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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 22:41

Voila, c'est trop tard et ce n'est pas faute d'avoir prévenu...

 

Aujourd'hui, a eu lieu le salon BiojoLeynes, premier du nom. Le concept est simple, un village de Saône-et-Loire (Leynes), le verre à 2,50 euros, et une petite vingtaine de vignerons travaillant en bio ou conversion dans le beaujolais.

 

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C'était une bombe.

 

Un rituel en devenir pour les bicéphales, au même titre que la percée du vin jaune ou le printemps de Viré-Clessé...

 

 

 

Des rencontres à la pelle au milieu de la salle des fêtes de Leynes (à deux pas de Mâcon) avec un bicéphale enclin à tous les sacrifices pour vous rapporter le plus d'information possible et vous ouvrir (humblement) les voies du Beaujolais Bio.

 

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Les dégustations ont toutes été agréables et chaque vin avait une forte empreinte de son vigneron. Toutes étaient intéressantes et plusieurs méritent une petite place pour les faire partager dans de prochains articles.

 

Juste un petit mot pour MONSIEUR Olif, vu en train de s'affairer autour de tous les stands, partageant des miettes de son savoir au pauvre bicéphale assoiffé...

 

 

Les bouteilles préférées sont gentiment allées se nicher dans le coffre de notre voiture pour une dégustation tranquille sur la terrasse, en regardant passer les oiseaux. C'est un plaisir de revenir avec des bouteilles pour les boire avec ses amis...

 

Pêle mêle, parmi ses vignerons bio (mention que très peu revendiquent tellement il leur semble naturel de ne pas agresser la vigne), BIG UP pour:


- Patrick Vermorel du domaine de la fully, pour la qualité de ses vins, sa gentillesse et son approche terrienne du bio, toujours en cherchant à évoluer sans fracas et pour l'intérêt de l'amoureux du Vin.

 

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(Patrick, maintenant, entre nous, c'est à la vie à la mort, j'ai regoûté ton Brouilly 2005... WAOUH)

 

- Romain Des Grottes pour son vin rouge pétillant et doux pouvant rivaliser avec Bartucci et que ma femme a adoré (le vin et le vigneron) et pour ses micro cuvées de l'espace (cuvée certifiée sans électricité... faut être bien barré...)

 

- Michel Guignier pour son approche simple et sans tapage du vin, en tirant des cuvées de Beaujolais vers le haut (même s'il doit se battre chaque année pour l'AOC)

 

- Pierre Boyat, pour son "noir de rouge", classé vin de pays, et qui surclasse 99% des Beaujolais-village (statistique personnelle...)

 

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- Jean Luc Gauthier pour son Morgon "les charmes", juste bon

 

- Bruno Debize pour sa palette de vins, homogènes et délicats, structurés et subtils. Personnage qui ne se livre pas au premier abord... C'est un vigneron militant mais discret (la vie est faite de paradoxes), qui nous a fait profiter d'un Beaujolais-village de 2001 avec un fruit présent et consistant, sans aucun signe de fatigue, structuré et fin.

 

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Chacun fait la fierté de son terroir... Beaucoup de bonnes surprises, que l'on redécouvrira au fur et à mesure au cours de (re-)dégustations.

 

Le Beaujolais, c'est bon quand c'est bien fait. Ca paraît évident, mais je préfère le réécrire!

 

David

 


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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 08:31

Les figures imposées sont toujours sources de belles gamelles quand le patineur n'est pas bon...

 

 

 

 

Exercice de style difficile pour le bicéphale, participer aux 25èmes vendredis du vin!

Le principe semble simple, on claque un sujet et le vendredi donné, on publie notre petite vision.

 

Le bicéphale est une tête dure, les sujets imposés, il "aime pas"...

Mais il vendrait père et mère pour participer à la bloglouglou (cercle des amateurs de vins et qui le font savoir sur la blogosphère). C'est donc avec émotion que la décision a été prise de faire un petit article pour les vendredis du vin.

 

La claque n'en fut que plus dure. Le sujet met à l'honneur les vins demi-secs. Merdouille...

Un vin demi-sec est un vin à la sucrosité marquée mais équilibrée, qui n'est pas moelleux. Techniquement, la définition situe le vin demi-sec comme ayant un taux de sucres résiduels entre 4 et 12 grammes par litre.

 

Entre 12 et 45 grammes par litre, on considère le vin comme doux ou moelleux. Au dessus, c'est une soupe sucrée, émétisante et écoeurante qu'on appelle les vins liquoreux (avis tout à fait personnel et partagé par moi même).

 

Pour faire un vin demi-sec, on a souvent recours à la vendange tardive. Le raisin récolté en "sur-maturité", s'est doucement déshydraté et s'est concentré en sucre. 

 

 

Tout ça pour l'écrire haut et fort, je ne connais pas le vin demi-sec... J'ai bien goûté des vendanges tardives d'Alsace, des champagnes demi-sec (beurk...), mais tout cela m'avait laissé froid, sans aucune grande émotion.

La surprise du Cerdon-Bugey, vin pétillant moelleux, fut agréable, mais ne cache pas la forêt de mon incultance (incultiture?, inculticitude?).

 

Le blog fut entamé avec la volonté de partager et d'apprendre... Merci à Matthieu Turbide, du blog méchant raisin, d'avoir balancé ce sujet. En plein dans le mille, 10/10!

 

Seule solution, aller à contre sens... Le bicéphale va présenter un vin plus sec que demi. Un vin avec 5 grammes par litre de sucres résiduels. Un cépage connu pour ses vendanges tardives indigestes, mais qui est présenté simplement, sans surmaturation.

 

Le Gewurztraminer 2006 du domaine Gocker, Alsace AOC, n'est pas un vin qui tue par son originalité, plutôt un vin digeste à partager entre amis. Peut être le moins difficile à appréhender pour un néophyte des vins d'Alsace.

      IMAGE_119.jpg

Les vignes de Philippe Gocker se trouvent autour de Mittelwihr, petite cité viticole. Les vignes sont agées en moyenne de 35 ans sur un domaine de 7 hectares. Adepte de la culture raisonnée, le vigneron se présente comme respectueux de l'environnement... Aucune certification ou autre tatouage de bonne conduite n'est marquée sur la bouteille, et, à la rigueur, on s'en contre-balance. Le bicéphale ne porte pas le bio en étendard.

 

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Hop, on prend son tire-bouchon à lames et on l'entreprend en duel.

Mauvaise surprise, le bouchon est synthétique. Pouah, ça a tendance à casser le charme.

 

La couleur est jolie tout plein, or très pale.

 

Le nez m'emmène loin de chez moi. Il est très marqué par la mangue avec une pointe de miel. Ca me fait plutôt peur, cette odeur trop "sirupeuse". Aucune agrume à l'horizon, trop de fruit exotique...

 

Vite, goûtons! 

L'attaque est discrète. La première bouche amène la mangue, le litchi. La sucrosité est présente, mais loin d'être envahissante, comme je le craignais.

La finale montre une petite pointe acide très appréciée, avec sa fraîcheur, même si il manque de minéralité.

Le vin est vif, sympathique.

 

A moins de 9 euros, c'est une bonne affaire. Pour ce qui est de l'accord, je le vois plus en apéritif, ou sur une entrée froide sucrée-salée asiatique.

 

C'est un vin demi sec, mais plus sec et fruité que sucré...

 

Juste parce que le bicéphale a un fort esprit de contradiction... Quand même.

 

David

 


 


 


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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 09:35

Le bicéphale buveur est allé en meute de chiens fous au douzième printemps du Viré-Clessé, où les vignerons ont pu partager les vins de cette appellation de vin blanc de cépage chardonnay de Bourgogne.

 

vino 049

 

Le périple doit nous amener à visiter chaque caveau de producteur entre Viré et Clessé, avec un petit train pour éviter de tanguer ou, pire, de prendre la voiture entre les deux villages.

 

Il y a 29 producteurs à visiter. On met notre bandeau rouge autour du front, on bande nos muscles (surtout ceux situés autour du coude) et on se prépare dès 10 heures du matin, à la maison, en débouchant quelques bonnes bouteilles.

 

Première belle surprise, en arrivant à Viré, le beau verre de dégustation, basique mais le préféré du bicéphale rédacteur, de marque Spielgelau.

 


 

C'est parti pour les découvertes... Dès notre deuxième cave, deux groupes distincts se sont formés.

Les "comme à la maison", 5 à 6 personnes, ont pris leur temps, ont goûté, regoûté et se sont incrustés lorsqu'ils se sentaient bien.

Les "bicéphales déambulants", avec une petite dizaine de geurriers assoiffés, se sont déplacés de cave en cave, afin de voir le maximum de vignerons et découvrir le Saint-Graal.

 

Faisant parti des "comme à la maison", le groupe a réalisé la bagatelle de 4 visites de producteurs en 5 heures... Autant dire, que la couleur du petit train n'a même pas été vue...

 

De même, les "bicéphales déambulants" ont vite été débordés par les dégustations. Ils ont erré de cave en cave, sans prendre de notes, en enfilant les verres et en omettant de cracher, parmi 8 à 10 caves (ils ne peuvent pas me donner un chiffre exact).

 

Tout ça, sans le salvateur petit carnet de notes, que personne n'a pensé à prendre.

 

C'est une première "réunion" pour le bicéphale, ne nous jettons pas la pierre!!

(Surtout qu'il aurait été impossible de viser correctement, le grammage étant trop imposant, nous aurions pu blesser un enfant innocent.)

 

Un vigneron a particulièrement retenu l'attention du bicéphale.

Jean-Marie Chaland (ci dessous) nous a chaleureusement accueilli au domaine de Chazelles, étroitement couplé au domaine de Sainte Barbe, à Viré.

 

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La famille Chaland, dont le frère et la soeur ci dessus, nous a accueilli avec bonne humeur et attention. Je m'y suis senti comme à la maison, n'hésitant pas à aider au service pour le bicéphale...

 

Tous les vins sont une bonne expression du terroir, minéraux, purs, fruits blancs.

 

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Dans le domaine des Chazelles, le Viré-Clessé "la Forétille" 2008 nous a plu par sa simplicité, sa minéralité et surtout son très bon rapport plaisir-prix. Le nez exhale des agrumes, le vin est frais, digeste, très agréable. Un vin accessible et pur...

 

Le domaine de Sainte Barbe (la sainte patronne des pompiers... total hors sujet...) nous a semblé très homogène.

Deux vins nous ont conquis.


Le Viré-Clessé "Thurissey" 2008 est un vin complexe, issu de vieilles vignes de plus de 90 ans. A l'odeur, au premier nez, on retrouve un discret aspect vanillé, vite débordé par les fruits exotiques. Le vin est élevé dans des fûts de chêne de un à cinq ans, n'écrasant pas le vin sous le boisé.

La bouche est grasse, ronde, complexe, avec des arômes d'abricot confit. On le tourne en bouche, hors de question de cracher!

La discrétion de l'élevage en fût confère au "Thurissey" de l'ampleur, sans partir vers les délires du bois. Le vin est loin de tout donner, il a un réel potentiel de garde.

A un peu plus de quinze euros, ce vin a plus de valeur qu'une tripotée de Meursaults et de Chassagne (oui, j'ose, et je signe).

 

Le Crémant de Bourgogne Brut cuvée "Perle de Roche" 2006  nous a séduit par sa  "tonicité". A part quelques vins habilement travaillés pour que le sucre serve la boisson (voir ce magnifique article),  le bicéphale n'aime pas le glucose.

Ce crémant est pur, minéral, très peu dosé avec 4 grammes de sucre naturel par litre. A l'aveugle, je défie quiconque de le distinguer d'un Champagne extra-brut de la Côte des Blancs.

Le seul bémol serait peut-être le prix (une douzaine d'euros)... Mais nous sommes des grosses radasses, alors un superbe crémant au prix d'un très bon Champagne de vigneron ne nous suffit plus...

 

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Voilà, pour moi, pauvre bicéphale inculte, les domaines des Chazelles et de Sainte Barbe furent une découverte très intéressante...

 

D'autres découvertes dans de prochains articles, sachant que ma lucidité a diminué le long de la journée.

 

C'est le jeu, Lucette...

 

David

 

PS1: Quelques petites photos de la première réunion bicéphalique


 

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PS2: Pour les courageux, un autre rendez vous peut se réaliser le deuxième printemps des vins du Bugey, le samedi 24 avril a Lagnieu dans l'Ain...


Comptez vous et appelez moi!

 







 


 

 


 


 



 


 


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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 00:12

C'est rageant...

 

Je peux réagir comme un sale môme gâté quand je veux.

 

M'installant dans l'Ain, une de mes premières découvertes fut le Cerdon Bugey Méthode Ancestrale 2008 de Raphael Bartucci.

 

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Le projet de blog montait tout doucement, et je gardais cette pépite pour nos gentils lecteurs.

 

Mais voila, le destin s'acharne sur le bicéphale buveur. Nous avons été grillés par une québécoise drôle et passionnée. Depuis, j'avais mis l'article de côté, je ne pouvais pas faire mieux...

Il est clair que la vidéo claque, c'est beau, bien fait, percutant. Un bicéphale devant la caméra aurait sûrement broyé le blog dans l'oeuf.

 

Après moultes hésitations, moi, bicéphale bressan, vivant à deux pas de Mérignat, ose faire un article sur le Bugey Cerdon de monsieur Bartucci.

 

D'abord, le Bugey Cerdon se trouve au sud de l'Ain, touchotant la Savoie, incluant 14 villages, dont Mérignat où officie notre vigneron du jour, village rustique aux toutes petites ruelles, accroché sur une colline.


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Le vin produit en "Appellation d'Origine Vin Délimité de Qualité Supérieure" est un rouge pétillant associant des cépages du Beaujolais (le gamay), de la Bourgogne (le Chardonnay) et du Jura (le Poulsard), avec une bonne sucrosité et relativement peu d'alcool (souvent 8% d'alcool).

 

Attention, c'est reparti pour le fameux couplet: c'est du vin BIO.

C'est vrai, c'est certifié ECOCERT...

 

Il existe trois méthodes pour rendre pétillant le Bugey Cerdon, la méthode traditionnelle dite champenoise, la méthode gazéifiée et la plus belle, la plus meilleure car la plus locale, la méthode ancestrale, où la fermentation se fait spontanément en bouteille (chez Bartucci, sans chaptalisation ni levurage).

C'est un vin toujours demi sec, avec 40 grammes de sucre naturel par litre.

 

Le sucre dans le vin fait habituellement vomir le bicéphale qui considère que le sucre c'est bon pour le cola ou l'Orangina. Mais, on peut changer d'avis...

 

L'objet du délit, une bouteille plutôt simple, pas de joli dessin sur la bouteille, par contre, ecrit lisiblement, l'adresse, le numéro de téléphone et même celui du fax du vigneron. Ca sent la fierté du produit.

 

A l'ouverture, ça fait un petit "pop". Ce n'est pas du dégorgement de foire. Rien qu'à l'extraction du bouchon, nous sommes loin des fêtes branchées champagnisantes de Stéphane. A moins de 11 euros la bouteille, on est loin des grandes maisons de Champagne qui font le bonheur des buveurs d'étiquettes!

 

La mousse est légère, très aérienne. La bulle est très fine. La couleur est rouge pâle, transparente.

 

A l'odeur, c'est sucré et acidulé. On note le fruit rouge et un côté pomme Granny Smith. En le goûtant avec Bibiche, elle est claire et nette "ça sent le Mentos à la pomme".

Mais, c'est bien sûr, Céline "bibiche" Magnabosco est bien la meilleure!

Odeur fraîche de fruits rouges type groseille et surtout de Mentos à la pomme!

 

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C'est quand même joliment festif, on a vraiment envie d'y aller, la bouche grande ouverte.

 

Malgré la bonne sucrosité, la première impression est celle d'un bonbon acidulé à la groseille et à la pomme Granny Smith. C'est frais avant d'être sucré. La longueur n'est pas énorme, mais on croque du fruit rouge en finale.

La bouche en redemande dans la foulée. Hors de question de cracher ce vin!

 

C'est en plus le vin qui contente le néophyte (y a bon le sucre) et l'amateur dérouté par le côté fruit d'un pétillant de qualité.

A deguster entre amis, à faire découvrir et à partager, l'appellation est originale et inconnue de la plupart des papilles.

Merci à Aurélia de l'avoir montré à la face du monde!

 

A la croisée des chemins du Beaujolais, du cidre, du crémant du Jura, des vins rouges du Jura... Surprenant.

 


 

David


 


 


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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 00:29

petite decouverte à la FNAC

une idée sympa d'achat pour celles et ceux qui veulent faire du vin sur le balcon (si si c'est marqué dedans)

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soutirer au cubi, j'adore...

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 22:26

Voici pour ceux qui étaient la....des souvenirs!champ-soiree-460.JPG

  il merite sa reputation ce selosse....

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  il est meme conseillé de le carafer..

 

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Que c'est beau!

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Beaucoup trop cher pour ce que c'est.

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  A faire vieillir...


 

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Un de mes "blanc de blanc" préféré... 100% chardonnay, sans les autres cépages phares de Champagne, le pinot noir et le pinot meunier.

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Vieux et vineux à souhait

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 21:11

Ca fait bien bling-bling... Du rouge de supermarché avec un nom qui dit un petit quelque chose à tout le monde.

 

La classe, du Margaux Château Prieuré-Lichine 1994.

 

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On s'imagine bien le prendre dans un verreArom'up de forme Oaky de "Chef et Sommelier", pour révéler ce Vin de Bordeaux, quatrième grand cru classé en 1855 (mon arrière-arrière-arrière grand mère aurait pu participer à ce classement, c'est dire si c'est funky...), en levant le petit doigt.

 

C'est encore mon côté punk, mais Margaux est une appellation qui me semble manquer d'humilité.

 

C'est avec un grand respect, pour tout ce que ce vin peut représenter, que mon père (ouvrier courageux) a acheté cette bouteille dans une foire au vin, il y a quelques années.

Il l'a précieusement conservé dans sa cave, dépoussiérant la bouteille, l'entourant d'un papier de soie, et notant fébrilement son prix et l'hypermarché qui lui a vendu ce breuvage.

 

Tout ça pour me la donner...

 

C'est avec une nonchalance particulière et un grammage énolique raisonnable que la bouteille est morte au combat (déséquilibré et perdu d'avance) devant un gigot d'agneau et un gratin dauphinois chez la famille Branquart à Tournus.

 

Le vin a tout de même été gentiment ouvert une heure avant de festoyer, non carafé pour ne pas le brusquer...

 

Prieuré-Lichine, c'est d'abord une étiquette. C'est un Margaux (prenez l'accent Rive droite).

Ce vin ne m'évoque rien, ni chaud, ni froid. Le domaine est situé à Cantenac, près du célèbre Château Margaux, (sortez vos rolex...).


Il a été rollandisé. Michel Rolland est oenologue. Il est la star malgré lui du film que tout amoureux du Vin doit voir, "Mondovino". Roi de la micro oxygénation, du fût de chêne neuf... tout ce que le bicéphale aime...

 

Le vignoble est hyper morcelé, avec un paquet de terroirs sur les communes d'Arsac, de Cantenac, de Margaux, de Soussans et de Labarde...

Je les aime les tous petits clos et autres terroirs (on dit climats quand on se la donne) de Bourgogne.

J'ai le fort sentiment que tous les vins de Bordeaux sont des Bourgogne Grand Ordinaire en puissante (sans être trop péjoratif, la plupart des BOG sont meilleurs que les châteaux Machin et autres catastrophes de chez Magrez....).

 

Parler de Prieuré-Lichine me permet surtout de rebondir sur la dégustation du P'tit Piaf.

Ces deux vins sont marqués par le Merlot, 100% pour le vin de pays des côtes catalanes et en majorité pour le vin de Margaux. On compare l'aristocratie et la plèbe.

Et devinez lequel je préfère...

 

La robe est foncée, profonde avec des reflets rubis.

 

La bouche est plutôt souple. La première impression donne des fruits noirs compotés, avec un bois discret et agréable. C'est certes tannique, mais avec une présence de cassis qui adoucit tout ça. La finale est plus que moyenne, avec un creux en fin de bouche...

Les tannins souples persistent le long de la soirée et le mariage avec l'agneau était heureux.

 

Allez, on ne va pas tout jeter, c'est un vin qui donne du plaisir à tout néophyte (bonjour...), mais qui ne vaut pas son prix.

25 euros la boutanche, nous n'avons pas tous le même salaire que Stéphane...

A boire si on vous l'offre ou si vous le volez.

 

Si un seul lecteur de ce misérable blog connaît un Bordeaux qui "latte sa mère", merci de faire partager!

 

david


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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 11:35

Malheureusement ce vin du domaine de l'Ausseil, vin de pays des côtes catalanes  P'tit Piaf 2006, n'a pas résisté à l'assaut de la famille tournugeoise. Ses ailes ont été coupées au décollage...

 

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C'est la mort dans l'âme que j'ai vu le liquide rouge couler à terre. Un assassinat en règle.

 

La carafe a été explosée par Céline, alors que sa méchante soeur, Laureline, se moquait de mon petit carnet de notes de mes aventures vinistiques...

J'ai dû lécher le sol (et verser le fond du fond de la carafe dans un petit verre) pour vous faire ce compte rendu.

 

On a les amis qu'on mérite...

 

Pourtant, tout partait dans les meilleures conditions, nous allions découvrir un nouveau vin du Roussillon (néophytes que nous sommes...), des côtes catalanes, produit par la famille Chancel à Latour de France.

 

Allez, encore un vin d'un "petit" domaine de 10 hectares, issu de l'agriculture biologique, pas d'engrais, labour mécanique, pas de filtration à la mise en bouteille...

C'est tellement fashion, que j'y vais toujours sur la pointe des pieds. Même si, jusqu'à présent, je n'ai jamais été déçu ( mon côté punk?).

 

Le conseil vient de Raphaël Reboux, caviste à Bourg en Bresse. Il sévit aussi sur la blogosphère avec un blog bien intéressant.

Débarquant tout frais dans la capitale de la Bresse, c'est le seul caviste dont les vins me parlent, ne jouant pas sur la facilité, avec des rayonnages bien agréables.

 

Une phrase m'a définitivement décidé à essayer ce vin: "c'est un vin glou-glou"... Youpi!! Du vin glou-glou, à partager entre amis.

Du 100% merlot, cépage cousin du cabernet. C'est aussi le cépage le plus cultivé en France, LE cépage des vins de soif, fruités et facilement reconnaissables, même par des tanches comme les bicéphales buveurs.

 

Mais, ça, c'était avant le drame de la carafe foudroyée par ces soient-disants amis.

 

A l'ouverture, le bouchon est superbe, la matière du liège est belle, l'odeur est très marquée et ne présage que du bon.

 

La robe est d'un beau grenat intense, limite noire avec quelques reflets rubis.

 

L'odeur est une claque sans avoir à trop tourmenter le vin dans le verre. Au tout premier nez, on a une impression de fruits rouges blets, qui se dissipe très vite pour LE nez qui fait plaisir à tout le monde.

Ca sent la purée de fruits rouges, de la fraise, de la framboise, que du plaisant (déjà, je sais que ce vin va faire plaisir à mes "amis"). Derrière, se développent le pruneau, la violette, c'est un 2006 mûr à la consommation.

 

Premier verre versé sans le carafer, en le tournant gentiment, le corps est rond, avec une grande souplesse. On est effectivement dans le fruit rouge, avec des tanins tout doux.

Ma bouche est peut être trop habituée à la Bourgogne, même si le manque d'acidité en finale ne me dérange pas du tout, pour le coup.

C'est ample en bouche, mais on ne trouve pas le côté "grosses coucougnettes" des vins typés du Sud. C'est tout en douceur et en fruité.

Le deuxième et ultime verre, servi et bu une petite heure après, garde les fruits rouges avec de la violette qui apparait. C'est BON!!!

 

C'est le vin des copains.

 

LE VIN GLOU-GLOU, à taper avec des grillades et des salades, des piques-niques et des casse-croûtes.

 

Même, si après cet incident diplomatique, je n'ai plus d'ami...

 

David

 

PS: Pour Laureline, mon carnet et moi te pissons à la raie...

 

PS: Pour Céline, rigolo que tu aies plus pleuré pour le vin que pour ta belle carafe, tu es définitivement une bicéphale buveuse.

 

PS: Pour Fred, entre ta femme et ta belle-soeur, ta vie n'est pas facile tous les jours.

 

 


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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 10:42

Grand bravo à Francois "l'embrouille" Damiens

Magnifique.....leçon d'oenologie.

(merci à antoine)

 

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 01:11

link

Voici mon commentaire à cette belle vidéo de Miss glouglou et mon avis sur la mise en carafe des champagnes....

 

Salutation à toi Miss GlouGlou.


Peux tu nous donner une plus grande explication de ton" sortir du placard un enfant" lorsque tu expliques qu'il faut sortir un vin jeune de son placard (de la bouteille) pour le faire vieillir en le passant en carafe! Étais-tu babysitteuse dans ta jeunesse?

 

Si OUI , il faut nous donner le nom de tes victimes... ou de tes parents!

Sinon, faut-il comprendre "sortir du placard" par faire faire un coming-out aux vins jeunes ?

 

Hum... Cela explique beaucoup de choses!

 

Tu es dans le Marais c'est ca?
Trêve de plaisanteries.


Pour ce qui est du site: je crois que je suis amoureux!
Beau site , belles vidéos, belle demoiselle! Le bonheur est dans la carafe et dans son sourire...


Petites infos complémentaire d'un pauvre bicéphale buveur  (l'autre bicéphale présent ci dessus est un pauvre type du Jura , c'est pour cela qu'il est mon ami , il ne faut même pas le lire, il ne sait que cracher dedans!).
Je propose une expérience à risques mais plutôt intéressante: Carafer un champagne.



Pour certains, un snobisme ( yes we can), d'autres un sacrilège (we can too) mais pour les miens (le bicéphale est plusieurs et un à la fois, schizophrène , yes we are) c'est possible.
Tous les champ' ne sont pas à carafer biensur.

 


2 cas de figure:


1/Les très vieux millésimes sur de très beaux flacons.(c'est pour les buveurs d'étiquettes)


Un krug 1982 

KRug

 

 

ou un Dom Pe 78 (ca fait Rive Gauche...).

 

 

evaherzigovadomperignon

 

 

Surprise à l'ouverture , plus beaucoup d'effervescence et un nez très (trop) vieille pomme!
Qui ose gagne: Carafage, petite reprise d'effervescence ( les impuretés de la carafe en sont l'origine), plusieurs essais toutes les 15 minutes et enfin, 1 heure après la mise en carafe ,la puissance et la beauté de ces grandes maisons s'expriment enfin.

 

Certes les bulles sont rares mais le vin s'ouvre.


Les papy mettent du temps à se montrer (il faut que tu nous parles de ton rapport avec le troisième age en plus des enfants)!


Le plaisir se rapproche de la dégustation de grands et vénérables bourgognes blanc.


2/Les champagnes jeunes.


Principalement des champagnes vineux mais trop jeunes (moins de 6 ans) ou encore trop effervescents.


Les champagnes "bio dynamiques" et "zéro dosage" se prêtent particulièrement bien à la carafe .


La complexité aromatique de ces vins ne peut pas facilement s'exprimer dans une flute (un verre plus large à la rigueur).


Des vignerons conseillent cette technique sur certains millésimes. Ainsi "les béguines" 2005  by Jérôme Prévost (100% pinot meunier) méritent un carafage de 15  à 30 minutes pour s'ouvrir et raconter une belle histoire.

 

 

 

jerome-prevost-closerie.jpg

 

 

La même expérience avec de beaux flacons :

Franck Pascal Rosé

 

 

pascal

 

, Petraea MMV de sieur Boulard (francis de son prenom)

 

 

boulard.jpg

 

 

 boulard petraea

 

le Tarlant (maitre du ZERO dosage mais pas seulement),

 

 

 

tarlant-zero.jpg

 

 

 

le larmandier-bernier est son "vielles vignes de CRAMANT",

 

vins_grand-cramant_larmandier.jpg

 

 

et encore bien d'autres vignerons independants qui font le champagne de demain en ecoutant le passé....à decouvrir d'urgence!!!!!

 

Le plus difficile dans cette histoire est la mise en carafe.


Un conseil de base , une carafe bien propre pour les vins jeunes ( les impuretés favorisent la perte du précieux gaz à effet de serre, le CO2)   mais surtout une carafe de même température que la dive bouteille ( ha, ce coquin de Rabelais et son Pantagruel !!) afin d'éviter tout choc thermique à l'origine d'une perte trop rapide de gaz.

 

Un bec verseur est nécessaire pour diminuer les chocs de transvasement.

De la douceur que diable!!


La carafe se doit de ne pas être trop large car l'aération ne doit pas se faire par excès ( ce n'est pas une décantation de rouge!!!)


Une fois le périlleux exercice réalisé, la "dive" carafe doit être mise à l'eau (ou plutôt au seau) telle un frêle esquif pour éviter toute perte importante de fraicheur du fait de la mise en contact avec l'air ambiant.


Si tout cela est fait avec la douceur prescrite, la dégustation se fera dans les 15 à 45 minutes pour des vins jeunes et sans limite réelle pour des vins du fond des ages, si toutefois la faible effervescence ne vous trouble pas sur un champagne...

 

Pour ceux qui ont peur d'essayer, il existe une solution "muy" simple:

ouvrir le champagne 1 à 2 heures avant , en verser une bonne coupe ( bonne idée pour verifier avnt les autres) et refermer avec un bulle-stop (type vacuvin)

 

vacuvin-2.jpg

vacuvin.jpg

le mettre en position allongée (Decubitus pour les medicaux) dans un frigo dans la partie la moins froide (trop froid ,c'est pas bon).

Et la , surprise le vin s'estr ouvert tout seul.

Il faut en faire l'experience pour comprendre.

 

 

Sur ce Miss Glouglou encore merci pour cette fraicheur et la clarté de ta démonstration.


Pour finir, serais-tu la femme idéale?

Tu bois, tu n'aimes ni les enfants  (ou que dans le placard) ni les vieux (qu'après une chute dans les escaliers, donc morts)....


le Bicéphale Buveur from Amiens /stef


ps: je mets un lien de ta page sur notre site
http://bicephale-buveur.over-blog.com/

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Published by stephane et david
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