Partager l'article ! "Anjou Rouge" 2011 de Patrick Baudouin...pour ne pas rester sur une mauvaise impression...: S'il est une chose indéniable concernant ce blog et ...
S'il est une chose indéniable concernant ce blog et SA tête pensante (il semble désormais irrémédiable que le bicéphale n’a plus qu’une tête), c’est que le vin est une affaire personnelle mais qui peut être rapidement influencée par des intrusions ou éléments extérieurs ou collatéraux….
Rien de bien nouveau dans la vinosphère me direz- vous !
J’ « entends » déjà certains penser (sic) : qu’arrive-t-il au bicéphale pour enfoncer des portes ouvertes comme cela, lui dont l’esprit
vif et l’écriture fine se sirotent aussi bien qu’une quille de « RAS »…. ???
Et bien soyez rassurés, esprits apeurés, ce n’est pas le bicéphale mais un de ses compagnons de découvertes qui prend la plume et que vous êtes en train de
lire…
Vous pouvez encore vous arrêter là et aller chiner sur d’autres blogs, ma capacité « déceptiogène » ayant été étudiée, évaluée et vérifiée en de nombreuses occasions, je ne le prendrai surtout pas mal !
Sauf que lorsque le bicéphale m’a demandé de lui écrire ce qu’il nomme un article, et bien ma timidité et ma médiocrité légendaire ont été reléguées bien au-delà du
respect et de l’honneur que me faisait David.
Mais revenons à ce constat de départ : l’appréciation du vin, donc la capacité qu’a chacun à faire découvrir ses trouvailles, reste largement influencée par le
contact avec le vigneron, quand bien entendu l’achat à été réalisé au domaine.
Ce constat s’est vérifié lorsque j’ai fait l’acquisition de cette bouteille d’Anjou rouge 2011 du domaine Baudoin.
Initialement elle servait de « callage » à une commande passée sur 1jour1vin de manière à terminer le carton de 6…
Mon « expérience » avec ce viticulteur remonte à 1996, date à laquelle lors d’une pérégrination en anjou à la recherche de quelques délices passerillés
voire botritysés, le hasard nous avait amené jusqu’à ce néo viticulteur installé à Chaudefonds-sur-Layon.
Les vins étaient très bons (Anjou rouge notamment mais aussi coteaux du Layon Maria Juby et autres dégustés de surcroit sur fût) !
Mais l’accueil était froid et quand fut venu le moment de commander, les prix annoncés n’étaient pas les mêmes qu’affichés, les quantités demandées ne semblaient
visiblement pas suffisantes...
Bref, tout donnait l’impression que le vigneron ne souhaitait pas « perdre » son temps avec des jeunes (c’était le cas à l’époque…) en goguette qui
venaient se rincer au maximum tout en achetant un minimum (ce n’était absolument pas le cas, d’autres domaines de la région ont pu l’apprécier largement!).
Le traditionnel à priori qu’il faut vaincre lorsqu’on a 20-25 ans et que l’on s’intéresse au vin !
Du coup, lorsque j’ai ouvert cette quille de 2011 sur quelques cochonnailles grillées, je n'étais quand même pas dans les meilleures dispositions…
Point positif que le bicéphale appréciera : la bouteille est « équipée » d’une contre étiquette qui nous donne les infos essentielles sur le vin. Le
graphisme de l’étiquette reste simple et n’étant pas un spécialiste je ne me prononcerai pas…
Pour ce qui est du contenu, je ne suis pas plus un spécialiste mais je vais quand même me permettre de donner mon avis :
Dès l’ouverture, on est séduit pas ce rubis profond, brillant avec une texture presque huileuse servie avec le dropstop…
Le nez est charmeur d’emblée sur la fraise et la mure écrasées.
Du fruit, du fruit, du fruit !!
Et un peu de pivoine et de poivre.
Du coup les à priori tombent d’eux même et on se trouve dans de bien meilleures dispositions !!
La bouche reste sur un fruit énorme, agréable et persistant. Une sensation agréable envahit et tapisse la bouche : un fruité charnu et gouleyant soutenu par juste ce qu’il faut de tannins pour que cette sensation persiste plusieurs secondes. 5 – 6 caudalies diraient les vrais spécialistes…
D’ailleurs en parlant de Caudalies, si vous ne savez pas où vous sustenter en Arbois….
Pour revenir à ce qui nous occupe, un vrai vin de plaisir (de soif ! de copains ! comme voulvoul !!!!!!) qui, ouvert au sortir d’une période pas
facile pour votre serviteur, a joué à merveille son rôle à savoir : redonner le gros coup de latte dans le train que je méritais !
Les premiers contacts influencent souvent la suite des évènements mais il faut savoir revenir sur une mauvaise impression !
Perseverare diabolicum qu’ils disaient…. AH OUAIS !!!!!!! Je n’irai surement pas au paradis…
Nos lecteurs sont intelligents