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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 09:29

C'est toujours avec fébrilité que le bicéphale attend la Revue du Vin de France, tous les mois dans sa boite aux lettres...
En parfait néophyte, qui ne demande qu'à progresser, il espère, qu'en ouvrant le magazine, une lumière dense jaillisse et vienne taper ses rétines. Après les convulsions, le bicéphale se relève et "sait le vin". 
Le bicéphale est bien naïf...

C'est avec un certain dépit qu'en feuilletant le magazine, après un article extraordinaire sur les hypermarchés qui vendent du vin, infomercial insupportable, l' unicéphale néo-bressan tombe sur les "80 plus grands vins blancs de Bourgogne".
Super, que des vins inaccessibles!
Le seul moyen de les goûter serait de les voler dans les hypermarchés (maintenant, j'ai les adresses)... Ou d'attendre que Stéphane les achète (ce serait toujours mieux que du Mas de Daumas Gassac à l'odeur putride ou du Champagne demi-sec...).

Noms prestigieux, belles étiquettes, vins au compte-goutte pour les quelques privilégiés fortunés.
Le bicéphale a le tournis, mais il n'est pas du genre à se laisser abattre, il y a de l'espoir en Bourgogne aussi...

Direction le Lycée Viticole "Lucie Aubrac" de Mâcon Davayé pour goûter le Saint-Véran Les Cras 2008 du domaine des Poncétys.

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160 élèves apprennent le métier de la vigne et du vin, sous le regard bienvaillant d'un maître de chais et les conseils de professeurs qui collent à leur temps.
Le domaine est en conversion bio, les plus beaux climats sont mis en valeur, les levures indigènes sont préférées.
Le parti pris est simple, être un domaine viticole à part entière, aller de la production à la vente du vin.
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Le Saint-Véran est une AOC du sud macônnais avec des blancs produits sur le cépage chardonnay.

Moins convaincu par les vins du domaine qui ont tâté du chêne durant leur élevage, la vanille n'étant pas le goût préféré du bicéphale, le "Saint-Véran Les Cras" a retenu toute son attention.
Elevé en cuve inox, naturellement fermenté pendant 8 mois, il a une belle couleur doré pâle.

Au nez, le vin est élégant, pas trop démonstratif, les fleurs blanches exhalent tranquillement, pas de boisé-vanillé à l'horizon...

A la première gorgée, c'est la minéralité qui arrive en premier. En bouche, le vin est frais, rond, fruits à chair blanche. On le laisse tourner, tourner en bouche. La finale est bien marquée, avec une bonne acidité...

Chouette, chouette, à moins de 10 euros la bouteille... Si j'étais importateur québécois, ce serait le vin au rapport plaisir-prix qui écraserait tout sur son passage.
On le boit sans cérémonie, sans recueillement à la Bâtard-Montrachet, c'est juste du plaisir en bouteille.
Ce n'est pas du mythe, c'est du bien-être accessible.

Le buveur unicéphale néo-bressan est calmé, il attend la prochaine Revue du Vin de France pour s'énerver... La vie est un cycle.

David










 

Par stephane et david
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