Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 13:35

En cette période de fin d'année, de Noël approchant avec ses stimuli publicitaires incessants, le bicéphale se sent plus proche d'un Mister Jack burtonien.

 

 

 

 

 

 

Et chez les blogueurs, Noël est l'occasion de donner son petit conseil sur le vin qui fera plaisir le jour du réveillon.

 

Tous donnent leur petit avis.

 

Le bicéphale a même participé au calendrier de l'Avin où chaque jour un blogueur met en lumière un vin de fête...

 

Mais la vie, c'est de la bouse et Noël du caca.

 

Je voulais au départ proposer le dernier vin à boire avant de mourir.

Mais je n'ai pas eu la chance d'avoir tout goûter comme Yutaka Kanzaki du manga "Les Gouttes de Dieu" qui choisit un dernier verre de Richebourg du Domaine de la Romanée Conti avant de trépasser.

 

GouttesDeDieu3.jpg

 

 

Tant pis, si je devais mourir ce jour et, même si j'ai bu de sacrés bons vins, aucun ne me vient à l'esprit pour marquer mes papilles d'une dernière empreinte.

 

Surtout que le bicéphale a une âme d'organisateur, éloigné du plaisir solitaire sur le lit de mort.

J'ai plus envie d'honorer des convives par un bon vin plutôt que me le planquer sous le bras pour le siffler tranquillement, entièrement mais seul.

 

 

Alors, c'est d'un coup plus facile pour moi de proposer un vin d'enterrement (mon enterrement, par exemple) qui plaira au plus grand nombre.



Le cahier des charges est simple.


Un enterrement, la mort ne doivent pas être un lit de larmes. Il faut un vin joyeux, avec du peps, du corps, de la vie.

Parce que la mort est une étape de la vie aussi importante qu'une naissance.

Parce que la mort physique n'empêche pas le défunt de vivre dans les souvenirs des proches.

 

Un vin d'enterrement doit aussi être complexe, réveiller quelque chose chez celui qui le boit, le "bouger émotionnellement".

Pas un vin trop rectiligne, plutôt quelque chose qui ondule avec lenteur dans le palais.

Un vin avec des hauts et des bas, comme une vie.

 

Enfin, le vin servi pour un enterrement doit se marier avec des petits fours légers salés et sucrés.

 

 

 

Vous pouvez tous réfléchir au vin qui vous correspond le plus.


Moi, j'ai beau faire le tour, j'en reviens toujours à un vin blanc, 100% de cépage chardonnay, un Côtes du Jura "Les Varrons" du domaine Labet.

C'est un domaine que le bicéphale aime tout particulièrement, sis à Rotalier, dans le sud Revermont.

Nous en avions déjà un peu parlé ici.

 

doudou1-037.JPG

 

Ce vin serait le "testament gustatif" à léguer aux convives de mon enterrement.

 

Un nez de folie avec du chardonnay vous punchant l'odorat de fleurs blanches, de pêches, d'abricot.

Il y a de la vie là dedans.

 

En bouche, c'est d'abord une sensation d'amplitude, le vin enrobe les papilles, imprègne la bouche de notes beurrées avec une tension acide en fin de bouche qui dure, ondule, revient et repart.

Un vin qui marque celui qui le boit.

 

Vous pouvez aussi le boire entre amis au cours d'une fête, sur un poisson crémé, une belle volaille, en apéritif.


Vous pouvez aussi attendre le jour de ma mort pour venir le goûter près de mon urne funéraire.

Mais ce serait du gâchis d'attendre si longtemps avant de déboucher une bouteille de "Varrons".

 

 

 

Par Le Bicéphale Buveur
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