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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 05:40

En lisant l'intitulé de notre présidente du mois des "Vendredis du Vin", la sauvage et sans concession Eva, du magnifique Oenos, nous demande de plancher sur le Vin et le Rock.

 

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Du vin qui envoie des décibels, avec un fort potentiel de "qui remue ta tête d'avant en arrière dans la fosse", avec une pointe de "je n'y peux rien, il faut que je pogote"...

 

Ca donne envie de goûter et de lire ce que le blogosphère vinique va pondre comme articles mordants, avec cheveux longs et tatouages sur le corps!

 

De notre côté, le sujet nous a mis en ébullition neuronale...

 

Comme l'a dit naturellement ma femme, "le rock, tu as beau faire le tour, c'est la bière".

Evidemment, comme toujours, elle a raison.

Le Rock, le Hard, le Heavy, le Grunge, le Punk sont souvent associés à la mauvaise roteuse industrielle, aux propriétés diurétiques reconnues, mais à l'intérêt gustatif quelconque.

 

Même en brainstorming douloureux avec ma moitié bicéphalesque, la bière est revenue sur le tapis comme un boomerang...

 

Des chansons, j'en ai pourtant plein la tête!!

 

La playlist créée pour l'occasion de ces 31èmes vendredis du vin semble droit sortie de mon balladeur numérique MP3 (sauf Oasis, je leur fais pipi dessus).

 

 

Lorsque la difficulté s'empare du pauvre bicéphale, il faut prendre du recul, revenir aux fondamentaux.

 

Il faut du simple, direct au foie, sans ronds de jambe, sans concession, avec du lourd, du franc.

 

Du bon vieux rock à trois accords avec un vin monolithique mais pas simpliste.


 

La chanson m'a choisi, je n'y pouvais plus grand chose.

Elle est tirée de la Bande Originale du plus beau film en hommage au Hard Rock, "Spinal Tap", faux rock-documentaire suivant les péripéties du groupe homonyme durant une trentaine d'années.

 

 

C'est surtout celle que je fais machinalement sur la basse pour me chauffer les doigts, sans y penser...

Car même si Spinal Tap parodie le rock, c'est surtout un amour sans limite de cette musique qui suinte du film à chaque seconde, avec, bonus ultime, un humour démentiel!!

 

Cette chanson, c'est "Big Bottoms", les "Gros Culs" en français pour les plus récalcitrants...

 

 

 

Pas de guitare, un rythme simple, essentiel qui se greffe au cerveau pour la vie, avec le côté jouissif des trois grosses basses qui envoient le son.

Ca ronronne, c'est du rock pur, sans riff criard ou gimmick sur-aigu.

 

C'est du Rock, c'est le Rock!

 

 

Il me fallait un vin franc, droit, sans ambage, au cépage rustique, mais assumé...

Rouge, bien sûr, mais sans trop d'animalité, plutôt une certaine rondeur.

 

Ce vin qui colle à "Big Bottoms" a aussi un joli gros cul, le Madiran "Vision" 2007 du domaine Mesté-Bertrand.

 

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C'est un beau vin rouge du Sud-Ouest, fait de 100% de tannat, cépage rustique, connu pour sa grosse intensité tannique et sa richesse naturelle en alcool.

 

Le tannat est surtout utilisé en assemblage pour donner de la garde aux vins.

En mono-cépage, il est destiné à vieillir pour laisser les tannins s'assouplir un peu et moins dérouter.

Seuls les plus beaux terroirs de Madiran peuvent donner des vins 100% tannat avec une belle "buvabilité" (si vous connaissez un terme moins idiot que buvabilité, merci de le mettre en commentaire...).

 

Le domaine Mesté-Bertrand est familial, sur très peu d'hectares, avec une envie de donner des vins fruités et riches, sans les masquer par trop de bois.

En culture raisonnée, sans vélléité bio ou nature, les vins du domaine représentent avec fierté ce que le Madiran peut donner comme plaisir aux buveurs de tous horizon.

 

Je m'attendais à un vin "too much", avec trop de tout...

 

Alors que, surprise, à l'ouverture, le nez est plutôt fermé.

Pas d'explosion des sens à la première seconde...

 

Dans le verre, le vin est presque noir, avec les bords du disque violacés.

C'est dense, opaque.

 

Le nez fait un peu nain... Des petites notes de fruits rouges, mais tout cela reste discret, un peu trop poli, par rapport à mes attentes.

Peut être que ce millésime mérite un peu de temps pour mûrir.

Mais, on ne se refait, je ne suis pas caviste, je suis buveur, et la patience ne fait pas partie de l'arsenal de mes qualités...

 

En bouche, par contre, c'est de la découverte pour moi...

Il y a de la vraie mâche, du tanin qui tapisse tout le palais, avec une bonne grosse acidité en finale.

La cerise monopolise le fruité du vin sur toute la longueur.

Il y a un joli goût de café fraîchement torréfié, aucune note végétale, même en cherchant dans les coins...


C'est plutôt café, cognac et l'addition!

 

L'acidité, bien présente, me fait penser à ces pinots noirs de Bourgogne que l'on boit trop jeunes et qui s'adoucissent et donnent des merveilles en une dizaine d'années...

Maintenant, j'ai trop peu de recul pour affirmer que ce vin prend le même chemin, mais cela reste très intéressant.

 

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Franc, droit, qui envoie des décibels... C'est presque ma chanson...

Il manque, peut être un peu de rondeur, mais les Spinal Tap sont de 1984, ils se sont bonifiés avec le temps, jusqu'à devenir culte.

 

Parce que "Big Bottoms" est devenu culte... La preuve en images avec les meilleurs bassistes de Rock de tous les temps venus lui rendre hommage!

 


 

Ps: Comme la présidence de ce mois-ci des vendredis du vin est tenue avce brio par une demoiselle, on a longtemps hésité à faire un billet autour de cette chanson...

Nous la mettons quand même, sans avoir trouvé le vin qui va avec...

Si vous avez une idée...

 


Rock, rock, rock and wine!!!!

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Published by stephane et david
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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 04:53

Parfois, mieux vaut en rire qu'en pleurer...

 

Comme chaque année à la même période, le bicéphale devient incontrôlable.

 

C'est inné, comme la migration des oies sauvages ou la remontée des rivières des saumons...

 

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Le troisième jeudi du mois de novembre, c'est bojo nouvo.

 

C'est comme ça, on n'y peut rien, c'est marqué au fer rouge dans les gènes du bicéphale.

 

Loin de toute polémique sur le "pour ou le contre" mercantilo-médiatique de la "fête" du Beaujolais primeur, quand il y a du bon à boire, le bicéphale est en première ligne.

 

Alors, je ne sais pas si c'est mode ou pas de boire du bojo nouvo.

 

D'ailleurs, on s'en fout (je ne porte que des marinières depuis 10 ans et j'ai vu la mode me rattraper, me distancer, m'attendre pour repartir encore...).


Maintenant, il faut aussi être assez franc et l'écrire aussi...

C'est quand même très hétérogène, disparate, contrasté.


Le top du plaisir côtoie le sur-mauvais...


Ce qui est vrai dans tous les vignobles l'est encore plus dans le Beaujolais.

 

Pourtant, les quelques minutes de plaisir données par certains vignerons justifient sans aucun contre-argument possible l'existence du Beaujolais primeur.

Et pour cela, le bicéphale remercie encore le beau travail de quelques uns de ces viticulteurs passionnés et passionnants.


 

Mais, aujourd'hui, le bicéphale ayant l'esprit de contradiction d'un adolescent boutonneux à qui on vient de refuser l'achat d'un scooter pour la deuxième fois, nous allons vous parler de Beaujolais qui aime vieillir.

 

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C'est vendredi soir, le bicéphale bressan est seul dans cette grande maison toute froide.

Il a faim, il a soif.

 

Alors, il va faire un petit tour, en nocturne, au "marché des plaisirs gourmands" au Parc des expositions de Mâcon.


 

Ah, ça, on n'est pas déçu.

Après avoir avalé (dans le désordre le plus complet) une dizaine de sushis, de la tartiflette, une dizaine d'huîtres, du jambon de pays, du miel certifié biologique, du fromage de chèvre, on se prend un peu de temps pour goûter, en tout sérénité, du vin.

 

Quelques stands convenus de vins de Bourgogne, quelques découvertes de vignerons indépendants du sud du mâconnais, un coup de coeur pour un vigneron de Madiran (que je me garde sous le coude...), du vin hongrois...


 

A chaque fois, un petit verre, une discussion amicale, reproductible quasi à l'identique...

 Tout le monde est converti à la "lutte raisonnée" (c'est pas du bio, on traite, mais raisonnablement... c'est fourre-tout, non verifiable, mais ça a le mérite de me faire sourire à chaque fois).

Fini la mode du fût de chêne neuf pour donner un "bon" goût de boisé (ironique)... C'est même devenu honteux...

 

 

Mais, le souffle devient court, les paupières tressaillent, le rythme cardiaque s'accélère, il y a un producteur de Beaujolais!

 

Je pensais qu'ils croulaient tous sous le primeur quelque part entre Chasselas et Bully.

 

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Jean-Baptiste Duhen-Gaudet présente 3 cuvées de son domaine, Morgon 2001 et 2003, Saint-Amour 2002.

Pas de bojo nouvo.

 

Il est intemporel ce vigneron.

Pas très mode...Pas très glamour... Pas du genre à faire du packaging criard pour son vin.

 

Pendant les 45 minutes passées avec lui, il a dû me répéter une bonne vingtaine de fois "je fais comme mon grand-père".

 

C'était un gardien du temple.

Oui, c'était... Car Jean-Baptiste Duhen-Gaudet s'arrête.


 

Trop classique, il a raté le wagon des vins industriels.

Trop traditionnaliste, il a manqué celui des militants bio.

Trop perfectionniste, il s'est épuisé à stocker pour faire vieillir ses cuvées de Morgon et Saint-Amour, alors que beaucoup de vignerons considèrent qu'un vin du Beaujolais âgé d'un an est déjà vieux...

 

 

Il fait du Beaujolais "à l'ancienne".

Vendanges manuelles d'un raisin qu'il traite après "observation de la vigne" (il ne m'a même pas fait le coup du "raisonné").

Raisins en grappes entières pressés.

Et, surtout pas de thermorégulation pour ces crus...

 

 

Pour ceux que ça intéresse, Marcel Lapierre donne une petite explication de la thermorégulation (on "sous-cuit" le vin a 70°) et en quoi cela "tue" le vin.

 

 

Et, Jean-Baptiste Duhen-Gaudet n'est même pas un ardent défenseur de la vinification classique.

 Il admet que ça peut aider les vignerons à passer les mauvaises années ou pour les activités de négoces... Mais, pas systématiqument... Ca gâche les beaux terroirs...

 

 

Son Morgon 2003 est un pur régal!

 

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L'étiquette n'est pas très glamour, ça sent l'austérité...

 

 

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Pourtant, dans le verre, la robe interpelle.

La couleur me fait penser un vieux Porto Tawny de 20 ans d'âge.

 

Il y a un superbe "ambré sombre" avec des reflets grenat. Le bord du disque tire même sur l'orange.

 

Au nez, la cerise, le coing, qu'utilisait ma mère pour faire de la marmelade, et les épices douces (cannelle) sont en équilibre.

 

Au premier contact avec le palais, le vin a encore un beau croquant, avec du fruit rouge bien mûr présent, le tout dans une belle impression de douceur équilibrée.

Mais le vin change dans la bouche, les arômes s'intensifient, avec des notes animales, du cacao.

Toujours dans une impression de volupté, de douceur, de rondeur dans la bouche.

La finale est belle, poivrée et longue.


 

A l'aveugle, j'aurais situé, sans aucune hésitation, ce vin dans la côte de Nuits Bourguignonne, et d'un millésime plus ancien, avec des tanins qui se sont tellement adoucis...


 

On m'avait déjà dit qu'un bon Morgon, en vieillissant, pouvait "pinoter".

Il prend alors une complexité qui peut le faire confondre avec le pinot noir.


Le gamay, cépage rouge du Beaujolais, considéré comme de mauvaise qualité et incapable de produire des grands vins, prend alors sa revanche sur le pinot noir, star de la Bourgogne...


 

Ce Morgon est précieux et donne une autre image du Beaujolais, moins festive, moins mode, mais hautement plaisante.

 

Pour 8,50 euros, je vous mets au défi de trouver un vin qui allie fruit et complexité avec une telle finesse.

 

Alors, quand un vigneron, capable de faire un vin aussi bon, annonce qu'il raccroche, parce qu'il n'est plus rentable, qu'il se sent décalé des autres producteurs... Mieux vaut en rire qu'en pleurer...

 


La banane, c'est tout nu sur la plage, pas dans le Beaujolais!!

 

 


 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 15:19

Le point commun entre le whisky, la Corse,les nuls, "Sex in the city" et Alain Delon...


"Un whisky?

Juste un doigt!

Vous ne voulez pas un Whisky avant???"

 

 

 

 

Je tiens tout de suite à m'excuser auprès de la gente féminine (elle sait que je l'aime tant...).


J'ai utilisé à dessein le terme honorifique "gonzesse" pour contrebalancer le côté très MACHO du whisky.

 

Et pour cause, voit-on souvent de belles femmes se rincer le gosier avec du "sky"?


Pas très glamour tout cela...


Par exemple, avez vous eu la chance "extrême" d'admirer le chef d'oeuvre cinématographique du 21 ème siècle: "Sex in the City 2"?


Non?


Petit résumé: 4 cougars, autrement dit, 4 bourgeoises sur le retour (retour de quoi?), customisées au botox et à la sili-conne, partent en quête d'aventures, terme élégant qui, dans le règne animal, s'apparente plutôt à une saillie vigoureuse et se demandent, le reste de leur précieux temps, comment elles vont se fringuer pour faire encore illusion le soir venant  lorsque leurs maris rentrent d'une journée de golf.

 

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Et bien, dans cette OEUVRE culturelle sponsorisée par LOU BOUTIN (les semelles rouges de madame Sarkozy), DIOR et les oestrogènes Menoposix, les belles boivent des cocktails de goyave ou du champagne et jamais du pur malt!

 


Le Whisky c'est pour les hommes, les vrais, les Bétournés (vieux loups solitaires, le cigare au bec, testostérone et PSA en bandoullière...).

 

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Les westerns ou les films d'action sont plus propices aux bavardages de fin de soirée au tour d'un comptoir zingué et d'un bon Scotch!

 


Et bien non, le whisky ne se résume pas à cela!


 

La corse, terre d'I MUVRINI et du FLNC canal "pré-historique" recèle (ce mot si riche de sens en cette terre) un petit bijou, la brasserie Pietra/domaine Mavela.

 


Non contents de faire de la bière et de la chataigne, la joyeuse famille Sialelli s'est lancée dans l'aventure de l'Aqua Vitae (origine du mot Whisky):le P&M, Pietra et Mavela (Pure Malt ca marche aussi)!

 

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Même si les tentatives bretonnes, alsaciennes ont connu des réussites mitigées, l'expérience corse a pour mérite de ne pas chercher à faire de l'écossais avec du corse (imaginez le mutant issu des 2 cultures: radinerie légendaire des uns et neurasthénie chronique au travail des autres).

 


Les âmes chagrinnes (grises) pourront toujours dire que le terme "so scottish" est galvaudé en ce lieu ,c'est vrai, mais pour une fois , il faut faire plaisir au dames.


Les japonnais, avec le célèbre Nikka, n'ont ils pas su donner un style et une âme à leur travail.


Au tour des corses de relever ce défi.


 

Première approche, le flacon.

 

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Digne d'une bouteille de parfum haut de gamme, le P&M laisse deviner sa belle couleur dorée, évocation du bronzage de certaines naïades lassivement échouées sur les plages de l'île de beauté (et non une vieille peau de cougar(d) mélanomisée!).

 

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Il est temps de verser le breuvage dans un verre digne de ce nom et de laisser flotter son nez au dessus du calice.


 

Le nez est tout bonnement déroutant.


Fermez les yeux... Pensez à l'été...


Une douce chaleur vient envahir votre esprit.


Aucune violence provocatrice d'un fort degré d'alcool... La douce chaleur.


Laissez vos yeux mi clos...

 


Vous êtes maintenant en train de marcher dans un sous bois des montagnes corses.

Un endroit magique où l'on s'arrête en randonnée pour admirer le somptueux mélange du ciel et de cette montagne que l'on devine plongeant dans les eaux turquoise de la "Mare Nostrum", en cette fin de journée d'été.

 

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Les odeurs de résineux et de leurs aiguilles, chauffés par le soleil estival, se mêlent aux fragrances encore fraîches des fleurs des montagnes.


Une douce brise marine charrie une subtile note iodée pour tempérer la fraîcheur de la montagne.

 

Me viennent maintenant des odeurs d'abricots secs, d'écorce d'orange et de miel, comme si quelqu'un était venu déposer une corbeille de gourmandise au pied d'un grand Pin Laricio (espèce de pin corse).

 

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L'entonnage de Malvoisie et de Muscat petit grain du domaine Gentile à Patrimonio ainsi qu'un assemblage avec des fûts ayant contenu des eaux de vie du Domaine Mavela sont sûrement à l'origine d'une telle complexité aromatique.


 

La bouche est, comme une muse de BOTERO, voluptueuse, grasse et caressante.


C'est chaud et doux (quasi erotique... Glou glou....j'ai pas parlé de MIss glou-glou).


C'est la premiere fois que je m'imagine boire un "whisky" au bord d'une piscine au soleil..


Je peux presque imaginer alain "deloin" avec Romi, se livrant un duel  au soleil ,un verre de P&M à la main.


Une invitation au voyage et au farniente même si ca n'est peut etre pas vraiment un whisky...


 

Messieurs , si vous voulez initier vos belles aux plaisirs du whisky, la case "randonnée estivale en Corse avec petite pause au bord de la piscine" sera d'un bien meilleur effet qu'un passage direct par "la cabine du marin rugueux au slip tourbé naviguant autour de l'ile de JURA".

 

 

Blague corse:

2 vieux sont au bord d'un petite route de montagne sous un vieux chataigner.

L'un dit: tu sais, Ange , mon petit fils...

Oui? répond l'autre.

Et bien, il est médecin du travail!

Ha!!! Je savais bien que c'était une maladie!

 

 

 

Stéphane, le ouikiki

 

PS de David:

On ne pourra plus nier les propriétés stimulantes du Whisky P&M...

 

Stéphane est remonté comme un coucou suisse, il grimpe les marches de Saint Leu quatre à quatre en levant les bras au ciel et en criant "Adrieeennnne", il frappe à coups de poings rageurs sur des quartiers de viande, mais, surtout, il devient une machine à pondre des posts!


Deux à la suite, vous êtes champions, je jette mes fiches en l'air.

 

Un whisky corse qui stimule et donne envie de travailler (un post)!

 

Rien que pour cela, et même si le whisky et moi ne sommes pas trop copains, ça donne envie de regoûter au P&M... 

 

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Published by stephane et david
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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 17:50

Dans le petit monde merveilleux du vin, où tout n'est que douceur et volupté, une bête immonde est tapie dans l'ombre, son nom est infamie: CENSURA.


Cette bête prend de nombreuses formes tous les jours, mais celle qui nous intéresse dans le cas présent, serait de l'espèce "auto-censura" ou peut-être "politiquement-correcta".


Comment la faire apparaitre?

 

Dans la jungle du net, elle sortira de sa nauséabonde tanière si vous agitez devant l'entrée de celle-ci, les foulards rouges  du  "je suis déçu" ou du blasphémateur "j'ai pas aimé ce vin et je n'aime pas la communication du vigneron".

 


Aussitôt dit, des "hurleurs" (référence au Seigneur des Anneaux) jailliront toutes serres dehors pour vous saisir à la gorge et vous vomir en pleine face... "c'est une honte, vous n'aimez pas ce vigneron, vous êtes contre ceux qui se battent pour, vous êtes de ceux qui, fascistes...".

 


Mais, voilà, nous ne sommes pas de ceux qui sont "pour ou contre" quoi que ce soit, nul lobby, nul bâton de pélerin dans nos petites mains de hobbits (à ne pas confondre avec Chantal Lauby)...

 

 

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Vous allez me dire qu'il suffit de s'éloigner de cette bête, de ne point avoir de foulard rouge à agiter pour passer son chemin sans encombre pour pouvoir découvrir le vaste pays du vin!


 

 

Mais, en bon bicéphale que je suis, l'intelligence n'est pas ma première qualité, je suis plutôt du genre à me coller ce foulard dans les fesses et danser devant la tanière de la bête sur des rythmes épileptiques jusqu'à la fin de la nuit!

 

 


Venez près du feu, que je vous narre une de ces aventures bicephalesques qui me revient à ce sujet.

 

 


Le puissant David, membre toujours tendu de la fraternité schizophrénique du bicéphale buveur, fier guerrier des montagnes jurassiennes qui, du haut de ses  2 mètres 75, s'était lancé dans la quête du râle.


Du Graal?

 

Non, pas du tout!

 

Le graal, c'est pour ces couillons de chevaliers à l'armure immaculée (en un seul mot) qui étincelle sous les rayons dorés du soleil matinal des verdoyantes vallées bretonnes, chevauchants de fiers destriers, dont le galop résonne encore dans nos mémoires!

 


Non non non, David est un guerrier d'un tout autre genre.

Sa dégaine est plus proche de celle Shrek que de celle Tony Curtis dans IVANOE...

 

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Pas de collant, ni de hautes chausses pour couvrir ses petits petons taille 54 fillette, ni de heaume pour protéger sa disparate chevelure mais un simple casquette de tweed.

Pas plus d'armure pour compléter sa tenue mais d'imposants abdominaux taillés par de longues heures de vinique-musculation chez nos meilleurs taverniers!

 


C'était donc un gaillard ne craignant rien ni personne qui avait une botte secrète: cracher le vin dans le fond de sa gorge...

 


Et le RALE me direz vous!

 

 

En effet, ne nous éloignons pas du sujet.


Le RALE est le son (ou musique suivant les versions) guttural, quasi extatique, jaillissant des tréfonds de la panse du bicephale-buveur  après la rétro-olfaction profonde (à ne pas confondre avec un vulgaire rototo).


Ce râle est l'expression la plus simple, la plus vive, la plus pure, la plus sacrée du Walhalla vinique!


Voilà pour ce qui est de la mise en situation, commençons l'histoire...

 


Ce guerrier des plaines viniques était, par un douce matinée de l'été indien, plein d'entrain en pénétrant pour se recueillir dans le lumineux temple du "grand consommable", le temple de la GD (Grande et Grosse Distribution), accompagné de son fidèle destrier tout de métal vêtu répondant au doux nom de caddy.

 

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Les prêtres de GD psalmodiaient de profondes litanies aux accents exotiques et envoutants, bien souvent incompréhensibles au commun des mortels "promo sur les couches de la marque fess-crades... le petit roberto attend sa maman à l'accueil...".


Les 2 mains tenants fermement les rênes de caddy, le pas rapide (scholl est l'ami du guerrier), le regard a l'affût de tout bonne promo, notre heros s'acheminait, comme guidé par la main du destin, vers la chapelle érigée en l'honneur du dieu Bacchus... le rayon Vino et Spiritus!

 


Destin, hasard (seuls les dieux savent), toujours est il que son regard fut immédiatement attiré par un curieux flacon.


Son nom est étrange, évocateur de lointaines forteresses vikings perdues dans les montagnes de Scandinavie, Walden.

 


 

Notre valeureux guerrier connaissait ce nom.


Il était l'œuvre d'un groupe de pèlerins travaillant sous les conseils avisés d'un mage connu de tous pour sa grande maitrise de secrets du dieu "communication".

 

Et pour cause, dans une autre vie, le Mage Bizeulus avait été barde, personnage qui contrôle le VERBE mieux que quiconque.

 

 

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Cette vie, de son propre aveu, l'avait amenée à côtoyer le "tout Paris", dont le célèbre Duc de Sasediscutus, seigneur de la dame blanche.

 


Las de cette vie de saltimbanque dans les entrailles de cette nouvelle babylone, il choisit de retourner vers une vie plus juste, plus en lien avec ses valeurs, au cœur de ses montagnes chéries.

 

A force d'exercice, il devint rapidement un mage connu et reconnu de Bacchus.

 

Il utilisa ses compétences de barde pour dispenser sa bonne parole au sujet de sa vision de la viticulture.

 


Bientôt, des vignerons vinrent de partout pour suivre son enseignement et le mettre en pratique avec le soutien bienveillant du mage.

 


De cette rencontre, quasi mystique, naquit le projet Walden "Produire du vin dans un esprit commun".

 


Là où l'affaire devenait épineuse, c'était que le caractère du mage, source d'admiration pour les uns,  était source de répulsion pour ne pas dire d'animosité pour les autres.

 


En effet, sa connaissance ou, plutôt, son art consommé du verbe et de la vigne, pouvait passer pour de la prétention tant le ton de ses discours et sa rhétorique était parfois professoraux, tranchants, sans concession, y compris vis a vis d'autres églises que la sienne.

 


La qualité de ses défauts me direz-vous!

 


Face aux critiques, qu'elles soient virulentes ou non, sa plume devenait très vite acide, pour ne pas dire mortelle...

 


Cette propension à lancer des malédictions à ses détracteurs finit par parachever son image.

 


Nulle indifférence a son propos, vous le réviez ou le détestiez!

 


L'effet global de cette notoriété, à double tranchant, était toutefois positif pour tous ceux qui suivaient sa voix/voie, leur permettant de pouvoir vivre de cette amour de vin...(n'est ce pas cela le plus important?!?!)

 


Ainsi , notre bravre guerrier, David "le gauchiste contrariant" connaissait cette histoire.

 


Il aimait le dieu Bacchus, ainsi que ses apôtres mais il avait une sincère répulsion à l'encontre des meneurs d'hommes et de tous ceux qui semblent parler plus fort et mieux que les autres!

 


Il était, tout comme son cousin CONNARD le BARBANT (à ne pas confondre avec un obscure conan ), un homme libre qui, hormis le dieu Bacchus, n'avait ni Dieu, ni roi!

 

 

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Mais son bon sens lui dictait de découvrir ce vin, même si celui qui en est le "père" n'est pas de ceux qu'il aimât à lire les parchemins blog-geek/blogiques.

 


Il s'en retourna donc dans sa montagne, 2 bouteilles fermement placées sur son fidèle caddy, fier de pouvoir enfin découvrir cette aventure waldenesque aux parfums de raisin.

 


Mais voilà que sa perpétuelle quête du RALE connut cette fois-ci un bien triste dénouement.

 


En effet , notre heros se retrouva désarçonné à peine la bataille du "taste vinage" entamée!

 


Le précieux flacon était pâle et sans relief!

 

 

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N'écoutant que son légendaire courage (et sa soif), le deuxième flacon eut un fougueux assaut.

 


Mais une fois encore, le bougre se retrouva a terre!

 


Au bord de sa table de jardin, sous la douce caresse du soleil couchant, notre ami se mit à pleurer et à maudire le temple de la GD  qui, selon lui, était probablement à l'origine du funeste destin de ces 2 flacons!

 


Bicéphalesque jusqu'au bout de ses scholls, il décida d'en évoquer le souvenir lors de son prochain passage dans le forum (au sens latin du terme) de notre bonne cité de "blogosphère".

 


Cette cité , pour ceux qui l'ignorent, est le lieu de rendez-vous de tous les amoureux du vin, simple consommateurs (comme les membres de la confrérie des bicéphales), mages-vignerons, érudits du dieu Bacchus et plus savants encore...

 

 

Au sein du forum de la grandissante et bouillonnante cité, les bicéphales sont les plus petits et les plus incultes de la place.

 

Ils gagnent leur vie de quêtes aussi variées, qu'improbables et n'ont que faire des batailles de clochers!


Ils sont libres!

 

 

Ils sont consommateurs (un gros mot!!!) avant tout.

 


Nombreux sont leurs amis qui les regardent avec amusement lorsque ceux-ci évoquent leurs aventures avec une écriture digne de OUI-OUI à la maison blanche (nom de code W- double U) (sieur olif... Merci encore pour ta "reconnaissance" de notre talent...).

 


Ainsi, notre guerrier, le cœur lourd, vint sur le forum pour crier sa déception avec l'honnêteté intellectuelle de dire en préambule qu'il avait un à-priori sur le mage/barde bizeulus...


 

Il narrait son histoire a qui voulait bien l'entendre lorsque, surgissant d'on ne sait où, un homme a l'allure respectable vint a targuer mon ami de mauvaise fois, d'être contre le projet walden et de porter préjudice a tous ceux qui bossent pour le glorieux mage!


Anathème!!!!


Nous restions éberlués devant tant de véhémence , nullement habitués à autant de rage pour défendre un homme qui savait fort bien se défendre (sic- doux euphémisme) sur un lieu d'échange et de partage!

 


Bon, ok, nous ne sommes pas assez niais pour penser que le monde du vino-blog n'est peuplé que d'individus à la pensée dénuée de contingences commerciales...

 


Oui, des gens travaillent et vivent du vin pour manger, éduquer leurs enfants...


Mais faut-il que la blogosphère ne soit finalement qu'un encart publicitaire de plus ou encore un monde de bénis oui-oui, où si on veut pouvoir avoir une petite invit' à tel ou tel salon il faut être très très gentil?

 


Est-il diffamatoire de dire que l'on n'aime pas telle ou telle façon de faire?

 


Ca n'est pas être méchant, c'est avoir un avis!

 

 

 

A vouloir défendre bec et ongles certaines choses, ne finit-on pas par en oublier le sens premier du forum ou des blogs?

 


Faut-il une pensée unique?

 

 

Si nous sommes tous d'accord, ça ne servira plus a rien de parler, brûlons les livres car nous pourrions y apprendre des mots... Ha, c'est sale!

 

 

 

Si tout le monde dans le Roussillon fait du bizeul, que restera t-il à sieur Bizeul?

 


Son vin a du caractère, comme le personnage... C'est ce qu'il faut!

 

 

Personnellement je trouve les sorcières trop "burnées" mais je suis devenu fan des fées!

 

Donc, je suis à moitié bien ou à moitié con pour certains???

 


Notre cher mage, qui n'y est pour rien dans cette malheureuse histoire, serait, je pense, bien d'accord avec notre vision libertaire (oui, je sais, ca veut tout dire et rien dire).

Ne pourfent-il pas les visions rétrogrades et sclérosées de certains?

 


L'impact économique du net est effectif et la mode "narcissique" qui fait  que tout le monde donne un avis sur tout, et tout le monde, finit par tuer la valeur de l'avis formulé en le noyant dans ce tsunami verbal (mea culpa, je suis une vilaine moi aussi, maxi mea culpa, j'en conviens)...

 


Le bicéphale est humble mais couillu...


 

Laissez le donc parler sans tout de suite affubler quelqu'un des pires stigmates ( fasciste par exemple... Un mot un peu galvaudé de nos jours, on ne va pas faire des pogroms de viticulteurs sur l'autel de la bêtise).

 


Les bons mots de certains ne doivent pas réveiller la haine, laissons le "tirage de cheveux" aux cours de recréation et les basses insultes évocatrices d'un passé, autrement plus lourd que nos pauvres digressions, à ceux qui font de la recup' politicienne...

 

 

 

 

Stéphane, le Haut-Bite

 

Ps: Moi, les sorcières, je les kiffe surtout dans les tavernes (si tu vois ce que je veux dire...)

 

 normal Lucky Luke

 

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 20:38

Parce qu'une larme de rire a perlé aux coins des yeux embrumés d'alcool du bicéphale, cette vidéo se doit d'être partagée!!

 

Ca a quasiment la classe de "François L'embrouille"...

 

Surtout que, naïf bicéphale, nous pensions vraiment qu'une émission culinaire "télé-réalité" (même sur TF1) pouvait s'éloigner des horreurs anglo-saxonnes et faire autre chose que du pathos, avec pleins de gens qui pleurent tout le temps et qui jouent "leur" vie sur une quiche...

 

Bravo au Palmashow pour ces quelques minutes de rire...

 

C'est en plus un résumé très fidèle de toute la saison de Masterchef (regardée de long en large, jusqu'à la lie), avec une incapacité à en écrire quoique ce soit, tellement la Cuisine y est massacrée...

 

Allez, je vais faire la cuisine sur l'aile d'un Boeing pour nourrir 100 clandestins cachés dans la soute, en espérant de ne pas être nominé pour ne pas avoir assez bien monté ma mayonnaise.

 

TF1 a surfé sur la mode de la "cuisine gastronomique", pour mieux nous endormir et vendre des fenêtres pub pour Coca?

 

 


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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 00:18

Aujourd'hui, un vin qui m'a fait fait traverser un bon paquet d'émotions différentes...

 

De l'ouverture de la bouteille jusqu'au dernier verre, le bicéphale a eu peur, a été rempli d'espoir, a savouré son plaisir et a regretté que la bouteille ne fasse que 75 centilitres.

 

Tout ça sur deux jours...

 

Un soir d'apéro avec les amis tournusiens, je me faisais une joie d'entamer les débats avec ce que je pensais être du lourd...

 

Je voulais leur faire goûter le Viré-Clessé "Cuvée Emile-Jean Thévenet" 2004 du domaine de la Bongran.

 

DSC00246.JPG

 

 

De la belle maison mâconnaise, pignon sur rue et connaisseurs habituellement en émoi.

 

Ce n'est pas la première fois que nous écrivons sur des vins de l'appellation Viré-Clessé.

 

Cette toute jeune A.O.C de 1998 recèle de vignerons sérieux, offrant un rapport qualité-prix-plaisir très valorisant pour le consommateur.

Un terroir tout en cépage chardonnay produisant des vins blancs vifs et frais.

 

Mais avec un vin du domaine de la Bongran, on goûte à la totale non-typicité du terroir, typicité qui a été définie avec trop de facilité (pour cibler le consommateur qui aime les petites cases bien carrées).

 

Avec un mode de culture traditionnel, mais avec labours, levures indigènes et élevages longs en cuve, le domaine se distingue surtout par une vendange de grains bien mûrs, souvent à la sucrosité marquée.

 

2004 ne déroge pas à la règle... Année difficile, n'épargnant que les vignerons patients, qui sont allés chercher la maturité, comme au domaine de  la Bongran.

 

La "cuvée Emile-Jean Thévenet" est une sélection sur les belles parcelles du domaine de Quintaine, entre Viré et Clessé.

 

DSC00247.JPG

 

On regarde la bouteille avec attention, rien de magique...

Pas de contre-étiquette... Tant pis...

 

 

Parenthèse: au vinocamp de Beaune (réunion de la sphère internet gravitant autour du vin), sur des ateliers, il a été évoqué que le consommateur n'en a rien à carrer des contre étiquettes avec la description des sols, les cépages, la date des vendanges ou celle de la mise en bouteille. Consommateur, non professionnel du vin, j'aime bien les contre-étiquettes qui me donnent l'impression de "rentrer dans la partie".

C'est une mise en bouche simple, un teasing à peu de frais, une présentation synthétique de ce qui va être bu.

J'aime bien être présenté à la bouteille et au vin qu'elle contient...

mais, bon, je ne fais pas de marketing vinique.

Fin de la parenthèse...

 

 

 

Je débouche la bouteille impolie.

 

Et c'est une gifle, le bouchon sent un peu le carton mouillé...

Non, pas ça, bouchonné!!!

 

Je prends un petit verre, histoire de dire, avec une belle couleur jaune-paille, appétissante.

Mais le vin n'est pas du tout prêt à être bu.

J'ai bien peur que 20 euros soient partis en fumée...

 

 

Tant pis, je le laisse respirer toute la nuit.

 

Le lendemain, en début de soirée, je me ressers un petit verre, pour accompagner un petit fromage de chèvre.

 

Le nez s'est transformé.

Aucune trace d'oxydation, disparu le carton mouillé, ça sent la mangue, le litchi...

 

Diantre, mon mâconnais s'est transformé en gewurztraminer?!?

 

Un nez marqué par une grosse maturité, c'est dense, avec beaucoup de fruits exotiques.

Surprenant, desarçonnant, mais pas du tout désagréable.

 

En bouche, c'est gras et rond, ananas, mangue.

Le vin a évolué avec un soupçon de sous bois, ça champignonne doucement.

 

J'avais espéré beaucoup de cette aération d'une nuit, pour ouvrir le vin.

Sa mère, je prends cher!!

 

je suis seul et, pourtant, les verres s'enchaînent gentiment.

Pourtant, pas de sucre ressenti dans le vin, pas de maturité excessive. Et surtout, pas de trace de maquillage au bois...

C'est bon! 

 

La finale est assez longue, mais avec une acidité un peu lourde et trop marquée à mon goût...

 

Un vin qui joue avec les superlatifs, qui ne fait pas dans la demi-mesure, à boire maintenant et tout de suite.

Une personnalité affirmée qui me plaît, musclée mais sans fond de teint, douce mais pas mièvre, virile mais pas brutale. 

 

 

 

La "cuvée Emile-Jean Thévenet"  envoie des watts, simplement, mais surprenant.

Une première approche qui peut impressionner, et ne pas plaire à la première dégustation.

Mais qui mérite d'y retourner tellement le plaisir vaut le coup.

 

J'estime avoir eu de la chance d'avoir ce petit défaut à l'ouverture de la bouteille.

On ne l'a pas sagouiné en mode "corsaires à l'abordage" et le vin a pu donner quelque chose de vraiment plaisant et déroutant en même temps... Hautement intéressant! 

 

Un contre pied pour ceux qui gardent une image du petit mâconnais frais au coin du bar, une attaque fatale contre les vins blancs insipides.

 

 Mais tout cela a un prix... une bonne vingtaine d'euros...

Un vin blanc avec des roustons, ça se paie! 

 

 

 

 

 

   

 

 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 09:29

Voila enfin le dernier épisode du trentième "Vendredis du Vin". 

 

vdv-logo

 

Après la version féminine, celle des hommes avance fièrement, dure comme un roc...

 

Le compte-rendu a été ardu à réaliser.

Un paquet de contributions et une réelle difficulté à les "emboiter" pour que la lecture ne soit pas indigeste...

 

Après maintes essais, tous plus ou moins probants, on va aligner les contributions en espérant que ce "listing" n'empêche pas de cliquer vers les blogs...

 

Car, cela vaut réellement le coup de lire ce qui se fait de mieux en blogging du vin.

 

Je vous invite même à y revenir en plusieurs fois, car c'est dense!!

Surtout que les mentors du bicéphale ont été listés en dernier (les plus vieux sont souvent les plus pervers...). 

 

De l'amateur éclairé qui partage son amour du vin, au vendeur passionné, en passant par les vignerons, il y a quelque chose de bouillonnant dans la blogosphère vinique.

 

Le vin est un beau prétexte pour le partage et le sexe, un bonne raison de vivre.

 

"Le vin et le sexe", ce sont juste des personnes qui boivent du Vin et qui ont pris plaisir à l'associer à une bouteille.

 

C'était chaud, c'était palpitant, les claviers vont coller!!

 

Le bicéphale a étiré sa présidence le plus longteps possible, ayant bien profité de toutes les contributions...

Mais il est temps de donner les clés pour un nouveau sujet à Eva du blog Oenos, en espérnt continuer à décloisonner le monde du vin, pour que tout le monde s'y sente à l'aise!!!

 

- Pour commencer, saluons Chris Ka avec son nouveau blog "boire du vin". Le thème aurait précipiter le lancement du blog... Ce qui fait bien plaisir au bicéphale.

C'est un Bordeaux qui a fait vibrer Chris, du Saint Julien, le Château Léoville-Poyferré 1989.

"Il ne nous a pas fallu longtemps pour qu’elle finisse sans cape. Les choses se sont alors précipitées, l’euphorie du moment : je lui tire le bouchon, glisse ma main sur son cul, la fait basculer lentement et la laisse s’ouvrir à moi."

 

- Pour Amaury (et Sylvia) du site de découverte et vente de vins naturels "Ethiquettes", le vin sexuel, le Cinsault 100% de Rapatel(Costières de Nîmes, dans le sud du Rhône),  casse le train-train quotidien, et provoque une montée dans les tours...

C'est torride, ça déboite!

"On n'y est pas allé par quatre chemins. Elle voulait que je la dévore, je voulais lui faire sa fête. Réchauffée au coin du feu, son teint prenait une teinte rouge sombre. Les rondeurs qui lui faisaient défaut plus jeunes étaient à présent délicieusement indécentes, généreusement offertes. Je n'y tenais plus et engloutissait mon premier baiser avec la soif et la fougue d'un soldat revenu de campagne dans le désert".

 

ethiquette.png

 

  

Avec, en plus, une étiquette magnifique!

 

-Doc Adn du blog "Escapades" a longtemps hésité avant de se lâcher sur "le vin et le sexe".

Il y met en valeur la petite gâterie, qui fait plaisir à tous, en nous présentant le "vin de table, La P'tite Gâterie 2008 du domaine des griottes"...

"Totale facilité avec cette pratique sexuelle et gastronomique. Cuvée au nom ambigu, qui ouvre la voie à la gourmandise dans tous ses états."

 

- Pour Laurent du "blog de Laurent Baraou", la cuvée SSS du château Lassolle, vin du Sud-ouest de Stéphanie Roussel (en biodynamie)  résume le "Sea, sex and sun...". 

 

 

- Belle surprise que de voir un post de "L'Oenothèque", un blog que je ne connaissais pas et dont les photos, mettant en scène le Gama-Sutra d'Olivier Lemasson, m'ont bien fait rire!!

 

gama3.jpg

Magnifique cravate de notaire!!!

  

 

- Guillaume, journaliste et blogueur sur "Du Morgon dans les veines", a choisi de présenter un vin "pour rappeler des valeurs comme l'élégance, la finesse et même la féminité, loin des autres bourrins bordelais", un Côte de Blaye, le Château La Levrette 2006.

 

 dumorgon.JPG

 

 

- Le blog Oenosphère nous propose un petit medley d'étiquettes érotiques, pour mieux nous amener vers son vin sexuel, le Champagne "Ivoire et Ebène 2003" d'Aubry.

 

- Vinivert a buzzé avec sa photo de "fesses en bouteille" qui a fait salivé aussi les moins pervers.

 cul-bouteille-G.jpg

Tout ça pour nous emmener, fins excités, vers le Gigondas 2008 du domaine des Geines.

Selon le dicton, « quand y’a de la gène, y’a pas de plaisir » mais avec le Domaine des GEINES nous avons pris notre pied !" !!!

 

 

- Daniel voulait terminer les "vendredis du Vins"#30 par une chanson...

Le bicéphale vous permet de faire une pause musicale de bonne humeur en allant écouter et voir les paroles du "Le con et la bouteille"!

 

- Parce que, là, c'est du lourd. Le Caveau du Sommelier met en avant un vin "sauvage qui reprend ses droits" , où "le végétal exprime sa dureté et son aspect rugueux", du Saint-Chinian, "Le Mas au Schiste 2005" du domaine Rimbert...

On sent le fouet qui qui claque!

 

mas-au-schiste.jpg

 

 

 

- Michel, de l'excellent blog "Pour le vin" a d'abord trouvé le thème du sexe assez bizarre...

Mais, il revient vite vers ses premiers amours, la Loire, avec un Montlouis brut François Chidane (triple OUI du bicéphale!).

Est-ce à cause de Rabelais, mais moi, que voulez-vous, je reste pieds et poings liés à la Loire. Il me faut du bouleversement, de l'excitation, du remue-méninges" ... Lancé, il nous dévoile d'autres superbes bouteilles pour l'avant, l'après mélange sexuel.

 

- A l'ombre d'un bouchon devient sexuel pour les VdV!

La cuvée "La Louve" 2007, Morgon de Gérard Brisson réveille leur côté animal et les envoie auprès d'une chanteuse colombienne sulfureuse.

Avec cette magnifique phrase "La louve, plus accessible et bien plus facile à débouchonner que Shakira".

 

 

- In Vino Com succombe à la tentation.

Après avoir sexuellement refusé par une bouteille, le blog jette son dévolu vers un Saumur-Champigny, la cuvée "clos des Loges" 2007 du domaine de la guilloterie.

On a tendance à dire que les femmes âgées ont des heures de décollage et d’atterissage, ça tombe bien je suis en compagnie de vielles vignes…"

 

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-  Pour le showviniste, hébergé sur "Terres de vins", la vision bacchanale de la bouteille bicéphalienne n'est pas la sienne.

"  Si le vin était féminin, si on parlait de rondeur, de jambe, de parfum, ca me va davantage. Alors oui j’aime me laisser séduire par des arômes, j’adore deviner les charmes d’une cuvée, attendre au bord d’un verre que le vin s’ouvre ".

Il préfère la cuvée "La Marquise du Parc" de la coopérative les caves Molière à Pezenas, lui faisant évoquer ce sein que 'on ne saurait voir!

 

cuvee-la-marquise-du-parc-caves-moliere-pezenas.jpg

 

 

- Le Vindicateur, site qui respire l'intelligence à chaque post, s'est fait démonté par le château Cheval Blanc 2001, Saint-Emilion Premier Grand Cru classé A...

"Vin obscène" lui faisant penser à du "sexe tarifé et sans plaisir"

   vindicateur.jpg

 

 

 

- Le Rustre a enfin osé dévoiler ses penchants zoophiles, nous gratifiant de photos olé-olé montrant une partouze d'insectes...

 PA080165.JPG

Pour mieux nous parler de la "sexualité du Morgon" à travers a belle bouteille qu'est le Morgon 1997, cave Jean-Ernest Descombes, de Nicole Savoye.

Encore merci pour cette phrase "ça se défrise la moustache des amygdales du bas, celles qu’on t’enlève pas à moins de vouloir t’entendre sur le mode Hélène s’égara, qui se retrouva fort dépourvue, la bise venue, toute nue quand elle est venue dans ma rue, inconnue."

 

- Le bicéphale connaît le potentiel de lubricité des mâles de Bourgogne Live...

Sous des airs de ne pas y toucher, ce sont des petits gorets, nouveaux truffiers du Web, toujours prêts à dénicher la vidéo qui buzze dans le monde du vin...

Ils ne dérogent pas à la règle avec une vidéo (à peine) mysogyne d'un vin ui ferait tomber les petites culottes!!!

Vraiment des pervers tous anciens présidents du "Vendredi du Vin"!

 

- Venons en au cas de monsieur Olif... LE blog qu'il faut lire pour s'amuser autour de découvertes du Jura et d'ailleurs.

Le blog qui a donné envie au bicéphale d'adhérer à la toile vinique pour mieux partager les verres de vin et trinquer webistiquement!

Pour le "sexe et le vin", Olif nous parle de Bandol (aucun jeu de mots en vue...) "La Tourtine" 2004 du domaine Tempier.

"Le Viagra© de l'œnophile, forcément, c'est du Bandol, un vin aux propriétéslégèrement caverneuses et vaguement spongieuses. Du genre qui te file à la fois le gourdin, le rouge aux tempes et un tour de reins à Titine."

 

olif.JPG

 

 

- Pour se terminer, un des posts que le bicéphale a pris plaisir à relire plusieurs fois, celui de Christian des "Littinéraires Viniques".

Une masse de sexualité débordante dans une orgie de mots croustillants...

On ne peut pas résumer un texte de Christian, on le lit, on le savoure, on le pénétre...

Sa bouteille sexuelle (qui l'a épuisé) est un Rioja, en Espagne, la Viña Tondonia de Rafael Lopez de Heredia.

" Est-ce cela, amplifié par ce texte à écrire pour les VdV#30, qui m’a assommé? Peu importe désormais, la bouche m’appelle. Ai-je pu un jour avoir aussi soif de finesse, de douceur et de tendresse de vin qu’à l’instant"

 

C'est harassé par tant de magnifiques articles que je passe la main au blog Oenos... Une main précieuse pour tous ceux qui vivent "sexe"...

 

Merci à tous ceux qui ont participé à ces p'tits plaisirs sur Terre!!!

 

Bravo aux nouveaux venus... Impressionnant

 

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 19:56

En lançant le thème du "vendredi du vin #30", le bicéphale se doutait bien un tout petit peu que ça allait fuser...

 

vdv-logo

 

Le vin et le sexe!!!

 

Deux mots sulfureux associés qui ne pouvaient qu'inspirer la toile vinique, heureuse de pouvoir dépoussiérer une image parfois trop guindée du Vin.

 

C'est donc avec plaisir que de nouveaux contributeurs se sont lancés pour nous donner leur vision du sujet...

 

Difficile pour le bicéphale de décrire le bonheur à chaque nouveau billet lu sur le net, chaque nouvelle photo!

 

Nous avons eu le droit à presque tout... Positions, fouet, chevauchées fantastiques, jeux solitaires ont été agrémentés de vin et de belles bouteilles.

 

Pour tous ceux qui liront les comptes-rendus, il y a de belles bouteilles, qui sentent l'érotisme à plein nez.

 

Si vous n'êtes pas inspirés par au moins 5 posts de ce "vendredi du vin", le bicephale s'engage à venir faire une lap-dance à domicile, le corps oint de champagne!!

 

On vous aura prévenu, certains pace-makers vont sauter, il y aura des misères ce soir dans les foyers français.

 

Ce "vendredi du vin", épisode 30, peut être le responsable d'un nouveau baby-boom.

On va faire péter la natalité francophone!!!

 

30 articles ont été écrits, chacun a donné son lot de plaisir au bicéphale, finissant rouge de plaisir, des cals sur les deux mains, suant et haletant!

 

 Aujourd'hui, honneur aux filles!!

Ces petites dévergondées montrent que le vin du 21ème siècle sera féminin!!! 

 

 - Une première pour Ophélie, une miss donnant envie de boire du vin sans faire parti du sérail!! 

Bienvenue à Miss Glou-Glou et à sa contribution qui vient poser les choses simplement, avec un air de ne pas y toucher qui excite Stéphane comme un animal sauvage...

"J’aurais aimé vous servir quelque chose d’un peu cochon mais il fait froid dehors et je me sens patraque (du tout). Donc tant pis pour vous, je vais faire dans le sérieux, l’informatif, le pudique. Avec une info que j’avais complètement loupée l’an dernier : les filles qui boivent du vin rouge aiment plus le cul que les autres."

 

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- Un BIG UP, pour Catherine du blog "Une femme, des vins"...

Son article a failli faire défaillir le bicéphale. Son vin de plaisir un Saint-Pourçain "Le vin d'Alon" du domaine Grossot-Barbara.

"Bon, après tout, ce n'était pas si désagréable de ne plus savoir où on a bite... Elle s'approcha de moi, s'agenouilla et d'une langue experte lécha longuement les petites perles de sang laissées par les morsures du fouet sur mes fesses."

 

unefemmedesvins.jpg

 

- Pour Isabelle du blog vigneron du domaine de la Côte de la Molière,pas question de tromper son homme, même si le vin a des effets reconnus sur la lubrification vaginale.

Son vin sexuel est le Beaujolais-village nouveau "brut de cuve, 100% raisin" récolte 2010.

Un peu d'auto-pub, mais j'ai quand même eu envie de goûter le vin...

 

- Le bicéphale va militer pour que le blog Oenos et la petite cochonne d'Eva prennent la présidence du prochain "vendredi du vin"!

Avec avant, une petite mise en jam… en bouch… bref, les préliminaires quoi! Oui deux bouteilles, parce que le sexe, c’est quand même mieux à deux, non? "

Deux vins sont donc proposées par cette coquine, un Bourgeuil "nuits d'ivresse" 2008 de Catherine et Pierre Breton et le Gama-Sutra, vin de table d'Olivier Lemasson avec du gamay de Loire.

Les photos sont juste excellentes!

 

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- Tiuscha, du blog "Saveur Passion" (mine de recettes en or), est décidemment une petite gourmande...

Elle aussi propose deux vins sexuels, " des vins voluptueux, capiteux, fondus, telles les langueurs féminines, un peu tendus aussi,  tel l'organe masculin, et très gourmands bien sûr ! ", qui sont des Vins Doux Naturels.

Le Rasteau VDN rouge 2003 du Domaine des Escaravailles et le Maury du Mas Amiel 1969 (qui ferait grimper au rideau!) sont à l'honneur.

 

- Véronique du Mas Coris a été un peu déboussolée par le thème.

D'abord perplexe, puis convaincue par l'évidence de parenté entre ces deux plaisirs, "l'origine du monde" de Courbet lui a sauté au visage.

Rares sont ceux qui se positionnent bien en face et regardent "dans les yeux" si je puis dire, ce tableau.. Ils avancent, reculent, jaugent, soupesent, mais sans en avoir l'air. C'est vrai que la peau laiteuse semble soyeuse, que les poils si bien dessinés en quelques coups de pinceaux, laissent deviner une nature secrete ".

 

mascoris.jpg

Pour achever cetrès bel article, tout en finesse, elle propose "Los abuelos" 2004 du domaine de Terre Inconnue, de Robert Creus dans le Languedoc... A essayer d'urgence! 

 

Iris mérite le fouet avec un cuir bien épais!

Dans son superbe blog vigneron du Domaine Lisson, elle a choisi de ne pas traiter le sujet et de le dévier vers le "vin a-t-il un sexe?".

On apprend tout de même que notre présidente à vie (que toutes les grâces te soient rendues après la séance de fouet...) des "vendredis du vin" adore mater les ébats sexuels des mantes religieuses.

lisson.jpg

 

Je suis sûr que c'est bien elle la plus perverse de toutes les femmes vigneronnes!!!

 

- Nina est une nouvelle venue dans la bloglouglou.

Le bicéphale voulait d'ailleurs clore cet épisode féminin des VdV par cet article sucré-salé, doux-dur, avec une belle personnalité à découvrir.

Sur "Lost in Wine", c'est toute timide que Nina commence, pour dévoiler très vite son potentiel de chaudière de compétition...

"  Je veux de la bestialité, du plaisir Right Now ! Alors, sans plus aucune hésitation, je me mélange à ce voluptueux parfum, je ne fais plus qu’un avec ! Il fait danser mes papilles, tourner la tête, me met en émois, réveille tout mes sens, pour enfin trouver le bonheur et l’extase, la jouissance d’un plaisir simple mais tellement vrai, de la découverte et du bonheur à l’état pur !

Me voilà enfin rassasiée, plus sereine… Mais absolument prête à recommencer ! "
Ca donne absolument envie de goûter au vin proposé « Le chemin des rêves », Utopie 3 millésime 2007 de Benoît Viot.
Voilà, un bien beau "Vendredi du vin #30, le vin et... le sexe" proposé par la gente féminine.
 
Il ne reste plus que le compte-rendu vu du côté masculin, que le bicéphale promet rapidement, dès que ce flot d'émotions sera retombé!!
 
En hommage à Nina, Izia!
 
 
 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 06:29

Voilà, aujourd'hui c'est "vendredis du vin".

 

vdv-logo

 

Pour la première fois, le bicéphale a été responsable du thème du jour...

Evidemment, esprit frivole à deux neurones, le bicéphale ne pense souvent qu'au plaisir.

 

C'est donc naturellement que le vin a été associé au sexe pour cette trentième rugissante édition des "vendredis du vin".

 

Très vite, le thème a trouvé écho auprès de la communauté oenophile libidineuse et moite de la bloglouglou...

Des flammes sont apparues avec plusieurs foyers synchrones et nous aurons du mal à jouer les pompiers du sexe.

 

Et c'est même avec une impatience non simulée que nous allons lire tous les billets de la soixantaine de bloggers qui vont partager le vin le plus sexuel qu'ils aient goûté.

 

Nous sommes sûrs de lire des orgies verbales collantes et humides où des vingtaines de corps s'encastrent dans des râles de plaisir, peut être même avec des animaux.

Nous espèrons un grand moment de lascivité totale.

Le vin et le sexe, ça sent le cul à pleine nez...

 

Le bicéphale a eu beaucoup de mal pour accoucher son billet.

 

Nous avons longtemps pensé à demander l'avis du producteur de porno-chic à la française, Marc Dorcel, sur le vin et le sexe... Pas de réponse...

 

J'avais une bouteille de Michel Chapoutier, Les bécasses 1999.

Nous aurions pu évoquer toutes ces filles qui ont utilisé le corps du bicéphale, tout en marchant sur son coeur.

Celles qui ne voulaient que profiter de performances sexuelles de haute qualité mais sans l'amour que le pauvre bicéphale attendait en retour.

Mais les plaies ne sont pas refermées.

 

Il a été aussi question de parler de Champagne avec un vin de Francis Boulard, les Murgiers.

Nous aurions pu exploré l'amitié virile qui peut unir plusieurs hommes ensemble dans une queue leu-leu érotique.

Surtout que j'avais (presque) des photos où nos langues se mélangeaient avec celle du vigneron...

Mais, là aussi, la plaie n'est pas refermée...

 

 

Non, au milieu de toute cette bacchanale, le bicéphale se devait d'apporter un regard "différent et pas pareil".

 

 

Le sexe, comme le vin, nécessite une découverte de soi-même, de son corps, de ses envies.

 

Evidemment, cela se fait dans un partage de soi, et c'est même dans ces moments que l'on apprend le plus.

 

Mais, cet apprentissage de la vie se fait aussi en solitaire, avec introspection, face à soi même.

 

Gauche et mal habile, n'y (re)connaissant rien au début, il est facile d'avoir peur de se donner complétement et de partager ses émotions.

Et, ceci, lors d'une dégustation de vin avec des amis ou sous la chaleur étouffante d'une couette à côté de cette demoiselle qui a l'air de maîtriser les "choses de la vie" mention très bien avec félicitations du jury...

 

 

C'est pourquoi le bicéphale pense à toutes ces âmes solitaires, qui du matin au soir s'exercent à devenir meilleures, en apprenant à manier leur outil et en fantasmant les jours à venir où leur maîtrise du sujet forcera le respect.

 

 

Nous allons donc parler de masturbation, oui, de branlette.

Parce que les tabous dans un blog qui parle d'ivresse et de plaisir sont faits pour être fendus.

Parce que, même si cela reste deux tons en dessous, la branlette est un acte sexuel à part entière.

 

OK, l'image d'une jeune femme explorant les dessous du mont de Vénus peut sembler belle pour les deux sexes, alors que celle d'un jeune adulte, presqu'encore boutonneux, qui se secoue la tige dans les WC chez ses parents a quelque chose d'un peu anti-glamour.

 

Mais, nous sommes là pour découvrir les joies simples d'une bonne masturbation faite dans les règles de l'art.

 

 

La masturbation (je ne peux évoquer que la masculine, n'étant pas hermaphrodite) apparaît à l'homme comme évidente lorsque, chaque matin, se dresse fièrement l'objet du délit.

C'est dur, ça pourrait casser des briques.

Un roc, un gap, une péninsule! 

 

C'est donc, avec la même évidence, que la bouteille choisie a été le Pouilly-Loché Clos des Rocs 2007.

 

 

DSC00239.JPG

 

Quelque chose de dur, de solide, mais rassurant aussi le matin pour l'homme qui atteint la trentaine grisonnante...

 

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Le Clos des Rocs se trouve dans le sud du Mâconnais, climat (ou parcelle de vignes) monopole homonyme du domaine dirigé par un jeune vigneron Olivier Giroux.

 

C'est un vin blanc de cépage chardonnay, sur un terroir argilo-calcaire 

 

Ce vin a quelque chose de très accessible (je vous laisse faire le lien avec le thème abordé...)car trouvé en hyper...

Facilité de prise en main, pas beaucoup de questions à se poser, c'est là, c'est dispo, ça ne demande qu'à y aller.

 

Il reste à le goûter.

 

Belle robe or pâle, laissant place à tous les fantasmes sur les vins blancs du sud de la Bourgogne.

 

Premier nez avec du gras et du beurré qui monte, mais avec un doux parfum de chèvrefeuille.

Le nez est assez évolué, avec un côté boisé et sans aspérité mais avec une douceur qui s'en dégage facilement.

Voilà, c'est doux, sans sentir le sucre...

 

En bouche, ça se concrétise, le vin prime par ses fruits type abricot, son gras.

Une douceur, une richesse et un gras qui sautent à la gorge!!

Il reste quelques bonnes traces de boisé qui vont fondre avec encore un peu de garde, donnant cette impression de rondeur, d'immédiateté et de facilité au vin.

 

Le seul bémol est la finale rapide, trop peu acide pour moi, comme une fin précipitée entre deux secousses, sans l'avoir vue venir, avec un sentiment d'arrêt trop brutal.

Une "The End" qui laisse un peu perplexe, une fin ne colle pas avec le début.

 

C'est un vin de plaisir immédiat, pour se faire le palais sur ce qu'il y a de plus riche et gras.

 

 

 

C'est frénétique, c'est frais et gourmand, ça ne demande qu'à s'épanouir...

 

Un vrai vin de branlette sans aucun côté péjoratif.

Un vin qui peut se boire seul, qui donne du plaisir à tous les coups, sans culpabilité tellement c'était bon.

 

Un vrai vin de branleur trouvé facilement à l'hypermarché pour une somme de 12 euros.

 

Un vin qui ne demande qu'à ouvrir les sens et à approfondir le sujet....

 

Ce soir, je le fais goûter à ma femme, elle va adorer et prendre cher.

 

 

 

 

    

 

 

 

 

  

 

 

 

   

 

 

 

 

 

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Published by stephane et david
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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 08:18

S'il y avait une chose à retenir de cette année 2010, ça a été la découverte de cépage chenin.

 

Ce cépage de la Loire, donnant un vin blanc avec un grande tension lorsqu'il est sec ou apportant une palette aromatique équilibrée lorsqu'il est vinifié en liquoreux, a été au centre de belles dégustations.

 

Originaire d'Anjou, planté depuis le neuvième siècle, il est de petite réputation.

 

Pourtant, traité avec respect et avec fierté, le chenin donne de grands vins.

 

C'est donc avec la plus grande humilité, genoux à terre, que nous baisons la chaussure gauche de Laurent Lalouette, blogger tout mou de "ma passion des vins de Loire", mais organisateur vibrionnant des "dégustations en terre picarde".

 

Il nous a fait entrer dans le monde du chenin.

Et maintenant, nous sommes accro, il nous notre dose hebdomadaire de ce vin authentique et hautement terroiriste.

 

Et oui, terroiriste, car le chenin importé en Afrique du Sud donne, trop souvent, des vins fades et sans intérêt.

 

Aujourd'hui, c'est avec plaisir que nous regoûtons le "Gilbourg" Anjou blanc 2007 de Benoît Courault.

 

 

 

 

DSC00067

 

 

Benoît Courault est un "jeune" vigneron, qui a longtemps tatonné avec ses vins.

 

Adepte du labour à cheval sur ses parcelles bien exposées et peu mécanisables, cultivant des raisins en biologique, vinifiant avec respect, sulfitant très peu, il propose des vins francs reflétant son terroir.

 

DSC00068 

 

Sur l'étiquette, la mention "vignes cultivées dans le respect du vivant" fait sourire...

Avis à tous les vignerons qui mettent des produits phyto-sanitaires, vous ne respectez pas mon vivant!

 

Le vin n'est pas filtré et de jolis dépôts se sont formés.

Malgré toutes les précautions, nous les voyons voleter au travers de la bouteille.

C'est une jolie boulaneige et je m'attends presque à voir, au fond de la bouteille, un paysage d'Anjou.

Ou, à défaut, une mini-statue de la liberté, voire une tour Eiffel...

 

Le bouchon en liège est de belle facture.

J'ai l'impression qu'il est "fait-main", limite roulé sous les aisselles, mais sans défaut avec une odeur de pêche jaune qui en exhale.

J'aime bien sa petite touche "rustic-attitude".

Sûrement un bouchon réalisé dans le respct du vivant... 

 

Purée, ça donne envie.

 

C'est un beau vin blanc dans le verre, avec un or très pale.

 

Ca va être tendu!

 

Je m'attends à une odeur prononcée de fruits jaunes, je m'y prépare même un peu et, bling, une belle odeur d'amandes me titille.

 

En bouche, le vin enrobe tout le palais.

 

Le vin joue les funambules entre salinité et fruité.

 

C'est puissant, avec une belle tension, mais marqué par une belle muturité.

Ca explose en bouche, un peu comme les bonbons de notre enfance qui crépitaient sur la langue...

 

Les Frizzi pazzy...

 

 

b_999586_image3.jpg

 

Mais à la pêche jaune bien mûre...

 

La longueur n'est pas très impressionnante, avec une finale courte mais saline.

 

Un vin agréable, vif et tendu, mais avec un fruit présent.

 

De quoi devenir vraiment accro au chenin avec Benoît Courault comme principal dealer.

Même si le prix, au dessus de 15 euros, est un peu lourd pour la dose de plaisir...

 

Le prix du respect du vivant?

 

 

 

 

On ne compte pas quand on est accro...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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