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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 00:12

Ca arrive à tout le monde.


On se retrouve chez le caviste, à trainer entre les rayonnages, sans vraiment savoir ce dont on a envie... L'honorable commerçant est déjà occupé à conseiller, et, tout à coup, une étiquette vous parle.


Généralement, je prends cette bouteille sans trop réfléchir.


C'est mon côté néophyte, le nom du producteur est rassurant, ça parle à ma maigre culture vinistique.


Souvent, je le regrette...


Ca laisse peu de place au suspense de ma dernière dégustation, le Pouilly-Fuissé 2007 du domaine Jean Rijckaert.

 

IMAGE_093.jpg

 

Jean Rijckaert, d'origine belge, est un vigeron-négociant célébre, formé chez le fameux Jean-Marie Guffens, le pape du macônnais.


Il tient une belle maison de négoce à Leynes, dans le beaujolais. Ses vins phares sont portés aux nues, on parle de style franc, minéral, incisif... J'ai lu des critiques du type ,"le chardonnay n'a plus aucun secret pour lui", "un style pur, minéral avec un équilibre idéal dans tous ses vins"...


Ca me parle, et c'est sans hésitation que j'achète ce Pouilly-Fuissé "générique", à une douzaine d'euros.


Le Pouilly-Fuissé est le vignoble le plus connu du macônnais, surveillé de près par la roche de Solutré qui le surplombe. Les vins blancs sont produits exclusivement en chardonnay, le seul cépage "blanc" dont les bourguignons n'ont pas honte...


l'étiquette est dépouillée, mais le chaland remarque deux choses, c'est du Pouilly-Fuissé et c'est Rijckaert qui le fait!


La première grosse déception, le bouchon est synthétique. On retourne le bouchon dans tous les sens, ça ne sent rien. Sentir le bouchon est "le" préliminaire adoré avant de verser le vin. C'est un tue-l'amour, comme se faire des gros câlins en moon-boots, avec cache-col épais, mouffles et anorak...

Tant pis...


La robe a des jolis reflets jaune d'or, ça claque dans le verre.


L'odeur n'est pas inhabituelle, florale avec un côté beurré, faisant penser à du Meursault sur sa côte chalonnaise, mais avec une odeur de bois qui monte... Aïe, c'est le fût qui parle.


Ca tourne, ça tourne dans le verre, et zou, derrière la cravate. L'élevage est trop présent, le boisé vanillé, l'amande, goûts provenant du fût, écrasent un peu tout. C'est déséquilibré, on note bien du gras avec ce côté beurré, et la finale est assez longue et acide.

Mais la seule impression qui reste est le boisé vanillé. Le vin est "caché" par l'élevage.

Ca ressemble à un maquillage de bagnole volée, ou à du tuning sur une mobylette Peugeot 103 SP.


Le vin n'est pas foncièrement mauvais, et, sur des noix de Saint Jacques, il peut apporter du plaisir. Mais je m'attendais à une originalité, une surprise; ça me laisse un sentiment de vin facile, taillé pour la grande distribution.


Voilà, un vin en forme de 103 SP avec guidon chromé, autocollants en forme de flammes sur le réservoir et lanières de cuirs qui claquent dans le vent.

 

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(et celle là n'a même pas le guidon chromé)

 

David


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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 20:20

On ne peut pas vous mentir plus longtemps... Un des bicéphales ne peut plus cacher son pedigree.

Enfant d'immigrés du Portugal, je revendique ma part de tos'attitude.

Bien que né en Picardie, maîtrisant la bière, le maroilles et la flammiche, j'ai été élevé sous le regard bienveillant des chais de Porto, et je ne perds pas une occasion d'y emmener mes amis pour découvrir ce vin de convivialité noble et débordant de saudade (difficile à traduire... nostalgie amère, peut être).

Fraîchement débarqué dans le Jura, je suis tombé en amour du terroir, des cépages, des vignerons.

le vin jaune, évidemment, en devenant moi aussi un crazy yellow addict, mais aussi tous les vins blancs ouillés, chardonnay ou savagnin.

J'avais eu un départ plus difficile avec les rouges jurassiens, entretenant une relation plus que bizarre avec le cépage trousseau. Comme un déjà vu...

La réponse est tombée comme une évidence, le trousseau, appelé aussi bastardo au Portugal, entre dans le large éventail des cépages du Porto.

EUREKA!!!! Ca me turlupinait depuis ma première dégustation de Trousseau, que le bicéphale buveur aimerait partager dans un millésime récent.

IMAGE_089.jpg

Le côtes-du-jura Trousseau 2008 du Domaine Grand est un vin plus que connu, qui se trouve facilement chez le caviste du quartier.
Le domaine Grand n'est pas un petit producteur certifié en conversion bio qui fait écouter du classique à ses vignes...

Le domaine Grand se trouve à Passenans, tout près de Lons-Le-Saulnier et de Chateau-Chalon, dans le Jura sud, existant depuis 1976 (grande année pour les bicephales buveurs, leurs tentacules s'ouvrant au monde pour biberonner du lait maternisé avec du gibolin).
Il couvre 22 hectares sur des marnes argilo-calcaires. 

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(une petite vue de Passenans)

Il vise la reconnaissance par la grande distribution.
Mais le trousseau, cépage rustique ne représentant que 5% de l'encépage jurassien, reste capricieux et n'est pas voué à la surproduction.

La prise en main de la bouteille est rassurante, j'aime bien la forme de la boutanche jurassienne, féminine, avec son buste généreux.

La robe est rubis brillant, avec un belle transparence.

Le nez n'est pas "monstrueux", avec la prune, sans le côté sucré, et le poivre qui se détachent.
L'odeur est poivrée, mais en douceur, sans agressivité. En aérant on retrouve de la violette (ce qui me perturbe un peu...).

Hop, on avale... C'est une acidité équilibrée qui marque en premier. Le goût est léger, fraise cueillie un peu verte, avec une longue finale acide et agréable.
C'est un vin jeune, qui me fait penser au très jeune pinot noir de la côte de Nuits.
Il demande à vieillir un peu.

Bizarrement, je l'ai accompagné d'un bout de Comté 12 mois (si c'est pas du stéréotype...) et l'acidité du vin contrebalançait agréablement le gras du fromage.

C'est un vin qui mérite d'être goûté et d'être regoûté dans une paire d'années. Il a un réel potentiel de garde, 5 à 10 ans.

Pour répondre aux délires de Stéphane, je n'ai pas perçu de fado en le buvant, encore moins du Dylan, malgré toute ma bonne volonté et mon chauvinisme parental, peut être du Fersen, en cherchant bien.
Un vin rafraîchissant, sans prise de tête, mais réellement intéressant.

David


 

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 14:42

Merci à Bob dylan....

Mais ce n'est pas pour parler musique que je viens à vous mais pour parler des costières de Nîmes.
Vous allez me dire: "c'est quoi le rapport?"
Et pourtant il existe bien un lien entre Bob Dylan et les costières.
Le chapeau? heu ...non même si il y fait chaud!
Les pierres qui roulent bien-sur! Dans les costiéres de Nîmes les pierres qui roulent sont des galets portants le doux nom de GRES ou GRESS.



800px-Gres_des_Costieres.JPGvignes-gress.jpg

"Et c'est quoi la rapport avec la saucisse?" j'y arrive....

Si il y a bien un Costiére de Nime que j'aime à cracher au dedans de moi meme ( je ne sais pas cracher!)... c'est le Chateau MOURGUES du GRES rouge /Capitelles.


capitelles.jpg


DU GRES ?! Voila le rapport avec Bob! Château Mourgues de Rolling stone/pierre qui roule! Ca ferait un beau titre pour un film de MIYAZAKI mais bon pour un domaine viticole c'est moyen.

Mais Mourgues c'est quoi ce bidule?

Chers amis non provençaux , une mourgue est une religieuse ( j'aime bien le coté historique).
Là pour le rapport avec Bob Dylan j'ai pas trouvé, désolé.
Toujours est-il que le domaine appartenait aux Ursulines de Beaucaire avant une certaine révolution Française. Voila pour ce qui est l'explication de texte.
 
Et donc, ce bon château des religieuses de la pierre qui roule nous fait la joie de produire des vins généreux et qui n'ont pas la mauvaise habitude de vous décoller le palais comme certains voisins (des noms? heu là j'ai un trou d'amnésie (sic) et surtout là-bas ils ont la gâchette facile...alors...enfin vous voyez!).

Le domaine de Francois Collard et sa femme Anne  est principalement connu pour son rouge qui  fait le succès du couple vigneron depuis une quinzaine d'années. Et voila que pas plus tard que la semaine dernière, lors de ma visite bihebdomadaire à mon ami caviste Pierre Alain des caves de l'arc (Longueau /80), je découvre une jolie petite.

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Château Mourgues du Gres "les galets dorés" 2009

L'étiquette n'est pas une inconnue mais le liquide est passé du rouge au jaune pale avec des reflets citron!
Le nom? les Galets Dorés!

Immédiatement je m'en empare pour un prix modique (8 euros si mes souvenirs sont bons).
Le soir même la dive bouteille s'ouvre à moi et à ma belle.
Là, première chose qui marque c'est la couleur.
Une belle robe jaune dorée aux reflets  de... de je ne sais quoi (c'est pour cela qu'il y a une photo).
Le nez est frais , léger , des agrumes , des fleurs blanches, pèche, une pointe de menthe citronnée et enfin une légère fringance fumée , minérale après quelques minutes.
La bouche est tout à la fois minérale , dense mais sans excès ,offrant une belle acidité sur la longueur. le seul petit (tout petit) défaut , question de goût bien-sur , est un rappel de bonbon en début de bouche (est-ce vraiment un défaut?).
L'évolution au cours de la dégustation et de l'aération nous amène des notes fumées et iodées ( des souvenirs de dégustation de Islay, je sais, je suis bizarre!).

Pour ce qui est de la conservation , le lendemain , après une nuit au frigo ( les puristes vont me crier), en dehors d'une petite oxydation tout était en place.

Je garde ce choix pour des apéritifs d'été détente ou repas plus chic sans aucun problème , bouteille bien fraîche ( pas plus de 12 degrés), sur des coquillages méditerranéens (tellines!!) , des repas sucrés/salés (cuisine exotique mais sans trop d'épices) et pourquoi pas des petits fromages frais comme il est conseillé sur le site du domaine.

Pour ce qui est fiche technique, les cepages sont grenache blanc, roussanne, vermentino , marsanne, clairette.
Un bon rapport qualité prix pour les beaux jours!



pour ce qui est de Bob .....link
pour ce qui est du domaine.....link
pour ce qui est d'une dégustation ....allez l'acheter!
pour ce qui est de la révolution française...... il fallait travailler à l'école !

le monocéphale Amienois.

Stéphane

PS : pardon à ma famille de faire des liens pourris entre bob Dylan et un vin...

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 23:44


Les savoyards sont les rois de la glisse , de la fondue , du bronzage de rétine et ....du vin.
Bon ok , les rois du vin c'est peut être exagéré. Mais ce beau pays ( la savoie n'est française que depuis 1860, ca c'est pour le coté historique/chiant) n'est pas uniquement la patrie de l'Apremont ou du vin des Abymes.
Ces bougres (c'est affectueux!) de montagnards font du vin et pas seulement pour finir dans une fondue (c'est pas la honte pour un vigneron? je vais me faire des potes en savoie...).

V'la ti pas (ca c'est le coté blog terroir Picard) que samedi soir , devant le rugby (ha l'amitié virile...) ,une bouteille aux allures champenoises (l'oeil) vient à bondir dans la ligne des 22 de mon salon.
Plaquage immédiat  et ouverture de la dite bouteille . "pchitt "(l'oreille) laisse échapper la pauvre petite sous la vigueur de mon étreinte.
Nous versons le pétillant liquide dans un verre .Elle est belle  cette petite avec sa robe dorée et ses dentelles de fines bulles (effervescence contrôlée , bravo).
Mon nez et ma bouche plongent dans ce grand verre sans plus de manières (les coupes c'est pour les filles , pas pour les hommes devant le rugby).
Et là, surprise.... ( théoriquement , à ce moment il faut fermer les yeux mais pour lire c'est moins facile).... donc surprise, une corbeille de fruits frais , de pomme, de raisin, de pèches, de fleurs blanches.... mais surtout la fraîcheur ample et généreuse.
Oui, l'impression d'entrer dans un verger.
L'air y est vif , il m'apporte en quelques inspirations toutes les odeurs des fleurs et des fruits qui poussent ici. Toutes ces odeurs ont la limpidité cristalline d'un petit torrent de montagne.
Les notes sucrées sont la pour tempérer la franche minéralité.


debut blog 010

Ayse vin de Savoie méthode traditionnelle du domaine de Belluard et fils


Et la, une mêlée vient me ramener à la dure réalité du match.
La mêlée est victorieuse; on peut reprendre.

Mais d'où peut bien venir cet OVNI (Objet Viticole Nettement Inconnu)?

Ce flacon est pourtant d'allure champenoise (l'allure des champenoises....ha, que de souvenirs)!
L'étiquette est fort jolie.
Elle est dorée tout comme le liquide contenu ,mais voila que deux choses viennent "titiller" mon regard: les montagnes stylisées et un mot..... SAVOIE!

Mon dieu qu'ai je fait ? J'ai aimé de l'apremont à bulles?

Après ces instants d'effroi, je décide de reproduire l'expérience.
Toujours la même sensation quasi juvénile de fraîcheur minérale et de fruits fraîchement récoltés.
C'est du vin d'Ayse.
Mais Ayse , c'est pas un peu comme AY avec l'accent savoyard? Et la je cris au scandale, au plagiat , à la publicité mensongère!!!

Apres une rapide googlelisation je realise enfin mon ignorance ( David, tu ne dis rien, merci).


carte leman


C'est le secteur du Leman...C'est evident!

En effet Ayse se trouve près de Bonneville (sic) la bien nommée.

Les producteurs de cette belle jeune fille (oui, j 'aime bien donner un genre à mes bouteilles) sont les membres de la famille BELLUARD.

Et voila que je découvre sur le site du domaine que cette famille a la bonne idée de cultiver un cépage autochtone "le Gringet" sur d'anciens vergers (tout s'explique).

Pour ce qui est du gringet, il n'y en a plus que 22 hectares en savoie dont 12 sur le domaine.

Bravo les artistes de conserver ce beau patrimoine (j'aime bien Petitrenaud , ça laisse des traces).

Pour ce qui est des vins et des méthodes, ils sont en conversion bio dynamique, pas de levurage, filtration sur terre blanche, méthode champenoise , élevage 2 ans sur latte....

Il existe une version zéro dosage ( j'ai envie d'y mettre mes lèvres et mon nez)
Et le terroir? Strates argilo calcaires a 450m d'altitude orienté au sud! Que du bon.

Bref , une belle ballade dans les montagnes, accroché aux fines bulles telles des montgolfières.....(pardon , c'est Petitrenaud)
Ca n'est pas du champagne , ni un crémant X ou Y mais un beau vin de savoie à découvrir un peu pour la culture et beaucoup pour le plaisir...

Stéphane

PS: pour un premier article dans le blog, Stéphane me donne envie de redécouvrir tous les vins de Savoie et de Bugey en quelques lignes. Je te reparlerai bientôt d'un blanc de noir bourguignon avec pinot noir et gamay qui m'a bien bluffé aussi, mais un peu moins que ton article...

David


 
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 09:29

C'est toujours avec fébrilité que le bicéphale attend la Revue du Vin de France, tous les mois dans sa boite aux lettres...
En parfait néophyte, qui ne demande qu'à progresser, il espère, qu'en ouvrant le magazine, une lumière dense jaillisse et vienne taper ses rétines. Après les convulsions, le bicéphale se relève et "sait le vin". 
Le bicéphale est bien naïf...

C'est avec un certain dépit qu'en feuilletant le magazine, après un article extraordinaire sur les hypermarchés qui vendent du vin, infomercial insupportable, l' unicéphale néo-bressan tombe sur les "80 plus grands vins blancs de Bourgogne".
Super, que des vins inaccessibles!
Le seul moyen de les goûter serait de les voler dans les hypermarchés (maintenant, j'ai les adresses)... Ou d'attendre que Stéphane les achète (ce serait toujours mieux que du Mas de Daumas Gassac à l'odeur putride ou du Champagne demi-sec...).

Noms prestigieux, belles étiquettes, vins au compte-goutte pour les quelques privilégiés fortunés.
Le bicéphale a le tournis, mais il n'est pas du genre à se laisser abattre, il y a de l'espoir en Bourgogne aussi...

Direction le Lycée Viticole "Lucie Aubrac" de Mâcon Davayé pour goûter le Saint-Véran Les Cras 2008 du domaine des Poncétys.

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160 élèves apprennent le métier de la vigne et du vin, sous le regard bienvaillant d'un maître de chais et les conseils de professeurs qui collent à leur temps.
Le domaine est en conversion bio, les plus beaux climats sont mis en valeur, les levures indigènes sont préférées.
Le parti pris est simple, être un domaine viticole à part entière, aller de la production à la vente du vin.
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Le Saint-Véran est une AOC du sud macônnais avec des blancs produits sur le cépage chardonnay.

Moins convaincu par les vins du domaine qui ont tâté du chêne durant leur élevage, la vanille n'étant pas le goût préféré du bicéphale, le "Saint-Véran Les Cras" a retenu toute son attention.
Elevé en cuve inox, naturellement fermenté pendant 8 mois, il a une belle couleur doré pâle.

Au nez, le vin est élégant, pas trop démonstratif, les fleurs blanches exhalent tranquillement, pas de boisé-vanillé à l'horizon...

A la première gorgée, c'est la minéralité qui arrive en premier. En bouche, le vin est frais, rond, fruits à chair blanche. On le laisse tourner, tourner en bouche. La finale est bien marquée, avec une bonne acidité...

Chouette, chouette, à moins de 10 euros la bouteille... Si j'étais importateur québécois, ce serait le vin au rapport plaisir-prix qui écraserait tout sur son passage.
On le boit sans cérémonie, sans recueillement à la Bâtard-Montrachet, c'est juste du plaisir en bouteille.
Ce n'est pas du mythe, c'est du bien-être accessible.

Le buveur unicéphale néo-bressan est calmé, il attend la prochaine Revue du Vin de France pour s'énerver... La vie est un cycle.

David










 

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 09:30

On essaie d'être un minimum sérieux, le blog est encore à la maternité, il s'agit de le faire grandir tout doucement.
Malgré la paresse légendaire du bicéphale, il va tenter de relater les émotions de la veille.

En pays de Bresse, c'était soirée tranquille, on en profite pour ouvrir nos classiques et tenter une nouveauté...

Le premier classique est le Saint-Bris du domaine Les Temps Perdus 2007. C'est l'apéro facile qui fait mouche à chaque coup et qui permet de démarrer la discussion.

Le Saint-Bris, AOC de 100 hectares, voisin du multimédiatique Chablis, est un village gaulois à lui tout seul.

Un vin blanc, avec un cépage 100% sauvignon en terre bourguignonne qui ne voit qu'à travers le chardonnay et qui a honte de son aligoté, mérite de s'y attarder un peu... Et, en plus, quand il coûte moins de 7 euros...
Le domaine Les Temps Perdus, c'est aussi Clotilde Davenne, approche féminine du vin.

A l'ouverture, l'odeur est minérale, pure, fraîche, on est dans le chablis mais avec un côté fruité, voire sucré plus marqué.
Dès la première gorgée, c'est de l'abricot, de la pêche, mais avec une bonne acidité finale.
On se dit que la bouteille, pourtant sur un millésime pas trop rock and roll, peut tenir quelques années. Mais, à l'ouverture, la bouteille a tenu vaillamment quelques secondes avant d'être vidée... c'était son destin.

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 (c'était pas des verres Spielgelau, et on s'est fait plaisir quand même!!)

Autre vin blanc qui tourne souvent dans nos contrées et qui a fait honneur aux noix de Saint-Jacques au curcuma avec ses tagliatelles, le Viré-Clessé de la cave de Viré "vieilles vignes" 2008.

Le Viré-Clessé est une AOC toute jeune datant de 1999, dans le macônnais, tout au sud de la Bourgogne, exclusive en blanc de cépage chardonnay.

Ok, ok, la cave de Viré n'est pas un petit producteur sur un demi hectare qui presse ses raisins sous l'aisselle pour une meilleure fermentation, la cave de Viré n'est pas en conversion biodynamique (c'est plus le délire de Stéphane....). C'est une coopérative importante dans le macônnais, regroupant 220 coopérateurs, avec un bon gros paquet d'hectolitres par année (plus de 25000...).

N'empêche, ce vin latte quand même sa mère (avec tout le respect que je lui dois)!
Les vignes sont âgées de plus de 50 ans, la vinification a été faite en cuve inox sur lies fines.

On débouche et les fragrances de fleurs blanches percutent nos petites narines, les traits du visages s'adoucissent, les décibels diminuent et les plus rapides tendent leur verre... c'est frais, minéral, doux sans le côté sucré qu'avait le Saint-Bris.

Le vin est tout doré, scintillant. On fait semblant d'attendre quelques secondes.

La dégustation tient la promesse de l'odeur... C'est minéral, mais avec un côté gras , beurré d'un Meursault. C'est fruité, mais pas seulement, c'est structuré, mais pas seulement, c'est minéral, mais pas seulement... Un vin complexe, mais très (trop?) facile à boire.

Mariage parfait avec les Saint-Jacques épicées légérement au curcuma... Le vin plaisir!!!

IMAGE_082.jpg

(image floue, mais j'avais déjà du sauvignon derrière les oreilles...)

Enfin, la déception de la soirée, le Chateau Cormeil-Figeac Saint-Emilion 1996... 
Un vin rouge de foire aux vins, acheté il y a quelques années par mon père, amoureux des belles étiquettes, avec un laconique "s'il y a Figeac marqué dessus, il ne doit pas être mauvais"...

Au débouchage le vin est fermé, impossible de sentir quoique ce soit.
C'est rudement pourpre.
L'oeil est toujours surpris par la couleur soutenue des Bordeaux, habitué qu'il est à voir des ploussards, des trousseaux, des pinots noirs, plus rubis, voire rosés quelques fois!
Même en aérant tendrement, puis frénétiquement le vin, il y a une vague odeur de bois et de cuir, mais à côté du Viré-Clessé, ça fait un peu nabot...

En bouche, c'est la grande sécheresse, on voyage en plein désert... Le vin est mort, rien à dire, pas d'émotion à part une déception...
Je ne m'attendais pas à grand chose, vin de la grande distribution, appellation qui ne me bouge pas beaucoup, millésime moyen. Le temps n'a fait pas de miracle.

cormeil-figeac.jpg 

(On va regoûter cet après midi, toujours en espérant un miracle...)

Petite soirée sypathique, avant de redémarrer la semaine.
Petite info au sujet de l'AOC Viré-Clessé, le bicéphale sera au
12ème Printemps du Viré-Clessé le 18 avril 2010, viens chercher bonheur et chaleur avec nous. 

David 

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 17:46

On se lance, on publie un énième blog sur les plaisirs bacchiques...
Mais on le fait avec classe, en parfaits néophytes, sans aucune prétention autre que d'apprendre, avec nos gros défauts.
Présentations rapides, un bicéphale buveur est composé de deux hommes, la trentaine joviale, l'amitié virile et un goût prononcé pour les liquides qui font tourner les coeurs et la tête.

stephane et david

Le bicéphale buveur a quelques gros handicaps.

Il est né loin de la vigne, en Picardie, mais il le revendique!

Il a plus souvent bu du jaja et des bières "premier prix" en titubant dans les rues du quartier Saint Leu dans sa jeunesse, mais il se focalise sur le plaisir et sait reconnaître un mauvais breuvage au premier coup d'oeil...

Amiens---Saint-Leu---Quai-Blu.jpg


Le bicéphale a deux visions du vin, deux cultures différentes, des envies et des émotions multiples, mais il ne cherche qu'à partager et attend aussi beaucoup des commentaires.
Enfin, le bicéphale est d'une nature paresseuse et peut zapper d'écrire ou de photographier ce qu'il ingurgite, surtout s'il est submergé de bonheur ou que la dégustation s'éternise  (le bicéphale crache à l'intérieur, malgré tous ces efforts pour un être vrai goûteur qui bave dans les crachoirs...).
Et pour finir, le bicéphale a été séparé de 600 kilomètres. Un cerveau est resté en Picardie, la mère patrie, et tisse sa toile entre cavistes et vignerons de Champagne. L'autre, par habitude cultuelle, a immigré dans la Haute Bresse, à un pas du Jura et à quelques kilomètres des vignes de Viré-Clessé, se délectant de nouveautés

Mais, hauts les coeurs, on va tenter un ping-pong vinistique, je suis le premier à servir...

Ce soir, l'hémisphérique bressan attaque avec ses amis tournugeois un petit Saint-Bris du domaine de temps perdus ainsi qu'un petit Viré-Clessé à prix doux de la cave de Viré...
Petit compte rendu demain

David

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