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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 11:28

Maranges...

En voilà une jolie appellation de Bourgogne, coincée entre Puligny, Montrachet, Santenay, Meursault et autres vins de Rully.

 

L'appellation d'origine contrôlée de Maranges regroupe trois villages (Cheilly les Maranges, Sampigny les Maranges et Dezize les Maranges), sur 170 hectares, avec une grosse majorité dédiée au vin rouge.

C'est une toute jeune appellation de Bourgogne (1989), donc assez peu connue.

 

Chaque année, les vignerons de l'AOC investissent un des trois villages et ouvrent une cave pour la dégustation de leurs vins.

 

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Cette année, cela se passait à Cheilly.

 

 

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Etant une jeune pucelle des vins de Maranges qui ne demande qu'à être déflorée, direction Cheilly!

 

Une ballade bien agréable, sous un joli soleil de printemps, et quelques belles dégustations ne se refusent pas.

 

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Parfois même accompagné par de la musique (toujours mieux que la lambada ou les hits de Bézu qui passaient en boucle sur la sono du village... atroce!).

 

DSCN0539(ici, au domaine Christian Regnard, avec un aligoté de belle facture pour à peine plus de 4 euros... Le fils Florian Regnard s'installe la vingtaine tout juste franchie, à suivre...)

 

Premier constat, les vignerons de Maranges proposent des vins d'un peu partout, avec peu de vins de l'appellation même...

Les vignerons de Maranges mettaient plus facilement en valeur leurs vins blancs de "Haute-Côte de Beaune" ou de Meursault ou leurs vins rouges de Santenay.

On pouvait même goûter des vins de l'AOC Gevrey-Chambertin sur la côte de nuits, bien loin de Maranges.

Décevant pour la découverte des typicités de l'appellation.

"Du Côté de Maranges" sert plus à la promotion des vignerons habitant dans l'appellation que pour celle de l'appellation elle même, de réputation moindre en Bourgogne...

 

Mais, bon, pour le bicéphale, cela a été l'occasion de goûter de belles choses.

 

En mode commando, le bicéphale y est allé en guerillero du vin, armé d'un stylo, d'un appareil photo, se mouvant entre les caves tel un légionnaire sur un parcours du combattant.

 

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Et bing, deuxième constat, ca boise beaucoup dans le Maranges...

Pas tous, évidemment, mais une grosse majorité de vignerons envoient du bois.

En fait, dès que la cuvée (ou le terroir) est un petit peu plus réputée (sur un premier cru, sur du Meursault...), certains pensent que du bon fût neuf améliore le vin...

"Ca se patinera en 2-3 ans" me répondent ils à chaque fois que je fais la remarque la lourdeur des vins boisés.

Oui, peut-être...

Mais dommage de masquer le vin.

Les vins élevés en cuves ou avec peu de fûts de chêne neufs étaient beaucoup plus sympathiques surtout sur le millésime 2010 qui apporte de la vivacité et de la fraîcheur aux vins.

 

Dans ce genre de rencontre, il est difficile de citer tous les bons vins qui ont été bus par le bicéphale (surtout qu'après les blancs, j'ai goûté très peu de rouges et uniquement sur l'appellation Maranges ou Santenay, les papilles étant sursaturées).

 

Mais s'il faut ne conseiller que 3-4 vignerons, le bicéphale a ses petits favoris...

 

- Yvon et Chantal Contat-Grangé

 

Installés depuis 1981, en conversion vers l'agriculture biologique, le domaine présente de jolis vins dont le Maranges blanc et surtout le Maranges "La fussière" en premier cru.

 

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A goûter mais surtout à boire!

 

- Le domaine Chevrot et Fils

 

Fernand a laissé sa place à ses deux garçons, Pablo et Vincent qui, après avoir voyagé à travers les vignobles français, prennent une direction biologique pour leurs vins.

 

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Je n'ai pas goûté leurs vins rouges (maudites papilles saturées) mais le domaine propose un Bourgogne Aligoté qui est à tomber par terre.

On est très loin du stéréotype de l'aligoté vert, acide et imbuvable.


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Là, c'est même tout le contraire, de la pureté, de la vivacité, du goût... Pour tout de même 13 euros la bouteille.

Ca peut surprendre, mais quand on y goûte, on est étonné de boire une telle qualité pour 13 euros.

 

- Le domaine des Rouges Queues

 

A chaque fois, on a son petit préféré, coup de coeur d'une dégustation où ce qui est proposé est à la fois homogène, bon, construit.

Là, pour le coup, c'est la découverte du bicéphale!

 

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Jean-Yves Vantey s'est installé depuis 1998 avec Isabelle à Sampigny, avec des envies de viticulture respectueuse de la terre et des hommes le poussant vers une certification en biodynamie.

 

Jean-Yves présentait trois cuvées, toutes délicieuses de texture, complexité et fraîcheur dont ce vin rouge de Santenay 2010 qui déchire vraiment tout!

 

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Des tanins fins au service d'un beau fruit rouge, le tout vif, encore un peu fougueux, mais terriblement attachant.

Du beau, très beau pinot noir, à l'expression libre sur le fruité, sans le carcan des boisés trop présents, et sans les acidités trop marquées.

A boire maintenant, à garder tranquillement...

 

A votre place, je me ruerai vers le site "Le Vert et le Vin" qui le propose à bon prix, ou, pour les plus courageux, vous pouvez venir jusqu'à la maison pour le boire en ma compagnie!

 

 

 

Voila, si cela peut vous donner envie de vous pencher sur le cas des vignerons de Maranges.

Le bicéphale est revenu les bras chargés de bouteilles et reste à l'affût.

 

 

En hommage à l'animateur chargé de la musique à Cheilly.

Pour renouveler son répertoire (il y a une vie après Bézu, Licence IV, Gold...)

 

 

 

 

 



 


 



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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 08:01

Où étiez vous le dimanche 25 mars 2012 entre 10 et 19 heures?

 

 

 


 

Le ton est policier mais c'est pour votre bien...

 

Parce que le 25 mars, c'était le salon des vignerons "bio" du Jura.

Et c'était un beau moment.

 

nez.JPG

 

Alors, tant pis pour cette anée, mais ne le ratez pas l'année prochaine!

 

Même si le bicéphale avait le palais tout encrassé de la veille, au bout d'une heure, il était lancé comme une machine de guerre.

Papillonnant entre les stars du vignoble jurassien et les vignerons qui présentaient leurs premiers millésimes.

 

Le "must have" de la cave était présent au château de Gevingey.

 

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Dans le désordre, Jean-François Ganevat, Julien Labet, le domaine Pignier, le domaine de la Pinte, Stéphane Tissot, Evelyne et Pascal Clairet... Du lourd, du très lourd... Du connu, très connu...

 

Mais ce sont surtout les "jeunes installés qui feront un jour parler d'eux" que le bicéphale était venu goûter.

Ca tombe bien, c'était E-NOR-ME!

 


 

- Ratapoil

 

Raphael Monnier avait été la "claque dans sa gueule" du premier salon "Nez dans le Vert" avec des vins surprenants et attachants comme le fameux Ratapoil avec des cépages anciens, comme l'enfariné.

 

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Même si les vins semblent moins percutants que l'année dernière, les vins de  Raphael Monnier ont un gros potentiel sympathie.

 

- Le domaine des Marnes Blanches

 

Pauline Fromont nous a présenté aussi une jolie gamme de vins, dont ses vins blancs ouillés de chardonnay, un bonheur de fiesse...

 

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- Renaud Bruyère

 

Travaillant, encore, chez Stéphane Tissot, Renaud Bruyère sort son premier millésime.

Installé en 2011, il présente aussi des jolis blancs d'Arbois.

 

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A suivre, à suivre...

 

- Le domaine Hugues Béguet

 

Deuxième millésime présenté et c'est sans conteste les meilleurs vins rouges que nous avons la  chance de goûter.

Patrice Hugues Béguet a conquis le bicéphale par des tanins maitrisés, des goûts marqués mais jamais lourds.

 

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Mention "énorme" à sa cuvée "So True" 2010, un vin rouge de cépage... trousseau qui m'a bien laissé sur le cul.

 

- Kenjiro Kagami

 

Des vins à peine tirés du fût, Kenjiro Kagami est venu sur le salon avec une envie de montrer son amour du terroir jurassien.

 

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Fabien (sur la photo) et Fifo (meilleur batteur de Franche-Comté et fine gueule) ont apprécié les vins blancs de savagnin et de chardonnay.

Je suis un peu plus mitigé, les vins étant encore en cours d'élevage.

Ca mérite de s'y pencher avec attention, car, pour un premier millésime, ça sent l'envie et la qualité...

 

- Le domaine des Bodines

 

Alors là, coup de foudre général.

Autant d'unanimité ferait même presque peur, si c'était autre chose que du plaisir dans un verre!

Emilie et Alexis Portelet nous ont sorti un premier millésime en blanc, en rouge de très grosse qualité!

 

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Un Fabien scotché sur la profondeur des vins.

C'est une évidence que le domaine des Bodines fera parler de lui!

 

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Du plaisir, du plaisir, du plaisir!!!

 

 

Difficile d'écrire sur la trentaine de vignerons qui étaient présents.

 

Seule solution, revenir l'année prochanie pour s'extasier ensemble sur tout ce que le Jura peut faire de bon!

 

En "bonus track", sous la petite pause musicale, quelques petites photos de Fifo, Fabien, Aurélien et Stéphane (des "pointus" du terroir!).

 

Du level, il y en avait à Gevingey!

 

 

 

 

 

 

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 19:55

C'est avec 4 jours de retard que le bicéphale se réveille et poste son billet sur les 44ème Vendredis du Vin.

 

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Ce n'est plus un ours qui sort de l'hibernation (excuse trouvée pour le précédent retard) mais une grosse buse qui ne sait pas s'organiser...

 

J'espère que la présidente du mois, Anne Graindorge ligérenne jusqu'au bout des orteils, acceptera que je mange du moût de raisin séché en guide de pénitence.

 

Parce que le sujet du mois est plutôt cool, "Rigolades et régalades en val de Loire".

 

"Chacun apporte sa bouteille ligérienne et une spécialité culinaire de sa propre région (pratique à transporter et facile à grignoter pour un bon buffet) pour un pique-nique en bord de Loire, les pieds dans le sable et les verres posés au milieu des bois flottés. (promis, les plus créatifs(ves) pourront en rapporter chez eux)"

 

Un pique-nique virtuel en bord de Loire, pourquoi pas!

 

Le bicéphale aurait ramené volontiers un pack de canettes de bière, du jambon industriel et des chips à l'huile de palme...

Pas de prise de tête, pas d'encombrement des paniers à pique-nique, le tout décontracté et détendu du slip.

Mais, ça, c'était avant le 44ème VdV.

 

Maintenant, il est hors de question d'emmener les vendredistes boire de la mauvaise bière en écoutant de la musique de sauvages sortie d'un poste radioCD de mauvaise qualité, manière "old school"...

 

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Non...

 

Pourtant ce n'est pas si mal...

 

Bon, tant pis, on va faire un peu plus smart.

 

Je vous emmène tout près de Montlouis-sur-Loire pour manger un accord ligéro-flamand, parfait pour un pique-nique familial.

On va se poser tranquillement au bord du fleuve, sortir la terrine et le tire-bouchon, trancher des grosses tranches de pain de campagne et dégoupiller le couvercle du pot à cornichons.

 

 

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Une belle portion de Potjevleesh avec un des vins blancs qui m'a donné le plus de plaisir ces derniers mois, le Montlouis-sur-Loire "La Nefs des Fous" 2008 du domaine Les Loges de la Folie.

 

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Pour le potjevleesch, terrine de viandes froides (la version sans cheval pour moi...), voici une recette simplissime juste ici.

 

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Ca donne envie avec des petits cornichons. c'est un peu massif, un peu lourd mais tellement bon...

 

Si avec, je vous sers un vin blanc d'une finesse et d'une élégance hors norme, qui vous fera saliver de bonheur pendant  des années, alors le pique-nique sera réussi.


 

Les Loges de la Folie est un tout jeune domaine situé à Husseau, tout, tout près de Montlouis-sur-Loire.

Depuis 2005, Valérye Mordelet et Jean-Daniel Kloeckle se sont installés avec des envies des vins purs, sans chimie de synthèse dans leurs 7 hectares de vignes ou à a la cuverie, se définissant comme des artisans vignerons, dans l'AOC Montlouis-sur-Loire.

 

Les vins blancs sont faits à partir d'un des raisins les plus magiques vinifiés en France, le chenin.

Quand il est cultivé sans recherche de rendement, vendangé avec soins, et vinifié avec respect, ce cépage est de la dentelle de Calais.


De l'art manuélin...


 

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Bref, du très, très grand vin.

 

Pour le pique-nique du jour, le bicéphale préfère la version "sec" de cette cuvée de Montlouis-sur-Loire.

 

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L'étiquette est superbe, la contre-étiquette peu informative mais qui pose les bases de la philosophie du domaine.


 

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A l'ouverture de la bouteille, les fragrances qui s'en dégagent me stimulent les glandes sublinguales.

A peine le bouchon libéré, des effleuves d'abricot, de fleurs blanches me chatouillent la narine.

Le parfum est littéralement enivrant.

 

Dans le verre, le liquide est d'un bel or pâle, discret avec des reflets verdâtres, mais avec une jolie brillance.

 

On re-sniffe un peu le verre et le coeur du bicéphale bat la chamade. Avec un tel nez, le vin envoie des gages de bonheur.

On hésiterait presque à le goûter de peur d'être déçu par la bouche après tant de promesses du nez.

 

Et, quand on boit la première gorgée, c'est du concentré de pur plaisir.

La bouche vous drague les papilles, en profondeur, avec un fruit marqué, abricot, coing.

Le vin a une belle présence de matière qui s'étire vers les agrumes en fin de bouche, longue, vive, tapissant la bouche d'une superbe acidité équilibrée.

Les petites notes boisées du début de bouche s'estompent toute en finesse et en longueur, structurant le vin.


Si vous voulez la définition du mot "ciselé", ne cherchez plus, goûtez "La Nef des Fous".


Ce vin est un missile interstellaire.


Quelque chose d'unique et de précieux qu'il serait trop facile de servir sur une belle nappe blanche d'un restaurant gastronomique. 

Il a toute sa place sur ma terrine de viandes froides les pieds (presque) dans l'eau de la Loire.

A une douzaine d'euros chez le caviste, il faudrait être complétement timbré, dingue, mentalement déficient pour ne pas acheter une caisse de "La Nef des Fous"!

 


 

 

 


 



 



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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 10:14

C'est rare, mais cela arrive...

 

On boit un verre de vin entre amis, sans pression, en rudoyant tranquillement un saucisson sec.

Et là, paf, LE doute.

J'ai beau me dire que j'adore habituellement tous les vins de la gamme du vigneron.

J'ai beau être "raisonné" par les amis autour de la table qui apprécient ce qui se passe entre le vin et leur palais.

Il n'y a rien à faire, je ne sais pas si j'aime le vin...

 

C'est assez bizarre comme sensation.

Le vin est "techniquement" bon, très loin d'être imbuvable. On devine de suite que c'est fait avec soin, parfois même avec amour.

Pourtant, le vin ne "tilte" pas le cerveau.

 

Je lutte.

 

Mais je n'y arrive pas.

 

Je ne sais pas si j'aime le vin qui est dans mon verre.

Et ça me tiraille...

 

La dernière fois que je n'ai pas pu trancher entre le "j'aime/j'aime pas" a été encore plus cruelle.

Parce que j'adore les vins d'Anthony Tortul, dont le "Canoe Gaillac".

 

 

Anthony Tortul a créé "La Sorga" pour vinifier des parcelles originales, éloignées de toute contamination chimique, avec une sélection drastique de cépages traditionnels sur des vignes agées.

Allant jusqu'à vinifier une trentaine de vins différents, toujours dans le respect de la grappe, sans éraflage, sans levurage, sans filtration, avec peu ou pas de souffre à la mise en bouteille.

"La Sorga" est l'activité de négoce la plus originale que le bicéphale connaisse.

J'ai pris beaucoup de plaisir à boire le "Rancio-lytique", "Ah Ramon", "Canöe Gaillac"...

 

C'était donc avec un putain d'à priori super positif que j'ai proposé au groupe de musique le plus punk-rock de Courtes dans l'Ain, "La Grosse Commission", le "French Wine is not Dead", vin de table 2009 de "La Sorga".

 

   

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60% de marsanne, 40% de grenache blanc sur une parcelle située à Pezenas, avec un vignoble respectueux de l'environnement, avec un rendement de 7 hectolitres par hectare (on est loin d'un productivisme forcené!).

A peine 2000 bouteilles produites de ce vin blanc, le plus naturellement possible, élevage de 18 mois en vieilles barriques, avec à peine un peu de sulfites ajoutés à la mise.

 

J'ai d'abord bien galéré pour ouvrir la bouteille.

Il faut s'amuser à décaper la cire posée sur la goulot, pour s'apercevoir qu'il ne faut pas un tire-bouchon, mais un décapsuleur pour pouvoir libérer le précieux liquide...

Ce n'est pas bien grave, je n'ai jamais aimé que ce soit trop facile. J'ai la sensation d'avoir mieux mérité ce qui coule dans mon verre.

 

Beau jaune paille dans le verre, d'une belle brillance. Le vin est dense.

 

Le nez est dans l'exhubérance la plus totale. Ca envoie de l'abricot mûr, de la pêche, le melon.

Le nez sent le fruit jaune sucré, confituré.

Limite un peu lourd.

 

Je l'avais goûté la première fois avec Fifo (meilleur batteur de l'Est de la France) et Fred (qui a des solos de guitares greffés au bout des doigts), et j'étais passé complétement au travers.

La bouche me semblait trop déséquilibrée sur le sucre, sans finesse.

Avec plus de 100 grammes de sucre résiduel, je me suis braqué sur la "guimauve liquide" et mes sens s'étaient fermés.

Le vin était "trop".

Mais le bicéphale est un goûteur extrème... Je l'ai rebu au calme, les amplis froids et les tympans en cours de cicatrisation.

La sucrosité emporte vraiment le vin, mais bu frais a 8-10°, "French Wine is not Dead" dévoile un peu plus de personnalité avec des notes d'épices, du beau fruit jaune et même un peu de finesse sur la finale.

Une soupe de pêches de vigne et d'abricots relevée par de la badiane et de la cardamone.

 

Je reste perplexe.

 

Je ne sais pas si la douce folie d'Anthony Tortul est communicative avec ce vin blanc liquoreux.

La bouche est clairement intéressante, avec du goût.

 

Au final, si vous avez eu la chance de boire du "French Wine is not Dead", j'attends peut être plus vos impressions.

 

 

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I NEED YOU!!!

 

Qu'est ce qui aurait dû tilter?

A côté de quoi suis je passé?

 

Il en va de la santé mentale du bicéphale, déjà bien fragile de nature.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 07:19

Les premiers beaux jours arrivent.

 

Le bicéphale pointe son nez dehors et sort (enfin) de son hibernation.

Après moultes étirements en baillant, contrôle de l'haleine et grattage de testicules (dans cet ordre...), il est temps de profiter de la fraîcheur ensoleillée d'un matin au goût de printemps.

 

Pour cela, rien de tel qu'un bon vin qui allie fruit, finesse et vivacité.

 

Si ce bon vin est fait par un jeune vigneron qui a commencé à vinifier quelques parcelles du domaine familial dans le mâconnais en 2005 avant de vinifier l'ensemble de ses 26 hectares en 2008.

Si, pour finir, ce jeune vigneron, planté dans son terroir, magnifie un cépage trop souvent méprisé.

 

Alors, le printemps peut commencer avec un peu d'avance.

 

Jean-Christophe Perraud est installé à La Roche Vineuse.

Fraîchement sorti du lycée vinicole de Davayé (qui produit du vin à tomber), il prend les rênes du domaine familial et sort de la coopérative de Prissé.

Avec des méthodes de culture raisonnées, les vins proposés par le domaine Perraud font une belle vitrine au mâconnais.

 

C'est surtout l'étiquette de la bouteille (et les conseils éclairés de Lydia Chaveriat, caviste de Dingovino à Dijon) qui a tilté l'imaginaire du bicéphale.

 

 

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Le petit chaperon rouge allume toujours une petite lumière nostalgique, même si le bicéphale se sent plus d'afinités avec le loup...

 

L'oeil gourmand du loup, quenottes retroussées, donne envie de faire la fête à la bouteille.

 

Et (cerise sur le pinot) c'est de l'aligoté.

L'aligoté et le Bourgogne, c'est une grande histoire passionnée d'amour-haine.

L'aligoté a été un cépage maudit.

D'abord détesté, on en a fait un ingrédient du kir. La crème de cassis devait adoucir ce cépage considéré comme trop acide.

Au bord des nationales, les vignes d'aligoté ont souvent été malmenées, avec des rendements trop élevés, des vinifications sans soin pour en faire des vins de soif à petit prix et à mauvais goût.

Il revient par la grande porte quand Aubert de Villaine le produit dans le terroir de Bouzeron.

 

Et on se rappelle que, quand un cépage est respecté, le vin qui en sort est souvent très bon...

 

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Dans le verre, le vin est jaune très pâle, presque cristallin.

 

Au nez, cela semble léger. Le vin n'est pas démonstratif, en insistant et en tournant le liquide dans le verre, de jolies effluves miellées remontent gentiment, avec un côté amade fraîche qu'on vient d'écraser.

Ce n'est clairement pas le nez le plus impressionnant de la décennie (ni même de la semaine), mais on garde un sentiment primesautier.

 

En bouche, je coure tout nu dans la rosée d'un matin ensoleillé, je trébuche et je me roule dans l'herbe humide.

 

 

 

 

Comme Carrie Ingalls, mais tout nu et avec beaucoup plus de poils...

 

Des arômes d'agrumes accrochent les papilles, avec une sensation de "rectitude fruitée".

Le vin est droit, avec une belle fraîcheur mais sans aucune amertume, acreté ou une sur-acidité.

 

De l'aligoté qui ne décape pas les dents mais qui joue de finesse et de gourmandise.

 

A environ 7 euros, c'est un joli rapport prix-fraîcheur.

Un vin de mars qui pourra accompagner les poissons d'eau douce, mais qui se boira tranquillement à l'apéro sur de la belle charcutaille à l'ombre d'un parasol en plein cagnard d'été...

 

Et si vous osez mettre de la crème de cassis dans ce joli vin, le bicéphale mettra des glaçons dans votre bière!

 

Non, mais!

 

 

 

 

 

 


 


 


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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 20:30

Le vin est surprenant.

 

C'est (aussi) grâce à cette surprise (presque) permanente que le vin a réussi à attirer le bicéphale dans ses filets.

 

Un ami vous tend une bouteille inconnue. Vous l'examinez avec attention. La curiosité est éveillée.

Et voilà, en quelques secondes, vous vous sentez l'âme d'un explorateur dans la jungle sauvage protégeant dans le creux des bras un trésor...

 

 

 

 

Aujourd'hui, nous avons même la chance de goûter à des cépages oubliés sur un terroir que le bicéphale aime beaucoup.

 

C'est l'heure de goûter à "Erant Olim" 2008 du domaine Camp del Roc. 

 

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Il y a une ébullition du côté du Roussillon. 

Entre les anciens qui ont joué la carte de la qualité et les nouveaux vignerons qui s'installent avec des objectifs de qualité absolue, il y a toujours de belles surprises au fond des verres.

 

L'appellation vin de pays des côtes catalanes est une IGP (indication géographique protégée) qui peut être produit sur tous les terroirs du département des Pyrénées-Orientales sauf autour de Coullioure et Banyuls.

La classification en vin de pays permet de proposer au consommateur un vin de terroir tout en pouvant se dédouaner du carcan du cahier des charges de certaines AOC (appellation d'origine contrôlée).

 

Le domaine Camp del Roc est situé au nord-ouest des Pyrénées-Orientales, à Montalba le Château.

Installé en 2003, Philippe Botet a passé la main à de jeunes vignerons en 2009. 

Julien et Emmanuelle Montagnon proposent des vins de passionnés de la vigne pour consommateur gourmand, avec une volonté de travail respectueux dans les rangs de vigne jusqu'à la cuverie.

 

 

  

 

"Erant olim" peut se traduire du latin par "qui étaient là autrefois".

Le décor est ainsi planté, on va parler d'antiquité ampélographique, de vieux cépages et de bon vin rouge.

 

 

L'étiquette de la bouteille est d'une belle sobriété, le nom est écrit en blanc sur un fond ocre avec les points de suspension évasifs...

La contre-étiquette est, à peine, plus informative.

 

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"Erant Olim" est un vin rouge issu de vignes plantées au 19ème siècle, sur une toute petite parcelle de 40 ares avec multiples cépages "rustiques" méditerranéens coplantés, aux noms mystérieux et exotiques, mataro, garigua, nuance, ull de llebre, lledoner pelut (liste non exhaustive)...

 

La robe est d'un pourpre soutenu, bien sombre, bien lisse.

Un vin rouge bien serré et bien corsé... La couleur du vin nous situe dans la burne tendue hispanolisante.

 

Le nez surprend par sa relative discrétion...

Les yeux ont tellement pris que l'on s'attend à un nez sur-expressif.

Mais, là, premier pas chassé, le vin respire plutôt la fraîcheur, au milieu d'un fruit noir marqué.

 

Le bicéphale est tout perdu entre la robe virile et le nez féminin...

Ca donne un peu le vertige et nous remue la base arrière.

 

En bouche, on retrouve un peu de tout ça et les sens se brouillent.

Une première bouche animale, cuir, tabac qui remplit le palais.

Des fruits noirs confiturés et gourmands qui ratissent le fond des amygdales et qui prennent le dessus.

Le tout enrobé par une maille serrée de tanins.

Un vin tissé par un crochet invisible qui nous serrent les papilles!

 

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Une finale d'une incroyable fraicheur qui fige le temps.

De la voltige au fond de son fauteuil. 

 

Ne reste qu'un soupir quand le verre est vide.

 

Pour finir, il n'y a que 600 bouteilles produites par an, pour une trentaine d'euros (pas cher pour le plaisir donné).

 

Si vous avez la chance de tremper votre gosier dans un verre de "Erant Olim", pensez au bicéphale qui déspère d'en reboire!

 

 

On continue dans le bon son vintage, moins ancestral que les vignes de "Erant Olim", mais c'est quand même un vieux ceps.

 

 

 

 

 

 

  

  

 


 


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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 00:18

C'est avec (presque) une semaine de retard que le bicéphale rend sa copie pour le 43ème Vendredi du Vin...

 

 

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Ca me rappelle vaguement mon enfance (presque) studieuse et les retards involontaires.

"Ma copie est tombée dans la confiture."

"Le vent a emporté mon devoir."

 

Sauf, que, maintenant, je suis adulte et je peux encore m'élever dans la mauvaise foi.

 

Pour cette nouvelle édition, le présidentAntonin nous demande de plancher sur un vin présidentiel.

"Si chaque vin était un candidat, pour lequel voteriez vous?"

 

  

Il serait facile de justifier mon retard comme un acte héroïque d'anarchie totale.

Le bicéphale, vent debout contre le dernier vendredi du mois, préférant poster son article le front haut et le poing levé 5 jours après.

 

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Sus au conformisme, faisons front au "boire mou".

 

Levons nous, buveurs de tous pays et marchons ensemble vers le mâconnais, "ô terre promise", pour reconstruire un monde meilleur fait de gamay en agriculture biologique et sans souffre ajouté!

 

Le vin présidentiel existe, le bicéphale l'a bu!

 

 

Activité de négoce de Julien Guillot du domaine des "Vignes du Clos des Maynes" à Cruzilles, "Ultimatum Climat" 2010 est un vin rouge de cépage gamay venant de l'AOC Chénas.

 

 

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Ce vin a été d'abord produit pour "Greenpeace".

Le raisin est cultivé selon les méthodes biologiques, vinifié ensuite par un de mes vignerons préféré Julien Guillot, sans aucun ajout de cochonnerie.

 

 

Un vin avec un parti pris de pureté, de naturel, avec ce qu'il faut de militantisme implicite.

 

Dans le verre, le gamay me met tout de suite à l'aise.

Pas de langue de bois et pas de blabla.

On va boire un joli vin de soif, c'est signé d'un beau rouge rubis qui danse aux creux de ma main gauche.

 

Fragrances de fruits rouges, mûrs, avec un touche de senteur plus sauvage penchant vers la réglisse.

Le discours est clair, net, précis.

Le vin est là pour le plaisir immédiat, pas pour le petit doigt levé bobo ou pour la longue garde aristocratique.

 

En bouche, c'est une manifestation de fruits rouges qui lancent des pavés sur la glotte. C'est la prise du palais par des tanins très fins.

Avec une belle droiture en fin de bouche pour réveiller les papilles et demander au stakhanoviste coude gauche de lever encore bien haut le verre!

 

 

Loin d'être un vin de politique molle, de promesses floues et d'engagements sans lendemain, "Ultimatum Climat" est un vin de gourmandise qui te promet du bonheur et qui t'en donne encore...

 

Plus...

 

Juste un petite fenêtre du monde que nous avons fabriqué avec Pearl Jam.

C'est caricatural, mais ça doit éveiller un petit truc chez chacun de nous.

 

   
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 01:51

Il y a des vins qui doivent toujours être à portée de verre.


Il n'y aurait qu'à briser la glace et pousser sur la manette en cas d'urgence et la soirée ne pourra que bien se dérouler.

 

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Chacun de nous a, au moins, un vin qu'il affectionne.

Ce vin qu'il peut faire boire à ses amis pour faire plaisir à coup sûr.

Souvent, on a même plusieurs atouts dans sa manche pour parer à toute éventualité.

 

C'est un réel plaisir de vous dévoiler un des nombreux secrets de soirées toujours réussies du bicéphale.

Un vin rouge garanti "plaisir à la limite du régressif", à un prix défiant les lois de l'apesanteur, et, cerise sur le (déjà beau) gâteau, fait avec respect de la vigne et du consommateur.

 

Et, oui, ce Saint-Graal existe.

 

Mais pour le dénicher et en profiter, il ne faut pas avoir les idées carrées.

Ne pas focaliser sur le contenant considéré comme ultime par tous les amoureux du vin.

 

On peut trouver de sacrés bons jus en Bag-In-Box (BIB).

 

Le "Cabwerant 2010" AOC Bergerac du Château Lestignac en est une nouvelle preuvre.

 

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Lorsque mon regard a croisé cette sobre et magnifique boîte en carton chez le caviste, je n'ai eu qu'une seule pensée.

"Toi, cocotte, tu vas prendre cher..."

 

J'ai donc ramené ce cube de 5 litres (pour à peine plus de 15 euros) à la maison.

 

Je n'avais jamais eu l'occasion de goûter aux vins de Camille et Mathias Marquet et j'enrageai de n'avoir pu croisé le verre avec eux au Grunge Tasting de l'ami Vindicateur.

Vigneron-blogueur, actif sur la toile, je hoche souvent la tête en le lisant (comme l'entrevue avec le morgonneux Guillaume).

Je vous conseille de vous connecter sur le site internet du Château Lestignac.


Mathias s'est installé en 2008 en Dordogne, à Sigoulès, reprenant les vignes de ses grand-parents.


Dans le terroir de Bergerac, il est en conversion biologique depuis 2010, avec des vinifications les plus naturelles possibles (vendanges manuelles, levures indigènes, élevages sur lies, moins de souffre à la mise en bouteille).

 

Aujourd'hui, il va falloir réprimer mon envie de tire-bouchonnage.

 

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Deux doigts suffisent pour soutirer.

 

Dans le verre, le vin est d'un rubis sombre avec des reflets violets.

Le vin est fait de 100% de cépage merlot.

Le merlot, quand il est bien traité avec des rendements raisonnables et une vinification respectueuse, est un cépage de plaisir.

 

En mettant le nez dans le verre, on a les deux pieds dans le plaisir.

J'ai l'impression d'ouvrir un pot de gelée de cassis comme celle de ma mère (cassis ramassé par mes petites mains) dans mon enfance.

Une fragrance de fruits noirs, une impression de bonbon.

Ca sent la jouissance régressive.

 

Dès la première gorgée, c'est gourmand, avec un fruité concentré.

C'est bon!

En fin de bouche, des arômes complexes titillent le palais avec une pointe de tabac et de chocolat, ne masquant jamais le fruit du vin.

Les tanins sont fins, jamais agressifs, donnant une petite mâche bien agréable au vin, un relief sympathique.

 

Difficile de s'arrêter...

On se demande vite si un BIB de 10 litres ne serait pas une encore meilleure idée.

 

Le Cabwerant a été le vin surprise des réveillons de Noël et de la nouvelle année.

Au milieu des vins convenus, il a donné du plaisir à tous, dans toutes les situations, de l'apéro au dessert.

 

Une sorte de vin de plaisir ultime.

J'entrepose 3 BIB à la maison, prêt à le servir en cas d'urgence vinique.

 

Un vin que tout le monde devrait avoir chez soi.

 

En vidéo, cadeau pour Mathias, l'utopiste de Bergerac, "I fought the law" The Clash.

 

 

 

 


 

 


 

 


 

 

 


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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 10:06

Ce n'est pas le courage qui a manqué à ceux qui étaient à Ruffey-sur-Seille le premier week end de février 2012 pour la "percée du vin jaune".

 

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Parce que l'on s'est bien caillé les miches.

Ca pelait à mort.

Les machoires du bicéphale claquaient et nous étions pris de convulsions chaque fois qu'il fallait changer de cave.

Un véritable sacerdoce.

 

En écrivant le post, des frissons parcourent ma colonne vertébrale et mon sang se fige (presque).

 

Et de la foi, il fallait en avoir pour tenter de réchauffer comme des malheureux les vins glacés, tout en se mouchant et sans laisser tomber à terre un morceaux de morteau-cancoillotte-patates.

 

A la percée, on vient surtout pour une ambiance, plutôt potache et bon enfant, entre familles, confréries d'étudiants, cars de touristes venus de tous les horizons.

Au fil de la journée, les décibels montent, les chants sonnent de plus en plus faux et on a plus de difficultés à naviguer entre les caves.

 


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Le bicéphale vient aussi pour rencontrer les vignerons (environ 80) et déclencher des envies de visites dans les domaines.

Une sorte de première approche, tel un éclaireur dans la nuit cherchant la prochaine lumière, signe d'espoir.

 

Pour ça, on a une carte aux trésors...

 

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Et puis, au détour d'une cave (le domaine Macle comme par hasard...), on peut tomber sur un star locale mondialement connue, comme Olif, accompagné du non moins célèbre journaliste belge Marc Vanhellemont du blog les 5 du vin.


C'est avec la plus grande solennité que je présente mes excuses à ses deux grands hommes du vin pour avoir tenté de les empoisonner avec un vin (pourtant bon) du domaine Genelletti que nous avions pensé amusant de mettre dans un camelback.

Le vin a décapé le plastique, lui donnant un goût de vieil ananas pourri et oxydé.

Le bicéphale s'excuse aussi d'avoir gaché du bon vin dans cette outre en plastoc...

 

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(Olif illuminé par le soleil glacé de Ruffey, juste avant d'avoir les papilles détruites par le bicéphale)

 

A la volée, pour justifier les verres descendus tout au long de la journée et pour conseiller les lecteurs de ce blog tout pourri et enrhumé, voici quelques pistes garanties "plaisir dans tes fesses" par le bicéphale.

 

- On se répète, on radote, mais nous ne sommes pas atteints de yoyotage de touffe. Les vins du domaine Labet et ceux de Julien Labet sont ENORMES.

 

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Les vins de Julien sont de plus en plus précis et de plus en plus nature... Mentions spéciales aux cuvées "chalasse" et "varrons", les deux sans souffre ajouté et qui ont un drôle de goût de "j'y retourne vite".


 

- Pour les malchanceux qui n'habitent pas dans le Jura, il existe une activité de négoce, "Les caves de la Reine Jeanne", qui se trouve assez facilement dans la grande distribution et qui permet d'avoir de vrais bons vins du Jura, avec un beau rapport qualité-prix.

Vous ai je déjà dit que leur crémant déchire?

 

 

- Au domaine de la Pinte, il y a avait aussi foule... Et c'est tout à fait normal d'en redemander tellement c'est bon.

 

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- Depuis que le bicéphale a eu la chance de boire les blancs de Peggy et Jean-Pascal Buironfosse au "Nez dans le vert", nous en sommes complétement fous.


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Décidemment, Rotalier est une "réserve" pour grands vignerons...

 

 

- Dans les bonnes surprises, j'ai découvert les vins de Jean-Michel Petit du domaine de la Renardière à Pupillin, ça va mériter un petit tour au domaine.

 

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- Et le bicéphale finit toujours en beauté avec un domaine sur lequel il va se pencher avec beaucoup d'intérêt. Le domaine de Montbourgeau nous a proposé de jolis vins de ce beau terroir oxydatif de du village de L'Etoile.

Les "hyper-locaux" de cette percée, situés pour l'événement dans la belle cave du prieuré de Ruffey, méritent aussi un petit détour et une salutaire levée de coudes au domaine... Rendez vous pris avec mister Olif...

 


 

 

Après trois assiettes de morteau-patates-cancoillotte, un sandwich au jambon cuit au vin jaune, quelques dés de comté et quelques mouchoirs en papier imbibés, c'est le coeur léger que le bicéphale est rentré au bercail pour boire une bouteille de "Varrons 2010 Nature" de Julien Labet...

 

 

J'en ai quasiment oublié mes engelures...

Mais, en choisissant la vidéo, je me dis que je dois avoir des séquelles cérébrales.

 

 

 

 


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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 14:45

En ce dernier vendredi du premier mois de l'année, on reprend les bonnes habitudes de 2011.


Il est temps de communier tous ensemble pour la 42ème édition des Vendredis du Vin autour du sujet imposé par le lascif Guillaume du blog "Du Morgon dans les veines" qui ne pense qu'à voyager et boire du bon vin .

 

Ce BVNI (Blogueur du Vin Naturellement Imbibé) demande à toute la blogosphère vinique avec (ou sans) nez framboise et haleine chargée de plancher sur le thème du "Vin et voyage".

 

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"Ah ça, le vin peut faire voyager : certains vous emmènent très vite très loin, d'autres ne sont que des allers simples jusqu'à l'évier le plus proche.

Non, moi ce que je veux, c'est vous voir voyager dans la réalité. Que vous nous parliez d'un vin que vous avez découvert lors d'un voyage et que vous avez rapporté (ou que vous auriez aimé rapporter) dans vos valises.

En guise de souvenirs, certains offrent des mugs ou des boules à neige. Nous, nous préférons un vin du terroir visité qu'un caviste bien attentionné nous a recommandé, que nous avons dégusté dans un restaurant ou sur lequel nous sommes tombés par hasard. Parfois ce vin s'avère si exceptionnel, si hors norme, que vous vous en voudriez de priver vos amis d'un tel joyau une fois revenu au bercail."

 

 

Diantre, que voila un beau sujet... 

 

De quoi remettre le pied à l'étrier pour un bicéphale en mal d'inspiration ces derniers temps.

 

Alors, où? Quand? Quoi?

Ca a fusé dans tous les sens.

Ce vin d'Ottawa "vendanges de glace" sucré jusqu'à l'écoeurement et qui m'avait fait vomir à Montréal... Non...

Ou le Penedes bu à Barcelone qui avait complétement torché Céline (pourtant une sacrée poche à vins). Deux bouteilles plus loin, elle embêtait les touristes allemand au Museu d'Historia de la Ciutat... Non...

Ou ce vin de l'Alentejo partagé avec Sophie dans un superbe restaurant de Monsaraz avec une escalope de porc et coques (carne de porco a alentejana)...

 

Rhhhhhâââââââ^...Je bugue.

 

Comme toujours dans ces moments de doute, j'ai mon arme fatale... Sophie...

"Tu as toujours une bouteille du vin de Cilaos dans la cave?"

Et la lumière fut.

 

 

Tu veux du lourd, monsieur le morgonneux président Guillaume.

Là, c'est du très, très lourd.

 

Cilaos est l'un des trois cirques de la Réunion.

Nous y avions passé quelques jours en meute en 2004 avec nombre de packs de "dodo", la bière locale et un grand sac d'une herbe aromatique, de l'origan si je me souviens bien...

 

De superbes paysages, de bons moments de coinche... Parfait...

 

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Nous avons aussi rencontré Marcel Dijoux, responsable alors de la coopérative de CIlaos et aussi de la chambre d'hôte où nous dormions.

Le vin de Cilaos venait de passer en appellation "vin de pays" en 2004.

 

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Ca a été l'occasion de discuter autour d'un petit apéro.

 

La vigne a été amenée par les premiers colons au 17ème siècle, d'abord pour le fruit.

Ce n'est que plus tard, vers le 19ème siècle que du vin a été produit.

Le vin de Cilaos avait une mauvaise réputation, il rendait aveugle et fou autant que le rhum.

Le cépage "isabelle" (ou "plant du cap") donnait à la vinification quasiment autant d'éthanol que de méthanol.

 

La création de la coopérative, avec un plantage de chenin, malbec, les méthodes de production revues ont permis aux uniques 40 hectares de la Réunion de devenir le premier vin de pays français de l'hémisphère sud.

 

Je n'avais pas gardé un énorme souvenir du vin de Cilaos.

A l'époque, la coopérative se "cherchait" un peu selon le vigneron.

L'urgence était de rayer la mauvaise réputation du vin qui rend fou.

 

 

Quelques années après, ça me fait chaud au coeur d'ouvrir ma dernière bouteille de Vin de Cilaos rouge demi-doux .

 

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Aucune idée de la date des vendanges...

Il y a du malbec et du pinot noir dans la bouteille, mais je n'ai pas la moindre idée non plus des proportions.

Je me souviens l'avoir demandé, mais, comme je ne note rien, j'oublie tout.

 

Sur l'étiquette, c'est assez sommaire.

Seule la mention "demi-doux" peut donner la puce à l'oreille de ce qui va finir dans le verre...

 

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J'avais un souvenir plus que mitigé sur cette bouteille à l'époque. Ce n'est pas sans une certaine appréhension que je tire-bouchonne la belle.

Le bouchon est bien attaqué mais il a tenu bon, contre vents et marées.

 

Le vin a pris une teinte rubis tirant sur le rose, avec des reflets ambre.

 

Le nez est très discret. J'ai un peu de mal à le caractériser.

C'est fruité, peut être de la groseille écrasée entre les doigts.

J'ai beau tourner le verre et y replonger mon nez, ça reste assez fade.

 

En bouche, c'est très surprenant.

"Ah, ça, pour voyager, je voyage!"

La première impression est très, très sucrée. De la soupe de glucose.

Je me sens au milieu d'un champ de cannes à sucre...

La finale est sèche et brutale laissant la bouche toute gluante de sucre.

 

Au bout de quelques minutes d'aération, le vin reste de la guimauve liquide, mais avec une pointe d'acidité en fin de bouche qui donne un peu d'espoir pour le verre suivant.


On se rapproche plus d'un banyuls jeune que d'un Madère.

 

Aucune sensation alcooleuse, très peu de fruit, quelques notes de vanille, un fond de canelle et du sucre.

 

C'est lourd.

Mais, bizarrement, en le buvant avec Sophie, nous nous attendions à pire.

Il y a même des bons souvenirs de l'île de la Réunion qui remontent tout en "douceur".

 

Le vin de Cilaos ne rend plus fou, il rend nostalgique.

Ca me donne même furieusement envie de goûter les derniers millésimes.

 

Je ne finis pas la bouteille, je suis sûr que Fred "natural born surfer" et Céline "je vomis dans la baignoire des enfants en fin de soirée" seront heureux de reboire le vin de Cilaos.

 


 

 

 



 



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