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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 08:18

S'il y avait une chose à retenir de cette année 2010, ça a été la découverte de cépage chenin.

 

Ce cépage de la Loire, donnant un vin blanc avec un grande tension lorsqu'il est sec ou apportant une palette aromatique équilibrée lorsqu'il est vinifié en liquoreux, a été au centre de belles dégustations.

 

Originaire d'Anjou, planté depuis le neuvième siècle, il est de petite réputation.

 

Pourtant, traité avec respect et avec fierté, le chenin donne de grands vins.

 

C'est donc avec la plus grande humilité, genoux à terre, que nous baisons la chaussure gauche de Laurent Lalouette, blogger tout mou de "ma passion des vins de Loire", mais organisateur vibrionnant des "dégustations en terre picarde".

 

Il nous a fait entrer dans le monde du chenin.

Et maintenant, nous sommes accro, il nous notre dose hebdomadaire de ce vin authentique et hautement terroiriste.

 

Et oui, terroiriste, car le chenin importé en Afrique du Sud donne, trop souvent, des vins fades et sans intérêt.

 

Aujourd'hui, c'est avec plaisir que nous regoûtons le "Gilbourg" Anjou blanc 2007 de Benoît Courault.

 

 

 

 

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Benoît Courault est un "jeune" vigneron, qui a longtemps tatonné avec ses vins.

 

Adepte du labour à cheval sur ses parcelles bien exposées et peu mécanisables, cultivant des raisins en biologique, vinifiant avec respect, sulfitant très peu, il propose des vins francs reflétant son terroir.

 

DSC00068 

 

Sur l'étiquette, la mention "vignes cultivées dans le respect du vivant" fait sourire...

Avis à tous les vignerons qui mettent des produits phyto-sanitaires, vous ne respectez pas mon vivant!

 

Le vin n'est pas filtré et de jolis dépôts se sont formés.

Malgré toutes les précautions, nous les voyons voleter au travers de la bouteille.

C'est une jolie boulaneige et je m'attends presque à voir, au fond de la bouteille, un paysage d'Anjou.

Ou, à défaut, une mini-statue de la liberté, voire une tour Eiffel...

 

Le bouchon en liège est de belle facture.

J'ai l'impression qu'il est "fait-main", limite roulé sous les aisselles, mais sans défaut avec une odeur de pêche jaune qui en exhale.

J'aime bien sa petite touche "rustic-attitude".

Sûrement un bouchon réalisé dans le respct du vivant... 

 

Purée, ça donne envie.

 

C'est un beau vin blanc dans le verre, avec un or très pale.

 

Ca va être tendu!

 

Je m'attends à une odeur prononcée de fruits jaunes, je m'y prépare même un peu et, bling, une belle odeur d'amandes me titille.

 

En bouche, le vin enrobe tout le palais.

 

Le vin joue les funambules entre salinité et fruité.

 

C'est puissant, avec une belle tension, mais marqué par une belle muturité.

Ca explose en bouche, un peu comme les bonbons de notre enfance qui crépitaient sur la langue...

 

Les Frizzi pazzy...

 

 

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Mais à la pêche jaune bien mûre...

 

La longueur n'est pas très impressionnante, avec une finale courte mais saline.

 

Un vin agréable, vif et tendu, mais avec un fruit présent.

 

De quoi devenir vraiment accro au chenin avec Benoît Courault comme principal dealer.

Même si le prix, au dessus de 15 euros, est un peu lourd pour la dose de plaisir...

 

Le prix du respect du vivant?

 

 

 

 

On ne compte pas quand on est accro...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by stephane et david
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