute...

"La fermentation haute nécessite l'adjonction dans le moût de levure dite « haute ».

La levure « haute » couramment utilisée est Saccharomyces cerevisiae. La fermentation a lieu durant 3 à 8 jours à une température de 15 à 25 degrés Celsius. Lorsque la levure haute a épuisé le glucose, elle remonte à la surface de la bière, d'où l'appellation de fermentation haute.

Elle était la méthode de brassage la plus répandue avant que ne fût inventé le réfrigérateur, mais la température élevée ne protège pas la bière de bactéries ou de champignons interlopes. En particulier, la bière ainsi produite se conserve moins longtemps que celle de fermentation basse.

La fermentation haute permet d'obtenir de hautes teneurs en alcool (la levure haute n'est pas ralentie en présence d'alcool) ainsi que des arômes complexes. Les bières ainsi produites sont généralement moins chargées en dioxyde de carbone que les bières de fermentation basse. Elles se consomment à plus haute température que ces dernières, généralement entre 6 et 12 degrés Celsius.

Une bière obtenue par fermentation haute est couramment appelée Ale, notamment au Royaume-Uni."


 


Dans le verre, la bière a une jolie couleur miel, tirant sur l'orangé.

La bière est troublée par les levures en suspension.

 

La bulle est très fine, avec une mousse dense et persistante.

 

Ca claque dans la bouche, avec une amertume fine donnée par le houblon.

La bière n'est pas agressive, très parfumée.

Sur la longueur, l'amertume laisse place à une "douceur épicée", avec des notes de gingembre et d'agrumes.

C'est doux, fruité, épicé avec une fin de bouche tonique.

Ca réveille les papilles, qui peuvent, de suite, ordonner au cerveau de relever le coude pour se lover, encore une fois, dans cet or liquide...

 

Une bière belge qui déchire. 

La première bouteille garantie "plaisir dans tes fesses" du bicéphale pour cette année 2012.

 

Ca valait le coup de rater le super-méga salon des amis de la cugnette "Vin Passion" qui se tenait le 14 et 15 janvier à Bron.

 

La saveur houblonnée et gingembrée de la "Super des Fagnes" lave le spleen!

 

 

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 13:35

En cette période de fin d'année, de Noël approchant avec ses stimuli publicitaires incessants, le bicéphale se sent plus proche d'un Mister Jack burtonien.

 

 

 

 

 

 

Et chez les blogueurs, Noël est l'occasion de donner son petit conseil sur le vin qui fera plaisir le jour du réveillon.

 

Tous donnent leur petit avis.

 

Le bicéphale a même participé au calendrier de l'Avin où chaque jour un blogueur met en lumière un vin de fête...

 

Mais la vie, c'est de la bouse et Noël du caca.

 

Je voulais au départ proposer le dernier vin à boire avant de mourir.

Mais je n'ai pas eu la chance d'avoir tout goûter comme Yutaka Kanzaki du manga "Les Gouttes de Dieu" qui choisit un dernier verre de Richebourg du Domaine de la Romanée Conti avant de trépasser.

 

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Tant pis, si je devais mourir ce jour et, même si j'ai bu de sacrés bons vins, aucun ne me vient à l'esprit pour marquer mes papilles d'une dernière empreinte.

 

Surtout que le bicéphale a une âme d'organisateur, éloigné du plaisir solitaire sur le lit de mort.

J'ai plus envie d'honorer des convives par un bon vin plutôt que me le planquer sous le bras pour le siffler tranquillement, entièrement mais seul.

 

 

Alors, c'est d'un coup plus facile pour moi de proposer un vin d'enterrement (mon enterrement, par exemple) qui plaira au plus grand nombre.



Le cahier des charges est simple.


Un enterrement, la mort ne doivent pas être un lit de larmes. Il faut un vin joyeux, avec du peps, du corps, de la vie.

Parce que la mort est une étape de la vie aussi importante qu'une naissance.

Parce que la mort physique n'empêche pas le défunt de vivre dans les souvenirs des proches.

 

Un vin d'enterrement doit aussi être complexe, réveiller quelque chose chez celui qui le boit, le "bouger émotionnellement".

Pas un vin trop rectiligne, plutôt quelque chose qui ondule avec lenteur dans le palais.

Un vin avec des hauts et des bas, comme une vie.

 

Enfin, le vin servi pour un enterrement doit se marier avec des petits fours légers salés et sucrés.

 

 

 

Vous pouvez tous réfléchir au vin qui vous correspond le plus.


Moi, j'ai beau faire le tour, j'en reviens toujours à un vin blanc, 100% de cépage chardonnay, un Côtes du Jura "Les Varrons" du domaine Labet.

C'est un domaine que le bicéphale aime tout particulièrement, sis à Rotalier, dans le sud Revermont.

Nous en avions déjà un peu parlé ici.

 

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Ce vin serait le "testament gustatif" à léguer aux convives de mon enterrement.

 

Un nez de folie avec du chardonnay vous punchant l'odorat de fleurs blanches, de pêches, d'abricot.

Il y a de la vie là dedans.

 

En bouche, c'est d'abord une sensation d'amplitude, le vin enrobe les papilles, imprègne la bouche de notes beurrées avec une tension acide en fin de bouche qui dure, ondule, revient et repart.

Un vin qui marque celui qui le boit.

 

Vous pouvez aussi le boire entre amis au cours d'une fête, sur un poisson crémé, une belle volaille, en apéritif.


Vous pouvez aussi attendre le jour de ma mort pour venir le goûter près de mon urne funéraire.

Mais ce serait du gâchis d'attendre si longtemps avant de déboucher une bouteille de "Varrons".

 

 

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 14:12
La dépêche AFP en ce beau mois de décembre, vient de tomber : « A l’heure ou les égéries  siliconées font fureur  dans le monde du luxe,2 maisons de champagne font des choix radicalement différents pour leurs ambassadrices à travers le monde. L’honorable maison de champagne Laurent Perrier a fait le choix de la « maxi »cougar  la plus « in » de neuilly, mademoiselle Liliane bettencourt et la maison TARLANT prend un chemin moins glamour en choisissant la presque pas sexy Scarlett johansson. »

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Ce choix étonne ? Moi non !

Tata Nadine vous fait une petite blaguounnette ! 
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En fait, ce n’est pas vrai, mais je propose de contacter les responsables marketing pour donner mon avis.

Il faut savoir cibler son cœur de clientèle.
C’est ca le vrai marketing ainsi que du savoir vivre !

Et là, la clientèle et le produit n’ont rien à voir.

D’un coté, le conventionnel aux relents de naphtaline, de l’autre la fraicheur joyeuse aux saveurs naturelles.

J’ai eu l’extrême plaisir de pouvoir déguster les  rosés de ces 2 maisons en même temps.

D’un coté, le Laurent Perrier rosé, au prix si abordable de 70 euros (hé oui, amis bourgeois) et de l’autre, un outsider du nom de TARLANT zéro rosé (32 euros chez vos meilleurs cavistes…ca fait limite pauvre, 32 euros….).

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Question habillage le LP rosé mérite la palme d’or.
Formes rondes, féminines, voluptueuses. Un bien bel habillage ! Immanquablement en soirée, ce beau flacon sera du meilleur effet.
Par contre pas de contre étiquette pour nous expliquer de quoi est fait ce produit ( on est riche, on s’en fout).

De son coté, Tarlant reste sur une forme de bouteille  classique…ca fait si…d’jeuness ( les djeuness sont souvent moins riches pour ne pas dire sans le sous).  
ET son étiquette est d’un goût….avec ce grand Z sur fond blanc et rose.
C’est fait pour aller ce déhancher au QUEEN'S.
Etiquette marquée d’un Z qui veut dire Zorro…Zéro !
Zéroooo, zéro ….bouteille qui se vide avec joie ! Zéroooo, zéro…bouteille qu’on ne videra pas qu'une fois !!
Pardon….c’est l’association drogue, le botox et l’aricept (NDLR :médicament pour la démence).
Le Zéro est là pour nous rappeler que ce vin (hé , oui c’est du vin !) n’est pas….chaptalisé (sic )….chargé en sucre…bref , brut nature.
La classe intemporelle de la grande bourgeoisie botoxée momifiée dans le Chanel numéro 5  trainant dans les bas fond de Monaco d’un coté et la fougueuse jeunesse du vrai goût  sans sucre de l’autre. (NDLR : pour ce qui est du botox je ne veux cibler personne de ma famille).

La bouteille c’est bien gentil, mais le vin dans tout cela ?

Le nez :
LP : le nez a la pesanteur de fruits trop murs.
Tarlant : le nez est fait de fraises des bois et de rhubarbe fraichement coupée.
 
La bouche :
LP : sirop de fruits rouges (des actions chez teisserre ?), cerises séchées (comme dans les infusions de ma mamie), des notes de crème fouettée (ho oui, j’aime le fouet et la fessée aussi !). Bref, des saveurs lourdes et plutôt artificielles (ont-ils des actions chez ALSA pour aimer le gout des levures)!
Tarlant : joyeuse acidité sur des notes de citron vert. Corbeille de fruits frais (comme à la cueillette) avec toujours, la subtile fraise des bois et des notes de cerise (mais pas trop, sinon c’est lourd).

Longueur en bouche :
Dans les 2 cas les vins sont persistants et ne cherchent pas à fuir.

La conclusion de cette « wine battle » ?

Entre 2 vins aux prix si différents, le LP s’adresse aux buveurs d’étiquettes qui veulent du chic bourgeois. Si vous cherchez un gout similaire , n’allez pas dans cette gamme de prix et tapez plutôt sur l’AYALA rosé qui finalement est assez proche en gout en moins lourd.
Si vous cherchez un vin et non des bulles avec du Teisseire , allez chez des gens comme TARLANT, BOULARD , F.PASCAL, BERECHE, LAHERTE , CHARTOGNE…

Amis bourgeois, arrêtez de boire de la M…. qui coute cher !

A choisir en liliane B et Scarlett J , mon choix est fait, et vous ?

Ps :Si vous penchez pour Lili B , vous devriez consulter un vétérinaire.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 18:29

Pour l'avin, le bicéphale a une mission.

Je veux vous aider à parfaitement réussir votre réveillon.

 

Etant une buse pleine de bonnes intentions mais sans talent dans les oeuvres culinaires, je vais me concentrer sur le vin qui va clouer vos invités.

 

Pour les petites bulles apéritives (ou pas), Stéphanie du blog "Un Mets, Dix Vins" a compilé un paquet de bonnes idées.

 Et même si le thème était les bulles de mariage, les convives chers à vos coeurs en cette fin d'année vont adorer chacune des propositions "coups de coeur" de la blogosphère vinique.

 

Pour le vin rouge, sortez des traditionnels vin de Bordeaux ou de Bourgogne et claquez donc un superbe Côtes-du-Rhône!

 

Tiens, justement, si on parle d'un Côtes-du-Rhône, autant boire un vin qui vous fera saliver durant plusieurs mois rien qu'en y pensant. 

Ce sera le cas après avoir goûté "La Sagesse" Côtes-du-Rhône 2009 du domaine Gramenon.

 

 IMAGE_447.jpg

 

 

 IMAGE_449.jpg

 

D'abord, parce que c'est trop bon.

Ensuite, parce que c'est trop bon.

Et au final, parce que c'est trop bon.

 

 

Difficile de pouvoir exprimer tout ce que ce vin a remué dans la petite tête du bicéphale.

 

Dès l'ouverture de la bouteille, ça sent la dynamite... Le nez n'est pourtant pas le plus expressif, mais se mèlent fruits rouges, toffee, alcool.

Dans le verre, après une petite aération, ces arômes se développent, sans être agressifs.

 

Dans la bouche, le vin prend de la place.

Les tanins sont fins, jamais asséchants. On est surpris par la vivacité du vin (je m'attends toujours à avoir des vins "ronds" dans le sud de la vallée du Rhône).

Je me sens comme à la proue d'un bateau qui navigue entre une mer de concentré de fraise-framboise et un océan d'herbes et d'épices.

La finale longue et marquée par un alcool qui met des bonnes claques aux papilles est juste trop bonne.

 

Bue sur un filet de rumsteak au thym et des pommes de terre sautées au beurre, j'ai limite une larme à l'oeil quand la bouteille est finie.

 

Intense, facile, plaisant, pur, bouteille définitivement trop petite...

 

Avec ses 100% de cépage grenache de plus de 70 ans, "La Sagesse" est tout sauf sage.

Sans être sauvage, le vin nous emmène loin!

 

Juste un dernier mot sur le domaine Gramenon.

Situé dans la Drôme, chaque cuvée est un réel bonheur.

Biodynamique certifié en 2009, sans connerie ajoutée dans les vignes ou dans les vins, que du plaisir...

 

Pour moins de 20 euros, on tape dans de la top qualité, valeur sûre pour magnifier un réveillon (mais pas que)

 

C'est garanti "bicéphale buveur".

Soit vous êtes séduits, soit le bicéphale vous invite à la maison pour vous refaire goûter la gamme et vous faire changer d'avis!

 

Allez y les yeux fermés (horrible jeu de mots avec le clip qui suit...)!

 

 

 

 


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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 09:31

Le dernier vendredi du mois, c'est "vendredi du vin".

 

vdv-logo

 

Je rappelle (très vite fait) le principe.

 

Un nouveau président chaque mois qui balance un thème autour du vin, des bloggeurs (ou non) qui planchent sur le sujet et qui tentent de montrer leur sensibilité.

C'est agréable d'avoir un sujet commun et de partager expériences et émotions.

Il y a toujours une foultitude de bonnes idées, qui appuient sur la gâchette mentale du "moi aussi, j'en veux" du bicéphale.

 

Ce mois-ci, notre président est (encore) une présidente, ce qui a l'avantage de ravir le bicéphale.

 

Marre des vieux poilus du vin, vivent les jeunes filles fraîches mais à l'haleine chargée...

 

Stéphanie du blog "un mets, dix vins" veut que l'on se penche sur des "Bulles de Mariage".

 

"Avec des équations à résoudre pas si faciles que cela : un vin festif, symbolisant une occasion unique (donc un peu d’élégance quand même dans le verre !), une envie de faire plaisir au plus grand nombre, amateurs de vin ou pas, en partageant une émotion autour du verre, et quand même, une contrainte budgétaire raisonnable. Le vin des jours heureux en somme, mâtiné d’une pointe de réalisme."

 

C'est qu'on aime ça, les bulles...

 

Les idées ne manquent pas.

 

Que ce soit le crémant du Jura du domaine Labet, servi avec fierté un samedi du mois de mai où j'étrennais mon alliance.

Que ce soit un pétillant naturel de gamay du Beaujolais "un petit coin de paradis" du domaine des Grottes, qui fait toujours son petit effet.

Que ce soit un autre pétillant naturel de Guy Blanchard, le "Blanc Charmant", pour la réunion pré-mariage.

 

Mais, si on me parle d'élégance, autant claquer ce que j'ai de plus élégant.

 

La classe de chez la classe avec une cerise dessus.

 

Quand on pense belles bulles, il y a un raccourci facile vers la Champagne (sans faire mon bourgeois).

 

Et quitte à vous parler de Champagne élégant, autant y aller franco et révéler à la face du monde THE Champagne qui incarne l'élégance.

 

"La Cuvée Petraea" 1997-2006 de Francis Boulard est un vrai bonheur.

 

 

 IMAGE 417 

 

 

 

C'est d'abord une histoire de symbole.

 

Quoi de mieux pour un mariage qu'une cuvée perpétuelle?

 

La cuvée Petraea a été démarrée avec des vendanges de 1997 et utilise la technique dite de solera.

Chaque année, la dernière vendange, vinifiée et élévée séparément, est introduite pour représenter un quart du volume total. De cet assemblage, on prélève ensuite une quantité équivalente à celle que l'on vient d'ajouter pour la mettre en bouteilles.

Ici le vin va des vendanges 1997 jusqu'à celles de 2006.

 

Je vous mets aussi la contre-étiquette qui est l'une des plus informatives jamais vues.

 

 

IMAGE 418

 

 

C'est un brut nature, non dosé en sucre, avec un assemblage à majorité de pinot noir (cépage roi des vins rouges de Bourgogne).

 

Francis Boulard est une star de la Champagne, malgré toute sa modestie.

Adepte de la biodynamie, d'une culture du terroir, de la vinification sans levurage, Francis et sa fille Delphine proposent une gamme de Champagne qu'il faut goûter (au moins) une fois dans sa vie.

 

 

Amoureux du vin et des bonnes choses, il fait des Champagnes ciselés, des vrais vins de vigneron "haute couture", pour des prix plus que raisonnables pour le plaisir donné en retour.

 

Difficile aussi d'être objectif avec Francis pour le bicéphale, nous adorons l'homme autant que les vins.

 

La Cuvée Petraea 1997-2006 a un nez superbe de fruits secs, de fruits blancs avec un côté foin, herbes sèches.

 

La bulle est fine, vive, sur une robe or pale.

 

En bouche, c'est festival!

 

Le vin est complexe et, dans le même temps, délicat.

La structure est d'abord vineuse, avec des arômes de fruits secs, de miel évoluant sur une trame acide et droite, avec les agrumes qui stimulent les papilles.

La bulle rafraichit tout ça, avive la bouche... Premier whaouh. 

Il y a un petit côté oxydatif qui déploie tous les arômes du vin et donne cette belle longueur. Deuxième whaouh... 

 

C'est un joli moment "vinique".

 

Un magnifique vin à partager pour tous les moments de la vie.

 

  

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Encore merci à Francis pour ses vins.

 

Si vous voulez boire du vin fait en Champagne, du terroir en bouteille, des bulles comme des cadeaux, buvez du Francis Boulard!!!!

 

 

 

 

MC5, moi, je trouve ça élégant de la couleur des vestes jusqu'à la coupe de cheveux... 

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 01:44

Je ne vais pas faire une fixette sur le Beaujolais Primeur (dit nouveau) mais on a la chance d'avoir de superbes jus.

Et le bicéphale ne peut pas taire ces merveilles de vin.

 

Parce que le Bojo Nouvo, c'est du vrai vin avec du "plaisir qu'il est bon à l'intérieur de ta bouche".

 

Après le "Cougar" des P.U.R, on va parler d'une autre claque de Beaujolais.

 

Le "Brut de Cuve" 2011 du Domaine des Côtes de la Molière est une bombasse de raisin pressé.

 

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Accroché sur une des plus belles collines du Beaujolais, le village de Vauxrenard ressemble, en approchant, à un navire sur le haut d'une vague par jour de tempête.

 

11482616.jpg

 (la vague formée par les collines du Beaujolais)

 

 

Pourtant, quand on gare sa voiture, tout respire la quiétude.

 

Jusque dans le petit magasin bio, en face de l'église, tenu par la famille Perraud, du domaine des Côtes de la Molière.

 

Le bicéphale avait un objectif précis (du Bojo Nouvo des Côtes de la Molière).

Son regard a été happé par quelques bouteilles de précieux nectars bio (ceux de Michel Guignier, Les beaux Champagnes de Francis Boulard).

Mais, après quelques caresses pour le chien, rien ne peut stopper un bicéphale qui veut du Beaujolais primeur.

 

 

Et c'est le coeur léger et les bras chargés de deux caisses que le bicéphale est rentré en Bresse.

 

 

Au domaine des Côtes de la Molière, les raisins sont sans intrant chimique, on n'utilise pas de levures autres que celles du raisin cultivé et le mot "chaptalisation" n'existe pas.

Pas de souffre non plus.

 

C'est toujours un plaisir d'ouvrir un Beaujolais Primeur.

Dès que le bouchon saute, on a l'impression d'être au pied de la cuve.

Puis les fragrances de fruits rouges frais arrivent gentiment.

C'est le moment de boire...

 

Dans le verre, la couleur grenat est plutôt bien soutenue.

 

Dans la bouche, c'est de la bonne potion magique.

De celle qui vous fait gagner quelques centimètres, taper des pieds et rugir de plaisir.

 

 

 

 

 

  

Nous sommes clairement au milieu d'un panier de fruits rouges frais, à peine ramassés.

C'est simple, mais sans concession.

Du plaisir, du plaisir, du plaisir et c'est tout.

 

C'est vivifiant de se plonger sans réfléchir dans un vin à l'accès aussi facile.

Comme revoir un vieux pote qu'une fois par an et d'en profiter au maximum entre vieilles histoires et futurs projets.

Autour d'un bon petit saucisson.

 

Le "Brut de Cuve" est ce vieux copain qu'on regarde l'oeil brillant, le sourire suspendu attendant le prochain bon mot.

 

C'est simple, "right in your bullets".

 

Tellement évident.  

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 00:56

Le troisième jeudi du mois de novembre, c'est Bojo nouvo!

 

C'est comme ça, c'est immuable.

 

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Du jeune étudiant qui buvait de la pauvre pisse-dru en pleurant pendant la semaine qui suivait que son estomac souffre, le bicéphale s'est épanoui en fine gueule.

 

Eh oui, à force d'insister, on trouve de superbes bouteilles de Beaujolais Nouveau.

 

Alors, en "primeur", pour les lecteurs de ce merveilleux blog tout pourri, une bombe qu'il vous faudra chercher telle une truffe perdue dans le Périgord.

Sachez que, si vous dénichez ce nectar, le plaisir des yeux s'alliera à celui de vos papilles. Il vous fera remuer votre langue, claquer le palais et dire "Putain sa mère, il est trop bon ce bojo".

 

Le Beaujolais a ce pouvoir d'ouvrir les sens et de délier les langues les plus austères...

 

Pour les amis lecteurs aussi nuls que le bicéphale, je rappelle que le Beaujolais Nouveau est un "vin primeur", c'est à dire mis en bouteille dès que la fermentation est finie, sans élevage par le vigneron.

Dans le Beaujolais, ce vin primeur est réalisé avec 100% de cépage gamay, commercialisé 2 mois après la récolte, la macération semi carbonique (par les bactéries) à peine terminée.

 

Chez les vignerons qui aiment faire du bon vin, c'est l'occasion de goûter des "bombes" de fruits!

Chez les margoulins, c'est l'occasion de vendre une piquette à japonais à moindre frais.

 

Donc, ne jetez jamais la pierre sur le Beaujolais Nouveau mais sur les producteurs peu scrupuleux adorant manier les levures, la chaptalisation et la thermorégulation...

 

Non, aujourd'hui nous parlons d'un vin pur, car réalisé sans levurage, sans cochonnerie ajoutée...

 

Le Cougar Beaujolais Nouveau 2011 de P.U.R est arrivé.

 

L'étiquette est magnifique, la dose d'humour à la limite du létal... Ce qui est pour plaire au bicéphale!

 

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En moins joli, la photo réalisée par la console de jeu portative (l'appareil photo séculaire ayant décidé de tomber en panne pour de bon...).

 

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Je vous laisse quelques secondes pour admirer le superbe ouvrage d'étiquette...

 

Et je vais vous dévoiler en quasi exclusivité mondiale de l'univers ce qu'il y a derrière ce post-it.

 

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Pour avoir le goût de banane, point de levure qui développe ce goût de benzène aromatique, mais une capote "banana taste".

 

 

Chez P.U.R (Production Unique et Rebelle), le vin est sacré!

C'est bien plus important que l'étiquette (même si elle vaut des points), et, nous, au bicéphale, on aime bien le principe.

 

Un peu moins de 5000 bouteilles ont été produites.

Si vous avez la chance d'en trouver, précipitez vous.

 

Dans le verre, le vin est grenat plutôt foncé par rapport à la très grosse majorité de bojo nouvo.

 

Le nez est explosif de fruits rouges...

Le vin appelle le saucisson et le jambon de pays.

C'est un cri d'amour.

 

En bouche, je ne suis pas déçu.

C'est d'abord fruité. Sans aucun goût de banane, mais avec une brassée de fruits rouges bien mûrs.

Le vin est "facile à descendre", sans effort, piste bleue.


Mais, vient un côté "alcool" qui réveille les papilles. Le vin a une belle présence, même une complexité surprenante pour un gamay primeur.

En aveugle, je serai plus parti vers un Beaujolais Village de belle facture, par la robe du vin et cette longueur plutôt inhabituelle en sortie de cuve.


 

En finale, aucune acreté, juste une envie d'y retourner.

S'il existe un mot plus fort que gouleyant, il s'applique au Cougar de P.U.R.

 

Je mesure la chance d'avoir réservé quelques bouteilles, et me maudis d'en avoir réservé si peu...

La seule consolation qui me reste est que je vais pouvoir vite goûter les bojo nouvo du domaine des Côtes de la Molière, de Michel Guignier, de Lilian Bauchet et tant d'autres...

 

Alors, bonne fête du Beaujolais Nouveau, c'est le moment de se faire plaisir avec un paquet de vins festifs, faciles à boire entre amis!!

 

 

 

 


 


 


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Published by Le Bicéphale Buveur
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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:54

Ecrire un blog qui parle de vin, c'est déjà cool.

 

Le bicéphale pèse la chance d'être (presque) né dans le web 2.0, même s'il y comprend rien à pas grand chose en réseau social et autres twittades.

Le blog est devenu un espace chéri de communication, de partage, d'apprentissage du vin.

 

Et ça, c'est énorme.

 

Pouvoir causer de vinasse, des émotions qui s'en dégagent sans devenir un passe-plat des différents comités interprofessionnels (voir le savoureux article du Vindicateur, aucune chance de lire ça dans la Revue du Vin de France...) ou sans être arrosé d'échantillons, d'invitations avec impossibilité de les refuser (parce qu'on est payé pour ça), c'est du bonheur.

 

On ne retient donc que l'essentiel, non solvable, non quantifiable, loin de tout mercantilisme, le PLAISIR.

 

Sans concession.

 

Ca peut céer des jalousies. Parce que tout ce qui est gratuit est souvent naïf.

Certains journalistes voient d'un mauvais oeil l'arrivée d'une horde d'amateurs plus ou moins éclairés, sans aucune pression, qui déballent leurs trips viniques comme un carnet de dégustation ouvert à tous.

Entre tentatives de récupération (pour ne pas rater le train du numérique), dédain teinté de mépris, le bicéphale essaie de faire son adolescence avec la plus saine des insouciances...

 

 

Ca passe par des rencontres, des partages, des verres trinqués.

 

Dernière rencontre en date, celle de la "dégustation de la fin de semestre des internes de Dole".

En fait, il n'y a pas vraiment de nom à cette dégustation. Juste l'envie de jeunes gens de découvrir des vins, de trinquer ensemble, autour de superbes bouteilles sélectionnées par Monsieur Stéphane Planche, grand gourou et aussi un des plus beaux choix de vins d'un oenologo-caviste talentueux au "Jardins de Saint Vincent", à Arbois.

 

 

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(Stéphane en pleine action, avec, en arrière plan, un special guest, mister Michel Gahier, énorme vigneron du Jura et du monde)

 

Je ne vais pas noter les vins bus, leur donner une mention allant de "assez bien " à "excellent".

Je suis assez nul dans cet exercice, avec une facilité à la saturation lors de grandes dégustations.

Mais, ça ne va pas parler technique (pour ça, n'hésitez pas à contacter Stéphane Planche).

Ca va parler de vins à boire entre amis.

 

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Nous allons juste mentionner des vins qui ont plu, qui nous ont permis d'aiguiser les sens, voire d'ouvrir des petites portes mentales sur le long chemin du plaisir vinique.

 

 

Parce que les vins bus ce soir là ont tous une capacité à déclencher l'émotion.

 

Des "interrupteurs à plaisir".

 

- La grosse surprise de la dégustation a été une "avant-première". Celle du "pétillant naturel" 2011 de Michel Gahier, un vin dense, rouge de plaisir à la bulle fine et acide.

Du 2011, pas encore tout à fait disponible, mais nous sommes tous sur les starting-blocks, tellement c'était bon.

 

- Les vins de La Sorga ont coulé à flot... Le bicéphale adhère complétement au concept de "La Sorga", vins de négoce ultra précis, du vin nature fait avec les tripes tutoyant la haute-couture. Pour en citer deux, le "Chat-Zen" et le "Rancio-lytique" ont décollé les papilles des dégustateurs en herbe. Bravo Anthony Tortul!

Courez (re)boire ses vins, ils déchirent.

 

 

- Etienne Thiébaud du domaine des cavarodes fait parti de la jeune garde des vignerons jurassiens. C'est précis, complexe. Des vins qui ont le mérite de ne même pas être chers... Pour goûter ce qui se fait de meilleur en... France, tout près d'Arbois.

 

- Une claque vinique après avoir bu les "vieilles vignes" 2005 du domaine de Peyra, gamay d'Auvergne, gourmand, complexe, à l'oxydation marquée, allant vers le vinaigre basalmique. Une expérience remuante, pour laquelle je n'étais pas préparé. Malgré une perplexité interrogative, le vin m'a intéressé.

 

- La cuvée 53 de "La Grange aux Belles" a été un véritable succès avec les jambons crus du Haut-Doubs, les rillettes de truites des Planches. Un vrai vin de saucisson avec tout ce qu'il peut y avoir d'éloges!

Le bicéphale est d'ailleurs absolument fan.

 

- Autre énorme claque pour la meute de buveurs monocéphales, les vins du domaine Léon Barral, dont la cuvée "Jadis" en AOC Faugères, dans le Languedoc.

Une unanimité totale entre ceux qui ont apprécié sa concentration, ceux qui ont été séduits par sa gourmandise.

Ca a trépigné, ça a claqué de la langue, ça a souri dès la première gorgée...

 

- Le bicéphale n'était pas venu les mains vides avec ses "petits chouchous", le "Bois de Leynes" de Pierre Boyat, le "Blanc charmant" de Guy Blanchard et autre "Pas de bla-blah" du domaine des sabots d'Hélène...

 

 

Bref, un superbe moment de partage, dans un sain brouhaha, avec des discussions qui partaient dans tous les sens.

 

En conclusion, le vin a eu la capacité de nous rendre tous beaux et contents, à défaut d'être devenus plus intelligents (illustration juste en dessous). 


 

KICX1339.JPG


 

 

Encore merci à Stéphane Planche pour sa passion qui a débordé et dont tout le monde s'est abreuvé.

Sensibiliser au beau, au bon et au responsable, ce n'est plus un don chez Stéphane, mais une sorte de superpouvoir.

Bravo!

 

C'est aussi pour ça que c'est vraiment cool d'avoir mis en route le blog du bicéphale...


 

 

 

 



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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 10:20

Le dernier vendredi du mois, c'est vendredi du vin.


 

vdv-logo

 

 

Même si la terre tremble, même si c'est jour de travail, même si le chat du voisin est coincé en haut d'un arbre.

 

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Même si le bicéphale est en panne d'inspiration...

 

 

Comment ne pas adorer le sujet de mister Olif, dieu vivant de la pinartitude, le coude haut levé en signe de résistance pour la ligue du "plaisir partagé autour d'un verre", nouveau (vieux) président des "Vendredis du Vin".

 

 310122_10150346695434873_718364872_8020327_424681750_n.jpg(le plus beau presque profil d'Olif) 

 

Chaque dernier vendredi du mois, un imminent blogueur balance un sujet à la face de la blogosphère vinique.

Et tous les amoureux de la belle bouteille peuvent enchaîner sur leurs expériences personnelles, sur tout médium virtuel ou réseau social dont la page Facebook des VdV. 

 

Ce vendredi, c'est Beaujolais.

 

Autant dire un peu l'un de mes terrains de jeu préférés.

 

 

Mais, voilà, quand on est atteint du syndrome de la page blanche... avec le curseur qui clignote pendant de longues minutes sans qu'aucun mot n'apparaisse... Laissant la place à des sueurs froides et un mal de tête...

 

 

Il faut chercher du plaisir simple, avec juste ce qu'il faut de régression infantile.

Et se lover dans ce vin.

 

Les vins du Beaujolais ont ce pouvoir de plaire immédiatement.

Le gamay, cépage au fruit explosif, peut être source d'apaisement et de tranquilité.

Un objet transitionnel.

Un nounours vinique.

 

 jouet-nounours_1.jpg 

 

 

On en boit et tout va mieux.  

 

Alors, aujourd'hui, pour les vendredis du vin consacrés au beaujolais, le bicéphale veut de la légéreté et de la simplicité.

 

Le bicéphale veut son "petit coin de paradis".

 

 

 

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Boire du plaisir et courir tout nu dans les vignes.

 

 

 
 
Après ça, c'est presque anecdotique de parler du vin...
 
Ecrire que c'est un des meilleurs pétillants naturels ( le fameux pét'nat) que j'ai eu la chance d'avaler, alors que je suis moi même en train d'ôter mes vêtements pour gambager le trilili à l'air en sirotant à grandes lampées ce jus de raisin, est presque dérisoire.
 
Du naturel de la racine la plus profonde de la vigne jusqu'au fond de la bouteille, pour un vin rouge au sucre présent contre-balancer par des bulles fines qui éclatent et vivifient la bouche.
 
Goûté la première fois aux "BiojoLeynes 2010", la gourmandise de ce vin "Un petit Coin de Paradis 2009" du domaine des Grottes m'avait plu.

545590996.jpg
(photo prise par Olif, lors de notre première rencontre au beau milieu des biojoleynes, Perrine et Romain du Domaine des Grottes et un bicéphale caché derrière son verre)
 
 
Mais je trouvais que le sucre était un peu trop marqué.
Quelques mois au fond de la cave et le fruit rouge et compoté se fait plus présent, le tanin léger s'allie à la belle bulle pour se marier avec un sucre qui a un peu fondu.
 
Le vin s'est complétement donné au buveur, qui peut fondre gentiment de plaisir...
  

Romain Des Grottes a ce côté génial qui tutoie la dinguerie douce.
 
Et quand on boit ce "petit coin de paradis", on en devient aussi dingue.
Irrémédiablement.
 
Toi, aussi, viens crier "Li-ber-té"
 
 
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Published by stephane et david
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 08:47

Je vois déjà les "amateurs" éclairés du Vin (avec majuscule) qui se tiennent les côtes pour ne pas exploser de rire...

 

"2001... Une année pourrie dans le chablisien, un millésime raté... Ah, le bicéphale est vraiment d'une nullité absolue"

 

Oui, c'est vrai, le bicéphale est d'une incompétence crasse.

C'est un style.

 

Mais, ce post est surtout un petit rappel.

Ce n'est pas le millésime qui fait un vin, mais le vigneron.


Il n'y a rien de plus agaçant que ces petits cartons, fournis par des revues spécialisées du vin ou par les hypermarchés durant la "foire au vin", qui notent chaque millésime d'une appellation.

 

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ici, la carte des millésimes par Auchan...

 

 

Pour donner une tendance du millésime, dégager quelques généralités mais surtout de grosses conneries inutiles.

 

Quand on commence à prendre du plaisir à boire du vin, avec une réelle envie de découvrir de nouveaux horizons, on est tenté de regarder ce machin.

Et bien, si le bicéphale a un seul conseil à donner aujourd'hui, c'est qu'il ne faut pas regarder cette daube.

 

Un millésime noté "excellent" sur une appellation n'empêche en rien de tomber sur un vin horrible...


Un bon vin est une subtile alchimie entre la terre, le ciel et les hommes.

 

Ca vaut aussi pour l'inverse.

2001 a été une année pourrie dans l'appellation Chablis, vins blancs exclusivement faits de cépage chardonnay.

Maturités difficiles du raisins avec maladies, vendanges catastrophiques...

 

Mais il peut y avoir quelques pépites qui sortent de terre.

 

C'est le cas de ce Chablis Premier Cru "Les Vaillons" 2001 de Francine et Olivier Savary.

 

KICX1301.JPG

 

C'est lors d'un passage à Maligny, au nord de Chablis, que je me suis arrêté, par hasard, au domaine Savary.

Installé en 1984, le domaine Savary s'étend sur un peu moins de 20 hectares, en partant de rien.

Olivier Savary, avec l'amitié de Jean-Marie Raveneau, a su agrandir le domaine, tout en améliorant la qualité des vins produits.

 

J'ai pu acheter les dernières bouteilles du millésimes 2001 qui ont une histoire particulière.

Le millésime 2001 avait laissé un coup amer pour les vignerons de l'appellation Chablis.

Un vent de panique soufflait gentiment au bord du serein.

Les hard-discounteurs, sentant la bonne affaire, ont démarché les vignerons pour racheter leurs vins "ratés" et les écouler à un prix de misère.

 

Olivier Savary a préféré "oublier" les bouteilles de Cahblis "Les Vaillons" au fond de la cave durant 5 ans.

 

Et, là, au bout de ces quelques années, BING BAM BOUM!

 

 

 

 

Ouverte sur des plats de côte de veau confits à l'huile d'olive avec riz au curry, cétait juste magique...

 

Je déteste les Chablis trop marqués par le bois ou qui développent trop le côté craie typique des sols chablisiens.

 

KICX1298.JPG

 

Là, dès l'ouverture, les notes florales et d'agrumes embaument à deux mètres à la ronde.

Sa couleur jaune paille donne une impression de jeunesse.

 

A la première gorgée, on tombe sous le charme.

Le vin se déploie facilement dans tous les recoins de la bouche.

Fleurs blanches, pamplemousse, le vin est enveloppé par une tension acide en fin de bouche.

On retrouve la typicité du Chablis avec cette sensation de vivacit du vin, que certains appellent "minéralité".

2001 et toutes ses dents, on a la sensation que le vin en a encore sous la pédale, loin d'être à bout de souffle.

C'est vif, frais, tendu.

 

Très agréable, le vin se réchauffe dans le verre et s'intensifie, les arômes d'agrume se développant.

 

Parfait sur le plat.

Un vin fait pour sublimer une viande de veau.

 

Ce Chablis est (cerise sur le gateau) accessible, à une douzaine d'euros!

 

N'écoutez jamais les mauvaises langues qui critiquent un millésime, car, partout, des vignerons peuvent sublimer une année à faible réputation.

Ce serait dommage de passer à côté d'un trésor.

 

En parlant de trésor...

 

 

 

 


 

 


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