19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 07:34

Aujourd'hui, on va se la jouer court...

 

Parce qu'ici, on touche à l'excellence.

 

Et je pourrais en écrire des tartines.

Il n'y a qu'une réalité, elle est au fond de mon verre et ce serait d'utilité publique que ce Viré-Clessé soit goûté par tous ceux qui passent quelques secondes pour lire ce blog (que des pétales de roses parfument leurs cheveux)...

 

Parce que c'est bon.

 

Ce n'est pas la première fois que je m'extasie devant un Viré-Clessé.

 

Que ce soit par un beau rapport qualité-prix de la coopérative de Viré ou par le plaisir énorme du domaine de Sainte-Barbe, la petite et jeune appellation de Viré-Clessé a su, en peu de temps, donner une image cohérente de ce vin blanc issu exclusivement du cépage chardonnay au nord de Mâcon.

 

C'est un mine de vignerons qui travaillent bon et bien.

 

Jean-Pierre Michel n'est pas un petit jeune qui monte.

Il a travaillé et vinifié pour le domaine familial durant 17 ans, avant de partir pour sa propre aventure en 2003, s'installant à Quintaine, à quelques encablures de Viré.

 

Ce vigneron est un fou de la vigne, labourant avec passion ses parcelles, pour que les racines des vignes plongent encore plus profondément dans la terre, la traitant avec rigueur et parcimonie.

Nous sommes ici dans une viticulture raisonnée pratiquée par un vigneron qui passe son temps à scruter la vigne, s'occupant d'elle avec bon sens.

"On ne donne pas d'antibiotiques à une personne qui n'est pas malade... De même, cette année, il n'y a pas eu de traitement contre l'oïdium, nous n'en avions pas".

 

La qualité de travail se retrouve dans le chai, flambant neuf, avec un pressurage pneumatique, sans levurage et un élevage long en cuve inox et en fûts de chêne non neufs.

 

Ce soir, on goûte avec une célèbre famille tournugeoise, amatrice de Grands Vins Blancs de Bourgogne (merci Céline pour le Bouzeron!!) et dotée d'un coude léger associée à un palais fin, le Viré-Clessé "Terroirs de Quintaine" 2008 de Jean-Pierre Michel.

 

DSC00227


 

J'aime bien la contre étiquette simple, directe et informative.

C'est beau et loin de toute arrogance.

Tout est dit...

 

DSC00229

 

Dans le verre, c'est du beau liquide or brillant qui se pose gentiment.

 

Au nez, c'est assez typique du terroir, avec un premier impact de panier de fruits blancs mûrs, mais avec un côté gras et très parfumé du chèvrefeuille.

Aucune agressivité, plutôt une gentille invitation à y aller.

 

En bouche, on a une belle rondeur ponctuée par une pointe d'acidité.

C'est gras, on croque de l'abricot mûr à souhait.

Mais, il n'y a pas de trace de surmaturité (ce côté fruit exotique qui peut être trop envahissant).

 

On a une d'abord une impression de sucrosité, s'étirant doucement vers le fruit blanc mûr mais mangé sur l'arbre, au petit matin, tout en fraîcheur.

En finale, le vin donne sa petite acidité, juste ce qu'il faut pour avoir envie de le regoûter.

 

Il n'y a pas de débat, le vin est certifié "vin qui déchire trop".

Après quelques verres, Céline trouve même qu'il "détend bien".

 

Le vin a été aussi mis à rude épreuve, il a accompagné avec brio des boulettes de boeuf au persil et ail avec purée de potimarron et courgettes sautées au curry.

On lui a même fait le coup de l'époisses au fromage, où le fruit et l'acidité ont su équilibrer le gras du fromage.


 

C'est un beau coup de coeur de l'Automne, avec un prix qui, quand même, avoisine les 15 euros...

 

Si vous passez par le mâconnais, allez voir Jean-Pierre Michel à Quintaine.

 

Nous y avons été reçus comme des rois, en compagnie du chef Pierre Jay, de L'Ardoise à Paris, qui met en avant les vins du domaine Jean-Pierre Michel pour sa cuisine bistrot gastronomique de terroir.

 

Cela a été aussi l'occasion de voir (et de goûter) à quel point le vigneron s'amuse avec ses vignes et son terroir, essayant différentes maturités, expérimentant sans cesse.

Le tout avec une fraîcheur, une intelligence et une originalité qui forcent l'admiration.

 

 

 


 


 


 


 


 


 


 


 


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Published by stephane et david
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maddaloni 19/10/2010



Mâcon : 60 km de chez nous !


 


Et puis les pixies dans l'espace j'aime bien.



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