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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 13:28

Comme il n'est jamais trop tard pour écrire sur un vin qui déchire, le bicéphale voulait faire un petit saut dans le temps jusqu'au mois de février 2012 où il s'est bien pelé les meules à la percée du Vin jaune 2012.

 

C'était à Ruffey-sur-Seille. Rien que d'en parler, je n'ai plus besoin de rajouter des glaçons dans mon verre de Pommard (la seule manière de faire souffrir SuperDupont).

Nous y étions, nous avons grelotté, mais nous sommes rentrés plus forts (et, accessoirement, plus bourrés).

 

1348077.jpg

 

 

Parce qu'en cette fin du mois d'août, après avoir vidé le bac à glaçons, bu mes plus beaux vins de Champagne au bord de la piscine et siroté les cocktails les plus fins et les plus givrés, le bicéphale est en quête de fraicheur, d'un truc qui claque la langue et fait remonter un frisson le long de son échine velue et (presque) musculeuse.

 

A Rotalier, on trouve moultes bonnes bouteilles.

Mais, juste à côté des super stars Ganevat et Labet, un couple de vignerons produit des vins qui font plaisir.

Peggy et Jean Pascal Buronfosse se sont installés il y a une petite douzaine d'années à La Combe de Rotalier, dans le sud du Revermont.

Ils y pratiquent une viticulture respectueuse de l'environnement, excluant toute cochonnerie chimique dasn les vignes comme dans la cave.

J'avais rencontré Jean Pascal durant la première édition du "Nez dans le Vert 2011". A la percée du Vin Jaune 2012, ce fut un peu plus chaotique, plus bruyant, joyeux mais peu propice à la dégustation...

 

Mais, revenons vers cette bouteille avec des vrais morceaux de frisson à l'intérieur, Côtes du Jura "Les Varrons" 2008 du domaine Buronfosse.

 

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C'est un vin blanc issu de 100% de chardonnay, avec un élevage de 18 mois en fût.

Le vin est ouillé durant son élevage, pour éviter un trop grand contact du vin à l'air.

 

Dans le verre, le vin est jaune très pale, brillant, transparent.

 

Au nez, il ne dégage pas de grosses effluves, mais c'est trs agréable, avec de la poire très mûre, abricots. On est loin de l'uppercut à travers la face, mais il donne clairement envie d'y tremper les lèvres.

 

En bouche, par contre, v'là le choc!

le vin vient s'empaler sur les papilles comme une vague sur la falaise. Tout n'est plus que fracas et tumulte sur la langue.

 

 

 


C'est citrin, avec cette belle acidité que je vous souhaite de goûter une fois dans votre vie. L'agrume fait tout le tour de la langue, y revient deux fois et dure longtemps.

Une claque qui rafraichit, autour d'arômes de fruits blancs qui donnent au vin du corps autour de la charpente acide. Du fruité fin, arrondissant un peu les angles.

C'est bon, très bon.

Le vin est vif, défini, précis avec du goût, de la structure tout en dentelles.

 

Une grande bouteille pour moins de 10 euros, de quoi (se) faire plaisir avec un vin qui a quelque chose en plus...

En plus quand les papilles y goûtent une fois, elles en redemandent tout le temps.

 


 

 

 



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Published by Le Bicéphale Buveur
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