Partager l'article ! "Le Pigeoulet des Brunier" rouge, vin de pays du Vaucluse 2010, comme un direct du droit: En ce moment, ma vie c'est un peu comme du caca... ...
En ce moment, ma vie c'est un peu comme du caca...
Pour faire bref et pour ne pas étaler mon insignifiant petit quotidien...
Un bicéphale stérile, avec une charge de travail prononcée et un voisin acariâtre, aime bien s'enfiler quelques verres de bon vin et le partager, mais, comme le sort s'acharne, une méchante crise de goutte lui bloque le genou et l'éloigne de cette addiction aux belles choses.
Un pitch pas terrible pour un morceau de vie pas vraiment top.
Comme on entre dans une piscine d'eau trop froide, le malheureux buveur pénitent reprend du bout des lèvres quelques lampées de vin. Histoire de se remettre en selle.
Heureusement pour le foie bicéphalien, l'alcool n'a jamais été considéré comme un substitut antidépresseur et reste synonyme de partage et de fête.
C'est donc tout naturellement que le bicéphale va vous parler d'un vin simple comme un direct du droit.
Pas de chichi, pas de cerise sur un gâteau à la crème, mais du très bon vin, à boire sans lever de petit doigt, à déguster sans prise de tête et pour une huitaine d'euros.
"Le Pigeoulet des Brunier 2010" est un vin rouge classé en vin de pays du Vaucluse.
Les frères Brunier ne sont pas des perdreaux de l'année, produisant un Châteauneuf-du-Pape des plus célèbres, le "Vieux Télégraphe".
Le Pigeoulet est considéré par la famille Brunier comme le "vin de la maison". Il est produit sur une dizaine d'hectare (dont les deux tiers sur le terroir de l'appellation Ventoux) avec un assemblage à majorité de grenache (80%), complété selon les années de différentes proportions de syrah, carignan et cinsault.
Bouteille ouverte par Fred et Céline pour accompagner ma "potée aux choux d'anniversaire" (bien mieux que n'importe quel gâteau roborratif et sucreux), ce vin rouge a été juste parfait.
A peine débouché, le vin donne dans le viril avec une présence vive de fruits mûrs limite kirschés.
La robe est sombre, un beau grenat mat du plus bel effet.
Le vin bu de suite parait encore sauvage et les tannins se déposent sur la langue en l'asséchant un peu.
Quelle différence quand on lui donne de l'air pendant une petite heure (même sans le carafer). Le Pigeoulet devient beaucoup plus gourmand.
Le nez change avec une belle fraîcheur qui agrémente le panier rempli de mirtilles et de cassis.
Quelle facilité de descente!
Le vin est croquant de fruits noirs, avec des notes de chocolat noir et d'épices douces. Le tannin est alors beaucoup moins ferme mais présent tout en justesse.
Ce n'est pas un monstre de complexité et, sincérement, dès la première gorgée, on s'en fout comme de savoir quelle nation a gagné le dernier Eurovision.
(Ce n'est pas la Russie...)
Le vin est juste et bon, juste bon.
Il s'est marié à la palette, au navet, à la saucisse de Montbéliard et aux choux sans forcer, comme une évidence.
Si vous n'êtes pas un vorace qui aime le cul-sec viril, le vin se développe au cours du repas vers du fruit rouge et une belle fraîcheur le rendant toujours plus
gourmand.
Un must-have dans la cave à déboucher sans réfléchir dès qu'un repas canaille se présente.
Quelques tranches de saucissons, un beau morceau de jambonneau, quelques brochettes seront ravies de partager le repas avec le Pigeoulet pour peu que vous lui laissez le temps de s'aérer un peu.
En général, le bicéphale aime l'aération, les mecs à poil et tout ça, tout ça...
(RED FANG en concert le 28 novembre 2012 à La Rodia à Besançon!!! Le bicéphale en sera!!!)
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