Partager l'article ! Prieuré-Lichine 1994... Brûlons tous les bourgeois!: Ca fait bien bling-bling... Du rouge de supermarché avec un nom qui dit un petit quelque ...
Ca fait bien bling-bling... Du rouge de supermarché avec un nom qui dit un petit quelque chose à tout le monde.
La classe, du Margaux Château Prieuré-Lichine 1994.

On s'imagine bien le prendre dans un verreArom'up de forme Oaky de "Chef et Sommelier", pour révéler ce Vin de Bordeaux, quatrième grand cru classé en 1855 (mon arrière-arrière-arrière grand mère aurait pu participer à ce classement, c'est dire si c'est funky...), en levant le petit doigt.
C'est encore mon côté punk, mais Margaux est une appellation qui me semble manquer d'humilité.
C'est avec un grand respect, pour tout ce que ce vin peut représenter, que mon père (ouvrier courageux) a acheté cette bouteille dans une foire au vin, il y a quelques années.
Il l'a précieusement conservé dans sa cave, dépoussiérant la bouteille, l'entourant d'un papier de soie, et notant fébrilement son prix et l'hypermarché qui lui a vendu ce breuvage.
Tout ça pour me la donner...
C'est avec une nonchalance particulière et un grammage énolique raisonnable que la bouteille est morte au combat (déséquilibré et perdu d'avance) devant un gigot d'agneau et un gratin dauphinois chez la famille Branquart à Tournus.
Le vin a tout de même été gentiment ouvert une heure avant de festoyer, non carafé pour ne pas le brusquer...
Prieuré-Lichine, c'est d'abord une étiquette. C'est un Margaux (prenez l'accent Rive droite).
Ce vin ne m'évoque rien, ni chaud, ni froid. Le domaine est situé à Cantenac, près du célèbre Château Margaux, (sortez vos rolex...).
Il a été rollandisé. Michel Rolland est oenologue. Il est la star malgré lui du film que tout amoureux du Vin doit voir, "Mondovino". Roi de la micro oxygénation, du fût de chêne neuf... tout ce que le bicéphale aime...
Le vignoble est hyper morcelé, avec un paquet de terroirs sur les communes d'Arsac, de Cantenac, de Margaux, de Soussans et de Labarde...
Je les aime les tous petits clos et autres terroirs (on dit climats quand on se la donne) de Bourgogne.
J'ai le fort sentiment que tous les vins de Bordeaux sont des Bourgogne Grand Ordinaire en puissante (sans être trop péjoratif, la plupart des BOG sont meilleurs que les châteaux Machin et autres catastrophes de chez Magrez....).
Parler de Prieuré-Lichine me permet surtout de rebondir sur la dégustation du P'tit Piaf.
Ces deux vins sont marqués par le Merlot, 100% pour le vin de pays des côtes catalanes et en majorité pour le vin de Margaux. On compare l'aristocratie et la plèbe.
Et devinez lequel je préfère...
La robe est foncée, profonde avec des reflets rubis.
La bouche est plutôt souple. La première impression donne des fruits noirs compotés, avec un bois discret et agréable. C'est certes tannique, mais avec une présence de cassis qui adoucit tout ça. La finale est plus que moyenne, avec un creux en fin de bouche...
Les tannins souples persistent le long de la soirée et le mariage avec l'agneau était heureux.
Allez, on ne va pas tout jeter, c'est un vin qui donne du plaisir à tout néophyte (bonjour...), mais qui ne vaut pas son prix.
25 euros la boutanche, nous n'avons pas tous le même salaire que Stéphane...
A boire si on vous l'offre ou si vous le volez.
Si un seul lecteur de ce misérable blog connaît un Bordeaux qui "latte sa mère", merci de faire partager!
david
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