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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 14:06

Le champagne, c'est bon!

 

Ce n'est pas un cri du coeur, juste une constatation...

Le champagne, fait avec amour par des vignerons sérieux, donne des vins extraordinaires de plaisir, avec une "vinosité", une complexité, des goûts qui s'empilent dans la bouche.

 

Du bonheur...

 

Ceux qui n'aiment pas le champagne doivent essayer une fois dans leur vie de goûter un champagne de Francis Boulard, d'Alexandre Chartogne, de Fabrice Pouillon, de Jacques Sellosse (bon, ça tabasse niveau tarifs...), de Benoît Tarlant, de Bernard Naudé.


 

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(belle fin de journée chez Francis Boulard, pâté en croûte, Jura de chez Aviet et champagnes magnifiques...)

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Malheureusement, difficile d'en trouver dans la grande distribution, où 80% des vins sont achetés.

 

Même chez votre caviste, il peut y avoir une rupture de stock, chose qui n'arrive jamais avec les grosses maisons de Champagne, qui doivent avoir un énorme robinet à champagne...

 

J'adore les bulles quand le vin est bon.

 

Le pétillant ajoute une petit frisson sur la langue quand il est enveloppé de saveurs.

 

Ce n'est obligé d'être complexe, le simple mais "goûtu" vaut aussi le coup!

 

Le problème de beaucoup de champagnes (surtout dans la grande distribution) est de proposer de la bulle pour la bulle.

Sans fondation, sans charpente, avec une acidité ou un manque de profondeur, un champagne sans âme donne envie soit de rajouter de la crème de cassis, soit de vite finir son verre et de passer à table...


Une bonne technique de ménagère pour ne pas éterniser l'apéro.


Nous avons un regard souvent amer sur la grande distribution, laissant le consommateur devant un rayonnage, sans conseil, jouant sur les étiquettes faciles.

C'est la foire à la piquette, pour 3,60 euros en moyenne, avec peu de producteurs locaux (quand il y en a un seul en rayons, c'est déjà énorme), peu de vignerons indépendants (quand il y en a un seul, c'est déjà pas mal).



Mais, aujourd'hui, devant vos yeux ébahis, le bicéphale vous propose de boire un vin cultivé en bio, pas cher (7 euros), facilement accessible (à Auchan, par exemple), qui va pétiller vos apéros.

 

Le Vouvray "les tuffières" 2009 du domaine du Petit Coteau n'est pas apparu comme une évidence au premier abord...

 

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A cette heure tardive, pour un apéro entre copains, avec une grande envie de bulles, le choix était cornélien.

 

Exclus d'office, les champagnes de grande maison n'avaient rien à proposer.

 

En terre bourgonde, j'aurais pu choisir un crémant "local", mais seules les maisons de négoce étaient représentées...

 

Donc, un vouvray, crémant sec avec 100% de chenin, cépage autochtone de Loire, sortait un peu du lot.

 

Ok, c'était un risque car le chenin est un beau cépage et il n'y a rien de pire que de mal le vinifier ou de pousser son rendement.

 

Pas moins de 7 mentions faisant référence à une agriculture biologique sur la bouteille.

Ca, aussi, cela aurait pu m'apeurer.

Il y a une vague odeur de "surf sur la mode du BIO".

Après, quand on apprend que le domaine est certifié utilisant des raisins issus de l'agriculture biologique depuis 2002, ça tempère (un peu).

 

Le domaine, dirigé par Gilles Feray, est situé à Vouvray, dans le quartier "chic", sur des sols argilo-calcaire, en bordure de Loire.

 

Le raisin provient de vignes d'une moyenne d'âge d'environ 30 ans, sans ajout de produit chimique dans la vigne.

En vinification, l'élevation se fait 12 mois sur lies, le vin est sulfité (le souffre est utilisé pour ses propriétés "stabilisantes" du vin).

 

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A l'ouverture, peu d'odeurs montent de la bouteille.

 

Dans le verre, la robe est jaune pâle, avec des reflets verts.

 

Le nez est assez pauvre, avec une sensation de fraicheur, d'agrumes mures.

 

En bouche, la bulle est fine, légère, très agréable, soyeuse.


On a une "présence" du vin en bouche, comme s'il prenait tout l'espace disponible.


Le vin semble nerveux, vivant, avec une trame acide équilibrée tout au long de la bouche, une sensation de "droiture", de linéarité.


Difficile de discerner l'amande (comme indiqué sur la contre étiquette, c'est vraiment TRES subtil...), le vin prime surtout par sa fraîcheur et ses quelques notes de fruits blancs (abricots, pêche, poire). 


Aucune sucrosité dans ce vin harmonieux donnant ce qu'il y a de plus intéressant dans le chenin, une grande capacité à faire des vins droits, acides mais équilibrés et sans agressivité. 

 

La finale est assez abrupte.


Mais le vin est d'une belle simplicité, sans chichi, avec un côté "droit devant" qui me plait.

 

La fine bulle ajoute encore de la fantaisie, du peps à un vin qui n'en manque pas.

 

Un vin dynamique, plein de vie, qui vaut la peine d'être bu dans un apéro entre bons amis. 

 

 

Une musique dynamique pour un vin brut et plein de vie... Radio Moscow, bien sûr!!

 

   

 

 

 


 


 


 


 


Par stephane et david
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 08:11

Une belle journée de dimanche a emmené le bicéphale vers un salon qu'il ne connaissait pas et qui va devenir un de ses rendez vous incontournables...

 

J'aime bien les salons autour du vin.

 

Evidemment, ça ne vaut pas les rencontres chez le vigneron, avec le temps de parler, de voir les vignes, de se lover dans l'ambiance du caveau familial.

 

Mais le bicéphale aime se frotter à la foule, se mélanger et pouvoir voyager d'un stand à l'autre.

 

Aucune chance d'avoir une révélation en salon avec halo de lumière autour du verre et le silence qui se fait, les sens se brouillant, lorsque le vin coule dans la gorge.

 

Dans les salons, le bicéphale n'étant pas un pro de la dégustation, la bouche sature vite.

Et même en se la rinçant souvent, au bout d'un moment, c'est difficile de reconnaitre un baobab d'un bambou, malgré toute notre bonne volonté.


 

baobab mayotte 02                              bambou-16mois

 

 

 

Les salons, c'est aussi un moyen de parler avec le vigneron, de voir sa trogne et d'échanger nos impressions.

Encore une fois, tout va très vite, nous ne pouvons pas accaparer un vigneron pendant 15 minutes.

Le salon du vin est un speed dating du passionné vinique.

Il est sûr de rencontrer du beau monde, mais il y aura toujours une frustration de ne pas pouvoir conclure tout de suite...

 

Donc, le bicéphale déambule dans un salon comme un pyromane dans une usine de feux d'artifice.

Il veut tout voir, parler à tout le monde, tout goûter.

 


Comme le bicéphale est plutôt bon public, il préfère prendre quelques bouteilles de vignerons qu'il a apprécié pour les re-goûter, tranquillement, au coin d'une table, avec ses amis.

Parfois, les intuitions sont bonnes et la bouteille achetée en fin de salon, au bord de l'apoplexie, est une réelle découverte.

Parfois, on se demande ce qu'il s'est passé dans le cerveau malade du bicéphale pour avoir pu penser que le vin dans la bouteille était un fabuleux nectar...


 

Je ne parle même plus du carnet de dégustation, qui ne sert à rien à la relecture (je me suis rendu compte qu'hier, tous les blancs ont eu, à un moment, un "goût de coing"... J'ai dû abuser sur la marmelade...).


 

Bref, j'aime les salons parce que c'est une gentille cohue et que ça me permet de donner des envies de futures visites en cave au gré de découvertes avec des vignerons passionnés et passionnants.

Ca et aussi le fait de n'être pas blasé et d'avoir un caractère "naturellement" jovial et peu propice à la bougonnerie ambiente de certains blogeurs du vin...

 

 

Le week-end du 15 et 16 janvier, se tenait justement le salon "vin passion", organisé à Bron par l'association "les amis de la cugnette".

 

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Le programme était alléchant.

 

C'est un des rares salons à proposer autant de vignerons étrangers (il y en a bien toujours un ou deux, planqués dans les coins).


 

Là, c'était du voyage garanti, avec les autrichiens, des vignerons portugais et une tripotée de vignerons italiens.

En France, on allait du Roussillon jusqu'en Champagne et des côteaux de Loir jusqu'en Savoie.

 

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Tous les vignerons présents sont des indépendants, avec la même exigence de qualité, passant pour beaucoup par l'agriculture biologique, les petits rendements et une vinification équilibrée par amour du terroir qu'ils représentaient...

 

Allez, s'il ne fallait en citer quelques uns...

 

- Le domaine Labet, fièrement représenté par Julien Labet, présentait ses magnifiques vins du Jura, sauf le crémant (dont nous avons déjà évoqué la qualité).

Que dire de l'excellent vin rouge de cépage gamay en 2009, le vin de copain par excellence... Ne pas le boire nuirait gravement à votre santé...

 

- Benoit Courault, nous venant d'Anjou, m'a fait goûté un vin blanc pétillant de cépage chenin qui déchire tout...

 

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(pris par surprise, alors qu'il me sortait ma caisse, tenue bien au chaud sous sa chaise...) 

 

Son "petit chemin" 2010, sec et fruité, tendu et pétillant, va pétiller les apéros du bicéphale, le temps d'écumer la caisse.

 

-  Le domaine Padié, de Calcé dans le Roussillon, juste au dessus de Perpignan, m'a cajolé avec son vin blanc d'assemblage grenaches gris et blanc avec du maccabeu, "Fleur de cailloux" porte bien son nom...

 

- Luca Roagna produit des vins italiens de grande qualité.

Du Barbaresco et du Barolo de haute voltige!

Monsieur Lalouette m'avait prévenu que ses vins étaient trop bons pour moi, je confirme.

Des vins rouges excellents, avec du corps, de la complexité, jamais noyés par une vinification trop marquée.

 

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(Je n'ai pas pris en photo Luca Roagna, un italien d'une grande intelligence, sympathique, souriant et en plus beau, ça a de quoi énerver le pauvre bicéphale...)

 

Nous avons même la chance de goûter l'OVNI de Luca Roagna, un "barolo chinato", vin rouge digestif infusé avec un paquet d'herbes médicinales, donnant une amertume l'approchant de la gentiane et de la quinine de la Suze, mais avec un équilibre de funambule...

 

-  Le domaine Richard Rottiers nous a épaté avec un Moulin-à-Vent "Champ de Cour" tout en fraîcheur, à garder au fond d'une cave pour accompagner un belle rouelle.

 

- Je n'ai pas pu repartir avec une seule bouteille du domaine Richard Leroy.

Cet amoureux du chenin, en biodynamie, a apporté quelques bouteilles de son "Clos des Rouliers" 2009, toute en dentelles et en tension, sur des notes de poire et de coing.

Le bicéphale a profité de sa belle verve pour se noyer dans la passion d'un vigneron qui aime les vins avec une âme.

 

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Une belle rencontre!

 

- Une occasion pour le bicéphale de goûter aussi aux vins du Douro, au Portugal avec le domaine Muxagat Vinhos do Douro.

Mateus Nicolau de Almeida est bien né, grand père vigneron, père directeur des portos "Ramos Pinto".

 

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Il produit un rouge d'assemblage touriga nacional et touriga franca et un blanc, "Mux branco 2009" de cépage autochtone rabigato, gourmand et solaire, miellé sans être sucré.

Intéressant et attachant, ce jeune vigneron montre que le Douro devient autre chose qu'un terroir à Porto.

 

- Le domaine des fossiles, vins de pays de Saône-et-Loire produits par Jean Claude Berthillot, en conversion biologique, propose un vin blanc de cépage auxerrois (d'origine lorraine, proche du sylvaner).

Un beau vin blanc sec, sans prétention autre que d'accompagner un joli produit de la mer, voire même un apéro sous la pergola.

 

- Le domaine de Ferrand, situé à Orange, nous a fait goûter un Chateauneuf-du-pape profond et ciselé, avec une grosse densité, peut être le meilleur vin rouge du salon.

Nous n'avons pas pu en acheter, le stock ayant été dévalisé dès le premier jour.

Le verre bu avec avidité demande une confirmation à la maison, et je suis déjà en quête d'achat sur le net...

 

Nous pouvons aussi citer le "Barolo 2006" de Giuseppe Rinaldi, le "Riesling K" de Philippe Kubler, la "Roussette 2009" de Louis Magnin...

 

En espérant découvrir d'autres beaux domaines et rencontrer des vignerons toujours aussi intéressants à la douzième édition de "vin passion" des amis de la cugnette!


 

Le long de la route, les "Black Keys" m'ont accompagné... Ils sont désormais indissociables de la cugnette.


 

 


 

 


 

    



Par stephane et david
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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 13:13

Pendant longtemps, pour moi (picard...) la Savoie se résumait à une publicité débile...

 

 

 

Le petit cerveau du bicéphale était abreuvé de télévision, et les voyages proposés par la petite lucarne aiment le stéréotype facile.

 

Ca a été un choc ensuite d'apprendre que c'est un accent suisse et non savoyard...

 

J'avais été doublement trompé!

 

Quelques années après, toujours aussi naïf, la Savoie me surprend de nouveau.

 

 

La Savoie, ça parle à tous.

 

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Ca fleure bon les vacances où l'on se fait tracter en haut d'une pente pour avoir le plaisir de la descendre en s'accroupissant sur deux lamelles de contreplaqué...

 

Ayant abandonné l'idée d'y prendre du plaisir, je demande maintenant à mes amis de me poser au troquet d'altitude le plus proche des pistes.

 

J'ai l'impression de participer à la cohue ambiante, mais avec style, le cul sur une chaise et un verre de vin de Savoie à la main.

 

Et il m'en fallait du courage... Beaucoup plus que ces aventuriers des pistes damées...

 

Souvent le vin bu naviguait entre le blanc verdâtre d'un cépage jacquère d'Apremont qui réveillait mon ulcère et le rouge de gamay insipide à souhait.

 

 

Et puis, patatras les belles certitudes sur le vin de Savoie "à peine bon pour accompagner une raclette", que l'on excuse de râper un peu parce que nous sommes en vacances et que "boire local est un sacerdoce, quoiqu'il en coutât".

 

Parce que de la qualité, il y en a en Savoie.

 

Nous avions déjà évoqué le domaine Belluard, nous pensons aussi aux domaines André et Michel Quénard, JP et JF Quénard, Louis Magnin, La Combe des Grand'Vignes...

 

Et aujourd'hui Gilles Berlioz à Chignin.

 

 

C'est avec les conseils avisés du caviste des "Marcellins", que nous goûtons à un vin rouge de Savoie, la "Mondeuse 2009" de Gilles Berlioz.

 

 

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L'étiquette est sobre, élégante sur une bouteille au verre épais.

 

La mondeuse est un cépage rouge typique de la Savoie.


Gilles Berlioz utilise ce cépage avec des jeunes vignes plantées sur le terroir de Bordiot sur moins d'un hectare.


 

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Contre-étiquette du même acabit, avec la petite mention, tout en bas, comme une excuse, la certification ECOCERT.

 

Gilles Berlioz cultive ses 3,5 hectares de vignes en côteaux, près de chignin, en biodynamie.

 

Bon, le bicéphale s'en tape de boire un vin dont les raisins ont été vendangés pendant un "jour Fruits".

L'influence du cycle lunaire est encore trop obscure pour nous...

 

Mais, c'est toujours le reflet d'un vigneron qui veut aller au bout d'une démarche de qualité, en cultivant des raisins avec le plus de vérité possible.

 

Pour Gilles Berlioz, la biodynamie est la suite logique de l'agriculture biologique, sans aucun produit chimique dans la vigne.

 

Cette passion impose le respect quoiqu'on en pense, surtout si le vin qui ressort est bon...


 

Le vin a été bu sur trois jours.

 

Le premier jour, à l'ouverture, le vin a une jolie couleur rubis sombre.

 

Ca sent la purée de fruits rouges écrasés.

On a l'impression d'être au dessus de la presse et de sentir le premier jus qui coule.

 

Ca donne envie de "lécher le verre".

 

Malheureusement, le bicéphale n'a pas carafé, un peu par paresse de nettoyer la carafe (non, c'est vraiment chiant...), un peu par impatience (c'est de la torture d'attendre qu'un vin s'ouvre dans une carafe).

 

Le vin est un peu trop déséquilibré vers l'acidité, même s'il a un joli fond fruité.


On va lui laisser la nuit...

 

Le deuxième jour, WAHOUH!

 

Nez de fraise, avec des notes poivrées.

Comme ça, à l'aveugle, je serai parti sur du beau gamay.

 

En bouche, le fruit rouge s'impose, mais reste fugace pour laisser place à une touche épicée, même poivrée.

 

En regoûtant la violette s'ajoute au cassis et à la framboise, tout en élégance.

 

Les tanins sont fins et accompagnent l'acidité pour terminer la bouche.

 

Le vin a une belle structure complexe avec un côté viril équilibré par un fruit rouge tendre et une finale toute en vivacité.

 

Si l'on pouvait résumer ce vin en un mot, ce serait peut être "élégant".

Ce n'est pas de la gourmandise pure (même s'il y en a...), comme on peut en avoir sur certains vins du beaujolais.

 

Cette "Mondeuse 2009" est ciselée, taillée pour un repas avec une belle viande rôtie.


 

Il faut vraiment prendre le temps de le laisser s'ouvrir, pour ne pas passer à côté de ce vin avec encore ses dents de lait.

 

L'acidité qui me gênait le premier jour va s'adoucir et donner un vin plus vite disponible aux hordes de buveurs sagement conseillés par le bicéphale (oui, oui des hordes...).

 

 

Cela vaut le coup de ressortir la carafe à pépé pour donner un coup de fouet à ce vin adolescent et pour profiter de tous ces arômes complexes et agréables.

 

Pour tous ceux qui se disent que le vin de Savoie est fait pour le fromage fondu, le bicéphale répond "goûte-s-y un pour voir et on en rediscute après"!

 

Bref, à essayer d'urgence pour prendre du plaisir!

 

 

 


 

Par stephane et david
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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 07:23

Quand c'est bon, on en parle.

 

Quand c'est trop bon, nous allons le redire.

 

Dur, pour un tout jeune blog vinique, de réécrire sur un vigneron déjà cité après à peine 70 articles d'existence...

 

Il y a tant de vins à goûter, tant de vignerons qui suscitent l'admiration.


 

Mais, voilà, l'annonce de l'arrêt d'Olivier B. et l'émoi que cela a provoqué dans la bloglouglou y sont pour beaucoup.

 

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Olivier B. a engagé le processus d'auto-destruction.

 

Beaucoup ont déjà lancé leur "cri du coeur" (qui s'apparente plutôt au "pop" du bouchon qu'on extrait avec vigueur) sur les forums de dégustateurs (maintenez le petit doigt en l'air) de ce vigneron, décrit par lui-même comme agité.


C'est grâce à lui que j'ai goûté mon premier bon vin rouge du Ventoux (les "Amidyves 2007", avec des notes sur mon carnet toutes embrumées d'alcool, et un fameux, mais incompréhensible "ça tire dans les coins"...).


 

Mais un billet a retenu l'attention du bicéphale.


Oenos renvoie les blogs à leurs insuffisances.

 

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Prompte à l'autocongratulation, aux trophées aussi inutiles qu'idiots (ah, le Wine Blog Trophy, ou comment admirer son propre trou de balle à force de contorsions), la blogosphère vinique donne son avis sur le vin, à qui veut bien la lire.


Mais à quoi cela sert-il?

 

"(...) je me pose des questions. A l’heure où la Bloglouglou se questionne de partout sur le pourquoi du comment de son existence et  de ses interactions, il est bon que des choses comme celles-ci nous remettent les pieds sur terre. Oui, nous blogueurs, parlons des vignerons que nous aimons. Oui nous parlons de leurs vins que nous avons apprécié. Oui nous parlons de nos rencontres avec les vignerons. Oui nous aimons leur donnons leur parole. Oui nous avons envie de les défendre. Mais est-ce bien suffisant?

Nous avons beau dire que tel vin est superbe, que tel vigneron est une personne à rencontrer, sommes-nous suffisamment convaincants pour inciter les gens à découvrir les vins de tel domaine? Sommes-nous suffisamment clairs sur la « valeur ajoutée » de tel vin, qui donnerait envie aux gens de les acheter? Car il ne faudrait que l’on oublie trop souvent que les vignerons doivent vendre pour vivre.(...)"

 

Je reste persuadé qu'un blog, cela ne sert à rien.

Et c'est déjà beaucoup.

 

C'est notre espace de liberté, loin des considérations mercantiles de l'industrie du vin.

 

Mais, quand on aime quelque chose, que l'on prend du temps pour l'écrire (chaque article est un mini-accouchement avec des contractions de plusieurs heures pour le bicéphale, le tout sans péridurale, mais avec le plus bel anesthésiant du monde), on aimerait faire tellement plus...

 

Le bicéphale est tout riquiqui, avec un réseau social qui s'apparente aux joueurs de billes de la cour d'école.

 

Et même si son cri est encore trop aigu, signe que la mue n'est pas encore toute proche, le bicéphale est bien décidé en 2011 à pousser des hurlements d'amour pour les vignerons dont les vins nous bougent, du bout de la langue jusque dans le fond du ventricule.

 

Si une seule personne se dit, en lisant nos articles, qu'elle va harceler son caviste pour goûter à un vin présenté dans nos humbles billets, alors, le bicéphale frétillera de plaisir!

 

On commence les travaux pratiques...

 

Hier, c'était potée aux choux chez Céline et Fred.

 

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(j'ai pas mal de clichés où Fred a l'air beaucoup, beaucoup plus malin, mais du coup c'est moins rigolo)

Je peux difficilement exprimer ce que cela déclenche chez moi comme passion à chaque fois que j'ai l'honneur d'être invité pour manger de la potée.

 

J'en profite pour amener quelques quilles pour l'apéro, même si Céline blinde l'affaire en ayant toujours de superbes vins à faire goûter (spéciale mention au Rully de Chatel-Buis, vignerons de la cave de Buxy, délicieux et profond).

 

En territoire tournusien, entre le mâconnais et la côte chalonnaise, les blancs qui claquent sont légion chez nos hôtes.

 

Mais, tout retourné par l'article d'Oenos, j'avais emmené un vin blanc du Jura d'un vigneron qui fait un travail fantastique, le "Rouge-queue 2007" de Philippe Bornard.

 

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Attention, monsieur Bornard est loin d'avoir besoin du bicéphale pour vivre!

Ses vins sont connus, reconnus, exportés au Japon, et son vignoble à Pupillin va pour le mieux.

 

Mais quand c'est trop bon, on en reparle!

 

Nous avions déjà eu la chance de goûter à un vin de cépage trousseau dans un précédent épisode du bicéphale avec la mention "Vin de copain qu'il est bon pour toi".

 

Aujourd'hui, place à ce cépage aussi mystérieux que graveleux (pour les mauvais esprits), le melon à queue rouge...

 

Le melon à queue rouge est une variété locale de chardonnay, qui a la particularité d'avoir sa rafle (l'ensemble des parties habituellement vertes de la grappe de raisin) qui rougit en mûrissant.

 

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 (bon, le raisin du schéma est noir... mais c'est juste pour voir à quoi correspond la rafle)

Philippe Bornard travaille à son compte depuis 2005 sur Pupillin, petit village, à proximité d'Arbois, avec une tripotée de vignerons talentueux et de vins superbes. 

 

Il travaille sa vigne sans produits chimiques, mais sans se sentir obligé de le mentionner ou de se faire labelliser.


 

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La bouteille est cachetée avec une belle cire orange.

Pas de capsule en plastique ou en alu à retirer, on besogne directement avec le tire-bouchon.

 

Dans le verre, c'est doré et brillant.

Servi entre un paquet de blancs bourguignon, le Rouge-queue est un chouia plus sombre, mais avec la même brillance.

 

Au nez, c'est assez déroutant par rapport aux Givry et Rully bus.

Les vins blancs bourguignons goûtés ce soir éclatent avec leurs notes florales.

Le Rouge-queue nous donne du fruit blanc très mûr, de la poire et de la pêche.

Une grosse fragrance, mais avec une pointe d'oxydation qui s'évapore tout doucement au fil de la dégustation (le vin n'a pas de sulfites ajoutés, très peu souffré, sensible et vivant, pas statufié).

 

En bouche, c'est "bing-bang-badaboum" sur une cascade de Belmondo.


Le vin est dense avec une trame droite, tendue qui fait immédiatement penser à un grand chenin (cépage blanc rustique) de la Loire.

 

Des goûts de poire, mais relevés par un côté miel, enveloppés dans des bonbons à la sève de pin, sans la sucrosité.

 

Le vin est gourmand, avec une tension qui dure, dure, dure...

 

Ca excite les papilles, réveille les sens!

 

Définitivement amoureux du vin, je le clame haut et fort, Bornard, c'est du trop bon dans ta face!!!

 

En apéro, sur un poisson relevé, sur un dessert pas trop sucré, vous avez un vin qui se tient et qui fait plaisir.

 

15 euros, c'est le prix de la rareté, mais ça les vaut largement en deux-trois verres bus.

 

Alors, lecteurs avides de bon vin, vous aurez gaché 2011 si vous ne goutez pas le Rouge-queue de Bornard.

 

Harcelez votre caviste!

 

Ce serait trop bête de rater ça!

 

 

 


 

 

Par stephane et david
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 01:59

Et oui, le plaisir peut se trouver dans une petit bouteille de 33 centilitres, sans aucune mention de millésime...

 

Les fêtes viennent de se terminer et vous vous êtes gavés de beaux et grands vins.


 

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Veinards...

 

Les fêtes de fin d'année ne sont qu'un prétexte pour mettre une grande claque à la cave.


On sort les belles bouteilles.

Celles que l'on a pas dégoupillées pour l'anniversaire du petit ou pour fêter, au coin du feu, sur une peau de bête, le jour de la rencontre avec son cher et tendre bien-aimé.

 

Mais voilà, de temps à autre, il faut faire un break.

 

 

Le bicéphale vous propose de goûter une petite bière, gentiment décapsulée, après avoir retiré les boules et autres guirlandes du sapin.

 

Parce que nous ne sommes pas qu'un "blog vinique à chier qui parle de pochtronades entre amis" (en référence à un article qui dénonçait les blogs parlant de vins qui sont nuls à chier, ayant remué pas mal notre petit monde...).


Nous aimons aussi la bière...

 

Et même si nous n'avons aucun talent d'écriture ni de dégustateur, nous pouvons faire pire en partageant avec vous une petite bière légère qui ne peut que vous donner du plaisir!

 

 

C'est avec une envie de simplicité que j'ouvre cette bouteille de "Watou Tripel" de la brasserie St Bernardus.

 

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C'est assez déroutant ce que la frustration peut engendrer comme miracles.


Mettez un tas de moines censés être abstinents en Bourgogne et ils vous défrichent les plus beaux climats du monde.

A la force du poignet, ils ont façonnés les paysages et ont planté un vignoble magnifique...

 

Un même travail d'abnégation (ça et arrondir les fins de mois difficiles après avoir fui la répression anti-cléricale) a été à l'origine de la bière de Sint Bernardus (en flamand, s'il vous plaît).

 

Watou a été la ville où les moines de l'abbaye du mont des Cats se réfugièrent au 19ème siècle.

Ils élirent domicile au refuge de Notre-Dame de Saint-Bernard, donnant le nom de la future brasserie.


 

La bière a été dégustée dans un verre à Chimay 33 cl (hauteur 14,5 cm, diamètre 9 cm), faute de verre à pied spécifique à la St Bernardus (hauteur 16 cm, diamètre 11 cm).

 

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Chaque bière a son verre, comme Cendrillon et sa pantoufle de vair.


Cela donne de magnifiques collections de verres dans les étagères vitrées des habitants du Nord et de Belgique.


On va dire qu'on a enfilé une converse de force à la Cendrillon...

 

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(photo chopée sur polaroid-passion.com, de superbes photos!)

 

C'est donc avec un émoi tangible, que la bière est versée dans le verre penché a 45°.

 

La mousse est jolie, peu abondante, avec une impression de peu de gaz carbonique.

 

La bière est d'un joli doré sombre tirant vers l'ambre.

 

Elle est vraiment trouble.

 

C'est une bière dite de fermentation haute, certains parlent de fermentation à l'ancienne.

 

La levure, après avoir épuisé les stocks de glucose de la bière, remonte à la surface.

On met la bière en bouteille, on ajoute du sucre et une refermentation peut avoir lieu, d'où de jolis dépôts qui volent dans mon verre.

 

 

Je renifle la bière, un peu maladroitement, le nez dans la mousse...

Ca sent le clou de girofle, les épices douces.

L'odeur de levure est aussi présente, mais, au contraire du vin, elle ne me dérange pas.

Une impression de douceur, voire de chaleur, se dégage de la bière.

A la première approche, j'avais eu de la salinité qui m'était montée au nez, je ne l'ai pas retrouvée ensuite.

 

 

En bouche, c'est suave.

On garde la sensation d'avoir léché un pain d'épices avec cannelle, clou de girofle, miel.

Le tout est relevé par une bonne amertume qui persiste dans une longueur moyenne.

 

C'est bon.

 

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La bière va au-delà d'un côté rafraichissant et désaltérant, pour donner du gourmand à celui qui la boit.

Ce n'est certes pas la grande découverte et la grosse baffe du siècle, mais, pour moins de 2 euros, c'est du réel plaisir à peu de frais! 



 

Maintenant bien loin du bicéphale toute idée de supplanter un vrai connaisseur de bière, tout comme le blog ne s'est jamais voulu spécialiste des vins ou un repère-défouloir de "wannabe-journaleux" frustré cinglé de syntaxe à la recherche de la moindre fôte d'orthographe pour se courroucer tout seul...

 

Le bicéphale vous raconte juste, simplement, comment c'est bon de boire une bière qui a du relief.


Et nous souhaitons que vous prendrez autant de plaisir à en décapsuler une chez vous.


 

Cheers!

 

 

 

 


Par stephane et david
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