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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:01

Le bicéphale reprend le flambeau de la présidence mensuelle des "Vendredis du Vin".

 

 

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Le mois dernier a bien occupé les vendredistes avec un sujet ludique proposé par Anne.

Je suis une mouche, un puceron, un caca mou passant juste après la précédente présidente.

 

Comme toujours, le plaisir de poser un sujet à tous les amoureux du vin, blogueurs (ou pas), surfeurs sur les réseaux sociaux (ou pas) a été vite dépassé par le cerveau malade du bicéphale.

 

Pêle-mêle, les différents sujets qui se sont bousculés...

- "Le vin que l'on oubliera jamais" (en hommage à Liliane et au syndrome d'Alzheimer)

- "Les vins de Suisse" (en hommage à Jérôme, ex-ministre du budget et surtout de sa propre bourse)

- "Le plus bel article tiré de Tronches de vin", parce que si vous n'avez pas feuilleté ce livre avant 50 ans, vous avez raté votre vie

- "La bande dessinée du vin", mais tout le monde va mettre en avant "Les ignorants" d'Etienne Davodeau ou le manga surbody-buildé "Les gouttes de Dieu"

- "Le vin moteur de la sexualité chez les trentenaires" pour avoir des conseils de sexologie gratuitement

- "Le vin boomerang" qui revient au fond de la gorge alors que la bouteille est terminée depuis une heure dans un relent plus ou moins heureux

- "La bière est le plus bel ami du vin", parce que c'est vrai

- "Rouge ou blanc, mais pétillant" que je garde sous le bras pour une prochaine fois.

 

Non, tout ça manque de trituration.

 

Pour le mois d'avril, j'aimerais que vous me trouviez votre plus beau vin "surprise".

Un vin qui vous a dérouté, bu en aveugle ou pas, bluffé et qui vous a emmené loin de ce que vous pensiez connaitre.

En voyant l'étiquette, vous avez reconnu la région, le cépage.

Vous êtes en territoire conquis et vous savez à quoi vous attendre.

Et paf, rien ne se passe comme prévu. C'est une claque vinique, vous pensiez que le vin allait vous passer par la droite et c'est par la gauche qu'il vous atomise, vous laissant tout penaud, verre à la main et plongé dans la plus sympathique des hébétudes.

Un vin qui aurait pu jouer au Barça ou être acheté un paquet de millions d'euros par des qatari en mal de spectacle.

 

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Le vin qui fait une feinte de passe, un passement de jambes et qui vous laisse sur place.

LE vin contre-pied.

 

Et surtout, surprenez moi comme Thierry Winckler, sommelier à La Chaumière à Dole.

Chaque verre de vin, en plus de sublimer la cuisine de Joël Césari, m'a bougé dans tous les sens.

Présenté à l'aveugle sur chaque plat, aucun vin n'était stéréotypé.

Le chardonnay du domaine Derain avait ce côté oxydatif et pur qui m'a fait pensé à un beau chenin de Loire.

L'aligoté du domaine de Moor avait la précision et la profondeur d'un traminer de Stéphane Tissot.

Des contre-pieds orchestrés par un sommelier de talent, avec une justesse et une malice qui rendaient le repas encore plus plaisant.


 

Rendez vous le 26 avril pour vos plus beaux contre-pieds, sur la page Facebook des "vendredis du vin", à travers vos blogs ou par message sur le bicéphale buveur.

Amenez moi des vins qui surprennent.

J'en ai déjà la bave aux lèvres (et je ne suis pas qu'un vieux bivalve lubrique).

 

 

 

 


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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 13:31

Dernier vendredi du mois, c'est "Vendredi du Vin".


Tu aimes le vin.


Que tu t'actives sur le réseau social, que tu bouges tes doigts frêles sur un blog (même s'il est aussi intellectuellement pauvre que le bicéphale buveur), que tu aimes juste découvrir ou faire découvrir la tite bouteille qui déboite les rotules, les "Vendredis du Vin" sont l'occasion de manière ludique, détendue et bon enfant de trinquer virtuellement entre esthètes-poches à vin-hédonistes-amateurs professionnels-passionnés (rayer les mentions inutiles).

 

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Et un monde d'allégresse s'ouvre à toi.

 

Ce mois de mars, outre les giboulées, le nouveau pape et la banqueroute chypriote, la présidence des VdV a été magnifiée par Anne, toute auréolée du Wine Blog Trophy (en gros, son blog, il est trop bien et il déchire les yeux, ce sont pleins de pro de la com' qui l'ont dit).

 


Le thème de ce mois-ci est  "Soyons joueurs!"

Ah, coquine, tu aimes jouer...

 

Le bicéphale aime de temps à temps à boire de bons petits canons en "aveugle".

C'est surtout un beau moment d'humilité.

"Gamay... Gamay! C'est fruité, léger... C'est mon dernier mot, gamay du Beaujolais."

Le bicéphale peut afficher une assurance à toute épreuve lors d'une dégustation à l'aveugle.

Surtout ne pas avoir l'impression de douter et se tenir à la corde même si elle n'est pas attachée.

"Ah, ouais, syrah... J'avais hésité aussi, c'était mon deuxième choix."

Ne jamais perdre la face, même si personne n'est dupe.

 

Jouer à deviner la bouteille, c'est cool, mais je n'aurai jamais le palais acéré et les papilles afutées.

Le bicéphale est sur une autre stratosphère.

Tant pis.

 

Mon terrain de jeu autour de l'alcool était plutôt le cap's.

D'ailleurs certains parlent de la légende lusitanienne du cap's, imbattable mais malgré tout modeste.

Si vous ne savez pas ce qu'est le cap's, voici une vidéo pourrie qui pose le principe du duel de cap's.

 

 

 

 

C'est moins glam qu'une bouteille cachée, mais moins dramatique que mes concours de culs-secs à ma période bleue (dite de la honte estudiantine).

 

Difficile de jouer avec du vin autrement qu'à l'aveugle.

Il y a bien cette bataille de vin rouge au petit matin d'un nouvel an chez Céline et Fred. Mais le seul perdant avait été le papier peint.

WARNING "Les enfants, ce genre de cascades est réalisé par un pro, il ne faut pas les reproduire chez vous." 

 


Je vais donc jouer.

A faire n'importe quoi...

 

 

 

 

Aujourd'hui, pas de vin, ce serait trop simple.


Non, de la bière et de la sacrée bonne bière. Une bière qui est loin d'être un deuxième choix et qui mérite que l'on s'y attarde un peu (beaucoup).

 

"L'Ambrée" de la brasserie Le Plan B peut aussi être utilisée pour un cap's.

Mais l'essentiel est bien de la boire.

 

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Le Plan B   est une brasserie au coeur de Clermont-Ferrand que Sonia (la reine de la dégustation) m'a fait découvrir.

Une toute jeune brasserie qui a décidé de revenir à la source.

On brasse dans la ville, avec des ingrédients choisis et certifiés en agriculture biologique (et qui ne proviennent pas des Etats Unis ou du fin fond de la Slovaquie).


Anne-Lise, la jeune brasseuse, déborde d'énergie et prend les brassins à bras le corps, réalisant des bières de noël à l'arôme (léger) de bergamote mais surtout une bière ambrée à faire descendre un belge de son cocotier (ce qui n'a aucun rapport avec rien, laissez moi jouer SVP).

Deuxième année de brassage intensif et Jean-Baptiste seconde notre jeune brasseuse pour parfaitement accomplir leur virage professionnel à 180°.


Le plan B ne sera jamais un plan de secours pour le bicéphale, c'est un premier recours à user en urgence pour exciter les papilles d'amertume, de bulles fines et de mousse légère.

Ce n'est pas qu'une simple roteuse ou un vulgaire ingrédient pour alléger la pâte à crêpes, cette ambrée a du corps, du coffre et en a beaucoup raconté à la langue du bicéphale.


La parfaite bière de Yam ou de coinche. Testée et appouvée par le bicéphale, belote, rebelote et dix de der! 

 

Comme je suis définitivement en mode joueur, je n'en dirai pas plus.

A vous de vous débrouiller pour goûter une des meilleures bières bues cette année.


 

 

 


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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 12:27

Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de la femme.


Ce que ça peut me broyer les parties les plus intimes de mon corps...

 

 

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Je trouve que cette journée sent le moisi, avec un petit quelque chose de rance et d'anormal.

 

Quand une société testiculine veut se donner bonne conscience, elle met un petit coup de projecteur sur les inégalités entre les deux sexes.

Pas longtemps, hein... Une journée...

Ca va permettre à tout le monde de constater les écarts de conduite, le manque de cohérence à l'embauche, les fossés de salaire, la brutalité contre la finesse.

Cette journée de la femme sera l'occasion de ressortir un tas de chroniqueuses qui vont s'enflammer sur la place de la femme dans la société, salauds de bonshommes soiffards testostéronés  et malheureuses biches fragiles virginales.

Evidemment, demain, on passera à autre chose, une autre aberration qui salit notre société.

Et on recommencera l'année prochaine.

 

Le cycle perpétuel de la connerie.

Bien relayé par les médias qui m'ont bourré le mou toute la matinée sur la journée de la femme.


Je hais les clivages, le manichéisme, les raccourcis et la démagogie. 

Dans la vie, dans le vin.


Dans la vie du bicéphale, tout est tellement plus simple.

Allergique à toute forme de bricolage et de jardinage par une anomalie génétique portugoïde récessive, c'est tout naturellement que je suis beaucoup plus enclin aux tâches ménagères, dans lesquelles je prends même du plaisir.

J'aime mon aspirateur, j'adore briquer ma cuisine.

Notre mini-société qu'est le couple a rapidement trouvé une vitesse de croisière car la femelle bicéphale (du doux nom de Sophie) est la reine du papier peint, de la bouture et du coup de bêche.

Si votre mari est un gros con, mesdames, pas besoin de journée mondiale... Quittez le!

Si votre femme est grosse conne, messieurs, faites de même...

 

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La simplissitude est aussi la règle au boulot.

Salaires égaux à poste égal, temps de travail identique, emmerdes partagées, c'est un bonheur de bosser à l'hôpital.

Mais, j'ai conscience que ce n'est pas la règle. Dommage pour la société, mais pas éternel. Les choses ont bougé depuis une dizaine d'années.

A compétence égale, nous aurons bientôt le même salaire. Normal. Nous avons déjà les mêmes facteurs de risque cardiovasculaires et les mêmes addictions.

Ce n'est qu'une question de temps...

 

Vraiment, je hais les clivages, les raccourcis à la con.

Dans la vie, dans le vin.


Une femme vigneronne ne fera pas nécessairement un vin fin et léger, autant qu'un vigneron mâle n'est pas obligé de faire du vin racé, musclé et sans profondeur.

Tentez de relire les dossiers sur les femmes vigneronnes dans la presse spécialisée (souvent réalisés par des journalistes hommes, sauf "Cuisine et Vins de France").

Une femme est automatiquement douce comme un pétale de rose et son vin sera, comme par magie, léger comme de la dentelle et frais comme une alizée.

 

Parfois nous sommes pris pour de gros veaux.

Un vrai sport olympique.

 

Encore une fois, n'ayant aucune envie de faire de la sociologie de comptoir, je vais reparler de la micro-société qu'est le couple bicéphale, sans faire de généralité mais en apportant une petite bouffée d'air frais.

Dans le vin, je suis plutôt attiré par le subtil, le fruit, la fraîcheur, une forme de simplicité non simplisme.

Par contre Sophie, douce et gentille, veut du goût, de la force, de la profondeur, de la poigne ferme et virile mais sans brutalité.

C'est souvent un sujet de débat au moment du choix du vin.

 

C'est tellement plus simple quand un vin est un peu tout à la fois.

Du muscle enrobé d'élégance.

 

Aujourd'hui pas de femme vigneronne à l'honneur, mais un vigneron du Sud-Ouest qui fait du vin glou-glou comme s'il en pleuvait.

"Le Vin qui Rap" de Fabien Jouves ne joue ni le clivage ni le consensus mou et indigeste.

 

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Une étiquette assez... détonnante... et qui fait, il faut le dire, un peu peur au premier abord.

Yo, wesh, la caîra est dans la place et tout le toutim.

L'étiquette a le mérite de faire sourire (mais le plus important n'est jamais le contenant).

C'est une cuvée d'assemblage entre le malbec et le tannat, classée en vin de France.

 

Le malbec pour le côté fruité et moelleux lorsqu'il est mûr.

Le tannat pour la puissance et la coloration.


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La contre-étiquette prend le contre-pied. Toute en sobriété.

Cette cuvée est du millésime 2010. "Le Vin qui Rap" est maintenant certifié en vin bio et biodynamie.

 

A l'ouverture, le vin dégage.

Ce n'est pas de la petite fille timide qui marmonne tout bas.

Le vin donne tout de suite une claque de fruits mûrs et d'épices.

 

Prends ça dans le nez et essaie de me boire quand tu te seras relevé!

 

Le verre est devenu tout opaque. On hésite entre le violet sombrissime et le noir.

Ma femme fait des bonds.

Le vin lui donne une impression de musc et de force.

Je suis plus inquiet... un peu comme Jason devant les géants.

 

 

 

J'ai peur mais je ne le montre pas à la meute... Ca mettrait tout le monde en panique... Je choisis de me battre en claquant des dents silencieusement.

 

A la première gorgée, c'est presque un KO technique.

Wouach, le tanin me retourne la bouche.

C'est salto arrière pour ma langue qui cherche à se décoller du palais.

Après ce direct du gauche, encore étourdi, alors que je m'attends à une giffle du droit, je reçois... un bisou.

Oui, un bisou.

Du fruit dense et mûr, avec des notes épicées. Le fruit rouge s'étire gentiment sur les papilles et s'y niche longtemps.

 

Dieu que c'est surprenant.

Je ne trouve pas de notes boisées, mais on sent la charpente d'un vin élevé avec soin.

Le vin donne un sentiment de fraicheur en fin de bouche, à 180° de la première gorgée.

 

Un peu la quadrature du cercle. Du glouglou avec du corps. De la grosse main d'oeuvre de charpente avec de la finesse.

Dorian Gray qui te donne des coups de batte de base-ball.

Laetitia Casta qui te hurle des insultes à l'oreille. 

Une bodybuildeuse qui boit du thé à la framboise.

Joey Star qui te fait un calin.

 

Bref, la classe...

 

Mot de la fin pour Sophie.

"Ouais, c'est tannique, mais un peu léger, non?"

Je tombe à la renverse, vraiment Knock-Out.

Elle est trop balèze, ma meuf, et je suis trop sensible.

 

Vraiment surprenant, à haut potentiel de débat autour du verre et à la torchabilité recommandable.

Si vous êtes malins, allez faire un petit tour chez éthiquettes.fr.

 

 

 

 

 

 





 


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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 13:18

Ce mois-ci, Sandrine est notre présidente des "Vendredis du Vin".

 

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Le bicéphale n'a jamais eu le plaisir de rencontrer Sandrine de la Pinardothek.

Pourtant, ils ont de nombreux atomes crochus.

Et pas seulement la couleur de cheveux...

 

D'abord Sandrine est belge, même si ce n'est pas sa faute.

Ensuite, chaque jeu de mots de son blog sent la blague avinée. Encore une preuve qu'il n'est pas nécessaire de choisir entre boire et écrire.

Et surtout, tout cela sent la décontraction, le "boire tranquille" avec bonne humeur, détendu du slip pour ne citer que ce grand philosophe incompris qu'est Bigard (si un dieu existe, qu'il ait pitié de lui...).

 

 

A l'annonce de la présidence du mois de février, j'attendais le thème avec impatience.

Quelques pronostics avaient même fusé dans mon cerveau de palmipède terrestre.

- Le vin et la frite

- Le vin "C'est arrivé près de chez vous"

- Le vin le plus proche de la bière

- Bruegel et le vin

- Avec le vin du nord pour dernier terrain vague, et des vagues de dunes pour arrêter les vagues, et de vagues rochers que les marées dépassent...

- Le Dikkenek wine, étant (de loin) mon préféré

 

 

 

 

Dommage, ce sera pour une prochaine fois...

 

Parce que le thème du beau et froid mois de février est (roulement de tambours et solo de flutiau) "Orange".

"Une couleur: chaude, vibrante, solaire, unique, originale.

Je veux de l’ORANGE.

De l’orange partout, et dans tous ses états. Le voilà mon thème: Orange mécaniK (des fluides)."

 

 

Tu veux de l'orange petite blonde à l'accent flamand?

 

Mais sais tu seulement qu'un bicéphale ne reconnait (à peine) que les couleurs primaires de toute bonne poche à vin?

Le blanc, le rouge et le rosé.

 

 

C'est donc dans un souci de pure rebellion de primate bressan (un croisement entre un poulet AOC et un ours bien léché) que le bicéphale va poster un billet sur un vin rosé.

 

Je suis abominable.

Méchant.

Ingérable.

 

Grrrrr...

 

Un pur rosé de début d'été qui saura vous accompagner jusqu'à l'été indien.

Du surf sur des nuages de salades et autres grillades de l'été.

Le bicéphale vous offre un rêve de soleil et de hamac, le tee shirt moite de la fin de journée et des envies de baignades dans l'étang.

 

"La Marceline 2011" du domaine de la Gayère est le rosé qu'il te faut, toi, ami lecteur qui n'aime pas l'orange!

 

 

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Oui, je vois déjà vos sourires.

Le bicéphale est un rebelle au rabais.

"La Marceline" est un vin de pays de la principauté d'Orange...

Damned, mon plan machiavélique pour ruiner ce 53ème Vendredi du Vin a encore échoué!

 

Ce petit rosé sans autre pétention que de vous faire grimper au rideau nous vient d'une collaboration entre Christèle Plantevin du domaine de la Gayère et Raphael Reboux caviste on ne peut plus recommandable de Bourg-en-Bresse.

 

Doux mélange de grenache, clairette rose, syrah et cinsault, "La Marceline" nous donne un joli rose pâle dans le verre.

 

Quelques arômes de fruits rouges acidulés montent à l'assaut d'un nez plutôt discret.

 

En bouche, ce n'est pas carnaval non plus. Mais les goûts sont francs et se développent de minute en minute.

Nom de nom, c'est du vin dans le verre.

On est très loin de la piquette rose bonbon sucroïde de supermarché.

L'acidulé du fruit domine le vin. C'est la première gariguette de la saison que vous goûtez sur l'étal du primeur, la première mûre que vous piquez chez le voisin.

La première cerise que vous attrapez avant le moineau.

 

Et cette finale tendue, même suspendue en haut du palais, par des tanins hyper fins.

 

Ma dernière bouteille vient de mourir au combat pour le 53ème Vendredi du Vin.

Il n'y a plus qu'à prier Saint Vincent que Raphael remette ça l'année prochaine.

 

Un vin rose qui vient d'Orange pour la blonde Sandrine au caractère de feu.

La boucle est bouclée.

Il ne reste qu'à attendre le printemps...

 

 

 

 

 



 



 


 


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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 05:09

Le bicéphale est un âne.

Une culture limitée par un goût prononcé à la paresse et à la luxure.

On ne se refait pas.

 

Mais aucun cas n'est desespéré.

 

Oui, je l'avoue, avec honte et desarroi, je ne connaissais pas grand chose aux magnifiques terroirs de l'Auvergne.

Jean-Marc Imberdis du "le Vert et le Vin" m'en avait bien parlé.

J'avais bien goûté, à l'occasion quelques belles choses, mais, bougre de con, sans jamais m'y attarder vraiment.

 

Il y a de sacrés bons vignerons en Auvergne!!!

Merci à Sonia Dégustation, au palais acéré comme un cinq-lames de Gillette, d'avoir convié le bicéphale à faire une percée autour de Clermont-Ferrand pour décrasser des papilles engourdies par l'hiver.

 

Et des trésors, le bicéphale en a ramené à la pelle.

Le pare-choc arrière de la Fiesta a fait des étincelles jusqu'en Bresse.

 

 

Le bicéphale ira droit au but, ne prendra pas de détours et sera le plus concis possible.

J'ai bu un vin pétillant naturel qui déchire tout sur son passage.

Un des meilleurs pinards dans le fond d'un verre porté aux lèvres d'un bicéphale.

Un truc de dingue, une érection vinique, une apothéose bacchique.

La vache... je vous souhaite durant cette année d'avoir le tiers du plaisir que j'ai eu en buvant la "Bulleversante" de Marie et Vincent Tricot!

 

A Orcet, dans le Puy-de-Dôme, Marie et Vincent Tricot se sont installés sur un vignoble n'ayant jamais été traité chimiquement, avec une envie de faire du vin d'Auvergne, pour les locaux mais aussi pour sublimer un terroir qui est trop méconnu.

 

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Ils aiment le vin.

Ce fut un plaisir de partager le repas improvisé du soir avec eux. Simplcité, intelligence, passion...

Je me suis juste senti débile de ne pas avoir amené quelques morceaux de terroir mâconnais ou jurassien dans ma besace pour échanger encore plus avec eux.

 

Leur domaine est conduit en agriculture biologique et ce sont des amoureux du vin nature (sans sulfite ajouté). Mais c'est loin d'être le plus important quand on ouvre une bouteille.

Les vins qu'ils proposent, sont droits, fruités, précis et (putain de putain) DE-LI-CIEUX.

 

Notre bouteille du jour est un pétillant naturel de chardonnay, complété de muscat.


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Je n'ai pas compris tout de suite le "jeu de mots" bulleversante-boulversante (je suis portugais), avant d'avoir goûté ce vin.

V'là la claque que ça te met derrière les amygdales.

 

La robe du vin est jaune pâle, discrète mais pour mieux nous prendre dans ses filets.

 

Au nez, ce n'est que fruits blancs, des parfums de malade. On se retrouve planté au milieu d'un verger de poiriers au mois de septembre après une journée ensoleillée.

C'est énorme.

 

 

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La bulle est extra-fine, reflétant le jaune pâle du vin.

 

Quand la première gorgée est avalée, je mets au défi quiconque de ne pas pousser un soupir de contentement.

La poire mûre, gorgée de soleil, tapisse toute la bouche, avec une sucrosité présente mais jamais trop démontrastive, avec une finale comme une plume qui atterrit sur du granit.

 

De la précision, de la profondeur, du goût, du fruit, ce vin a tout pour vous emmener loin.

Il ne manque que l'option cuir et GPS à la "bulleversante" pour me faire voyager jusqu'au bout du monde.

 

Maintenant, j'ai une nouvelle réponse à la question que l'on se pose toujours un jour "Quelle est la seule chose que je prends si je pars vivre seul sur une île déserte?"

Et tant pis pour l'album "Transformer" de Lou Reed dont est extrait "Perfect day".

Enjoy.

 

 

 

 

PS: Je ne remercierai jamais assez Antonin (l'innocent wine drinker), Sandrine, le coude le plus rapide de toute la Belgique, Eva l'oenophilatennis avec Pete Sampras et Antoine tout à gauche du bistrot pour leurs encouragements!

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 07:56

En ce mois de janvier, on se les pèle grave.

 

Vous, lecteurs avertis et plus malins que la moyenne, avez pensé que le bicéphale était entré en hibernation, avec quasiment deux mois de pages blanches sur un blog devenu une jachère vinicole.

Que nenni, cher lecteur aux parfaites proportions, le bicéphale n'est juste qu'un gros animal mou, fruit du croisement illégitime d'un basset en fin de vie et d'un paresseux neurasthénique.

Les bonnes bouteilles n'ont pas cessé de vivre et mourir, laissant sous les pieds du blogueur (presque) consciencieux une bonne centaine d'idées de billets viniques, bien loin de toute considération philosophique sur les vins "nature" et autre WineBlog Trophy.


D'ailleurs, comme une grosse majorité de consommateurs, je suis sensible à une certaine approche "naturelle" du vin (boisson fermentée par l'homme avec des procédés séculaires venant de raisins  d'une vigne "domptée" qui n'a plus rien de sauvage depuis plus de 20 siècles...Mais, bon, gardons cette illusion du "nature"), avec le moins d'éléments conservateurs.

Mais, jamais je n'en ferai un cheval de bataille.

Ca me semble aussi bizarre que d'écrire que tous les vins de Bordeaux sont bons parce qu'ils sont de Bordeaux ou que tous les vins du Jura sont oxydatifs, parce qu'ils viennent du Jura.

C'est con en plus d'être erroné...

L'autre erreur aussi bête que mes pieds serait de stigmatiser les vins "nature" en opposition à la production dite conventionnelle (avec soufre ajouté).

Faut vraiment pas aimer le vin ou être enserré dans le carcan du lobbyisme mercantile le plus vil pour sortir de telles conneries!

 

 

Pour toi, cher lecteur, en avant-première dans le bicéphale, voici la clé pour savoir si le vin est bon.

Tiens toi à ta souris, cramponne toi à ta chaise, car cette révélation est aussi importante que celle des trois bergers de Fatima qui ont vu la vierge debout sur un olivier.

"Pour savoir si un vin est bon, il faut le boire".

Pas le goûter du bout des lèvres, non, jeunes lecteurs aux cheveux dans le vent, le boire à pleines gorgées, entre amis et de préférence au cours d'un repas.

 

La dégustation n'est qu'un ersatz du plaisir qu'un bon vin peut vous procurer.

Pour apprécier le sang et la sueur du travail produit par un vigneron, il ne faut pas trempatouiller les lèvres.

Il faut y aller franchement à gorge déployée.

Nature, conventionnel, certifié en agriculture raisonnée, biologique ou pressé entre les fesses de la grand-mère, on s'en bat joyeusement le coquillard si la promesse d'un vin de donner du plaisir est tenue.

 

Et le bicéphale certifie que la promesse est tenue haut la main par Yann de Agostini avec "La Mémoire Neuve" 2010 du domaine du Petit Août!

 

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Le domaine du Petit Août est un tout jeune domaine, créé en 2009) à Théüs, tout près de Gap, sur les côteaux de la Durance, dans les Alpes du sud.

Avec à peine 4 hectares de vigne situés à 600 mètres d'altitude, le vigneron veut mettre en valeur les vins des Hautes-Alpes.

Pour cela, il a choisi de cultiver les cépages traditionnels hauts-alpins.

 

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"La Mémoire Neuve" est un vin rouge avec 100% de cépage mollard, rustique et local, ampélographiquement descendant du gouais.

Le vin est produit sur des vieilles vignes d'une cinquantaine d'années d'âge moyen.

 

Là, il faut rendre à Fifo que qui appartient à César. L'énormissime batteur de la "Grosse Commission" (bientôt en concert chez toi) au palais fin et détendu du slip nous avait ramené cette petite bouteille pour une répétition musicalement légérement avinée.

 

Le vin a un joli grenat dans le verre. une belle brillance. Quelque chose de léger se dégage des teintes du liquide, sans qu'il y ait de transparence.

 

Là, dans le nez, le fruit se bouscule. Du fruit rouge, rouge et vif. De la petite cerise à pleine maturité.

Il y a une touche épicée de poivre, délicate qui promet beaucoup à mes papilles qui commencet à dégouliner de salive...

 

Pif, paf, dans la bouche, c'est d'abord le côté jeune, vif de vin qui parle.

La griotte est là, les épices aussi.

Un fruité de belle longueur complété par une sensation de saupoudrage de poivre.

Le vin n'est pas un gros bourrin expressif, plutôt un vin qui joue sur la finesse, avec une allonge dentelée dans la bouche.

De la délicatesse sans que ça en devienne chiant comme un rat d'opéra.

 

Ce vin est un équilibre de castell, pyramide humaine catalane. Structure ludique qui semble fragile au début, mais qui impressionne au fur et à mesure par son dynamisme, sa taille, sa stabilité.

 

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Le tout pour moins de 7 euros.

Dingue, non?

 

 

 

PS: Pour ceux qui veulent s'enrichir des dernières avancées sur la polémique lancée depuis quelques années par les critiques "dans la place" voici quelques liens utiles et agréables

Chez Olif, Oenos, No Wine is Innocent...

D'autres liens dans ces billets, qui rempliront votre besace d'avis divers et variés.

Vous vous ferez votre opinion en buvant, rebuvant et sans cracher (c'est tricher).

Mon seul avis est au fond de chaque verre de vin bu...

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 19:22

Il y a des salons du vin extraordinaires.

 

Même si l'affiche est une des pires jamais vues, le "Salon des Débouchées" concentre une foultitude de beaux canons.

 

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Et je m'étonne de l'absence remarquée des critiques professionnels qui passent leur temps à faire des beaux guides papier qui coûtent un demi-bras.

Mais où étaient donc passés les magnifiques Bettane et Desseauve?

"C'est à croire que ces garçons n'aiment pas le vin" pour paraphraser ce grand amoureux (de B+D et aussi) du vin qu'est Nicolas de Rouyn.

Que les blogueurs n'aillent pas du salon du Grand Tasting, ça choque intensément Nicolas de R.

C'est vrai, comment peut il comprendre que les blogueurs payent leurs billets d'entrée, achètent leurs vins et n'aient pas envie de se fader un paquet de bornes pour dénicher quelques bonnes bouteilles au milieu d'une avalanche d'autres beaucoup plus convenues et déjà 10 fois goûtées?

 

Moi, pauvre bicéphale, ce qui me choque, c'est l'absence des dégustateurs si professionnels et si sentencieux (dédicace à Patrick, le monoalsacemaniaque) dans des salons qui sentent bon le moins convenu, parfois même le talc pour bébé-vigneron avec des découvertes comme s'il en pleuvait.

 

C'est là qu'ils doivent être les pro de la caudalie...

 

Alors, oui, je n'avais pas envie de compter les boules de naphtaline à Paris pour le Grand Tasting, pas plus que je ne conseillerais personne à aller se trémousser au milieu de la "coolitude de ces gens passionnés de plus en plus jeunes", comme peut l'écrire ce djeune de Nicolas.

 

Par contre, les amis, si l'envie vous prend de faire des salons qui vous feront aimer le côté festif du vin, où la glouglouterie prime sur les petits doigts relevés, si vous avez envie de découvrir des superbes terroirs sans devenir un buveur d'étiquettes qui bave devant un Chevalier-Montrachet, ne ratez pas l'année prochaine "Les Débouchées" à Villeurbanne.

Peut-être même que vous y verrez les plus grands dégustateurs du monde pour leur demander fébrilement un autographe sur votre torse poilu.

 

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Rapidement, pour vous donner envie de venir sans vous dévoiler toutes les bouteilles que je garde sous le coude pour d'autres billets.

 

Ca se passait au Toï-Toï à Villeurbanne, café-concert avec une salle pouvant accueillir une centaine de personnes (ça claque moins que les milliers du Grand Tasting, mais il y avait ausi des asiatiques... encore une petite vanne pour mon ami Nicolas de R.) autour d'une trentaine de vignerons.

 

Les terroirs de l'Ardèche, du Languedoc et des Côtes du Roussillon étaient en force, mais il y avait de bien belles choses venant du Beaujolais ou de l'Auvergne.

Parcouru durant quelques heures, Fifo et moi même sommes parvenus à un constat:

"Putain on a bien de la chance d'être venus, c'est une mine d'or à ciel ouvert!"

 

Simplement.

 

Plutôt que vous saoulez avec moultes descriptions imbuvables, quelques belles photos légendées vous transcriront au mieux l'ambiance.

 

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Le Toï-Toï, c'est ça, un bel espace de café-concert qui sent bon le bon vin. La tenue est décontractée, l'ambiance candide et le verre plein.

 

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Il est beau, il est chaud. C'est Fifo, un acteur de plus en plus important dans le Bicéphale. Deux visions de ce grand homme, entre deux stands et pendant le repas soupe chaude, tartine grillée de Munster, pâte de coing et saucisse au marc de vin.

 

 

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Difficile de faire un choix exhaustif tellement les propositions des vignerons étaient cohérentes, précises et de haute qualité.

Donc pêle-mêle de différents vignerons que nous serons amenés à goûter plus souvent.

 

Un tonton flingueur avec des cuvées de rouge directement venues du Roussillon qui enchantent le petit palais du bicéphale. Merci à Stéphane Morin du domaine Léonine. Il ne me reste quasiment plus de "Bottleneck", rouge plaisir, profond et fruité!  DSCN2446

 

 

 

 

Le Beaujolais était drôlement en forme aussi.

Karim Vionnet fignole le gamay et son "Vin de KAV" mérite qu'on y penche très sérieusement prochainement. Tout comme Julie Balagny qui fait vraiment plaisir avec un Fleurie 2011 délicat et voluptueux.

 

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David Auclair ne présentait qu'un seul vin de "La Ferme du Bout du Chemin", mais quel vin rouge! Une surprise, une comète, un OVNI!

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Dans un salon, on a beau bien aimer une majorité de vins, on a toujours son petit préféré. Ma plus belle claque vient de Marie et Vincent Tricot d'Orcet en Auvergne. Des vins blancs précis et vifs, des rouges glouglou et surtout un pétillant naturel dont je serai obligé de faire un billet tellement il latte! L'Auvergne est un très grand terroir de vins de plaisir!

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Sylvain Bock était aussi présent et le bicéphale a rempli sa besace de ses vins.

Pour ceux qui ne connaissent pas, dépêchez vous d'en trouver! Conseil d'ami qui vous veut du bien... Son vin blanc "Ne Fais Pas Sans Blanc" est un bonheur de papilles.

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Lansac, dans les Pyrénées-Orientales, était aussi très bien représenté. Loïc Roure du domaine du Possible ne nous a pas seulement mis "L'eau à la bouche", il y a surtout mis de beaux vins. Quand à Edouard Laffite du "Bout du Monde" a fait goûté des vins rouges profonds mais avec une belle fraicheur à un bicéphale en bout de dégustation avec les papilles qui ont saturé beaucoup trop vite...

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Et tant d'autres (comme Alexis Portelet du Domaine des Bodines à Arbois, à suivre...) qui n'auront peut-être pas l'honneur d'avoir un stand entre un négoce bourguignon et une maison de Champagne insipide.

 

C'était un bien beau salon, loin du professionnalisme affiché sur le blog de Nicolas de R. du Grand Tasting, avec des découvertes à la pelle, des vignerons fiers de leur travail et de leur production et une réelle chance pour le consommateur que je suis de se faire plaisir autrement qu'en allant à Paris.

 

J'y retournerai!!!!

 

En hommage au Grand Tasting, un petit de "The Hives"!

 

 

 


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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 11:52

"Des vins vivants pour fêter la mort"

 

En voici un sujet passionnant pour la 51ème édition des Vendredis du Vin.

 

vdv-logo

 

 

Rappel mensuel pour ceux qui n'ont toujours pas participé aux VdV (les pauvres... c'est tellement simple).

Chaque mois un président "tournant" qui confectionne dans son esprit malade et névrotique un sujet commun et le dernier vendredi du mois, il y a une "battle" d'inspirations.

Le président fait ensuite une petite synthèse scintillante et instructive.

 

Première question de mes chers et malins petits lecteurs:

"- Alors, oui, d'accord, mais ne serait ce pas lundi aujourd'hui?" 

Peut être, en France, c'est lundi, mais le bicéphale est en constant décalage sur le fuseau horaire de Lisbonne où il est à peine 5 heures du matin, ce vendredi...

 

Deuxième question de mes toujours plus intelligents lecteurs:

"- Et c'est qui donc le président du mois?"

Ah, ça, lecteur, tu en as de la chance, parce que c'est du lourd dans la blogosphère tannique. Monsieur le Showviniste himself, Olivier Lebaron, est notre beau président du mois de novembre (et je ne fais pas de la lèche parce que je suis encore et toujours en retard...).

 

J'avais déjà un peu planché sur ce thème lors d'un vieux mais toujours tellement lisible billet où je parlais de mon vin d'enterrement.

Ah, mais, je ne dois pas mourir tout de suite, parce j'ai déjà bu toutes mes bouteilles "Les Varrons" du domaine Labet et vous vous retrouveriez à sec si jamais je décède ces prochains jours.

 

Il vous faut donc une nouvelle proposition, quelque chose de bon, simple, jovial et même un peu égocentrique.

Un vin qui serait tellement moi tout en faisant plaisir à tout le monde.

 

Eurêka!

 

La quadrature du cercle n'est qu'un vieux souvenir résolu.

Un vin jovial, simple mais pas niais, avec un bon goût de "j'en veux encore" tout en ayant une vague ressemblance avec votre serviteur.

C'est le "Petit Ours Brun" Côtes-du-Rhône 2010 de Matthieu Barret!

 

Je suis désolé de reprendre à mon endroit le surnom de Matthieu Barret, surtout qu'il ne me correpond qu'à moitié.

Le bicéphale serait plutôt un gros ours brun ou un grizzli cirrhotique...

N'empêche, à la vue de l'étiquette du "Petit Ours Brun", ma mère a failli me reconnaitre.

 

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Grrrrrrr!!! Qu'il fait peur cet ours brun!

 

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Matthieu Barret est installé à Cornas où il a décidé de faire des vins vivants, avec un culture saine des raisins sans chaptalisation, sans levure exogène avec très, très peu de souffre à la mise.

Ce Côtes-du-Rhône provient de l'activité de négoce du vigneron, avec les raisins de viticulteurs qui partagent les mêmes envies de culture biologique.

Composée a 100% de cépage syrah, éraflage et élevage de 12 mois en cuve béton, le vin sent le plaisir!

 

Dans le verre, tout devient dark... C'est sombre, avec quelques reflets violets qui rappellent que c'est du vin qui vient de couleur de la bouteille.

 

Au nez, ça dégringole de cassis, mûres. Je nage dans une piscine de gelée de mûres avec des bombasses atomiques en bikini ridiculement petit.

 

Et, là, dans la bouche, c'est du marteau-piqueur de plaisir sur la langue.

Comment expliquer le concept de "vin qui déchire"?

Le fruit noir est toujours présent, faisant trois fois le tour de la bouche sans toucher les amygdales, mais avec une sensation de fraîcheur jotunienne.

Les tanins sont fins, ciselés mais avec une vague impression de douceur.

 

Le vin ne joue pas sur la puissance d'un grizzli, ni sur l'amplitude d'un ours blanc.

C'est plutôt un dessert peu sucré mais plein de fruits frais qu'on a envie de reprendre à peine la coupe finie et léchée.

Avec aussi son petit côté canaille qui fait que le petit ours brun aimera se tenir à côté de belles cochonailles.

 

C'est vraiment un superbe vin pour mon enterrement avec chapelets de chorizo et mètres de saucisses sèches, en écoutant du Red Fang à fond.

Un putain de vin vivant pour un enterrement que j'espère agité et rigolard!

 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 10:11

Ce jour de 25 octobre 2012, les Vendredis du Vin ont le plaisir de vous annoncer leur 50ième progéniture.

 

Le bicéphale n'a pas connu l'époque folle des pionniers de la blogosphère vinique qui ont initié ce petit jeu ludique mais aussi instructif.

 

Le principe est la simplissitude simplissime.

Une présidence nouvelle chaque mois, un sujet commun autour du vin et tout le monde peut y participer, blog ou pas, professionnel du vin ou pas, blogueur inspiré des plus longues oeuvres de Zola ou simple post de quelques lignes sur le facebook des VdV.

 

vdv-logo

 

 

 

Ce mois-ci pour la cinquantième banderille, c'est Laurent Baraou qui, président oblige, nous a lancé ce petit sujet.

"50 centilitres pour fêter les 50 vendredis du vin".

 

Le choix s'est très vite avéré facile.

Consommant peu de liquoreux et le demi litre étant peu usité pour autre chose que du vin doux, la fouille de la cave n'a pas déniché de grand miracle.

 

Heureusement que le bicéphale a de multiples petites têtes plus ou moins pensantes.

Notre ami Arnaud s'est gentiment posé près de Banyuls et nous a ramené un petite bouteille de la bonne contenance avec en plus un contenu loin d'être dégueu.

 

50 centilitres de Banyuls blanc sirotés à la vitesse d'un Pedrosa sous amphétamines.

Quand ça coule tout seul, il serait téméraire d'arrêter cette "hémorragie de bouteille" si brutalement.

 

Le "Banyuls blanc 2008" du domaine du Traginer  se boit tout seul.

50 centilitres qui en paraissent 10.

 

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 (je mettrai une plus belle photo, dès que je recuprère mon appareil photo, celle là vient du site internet domaine du Traginer

 

Un traginer est un muletier en catalan.

 

Jean-François Deu est le vigneron à la tête des 8 hectares du domaine et continue encore de labourer quelques parcelles derrière son mulet, comme son oncle, un des derniers traginers officiels, l'avait fait avant lui.

Certifié en agriculture biologique et biodynamique, le vigneron préfère parler de méthodes de cultures ancestrales, avec un savoir-faire qu'il ne veut pas laisser mourir.

 

L'envoyé spécial du bicéphale, Arnaud, foie jaune et laguna en état de presque épave, est allé faire un tour en Catalogne et nous a rapporté ce vin blanc d'assemblage à majorité de cépage grenache blanc, complété de grenache gris et muscat à petits grains.

 

Dès l'ouverture de la bouteille, nous sommes dans la plus totale et permissive régression.

Le nez est fruité à souhait, avec des fruits blancs mûrs, mûrs, mûrs et un panier de fruits exotiques.

Une vague impression de se balader au milieu des étals de fruits au mercado dos lavradores à Funchal.

Mercado-dos-lavradoresFunchal.jpg

 

 

En bouche, c'est tellement rond que c'en est indécent.

Volupté... C'est le seul mot qui vient...

Le vin est tout en douceur, de la guimauve liquide avec du fruit.

L'attaque arrive en fluidité, tapissant la bouche d'abricot. Ce n'est même pas une attaque, c'est un bisou d'enfant qui vient de manger une pomme d'amour.

Le vin garde, tout de même, un équilibre de funambule grâce à une pointe d'acidité en finale.

Moi qui ne suis pas fan des vins doux, je l'ai bu un peu frais vers la dizaine de degrés, pour tromper un peu plus le palais sur la teneur en sucre.

 

Ca a été du tout schuss dans la gorge. De la grande godille sur une piste blanche de guimauve avec un slalom où les piquets sont remplacés par des poires, des abricots, des pêches et plein de fruits exotiques.

 

Régressif, voluptueux et même fluide...

 

 

 

 

 

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 10:42

Même si le bicéphale a pris beaucoup de plaisir à vous parler de ce vin quasi introuvable "French Cabernette" d'Elise Brignot, il ne doit pas oublier son but ultime...

Les vins du blog doivent être faciles à trouver et accessibles à tous les consommateurs de cette belle boisson aux propriétés parfois carminatives mais toujours à forte teneur en jouissitude.


Evidemment, vous aurez du mal à en trouver certains de ces vins au minimarket du coin de la rue (c'est toujours plus facile de proposer du caca produit en Union Européenne, on est, au moins, sûr de cibler les pochtrons). Mais, chez tout caviste qui aime son métier (là, on exclue les chaînes type Nicolas qui ne sont ni cavistes, ni amoureux de leur métier), le bicéphale trouve des perles à enchaîner à votre collier de verres Riedel.

 

Ce n'était donc qu'un moment d'égarement. Un super bon moment d'égarement. Avec un petit côté de nostalgie.

Comme quand je réécoute le premier album de Thomas Fersen.

 

 

 

 

Alors aujourd'hui, une perle de vin rouge tout en fruit et en plaisir.


La gloutitude existe, je l'ai bue!

 

Une vraie gourmandise liquide.

 

"Ad Libitum" 2011 est un vin en AOC Touraine-AMboise produit par le jeune couple de vignerons Coralie et Damien Delecheneau de la Grange Tiphaine à Montlouis-sur-Loire.

 

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Aux commandes de la Grange Tiphaine depuis 2002, Coralie et Damien s'efforcent de travailler en "respectant la terre héritée" avec les méthodes de l'agriculture biologique, en essayant même des cuvées sans souffre ajouté comme notre "Ad Libitum".

Pour le latiniste qui someille (parfois très profondément) en chacun de nous, ad libitum signifie "jusqu'à ce que je sois pleinement satisfait" ou plus simplement "à volonté" (comme écrit sur la contre étiquette...). C'est déjà une incitation à  un beau concours de lever de coude.

 

Assemblage de côt, gamay et cabernet franc de vignes âgées de 15 à 40 ans, vinifié en cuve béton, le vin se veut gourmand.

 

Déjà, au nez, ce vin au beau grenat brillant propose du fruit rouge. Pas sûr qu'en aveugle on ne mette pas cette fragrance du côté des beaux crus de Beaujolais. Ca sent le plaisir même pas coupable.

 

Une promesse tenue dès la première gorgée.

Le bicéphale se revoit tout petiot (nostalgie...) dans le jardin de son oncle les mains et la bouche toutes barbouillées de cassis, groseilles à maquereau et de framboises. Le panier vide mais la cueillette plus que satisfaisante avec des rôts mi-fruités mi-acidulés.

"Ad Libitum" est vraiment ce panier de fruits rouges, mûrs, mais sans aucune sensation de sucrosité guimauvesque avec des tanins fins qui se posent sur la langue en légéreté avant de laisser place à une jolie acidité équilibrant le tout.

 

On ne va pas se la raconter plus longtemps, "Ad libitum" est une surfeur. Le take off se fait au bord des lèvres. Ca glisse tout seul le long de la langue, en faisant des "360° fruités" autour de chaque papille, pour déferler en "off the lip" au fond du pharynx et faire un superbe plongeon dans l'oesophage.

 

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Sa mère, ça déchire...

 

A peine une dizaine d'euros pour voyager du jardin de mon oncle à 10 ans jusqu'à Hawaï en deux gorgées.

Qui peut dire mieux?

 

Tiens, Hawaï, ses plages, ses ananas, ses colliers de fleurs fraiches et CHOKEBORE!

 

 

 

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