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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 12:51

Attention, ça fait mal aux yeux, tellement c'est du bonheur...

 

Les "vendredis du vin" remis à flot par Iris ont terminé leur 26ème édition.

 

vdv-logo.png

 

Le principe est simple, un nouveau "président" chaque mois qui propose un thème et des dizaines de bloggeurs qui donnent leur vision du thème, le dernier vendredi de chaque mois.

 

Ce mois-ci, le thème était le vin de copain, thème qui nous a amené à une évidence, lors de notre dernière dégustation commune, l'Arbois-Pupillin "Le Ginglet" 2007 de Monsieur Bornard...

 

C'est maintenant que la chance vous sourit!!!

 

Je suis sûr qu'il arrive que vous vous grattiez la tête, en se demandant ce que vous allez servir à l'apéro, au barbecue, au repas de famille tout simple ou avec un petit dîner sur le pouce entre potes.


Anne-Laurence, notre présidente sortante, a compilé toutes les idées des amoureux du vin de copains.

 

Bravo à Anne-Laurence qui nous livre 71 idées de vin-plaisir.

(Et avec la photo que Stéphane avait prise à plat ventre, à environ 1 gramme dans chaque bras, au milieu de la savane qui me sert de pelouse.)


Ca m'ouvre de multiples horizons et le porte-feuille (en amiante) va chauffer à blanc...

 

C'est, comme à chaque fois, une mine d'idées partagées en toute simplicité.

 

Si, avec ce précieux conseil, vous ne m'invitez pas chez vous pour boire un coup, je ne comprends plus rien!

 

Quoique j'ai d'autres vins de copain sous le coude, toujours prêts à être dégoupillés... 

 




 


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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 14:23

On ne peut pas être d'humeur égale tous les jours...

 

Je ne suis définitivement pas de la race des râleurs, bougons et autres froncés du sourcil.

 

La "cooltitude" m'a été transmise par un moine tibétain croisé avec un fumeur de chocolat-qui-fait-rigoler... Enfin, je crois, je ne m'en souviens plus très bien, j'étais partiellement éméché.

 

Mais, certains jours, au petit matin, avec une tête bien plantée dans une partie intime de son corps que l'on voit rarement de face, on peut manquer de recul nécessaire pour jauger la chance que l'on a...

 

C'est dans cet état que je me suis réveillé ce matin.

Dans un lit trop petit, trop loin de chez moi et des doux bras de ma douce, mais bien trop près de mon lieu de travail (que, pourtant, j'ai tendance à adorer) et avec trop peu de sommeil, même si j'ai connu pire...

 

Avec ma bonne tête de cochon, j'ai même pris le temps de me faire flasher en direction de ma Bresse.

 

Ma vie n'est que grognements... Aaaaarrrggghhh...

 

Il est urgent de se poser.

 

Une bouteille (presque) prise au hasard, et je me plante sur la terrasse.

 

Il a intérêt à être bon ce "Terre de Gryphées" Arbois 2004 du Domaine de la Tournelle.

 

DSC00064.JPG

 

Arbois est une mamie de l'Appellation d'Origine Contrôlée, datant de 1936...

 

C'est une AOC sur environ 800 hectares, répartis sur 13 communes.

On retrouve tous les cépages magiques du Jura, savagnin, trousseau, ploussard, et les cépages communs à la Bourgogne voisine, le pinot noir et le chardonnay.

 

Aujourd'hui, c'est le chardonnay, cépage "blanc" qui m'intéresse.

 

Le Domaine de la Tournelle est situé à Arbois même.

J'en profite pour inciter à la visite de cette petite ville qui a la chance de concentrer des restaurants gastronomiques énormes, le meilleur chocolatier de la terre Hirsinger, ainsi que l'un des cavistes les plus respectés de la profession, Stéphane Planche.   

 

Sur l'étiquette, on ne retrouve aucune mention, aucun certificat prouvant une quelconque velléité "bio" du domaine.

 

Ce qui me fait doucement rigoler... Evelyne et Pascal Clairet n'utilisent pas de chimie dans leurs vignes, récoltent manuellement le raisin.

Ils ne levurent pas (le raisin le faisant très bien tout seul...), ils ne rajoutent pas de sulfites dans leur vin.

Mais, ils font un vrai élevage du vin avec patience et attention.

 

L'art de le faire sans le mettre en avant... Sus à la mode et aux logos pourris!!

 

La "Terre de Gryphées" est un vin blanc en chardonnay 100% sur trois parcelles dans l'AOC Arbois. Les gryphées sont des fossiles ayant une vague parenté avec l'huitre, avec un relief évoquant un coup de griffe. 

 

Bon, ça fait bien trop longtemps que cette bouteille me fait de l'oeil.

 

J'enfourche mon bilame et besogne la bouteille aux douces formes sensuelles typiquement jurassiennes.

Le bouchon ne présente qu'une très légère odeur d'abricot... 

Vu l'état de mon humeur, je présage le pire.

 

Dans le verre, par contre, c'est feu d'artifice...

 

 

 

En tournant un peu le verre pour l'aérer gentiment, les arômes se bousculent.

 

C'est très complexe pour le jeune unicéphale que je suis, très intriguant aussi. Il y a une vraie sensation d'amplitude.

 

D'abord le vin met le fruit en avant avec l'abricot, la pêche mûre. Doucement les traces d'élevage arrivent avec le bois et la vanille, heureusement discrets mais allongeant le vin vers un deuxième nez mystérieux pour moi.

J'ai beau faire le tour, c'est clairement épicé, mais doux... cumin? curry doux?

 

J'aurais pu donner ma main au bourreau en pariant la présence de savagnin, si je n'avais pas lu la contre-étiquette de la bouteille.

 

En bouche, l'acidité est importante avec de la confiture d'abricot tout autour.

Le côté vanille de l'élevage en fût est en retrait, mais me dérange un peu.

La bouche est un peu moins expressive que le nez laissait espérer.


On a une belle minéralité à la "Chablis" avec la craie au fond des papilles.


Il n'a pas le côté beurré des beaux climats des "grands" vins blancs de Bourgogne. Mais l'acidité est là, agréable et longue, longue.

 

Il a un réel potentiel de vieillissement et je regrette (presque) de l'avoir ouvert un peu trop tôt.

 

Mais trois verres plus tard, je mesure la chance d'être chez moi, attendant que ma femme revienne du travail pour aller se faire un petit resto ce soir (Meulien à Tournus, peut être).

 

La vie est belle, quand même...

 


 


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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 21:18

Pour la bicephale team,  vendredi 4 juin sera fait de bulles et de rencontres.

 

En effet, les 2 "cerveaux" du gang seront, pour la première fois de l'histoire du blog, ensemble pour explorer les vignobles de champagne. 

 

Un grand appel est lancé ce jour pour que de "gentils" vignerons acceptent d'accueillir 2 bras cassés de la blogosphére (plus proche de laurel et hardy que de Brett Sinclair et Danny Wilde).

 

 

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Pour nous faire accepter, une distribution de gateau battu ( meme les gateaux souffrent chez nous....) sera faite aux inconscients qui oseront l'aventure picarde.

 

Le but de cette aventure : aller à la rencontre des hommes et des femmes qui font du vrai champagne, du vin!!!

 

Dèja 2 réponses favorables : Benoit Tarlant et Cyril Jeaunaux.

 

Si nos lecteurs ont des idées de visites à nous conseiller......N'hésitez pas!

 

PS de David:

 

A votre bon coeur, mesdames et messieurs les vignerons...

 

Sachez que nous essaierons de ne pas cracher partout (c'est l'avantage ultime du bicéphale) et que nous compensons un manque évident de culture vinistique par une curiosité sans faille.

 

J'ai longtemps vécu en Champagne, et me suis longtemps baladé sur la montagne de Reims, avec des rencontres intéressantes, beaucoups de vignerons passionnés, d'autres beaucoup moins qui se contentaient de faire de la bulle...

 

Y aller à deux en mode "warrior sympa" est une occasion de renouveler mes stocks de Champagne.

 

C'est aussi pour tenter l'alchimie plomb-or, c'est à dire faire que le Champagne soit un vin de copains, cantonné qu'il est à l'esbrouffe et aux petits doigts relevés... Je suis sûr que c'est possible.

 

 

 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 15:32


 

Suite à nos digressions nocturnes sur le Ginglet 2007 de sieur "BEAU RENARD", je voulais simplement par cette belle journée parler du vin à proprement dit.

 

Première chose ce vin est un 100% trousseau, chose plutot rare.

 

En effet ce cépage rouge est cultivé depuis ......au moins presque toujours ( ca c'est du travail précis, 18 éme probablement) dans la région de poligny dans le jura et de Beuz ( Besançon pour les gens normaux) dans le doubs.

 

Le plus souvent il est associé au poulsard ou au pinot noir pour des raisons de structure et d'équilibre du vin.

 

Pour tout ce qui est ADN du vin et géologie, wiki fait ca bien:link

 

Toujours est il ,que ce vin made in Bornard séduit par sa fraicheur et sa simpliciré.

Votre bouche se souvient de vos gourmandises d'enfant lorsqu'une tarte aux framboises refroidissait sur le bord de la table de la cuisine ( très esprit "la cabane au fond du jardin" merci Francis...boulard? non Cabrel!).

 

 

raspberry1600

 

Voila , le secret de ce vin: le fruit frais , un peu acide sans trop de sucre.

La framboise est donc là mais aussi la cerise tout juste mure.

 

 

cerise-jpg_9592.jpg

 

Une corbeille de fruits frais.....

 

L'acidité du vin est là pour souligner le fruit sans agresser les papilles.

La bouche est tanique sans exces, soyeuse et longue.

 

C'est donc un vin des copains, l'évocation  de nos souvenirs de copains passés, présents... Et ceux en devenir, ceux avec qui on allait faire du vélo à 8 ans, ceux avec qui on parle de ses amours à 20, des ses emmerdes à 30 ou bien encore ceux avec qui on parlera de nos problèmes de prostate à....

 

Un vrai vin Glouglou comme aime à le dire David.

 

Un vin d'homme (d'adulte pour ces dames) qui touche nos coeurs d'enfants.

 

Stéphane

 

PS par David: Le trousseau est vraiment un cépage intéressant, nous l'avions déjà évoqué sur un ancien article.

 

J'ai un très grand respect pour le travail de Monsieur Bornard. C'est avec plaisir que j'ai vu ses vins, aujourd'hui, exposés chez un caviste que je conseille comme d'utilité publique, Monsieur Planche, auxJardins de Saint Vincent, à Arbois.

 

Le terroir de Pupillin (AOC Arbois-Pupillin) est d'ailleurs plein de bonnes surprises, juste à une petite hauteur d'Arbois, avec une concentration de vignerons aux productions "topissimes" (on en reparlera...).

 

Le trousseau est le moins cultivé des cépages rouges, considéré comme un vin de garde, donnant du corps aux assemblages.

 

Je vous conseille de goûter juste une fois un trousseau de Bornard (il a une petite gamme, chaque vin est intéressant)...

Vous me remercierez!

 

david

 

 

 

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 15:31

DAVID:

 

Alors, il latte pas mon petit Trousseau "Le Ginglet" 2007 fait par philippe Bornard?

 

vino 003

 

Lors du printemps du Viré-Clessé, avide de faire découvrir à l'entité picarde bicéphalique, j'avais débouché un petit vin rouge de l'appellation d'Origine Contrôlée Arbois-Pupillin, en mono-cépage Trousseau.


 

Il était 10 heures du matin et il fallait entreprendre un "rodage express" avant d'aller à la découverte des vignerons du Viré-Clessé, dans le mâconnais voisin.

 

Ca faisait trop longtemps que je n'avais pas vu Stéphane, je voulais marquer le coup en l'emmenant vers un Jura qu'il ne pouvait pas connaître.

Et du même coup étonner la horde de picards débarquée à la maison. 

Une ruse de Sioux pour un terroir et un cépage trop peu connus mais qui donnent des vins rouges denses, structurés et fruités...


 

Avant de partir sur un mode "meute de chiens fous" à travers les vignes bourguignonnes, je voulais surprendre les amis trop préparés à s'attaquer à du chardonnay

 

Je m'étais longtemps demandé pourquoi il y avait un renard sur l'étiquette...

Le bicéphale a un QI de moule et le jeu de mots "Bornard: beau renard" a mis un certain temps pour faire "Tilt".

 

C'est donc avec un petit sourire en coin que je débouche, nonchalamment, cette petite bouteille.


 

A une heure aussi matinale, seuls les vrais guerriers de la cause vineuse peuvent encaisser ce genre de choc.

Une robe rubis, de la cerise, avec une pointe d'acidité agéable et une longueur fraiche.

Maintenant, on peut causer...

 

L'évidence était là, tout était en place, UN PUR VIN DE COPAIN venait d'être bu et achevé entre deux sourires et quelques commentaires élogieux.

 

STEPHANE:

 

HOPOPOP, petit mangeur de chorizo portugo/jurassien!!!

 

Je reprends l'histoire...

 

Tu viens de  parler d'un vin de copain? C’est bien ca?

Moi je parle pour ce vin, d'un vin d'ami.

 

Pourquoi d'ami?

 

Parce que l'amitié est une forme d'amour et que le vin est amour !

 

Et oui, je vous le dis bien haut, mes bien chers frères et bien chères sœurs, le vin est amour.

Et si dieu existe, il est vigneron (on peut en tirer de nombreuses métaphores et paraboles de ce qui suit).

  

On ne peut parler vin sans parler de l'amitié.

 

Laissez moi vous conter la bien singuliere histoire du trousseau, de saint David et des picards...

 

Chapitre 12, verset 9 des paroles de saint David aux Picards (incrédules):

"bon, il fait frais ce matin, pour ce mettre en jambe ou plutôt en bouche (il a de l'humour ce saint) on prend l'apéro!!!!"

  

"Je reviens de suite, je vais dans la cave, chercher un truc qui latte sa mère." (Un saint comme celui ci, il ne faut pas lui laisser des enfants, question langage fleuri).

 

Et le voila, partant dans sa cave avec sa démarche de saint encore à jeun ( NDLR: il marche encore droit en clair!).

 

Après quelques instants, une éternité pour certains, et après avoir entendu des bruits faisant pensant à une bête grattant le sol, un cri ou plutôt un rugissement remonta de la caverne de l'Hermite :

"PU...., ça, c'est du bon, il faut me gouter ça!!" (NDRL : les pointillés sont pour les enfants…nombreux sont les mots commençants par PU , mais les témoins se doivent de passer cela sous silence).

  

Le voila, sortant de la caverne sacrée, auréolé (il n’a pas encore de taches de vin sur sa toge immaculée ) d'une lumière divine ( la petite lumière de la descente d'escalier en réalité), le bras tendu , la main tenant fermement un fiole contenant très probablement le sang d'un saint vigneron !

 

Il était beau comme un dieu (je ne veux pas être sacrilège).

 

Le saint « tire bouchon » (c’est son bâton de pèlerin)  brilla subitement dans la lumière du petit matin (10h….) et par miracle le bouchon vint à disparaître dans un éclair aveuglant….

Devant la foule (d’au moins 3 personnes) en extase (c’est dans le regard vif que cela se comprend), le bon saint nous fit l’offrande de son vin d’ami….non, de son Amour !!

 

Nous étions les apôtres de son œuvre. Les calices estampillés de l’ordre du « spiegelau presque propre » pouvaient enfin accueillir le divin nectar.

 

Les pauvres béotiens que nous étions alors (avant cette révélation) ne purent refouler  leurs viles habitudes picardes de ne point se recueillir en pareil instant de grâce !!

 

Immédiatement et sans le consentement du maitre, nous bûmes le calice jusqu’a la …..fin ( la lie ? ca c’est un poème de La MARTINE, martine fait des poèmes, martine dans la vigne, martine dans le chais…).

 

Le saint homme nous sermonna : 

" waouh les amis, du calme, c’est du trousseau fait par.… ".

 

Nous n’étions pas encore assez «fideles » pour comprendre son explication sur les cépages, vignerons et autres terroirs !

 

Mais son amour de la dive bouteille et le bon gout (c’est comme ca que parlent les gens de la vraie vie) du breuvage, firent qu’un deuxième verre s’imposa pour comprendre l’étrange phénomène dont nous étions les témoins abasourdis !!

 

A la seconde communion-distribution nous fument attentifs à ce qui se passa dans nos bouches et nos cœurs.

 

Pas besoin de discours, le grand œuvre quasi alchimique avait eu lieu.

 

Nous étions des frères parce que nous vivions cet instant avec la même ferveur sous le regard bien veillant de notre hôte.

 

Et cette force cosmique du «  vin de copains, d’amis » était dorénavant notre guide.

 

Cette force libera nos bouches de toute réserve, pusillanimité (c’est dur à dire à écrire) et des flots incommensurables de paroles philosophiques inondèrent nos discussions :

  

Tu te souviens de la fois ou David était malade…

Et ta sœur, elle va bien ?

Ta dernière garde c’est bien passée ?

Tu connais la blague du …..

On se fait un saucisson ?

La vache c’est beau ici….

 

Et c’est ainsi que nous autres, les gens du village picard itinérant, le GVPI (c’est comme les Village People sans l’indien malheureusement) nous avons découvert ce petit vin qui restera dans nos frêles mémoires de moineaux la source d’un merveilleux souvenir comme on aimerait en avoir tant et qui nous font sourire à leur simple évocation…..

(là, il faut pleurer un peu…..merci).

 

DAVID:

 

Voilà, c'est moche l'alcool...

 

Sinon, un vin de copain est un vin de fête, sans question existentielle. 

Des amis qui rigolent, qui déconnent autour d'un vin plaisir, d'un "vin glouglou".

 

Le vin de copains doit être un "catalyseur de discussions les moins sérieuses possibles".

 

- Pas de regard dans le lointain, avec des émotions personnelles, donc égoïstes qui remontent, à la "Gouttes de Dieu".

 

- Pas de vin qui flatte l'égo de l'hôte "matez moi la bouteille à mille-mille sous que j'ouvre".

 

- Pas, non plus, de picrate affreuse, vins difformes vite pressés, vite levurés et vite embouteillés pour la consommation de masse des hypermarchés.

 

- Un vin simple, de plaisir, sur le fruit, qui fait sourire...

 

Et, par la plus pure des non-coincidences possible, les vins de copain sont toujours produits par des vignerons sympathiques, respectueux de leur terroir, vinifiant sans maquillage.

Des vignerons fiers de leur travail, avec une part d'eux mêmes dans chaque bouteille.

 

Merci à Philippe Bornard pour ce moment, il était virtuellement présent. 

 

Stéphane et David

 

 

PS: les mêmes quelques heures (verres?) après... 

 vino 049

 

  


 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 07:20

Comme chacun le sait, depuis le début du blog, le bicéphale buveur est hautement mondain...

 

Alors quand nous avons reçu un courriel d'invitation à aller déguster des Anjou-rouge à Paris, dans le marais, dans un cadre privé, "destiné aux journalistes et aux bloggeurs influents", notre première réaction fut de pouffer.

Le message est allé grossir la corbeille au milieu des spams, à la vitesse d'un cul-sec à la bière à Amiens.

 

Etre entouré par des gens qui gazent plus haut que la partie du corps qui sert, entre autres, à s'asseoir, était un concept difficile pour le bicéphale.

Nous sommes plus habitués aux fêtes de vignerons, populaires, avec une meute d'amis.

 

Mais comment refuser de boire gratuitement dans ces temps difficiles et s'empêcher de découvrir un terroir bien loin du quotidien de l'unicéphale bressan...

Surtout que nous revenions d'un mariage dans la Thiérache picarde (longue vie aux mariés), où le crémant du Jura a coulé à flots, trouvant de nouveaux adeptes!

 

Donc, rendez vous lundi soir à l'invitation du syndicat des vins de Loire, au milieu d'une faune de journalistes parisiens.

 

Dès l'entrée, nous ne sommes pas déçus, deux vigiles d'une masse musculeuse imposante, gardent la porte vitrée électrique de la cour du Marais, dans le troisième arrondissement de Paris, pas le plus malheureux des quartiers...

 

IMAGE_145.jpg

 

Ce qui nous a fait le plus sourire a été la remise du dossier de presse avec une multitude de chiffres (pour journalistes statisticiens?), avec un carnet de dégustation où chaque bouteille est décrite par un oenologue qui écrit ce que l'on doit ressentir en buvant le vin (pour journalistes à court d'idée?).

 

Et, là, le quartier bobo tient toutes ses promesses avec dégustateurs au regard dédaigneux, levant le petit doigt, crachant avec élégance, et lâchant un petit "oui, pas mal".

 

IMAGE_143.jpg


Parce que, même si le lieu me rebute, au milieu des petits fours sur plateau d'argent (on s'est bâffré), c'était des vignerons qui venaient présenter leur vin, fruit de leur labeur.


L'Anjou est une région viticole regroupant environ 200 communes, coincé entre la région nantaise et la Touraine, entourant Angers.

L'Anjou-rouge est une dénomination regroupant des vins rouges produits à partir des cépages cabernet franc et cabernet-sauvignon.

L'Anjou-villages est une sélection de terroirs AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) dans l'AOC Anjou... Une AOC dans l'AOC, avec un relief particulier sur les pentes douces de la Loire avec des sols sains et bien exposés.

 

Ah, les labyrynthiques AOC censées aider le consommateur et qui, paradoxalement, en perdent quelques uns à chaque virage...

 

Comme le bicéphale est l'animal le plus proche du poireau, il méconnaissait le vin rouge de l'Anjou.

Il s'était déjà frotté à la plus célèbre production locale, le fameux "coteaux du Layon", vin blanc produit le long de la rivière Layon, liquoreux à souhait.

Le sucre n'est pas vraiment la tasse de thé du bicéphale, et, après quelques essais infructueux, il l'avait mis dans un coin d'un de ses cerveaux à la rubrique "autant boire du soda" (nous restons évidemment ouverts à toute proposition visant à nous faire changer d'avis).

 

C'est donc le verre Riedel brûlant d'impatience (que j'ai d'ailleurs tenté de chourer, sans résultat...), que nous avons déambulé au milieu de la quinzaine de vignerons proposant leur terroir en rouge.

 

Nouveauté pour nous, il y avait un sens de dégustation, hors de question de déambuler au gré des envies, c'était mal, le carnet de dégustation à la main, c'était une queue leu-leu bien trop sage à mon goût.

 

Alors qu'à Amiens, la chenille est une institution.

 

 

 

N'étant pas journaliste, ni bloggeur influent (même si vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire... Vous avez vraiment du temps à perdre...), nous n'avions pas l'impression de faire partie de la cible communicante.

Nous avons donc profité pleinement de ce que les vins rouges d'Anjou ont à proposer, bien loin du cadre bourgeois parisien.

 

L'Anjou-rouge est un vin de plaisir immédiat, jouant sur la simplicité et le fruit, en réel décalage de l'image branchouille que le syndicat des vins de Loire a tenté de fabriquer ce soir là.

 

Nous avons eu des vrais coups de coeur à partager, avec des vignerons fiers de leur terroir et de leur travail.

 

La première claque a été donnée par l'Anjou-rouge 2009 du domaine de La Croix de Galerne, avec à la baguette ce soir là, Yvette Roger, qui nous présentait un vin sur le fruit, doux, sans aspérité, sans trace d'élevage.

IMAGE 139

 

Ancienne propriétaire sur Bordeaux, où "n'importe quel bâtiment devient un château", la famille s'est repliée les deux pieds dans le schiste à Martigné-Briand.

Le pur vin de copains à ouvrir facilement et qui fera mouche à tous les coups.

Je n'ai pas d'idée sur le potentiel de garde, on tentera l'expérience. Mais, à mon avis, ce ne sera pas un grand risque de le laisser deux ou trois ans à la cave.

 

Un petit pas chassé plus loin, et on découvre un vin de l'appellation bien différent, mais pas moins intéressant, l'Anjou-rouge 2009 du domaine des Martin. 

 

IMAGE 141

 

François Martin, vigneron d'une trentaine d'années, nous montre un autre terroir.

Plus au sud dans l'appellation, dans les Deux Sèvres, à quelques encablures de Cholet, le sol n'est plus schisteux, mais sablonneux et caillouteux.

Le vin a une acidité un peu plus marquée, plus sur de la groseille, frais sans être agressif, peut être un peu plus structuré.

Je ne peux pas m'empêcher de penser aux vins rouges du mâconnais, même si le cépage cabernet franc est bien différent du pinot noir bourguignon.

 

Le domaine des Martin nous parle de viticulture raisonnée, avec une utilisation des produits phytosanitaires qu'après une bonne évaluation de la vigne.

 

Le domaine de Brizé nous a été présenté par la deuxième des deux seules vigneronnes présentes, Line Delhumeau avec un vin Anjou-rouge 2008 surprenant de complexité.

 

IMAGE_144.jpg

2009 a été un année de gel et les cabernets ont un peu souffert.

Mais le domaine, qui est certifié en lutte raisonnée par la certification Terra Vitis, en a tiré un vin terrien avec une présence de sous bois derrière du fruit noir (de la mûre) et de la fraise (bien mûre...).

Les petites touches de moka sont présentes en finale pour finir de séduire.

Un vin pour repas de fête, que je vais avoir du mal à laisser vieillir deux petites années en cave...

 

Pour ceux qui trouvaient que ça faisait bien trop longtemps qu'on n'écrivait plus sur les vins bio, le domaine les Grandes Vignes va vous laisser échapper un soupir de soulagement.

 

IMAGE_146.jpg


Certifié en Agriculture Biologique depuis 2009, le domaine proposait sa "cuvée L'aubinaie" en 2008 et 2009.

 

C'est le 2008 qui a emporté les suffrages. J'ai eu le plaisir de partager la dégustation avec Ghislain de Closel, pigiste chez Rustica, le magazine du jardin qui vise le même lectorat que "jeune et jolie" (je crois...), qui prenait plaisir à chaque gorgée.

 

L'Aubinaie 2008, qui était en conversion bio, montre un fruit rouge présent signant le cabernet franc avec des notes terreuses très agréables.

Le côté boisé vanillé de la première gorgée (dû à l'élevage en fût de chêne) est discret et ne gâche pas le fruit. 

Ce vin, par contre, je l'attendrai bien un peu, juste histoire de gommer l'élevage pour laisser le fruit et le tanin s'exprimer.

 

Un très agréable contact avec Monsieur Vaillant, qui nous expliquait que la biodynamie n'était pas de tout repos.

Avant de monter à la capitale, il a dû se lever à 4 heures du matin, pour observer sa vigne, dépendant du cycle de la lune pour les traitements biologiques. 

 

A noter aussi un surprenant Anjou-rouge 2005 du domaine du Bois Mozé.

Le vigneron n'était pas présent, et j'ai soulevé des montagnes pour le goûter.

En fait, le bicéphale s'est juste contenté de réclamer comme un sale gamin un millésime 2005, et c'est Line Delhumeau qui, lasse de mes petits cris stridents, me l'a servi... Merci!

J'ai pu goûter un vin un peu plus évolué, structuré, loin d'être enterré, avec des notes de myrtilles, d'une onctuosité surprenante à l'odeur comme en bouche!

 

ah, bah, oui, OK, ça peut se laisser vieillir de l'Anjou-rouge, et les cinq années ne lui ont même pas fait peur...

 

Alors, la très grosse cerise sur le gâteau est qu'aucun de ces vins n'excèdent 8 euros en départ de cave (oui, oui, Maryse, pas plus de 8 euros!).

Un concentré de plaisir à partager entre amis pour ce prix, c'est bien cool...

 

Une place dans ma cave pour l'Anjou-rouge va être réservée entre mes trousseaux du Jura et mes Beaujolais-village...

 

Sinon, pour finir en feu d'artifice, le syndicat des Vins de Loire avait prévu un mini-concert de Pierre Souchon, qui n'a bu que de l'eau durant le tour de chant.

 

IMAGE_156.jpg

Allez hop, un petit extrait pour les plus mélomanes (...)

 

 

 

 

Moi, au summum de ma forme, bien fatigué d'avoir craché à l'intérieur, ai montré que le bicéphale savait reprendre en choeur durant les 10 chansons...

Dans ce monde obscur du bobo parisien, je n'ai pas fait honte à la communauté du bicéphale!

Et je ne me suis même pas fait vider par les vigiles...

david

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 23:44

Revenons un peu sur terre...

 

En refaisant le point sur les vins goûtés et partagés, le bicéphale a la facheuse tendance à vouloir s'éloigner loin, loin, loin du côté marchand du vin... Parfois à devenir, peut être, trop partisan.

 

Erreur fatale... On peut trouver du bon vin chez le pire Hypermarché de la Terre, s'il est bien fait.

 

Au coin d'un linéaire trop éclairé, au milieu d'une musique insipide et parmi les gamins hurlant pour avoir le dernier DVD de Twilight, on peut débusquer une promesse de quiétude, à déboucher à la maison.

 

C'est donc dans un hypermarché que ma main s'est posée sur cet Arbois "Grain de Pierre" 2007 de la Cave de la Reine Jeanne.

 

IMAGE 137

 

C'était un peu facile, j'étais tombé sur un superbe article du Crazy Yellow qui m'avait fait saliver sur ce vin, mais sur un millésime 1999.

 

Mais, c'est quoi donc un vin de négoce?


Le vin de négoce est vinifié avec des raisins achetés à d'autres viticulteurs.


L'intérêt est multiple.

On peut toucher d'autres terroirs et élargir la gamme proposée au consommateur.

Le vigneron peut aussi être débordé par son succès. Plus de raisin, automatiquement, ça fait plus de vin...

Avec un joli nom bien connu sur l'étiquette, le vin de négoce peut s'avérer bien rentable pour tout le monde (sauf, nous, pauvres consommateurs).

Quelque fois, pour le vigneron, c'est la seule solution pour survivre après une récolte de trop mauvaise qualité ou de quantité vraiment insuffisante.

 

L'activité de négoce est souvent bien obcure en Champagne, où les "grandes maisons" jouent aux chaises musicales avec le raisin, se l'échangeant, le revendant, dans un magnifique mic-mac, pour obtenir le sacro-saint goût standard maison sans défaut... Cette tristesse...

 

Ne pas accepter les défauts hypothétiques d'un vin, c'est ne pas avoir envie d'avoir une bonne surprise.

C'est le "métro-boulot-dodo" du vin.

Triste... Même si c'est plus facile à concevoir pour le consommateur que je suis que le vigneron qui produit le vin et essaie de le vendre.

 

La Cave de la Reine Jeanne est l'activité de négoce de Stéphane Tissot.

 

Dites Stéphane Tissot (ou Puffeney, ou Ganevat) à un jurassien du Jura jurassique, et le sourcil gauche va automatiquement tressaillir. Il a compris. Ca lui parle. 

 

V'la la star du Jura!!

 

Ce petit Arbois est un vin blanc uniquement en cépage chardonnay.

Il se présente avec son goulot enrobé dans un surbouchon d'une belle cire jaune.

C'est joli, mais j'ai bien galéré à ouvrir la bouteille avec de la cire en petites micro-miettes toutes seches jusqu'au fond de mon slip.

Je peux oublier mon tire-bouchon à lames et je dois bourriner avec cette vrille agressive...

 

Snif, snif, toujours ces odeurs de lys et d'abricot si typiques du chardonnay, et qui évoquent tellement de choses à moi qui ai un pied dans le mâconnais.

 

Tout m'y emmène d'ailleurs, la couleur or pâle en plus de l'odeur.

Ouch, une resucée de vin blanc sec de Bourgogne?

 

Que nenni, première gorgée, et c'est Fred (une poche bien connue de Tournus) qui s'exprime avec un laconique "ça, c'est du Jura".

Ben, oui, ça ne me semblait pas évident au départ... On est bien sur du chardonnay avec un côté minéral, tendu avec une acidité marquée du début à la fin, mais qui reste équilibrée.

Mais il y a ce petit goût de Jura qui monte en fin de bouche. On a une finale légérement épicée, type curry doux, avec une pointe de muscade.

 

J'ai revérifié partout s'il n'y avait pas une pointe de savagnin dans ce "grain de pierre".

J'ai revérifié aussi si le vin était bien ouillé (l'évaporation du vin, la "part des anges" est compensée en cuve par le même vin, pour éviter au maximum le contact avec l'air, que seul le cépage savagnin supporte avec bonheur, mais nous reparlerons du vin jaune un autre jour...).

 

Le petit unicéphale, que je suis, se demande fort comment le terroir peut ainsi s'exprimer sur du chardonnay de négoce.

Un vrai mystère... Une hypothèse farfelue à débattre du genre, passage par les mêmes cuves. Je penserai à demander à Stéphane Tissot.

 

Bon, on est loin du choc interplanétaire avec des étoiles dans les yeux et les oreilles qui rougissent de plaisir.

Mais je n'aurai aucune honte à présenter ce vin à ma table, sur du chèvre frais, du poulet au curry.

 

A un dizaine d'euros, le débat peut être lancé sur le prix d'un vin de négoce...

 

Un vin de grande distribution qui ne se déshonore pas, c'est déjà assez rare pour être souligné.

 

Santé

 

david

 



 

 


 



 





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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 09:01

On ne va pas vous faire le coup tous les deux mois... Le bicéphale est loin d'être un ami de la nostalgie, nous sommes là pour nous amuser et aller de l'avant.

 

Mais le blog commence à prendre forme et dévie de manière difficilement contrôlable sur les vins de copains, à prix abordables et qu'on peut ouvrir facilement pour prendre du plaisir.

 

Dès le début, nous ne voulions pas faire de notes de dégustations ou prôner une nouvelle philosophie du vin (nous en serions bien incapables avec nos foies jaunes et nos cerveaux de poule), mais partager nos émotions autour du vin et, surtout, pouvoir sortir de la sphère virtuelle.

 

Dégustant souvent à deux, nous avions l'impression d'être touchés par certains vins, d'avoir envie de les faire goûter à nos femmes, à nos parents, à nos amis, aux amis de nos amis...

 

Le blog a permis de faire de belles rencontres, de PARTAGER!

 

Nous sommes restés totalement partiaux avec un total manque d'objectivité, avoué, affiché et assumé et avec la plus grande innocence possible.

 

Mais attention, nous voulons du goût, de la surprise, loin des standards Magrez, de Renoncourt ou Rolland! 

Nous avons longtemps pratiqué les vins d'hypermarché où, souvent, le pire cotoie le pire... Et nous reconnaissons très vite les vins hypertechnologiques micro-oxygénés, avec des boisés identiques, avec cette impression de voir des linéaires de sodas aromatisés au cola!

 

Jamais nous ne serons critique de vin, nous respectons le travail des vignerons, nous les envions même un peu, surtout ceux qui laissent une part d'eux même dans chaque bouteille. 

Et surtout nous ne donnons pas des bons points ou des claques pour pouvoir soulager une frustration de notre enfance malheureuse.

 

On aime ou on aime moins, parfois, on n'aime pas du tout, mais c'est le jeu (ma pauvre Lucette)...

 

Quoiqu'il en soit le bicéphale est en phase d'apprentissage et il aimerait bien grandir entouré de passionnés passionnants.

 

Ce petit article a été décidé après avoir reçu un courrier qui a beaucoup touché le bicéphale et qu'on se permet de reproduire ci dessous (je m'empresserai de le retirer et de me fouetter avec des orties fraîchement cueillies à la rosée si cela dérange Fabien!!).

 

 

"A David et Stéphane que je ne connait pas (encore),
Je mets les pieds dans le plat ou plutôt dans le verre INAO, mais j'en ai l'habitude, surtout en ce moment de
bachelotage, je suis IADE (note du bicéphale: infirmier anesthésiste diplômé d'état)!

La lecture d'un viniblog est un exercice difficile, peut-être même plus que son écriture ! Je sais, je suis insolent, et pourtant je ressens plus que je n'en dis.
Quelques fois je trouve cela même chiant, souvent partisan, trop intellectualisé, manquant un soupçon de recul, totalement partial. Une resucée de vigneron, ou du guide, ou pire de la RVF.
Bon, je sais, c'est à  cause de notre dégustation, comme chacun sait personnelle, rien qu'à  nous, nombriliste, notre ressenti intime sur le vin.

Notre discernement en est parfois limité par nos émotions, nos souvenirs, les odeurs de notre enfance, la transpiration du voisin de tablée, les sabots roses de la dame, la mauvaise nouvelle du jour, ou la remontée de tambouille de la veille.

Du coup on l'exprime, bien ou mal.
Une autre, je crois, est la façon dont le bloggeur aborde le sujet, je n'aime pas ceux qui entassent les superlatifs, le m'as-tu-vu du « t'as vu ce que j'ai bu ?! ».

En parcourant depuis quelques années la vinisphère, c'est devenu une chose dont je suis très sensible. J'aime la candeur du bloggeur.
J'aime le vin coup de coeur, qu'on ne sait pas décrire avec précision, mais qu'on raconte avec des mots d'amour. Ceux qui respirent la vérité, même si le vin a des défauts !

Ceux qui sentent les mains douces de la vigneronne, le musc du vigneron, la pourriture noble, le pied de poule...
Et par-dessus tout j'aime le goût des autres, ca me permet de mieux les connaitre et de les apprécier.

Alors merci de me faire voyager hors de mon jura natal, de me raconter ces belles rencontres, de partager ces moments d'amis.
Longue vie au bicéphale buveur,
Oeno-iadesquement
Fabien
Châtenois (Jura) "

 

Je me suis juste permis de rajouter un lien sur le combat des IADEs pour conserver leur métier essentiel.

Quand la santé est tirée vers le bas, ça me fait mal (surtout à mon foie...), allez hop, en bonus un lien vers le syndicat des infirmiers anesthésistes!

 

david

 

 


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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 17:46

Voila, voila, les rencontres de la première édition de la BiojoLeynes ont déclenché des envies de bon vin pour accompagner grillades, pique-nique et autres apéros dînatoires ou pas...

 

Plusieurs valeureux lecteurs (dont l'ami Boris) trépignent d'impatience devant les beaux jours futurs, tant attendus.

 

Ayant collecté avec amour, cartes de visite et autres tarifs, voila une petite liste informative, non exhaustive des vins appréciés avec adresses et tarifs.

 

- Le domaine de la Fully, mon petit préféré, avec un vigneron, Patrick Vermorel intéressant et intéressé.

Toute sa gamme est digne d'éloges, mais, s'il fallait en choisir un, ce serait son Brouilly 2005, un vin rouge impressionnant de structure et de jeunesse, j'en ai pris 4 bouteilles, rebues avec les amis, à 7,50 euros (je crois, je n'ai pas pris la fiche avec les prix...).

Il n'en reste plus que des bouteilles vidées en tapant le cul de la bouteille pour la dernière goutte.

Je laisse l'adresse (site web) lieu-dit Chambon 69460 BLACE (0474675637).

 

- Monsieur Bruno Debize, désigné par ses pairs comme le plus mauvais communicant du sud beaujolais, offre une gamme de Beaujolais blancs aromatiques et digestes et des Beaujolais village rouges délicieux sur le fruit avec un gros potentiel de vieillissement (2001 à la tenue impeccable).

Pour la vente directe, son adresse est au lieu-dit Apinost 69210 BULLY (0474010362).

Ses vins sont disponibles sur le site "le vert et le vin" consacré aux vins bio et nature.

Durant la longue rencontre aux BiojoLeynes, j'ai plus tapé dans les blancs, donc je conseille facilement son Beaujolais blanc chardonnay 2007 à moins de 8 euros... Je me suis fourni en rouge pour une prochaine dégustation.

 

- Le domaine des Grottes nous a offert l'apéritif ultime pouvant marier amoureux du vin et passionnés du sucre, le "coin de paradis".

Fort peu dosé en alcool, à moins de 7%, avec une pelle de sucre, mais bien équilibré par l'acidité et l'alcool. Je l'ai apprécié comme un bonbon doux et fruité.

Ce n'est evidemment pas à boire tous les jours, mais pour les réunions de famille... ultime.

A 7,50 euros, j'en ai pris une caisse.

L'adresse se situe au lieu-dit La Grange Masson 69460 Saint Etienne des Ouillières (0685181502), avec un site web à voir.

 

- Pierre Boyat était un "régional de l'étape", un des organisateurs des BiojoLeynes, qui présentait un "noir de rouge" vin de pays, non classé AOC, à 7 euros. Ce vin garde un tannin tout soyeux, avec une robe grenat sombre, sur des fruits rouges. Le 2007 est mon préféré, plus tannique, tout en restant digeste.

Pour le contacter, il se situe au lieu-dit Le bois de Leynes 71570 Leynes (0385351242).

Son site web est sans intérêt, car non renouvelé depuis au moins 2006...

 

- Michel Guignier est une icône du Beaujolais. J'ai vu des japonais se battre pour prendre en photo ses mains énormes, burinées par le travail de labour (si, si, ils se battaient, mais tout en retenue...). Il faut goûter son Moulin-à-vent 2006, Beaujolais rouge précieux avec une palette aromatique impressionnante allant de la poire jusqu'aux épices, à un dizaine d'euros.

Son site web est simple, mais informatif.

On peut le débusquer au lieu-dit Faudon 69820 Vauxrenard (0474699152).

A noter que son vin peut être acheté sur le site de la contre-étiquette.

 

- Last but not least, MonsieurJean-Luc Gauthier, du domaine du Crêt de Ruyère, avec quelques Chiroubles et Morgon, qui m'ont semblé bien conformes aux terroirs.

Mention particulière au Morgon "les Charmes" de 2005 qui peut arroser avec bonheur les petits repas entre amis, même si les prix montent à 10 euros.

L'adresse du domaine du Crêt de Ruyère au lieu-dit Saint-Joseph 69910 Villié-Morgon (0474699239).

Le site web est aussi certifié sans produit phytosanitaire... depuis au moins 2006...

 

OK, OK, ça ressemble vraiment à une plaquette publicitaire quand je relis l'article, mais il me semblait important de faire découvrir à mes amis lecteurs ses vignerons.

 

Après avoir dégusté un seul des vins cités, le Beaujolais que vous pensiez connaître sera déjà à une année-lumière...

 

Le Beaujolais est une grande source de plaisir vinistique, desservi par quelques presseurs de jus levurés peu scrupuleux!

 

david

 

 

 

 

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:25

Le mois de mai est le mois du "vin de copains".

 

Ce n'est pas le bicéphale qui l'a décrété mais Anne-Laurence Chadronnier du superbe blog "Rouge, blanc et bulles...", la présidente des prochains "Vendredis du vin" le 28 mai.

 

Cool, on rentre pile-poil dans la conception du vin que s'est faite le bicéphale buveur.

 

La découverte du vin s'est faite doucement entre amis, les goûts se sont affirmés, avec des déceptions et beaucoup de plaisirs.

 

Le bicéphale s'est éloigné  des étiquettes rassurantes de châteaux Trucs-Bidules, encensés par les revues et les guides qui dirigent ce monde et qui l'ont souvent déçus (déception peut être proportionnelle à l'attente).

Même s'il ne faut pas cracher sur les beaux domaines ou les belles appellations, les grands vins ne sont pas le quotidien du bicéphale.

D'ailleurs, si un des lecteurs veut faire partager au bicéphale son "la Tâche" du domaine de Romanée-Conti ou son "Pétrus", nous restons toujours très ouverts...

 

Un repas simple entre copains appelle un vin simple. Mais simple ne veut pas dire médiocre. La recherche du plaisir n'est pas évaluable à l'épaisseur du portefeuille...

 

C'est aussi dans cet esprit que le bicéphale a tendance à choisir les vins dits "début de gamme" (que c'est laid comme dénomination...).

Ca lui assure un vin moins trituré par des élevages en fûts de chêne qui dénaturent souvent le terroir, au lieu de le sublimer.

Ca lui permet surtout de jauger un domaine... Quand on voit comment on traite les "plus petits" (terroirs moins prestigieux, vignes jeunes), on peut apprécier la qualité globale d'un vigneron!

 

Nous voila, donc, devant un Mâcon-Bussières 2007 du domaine Simonin.

 

IMAGE_121.jpg

Le domaine tenu par Jacques Simonin se trouve à Vergisson au pied de la roche de Solutré, un petit coin bien apprécié de l'unicéphale bressan, avec, pour les lecteurs qui le désirent, des vins goûtés qui déchirent leur race.

 

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(la roche de Solutré avec pouilly et Vergisson en contre-bas)

 


090125-021.1241537399.JPG


(la roche de Vergisson sous la brume)

 

Le domaine de Simonin est connu et encensé pour les Pouilly-Fuissé avec de jolis climats (les Ammonites, cuvée des roches).

 

Le Mâcon-Bussières est une appellation village, sur des sols argilo-calcaires, aux portes des Saint-Véran et Pouilly-Fuissé, prestigieuses appellations voisines.

Certains domaines ont tendance à les "gonfler" en élevage pour en faire des "petits" Pouilly-Fuissé, aptes à la grande distribution.

Mais c'est comme le Canada dry, on y perd beaucoup...

 

Pour une fois, la culture n'est pas en biodynamie, ni même en conversion... Alléluia, le blog évite le cloisonnement... de peu.

Encore une fois, le type de culture intéresse le bicéphale, le respect de l'environnement, c'est plutôt important. Mais cela ne préjuge en aucun cas de la qualité du vin qui sera mis en bouteille, bio ou pas. Ca relève plus du fantasme!

 

La culture et la vinification semblent assez traditionnelles, avec une attention tout particulière à la vigne.

Les parcelles sont labourées, certaines sont même enherbées. L'élevage se fait sur lies fines durant 11 mois, avec une vinification en cuve inox, en pratiquant des batonnages réguliers.

 


 

Dîner informel chez les tournusiens, petit apéro tranquille, vin débouché sans attention particulière, versé de manière anonyme au milieu des derniers râgots, et première lampée... Petit silence... pas mal, c'te affaire...On se surprend à tourner le verre pour y goûter vraiment.

 

La robe est or pâle, très claire.

 

Ca sent le lys, avec même un petit côté muguet. La poire ressort en arrière. Le côté fruit frais reste en retrait par rapport aux flaveurs florales. Attention, ça reste sans exhubérance, mais la fraîcheur domine.

 

En bouche, c'est franc, mais frais et léger, avec une bonne acidité du début jusqu'à la "petite" finale. On note bien un arôme d'abricot en fin de bouche, mais c'est bien la fraîcheur et la minéralité qui prennent le dessus.


Consensus sur ce vin (rare...) agréable, pas bégueule, fait pour les apéros en terrasse entre deux éclats de rire, entre potes.

Pour moins de 7 euros, ce serait dommage de se priver de ce moment de décontractitude...

 

david

 


 


 

 


 


 


 


 


 


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