Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 08:12

Pour recommencer un blog laissé en friches depuis quelques semaines, il fallait un titre accrocheur...

 

Il s'en est passé des choses depuis le dernier post.

 

Le bicéphale bressan a été kidnappé et mis dans un avion direction Porto, pour un enterrement de vie de garçon entre "Top Ten Club" et visites de chais de Porto à Vila Nova de Gaia.

 

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 (le pire bar à entraineuses du monde, un summum du glauque... Ne jamais, jamais y mettre les pieds...)

 

 

Et puis, il y a eu un mariage, avec des soirées pré-mariage, des soirées post-mariage...

 


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(une photo de la fin des haricots, il est 6 heures du matin, Lionel vient juste de tomber...)

 


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(des warriors de la fête, encore l'oeil vif, mais faut les voir au réveil...)

 

 

Aimant un peu (beaucoup) le vin, nous avions décidé de surprendre le repas avec des vins remplis de cooltitude et de topissitude, dans une totale modestitude mais avec une certaine élégance.

 

Avec une envie de "punk", des vins issus de l'agriculture biologique et nature (sans ajout de sulfites).

Surtout, du rouge pour l'entrée et du blanc pour le plat principal et le fromage.


Bon, ce n'est pas une révolution anarchique, mais ça a bien amusé le traiteur (monsieur Plat, traiteur à Montret, que des pétales de rose parfument votre toque jusqu'à la fin du monde).

 

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(Elisabeth et Gérard Plat, encore merci!)    

 

 

C'est donc en se transformant en chien truffier que je suis parti en quête du vin blanc qui déchire sa race, mais avec classe.

 

 

Ecumant les salons "BIO", visitant les vignerons, scrutant les cavistes, avec une totale abnégation et un amour du travail bien fait, j'ai baroudé durant de longs mois, traînant une hépatomégalie et un oeil vitreux.

 

Pourtant, c'était l'évidence!

 

A, à peine, 20 kilomètres de chez moi, se trouvait la réponse, la quadrature du cercle, la solution du Cube...


 

Guy Blanchard est un vigneron avec qui j'ai totalement accroché à la première seconde.


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(photo du site wine terroirs, avec un bel article sur Guy)

 

 

2 hectares de vignes totalement dédiées au vin blanc de chardonnay sur Montbellet, dans le nord du mâconnais, tout près de Tournus.

La maison mâconnaise de Guy Blanchard, au lieu-dit Mercey, abrite sa cave d'Ali Baba.

 

J'avais déjà goûté le "vin d'mon bled", une de ses cuvées durant les BiojoLeynes de 2010, une tuerie...

 

J'ai donc pu goûté à ses vins, bio, natures, vrais, avec des énormes identités.

 

Mais, c'est en goûtant un de ses fûts que la révélation est venue.


"- Hé, c'est ce vin, là, dans ce fût, que je veux!

- Ha, il est fort le gringo"

 

 

 

 

 

Un vin de la parcelle de Bouchat, de la vendange de 2009, qui envoyait du lourd.

 

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Le "Bouchat 2009" de Guy Blanchard a été une révélation!

 

Prenant de la place en bouche, avec peu de gras, mais commençant tout en rondeur avec du fruit poire-pomme, une pointe d'oxydation qui donne des belles notes de calva, pour terminer sur la plus ENORME des finales citronnées que j'ai eu la chance de boire depuis 30 ans...


Une longueur de malade qui aiguise les papilles.


De la dentelle, de la précision, de la finesse qui transfigurent le vin.

 

A l'aveugle, on peut partir dans tous les sens, tellement nous sommes loin du stéréotype du chardonnay (fleurs et fruits blancs).

C'est juste délicieux, en apéro, sur du fromage de chèvre ou sur le succulent "suprème de volaille à la façon Georges Blanc, poélée de champignons et purée aux éclats de noisette" (testé et approuvé!).

 

 

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Ce vigneron a une patte, un truc en plus, qui se retrouve dans le verre.

 


Il y a des phrases magiques...

"T'as qu'à venir avec quelques copains, pour le mettre en bouteille juste avant le mariage. On cassera une croûte pendant l'embouteillage."

 

Whaouh!

 

C'est donc une équipe de 6 bras cassés qui a embouteillé environ 300 bouteilles de ce fût, une centaine étant quasiment déjà bue depuis...

 


 

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(atelier tirage et bouchonnage, sous l'oeil bienvaillant du patron)

 

 

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(atelier collage d'étiquette sous l'oeil bienvaillant du chat du patron, qui aimait bien mon postérieur...)

 

 

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(atelier mise en place de la capsule... Si ce n'est pas fait avec amour, ça!)

 

 

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(atelier saucissons, pâté croûte bressan, vieux comté, vins et détente à l'ombre... Là, c'est le boss qui travaille et ouvre de la bouteille, dont un superbe "vin d'mon bled 2005")

 

Il reste 200 bouteilles de cette superbe journée de labeur riante et détendue.

 

Encore bravo pour l'efficacité de Fifo et de Fred, les vannes d'Anyl et de Matt et les coups de hanche vigoureux d'Aurélien qui a laissé un peu de lui sur chaque bouteille qu'il a encapsulé...

 

Le vin de Guy est un moment à part, que je ne peux que vous recommander.

 

N'hésitez pas à le contacter pour une dégustation ou un envoi de colis au 03 85 33 13 84...

 

Il lui restera peut être un peu de "Bouchat", "Les Perrières", "le vin d'mon bled" ou, si vous êtes vraiment en veine, son pétillant naturel, le "blanc charmant", avec un beau fruit et une gentille douceur.

 

Je ne vous parle même pas du prix de la qualité...

Entre 8 et 10 euros la bouteille (d'un des meilleurs vins blancs goûtés de ma vie de poche à gnôle), c'est du rapport prix-plaisir qui enterre quasiment toute la Bourgogne et qui concurrence sérieusement le Jura!

 

 

Encore merci pour l'anti-conformisme, les convictions de Guy qui teintent chaque goutte de son vin "nature".

 

 

 


Par stephane et david
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 08:39

Après un printemps de Viré-Clessé qui a tenu toutes ses promesses de rencontres et de belles bouteilles, le bicéphale voulait juste refaire un peu le point sur la dégustation.

 

Nous avions l'air d'une meute sauvage devant les vignerons.

Ils nous accueillaient avec le sourire, mais j'ai bien vu la peur dans leurs yeux, devant une vingtaine de chiens fous, la bave aux lèvres...

 

Ils ont failli convulser devant nous, une paire de lutins, un countryman à moustache, une gothique, deux-trois aux yeux rouges mais à la peau mate, une tour rousse de 2 mètres, un portugais sans accent mais avec des poils, un métalleux gentil comme un fan de Delerm, un alsacien au regard brillant, une photographe sans appareil photo, un barbare répondant au doux surnom de "pantouffle", les soeurs Sue-Ellen et bien d'autres...

 

Bref, pas de tout repos pour les 30 vignerons du Viré-Clessé qui ouvraient leurs caves les 16 et 17 avril pour des dégustations qui déchiraient (heureusement que nous n'en avons fait que 6-7, la fatigue prenant l'avantage...).

 

Nous reparlerons bientôt des domaines qui nous ont plus, dans le désordre, le domaine de la Verpaille, le domaine de Sainte-Barbe, bien sûr, Jean-Pierre Michel, et la découverte le domaine Gondard-Perrin.

 

Mais le bicéphale a bien vu les difficultés de tous pour profiter d'une bonne dégustation.

 

L'heure avançant, les dégustateurs grumaient de moins en moins bien et ne pensaient même plus à cracher.

 

Donc, dans sa grande bonté, je poste très vite cette vidéo (en anglais, mais tout le monde pourra comprendre) pour reprendre les bases d'une bonne dégustation.

 

Imaginez vous êtes un citoyen du Kazakhstan, qui n'y connait vraiment rien au vin (comme le vin kazakh, mais non fait à partir d'urine de cheval fermentée).

 


Ce soir, dégustation de vins du Jura avec les internes de l'hôpital de Dole aux Jardins de Saint-Vincent...

J'espère qu'ils auront le temps d'intégrer les principes de base.

 

 

 


Par stephane et david
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 09:03

Après une petite escapade au pays de la morue et de la sardine grillée, de la periquita et de la touriga nacional (cépages autochtones), la moitié poilue et chauve du bicéphale rentre en Bresse.

 

Il y aura sûrement un petit article sur les caves de Taylor's, avec des portos "vintage" délicieux autant qu'abordables, des chais de toute beauté avec la plus belle vue de Porto...

 

Il y aura sûrement aussi un article sur un "vin de garage à la portugaise", celui de mon oncle.

 A la retraite depuis quelques années, il s'est épris d'un coin de vigne de moins de 2 hectares, où il produit un vin rouge qui déchire...

Vin d'assemblage de syrah, cabernet sauvignon et periquita, il l'appelle son "jus de raisin", avec une culture de la vigne respectueuse, sans aucun souffre ajouté ("pourquoi rajouter quoique ce soit quand le vin est aussi bon, c'est prendre un risque!").

Un vin rouge tout en "fruit concentré", avec une acidité et une fraîcheur équilibrée qui donne à ce vin une profondeur et un plaisir assez incroyables...

Pour avoir la chance d'y goûter, il faut aller dans le petit village de Soudos, et demander la vigne du capitaine (et oui, c'est un ancien militaire, on ne peut pas avoir que des qualités).

Accueil en frantugais (gai mélange des deux langues...) et plaisir garanti .

 

 

 

Mais, aujourd'hui, après une quinzaine de jours de repos bien mérité, le blog doit de nouveau s'ébrouer!

 

Bien sûr, ce petit branleur de Stéphane n'en a pas foutu une rame, ne modérant même pas les commentaires (branleur..).

Ah, ça, pour balancer les pires crasses sur les vins bas de gamme portugais dans les restaurants touristiques de Porto, y avait du monde!

Mais c'est comme tirer sur une ambulance...

 

Le prix moyen d'une bouteille de vin acheté au Portugal est d'environ 1,50 euro...

 


Non, aujourd'hui, un peu de sérieux (...).

 

Le blog a beaucoup écrit sur les vins produits à partir de raisins cultivés en agriculture biologique ou sur un mode de culture biodynamique.

 

Quand le vin est plus qu'un produit de consommation.

Quand il devient un objet vivant offrant du plaisir (mieux qu'un OVNI, un OVOP...).

L'agriculture biologique ou la biodynamie ne sont plus alors que des outils au service de vignerons qui nous donnent une part d'eux mêmes, une partie de leurs sensibilités.

 

Au bicéphale, on a envie que tout le monde y goûte, et vite.

Car, c'est dommage de traverser une vie sans en tirer un maximum de plaisir.

 

Mais, quand le bicéphale boit un vin dont l'étiquette est bariolée de logos prouvant que le vin est de belle qualité et qu'en le buvant, le seul mot qui vient c'est "pouah!", il a l'impression d'avoir été trompé.

 

C'est la sensation que j'ai eue en goûtant le "viognier de l'Ardèche 2008" du domaine des Granges de Mirabel, de Michel Chapoutier.

 

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Michel Chapoutier est le plus gros négociant du Rhône.


La Maison Chapoutier est omni-présente sur toutes les appellations, truste gaiement les linéaires des hypermarchés et des cavistes heureux de proposer des vins "qui disent un petit quelque chose à tout le monde".

 

Il y a eu un véritable choix depuis une dizaine d'années de faire une bonne proportion de vins certifiés en agriculture biologique ou biodynamique.

 

 

Ce vin blanc, "vin de pays des coteaux de l'Ardèche" a été acheté une douzaine d'euros chez un caviste qui me promettait un vin d'apéritif entre amis.

12 euros, c'est déjà une belle somme.

 

Sur un linéaire, je n'aurais jamais pris cette bouteille, trop bariolée de logos...

 

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Trop de bla-blah sur l'étiquette...

 

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Le viognier est un cépage blanc qui a pour origine le Rhône.

 

Quasiment oublié après l'épidémie de phylloxéra, la production de viognier ne cesse d'augmenter, car il s'adapte facilement et peut donner de bons rendements, avec des vins gras et faciles, à boire dans leur jeunesse.

 

A l'ouverture, on est déjà dans le "trop".

 

Un nez exhubérant de mangue et d'abricot, de la sucrosité jusqu'au fond du tarin.

Ca envoie, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.

 

En bouche, c'est de la purée de mangue, avec un sucre résiduel tellement important, que j'ai relu l'étiquette pour être sûr de ne pas boire du porto blanc...

 

C'est gras, c'est lourd, c'est fruité dans l'exhubérance... Limite bling-bling. 

 

Il y a un vrai manque de finesse, pas d'acidité, pas de contre-poids équilibrant un sucre et du fruit exotique digne des plus beaux banga.

 

 

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Un vin à conseiller aux anorexiques du vin qui pensent qu'il y a toujours trop de choses à décripter dans un vin...

 

Là, c'est un vin mono-syllabique.

 

Un peu comme le premier mot d'un bébé, genre "gah".


 

 

C'est dur de l'écrire, mais un vin produit en biodynamie peut donner une boisson sans intérêt.

Quand la maturation est poussée aux extrèmes et que la vinification n'est pas maitrisée, le vin est triste, même si les raisins sont sains.

 

Deuxième conclusion, quand une grande maison qui déverse des milliers de litres de vin dans les rayons de la grande distribution fait de la biodynamie, c'est souvent un argument de vente supplémentaire (avec des magnifiques tunings de bouteille...).

 

Plus qu'une réelle envie de partager du bon en bouteille...

 

Avec un vin à plus de 10 euros, pour le gogo classe moyenne et citadin qui aura l'impression de boire "citoyen du monde", mais à éviter pour les amoureux des vins de vignerons faits avec passion.

 

Il y a tellement mieux, pour tellement moins cher...


 

Le bicéphale revient de vacances et il est déjà pas content!

 

 

 

 

 


 


 

Par stephane et david
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Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 22:54

Une grande maison de champagne passe sous contrôle d’un fabricant de limonade !

12 octobre 2015 :

Schwouppes lance un OPA sur Taittinger !

L’annonce a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde très fermé des grandes maisons de champagne.

En effet, la société Schwouppes -Oranginou a fait ce jour l’acquisition de la fameuse maison familiale Taittinger après une lutte acharnée avec le célèbre vendeur de sac en plastique de luxe, plus grand propriétaire en champagne.

Lutte acharnée est un doux euphémisme quand on sait, la férocité des luttes en coulisse pour la maitrise de cette glorieuse maison.

Depuis quelques années, la maison à la dérive, capitalisée sur le marketing familial en utilisant, sans aucune vergogne, les descendants du fondateur dans de bien tristes mises en scène dignes des « feux de l’amour » ou de « Dynasty ». 

 

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Malheureusement, la qualité du vin n’allait pas de paire avec la progression capillaire des membres de la famille.


Malgré le soutien à peine voilé de la grande Revue des Gaz de France (la RGF pour les  gens « in ») dans un magnifique hé-dites-Hoooo du mois de mars 2011 (souvenez-vous, l’année du Tchernobyl japonais, de la 2 eme visite de Kadhafi en France pour un exil bien mérité…) qui avec beaucoup de retenu et d’éthique, faisait l’apologie de la grandeur « marketing » de cette si belle famille.


 Ainsi, après une longue descente en enfer, la maison finit par « s’offrir » à ce qui faisait dorénavant office d’exemple dans la vinification, je veux bien sur parler de la maison non-champenoise « Schwouppes ».


C’est en effet, après une dégustation vertico-horizontale (pour ne pas dire parabolique) un peu chargée de CANADOU-DRY, que le PDG de Schwouppes,  par une sublime méprise, se servit une coupe du célèbre « Comtes de Champagne 1999 ».

 

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A sa grande surprise, lorsqu’il comprit son erreur, il comprit  par la même occasion que son produit et ce champagne était fait de la même « essence » divine. Pour lui qui voulait donner une dimension chic à son produit, la lumière fut!


Ni une, ni deux, il décida de se lancer dans l’aventure champenoise et de délocaliser ses usines québécoises à Reims  et, quelques batailles d’avocats plus tard, la glorieuse maison s’inclinée sous la vigoureuse charge du gazier canadien.

 

Tout cela est une grivoise fiction qui n’a pour but, bien évidemment, que d’attirer le crédule chaland avec du faux sensationnel!


Pour en revenir au vin (qui parait-il, serait le thème de cet inique blog gauchisant, victime de son rédacteur auto proclamé, aux funestes relents de stalinisme sibérien…), une légère sensation d’être pris pour un pigeon m’amène à reprendre le chemin laborieux de l’écriture bicephalesque.


Amoureux des champagnes de bonne facture, je peux parler sans honte de cette  « belle facture » qui confine à du vol.


L’achat d’une bouteille de "comtes de champagne 1999" de la maison Taittinger peut, en fonction du caviste, aller de 90 à 150 euros.

 

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Pour ce beau tarif (belle facture s’il en est), on peut très honnêtement s’attendre à un produit d’exception et c’est pour le moins légitime !


Et bien non ! 

Ami bourgeois, détourne ton regard ainsi que ta douce main, de cette bouteille qui ronronne dans le soyeux casier à champagne de ton caviste préféré.


Dans la catégorie "attrape couillon argenté", ce vin mérite un  beau césar.


Diantre, amis bourgeois révoltez vous !!!


Si vous souhaitez  découvrir cette maison, achetez son BSA (brut sans année) qui pour un tarif un peu plus cohérent (pour le marché...) vous fera « plaisir ».


En effet, où est l’héritage et le gout Taittinger?


C’est quoi au fait le goût Taittinger?

Pas de véritable réponse!

Si vous trouvez une réponse favorable (complaisante?) à cette question dans un magazine, tournez avec attention les pages délicieusement glacées de ces « Her VF » (Revue du Vin de France), afin de vérifier s’il ne manque pas une bien belle page de pub pour cette petite maison.

Ha… l’indépendance éditoriale face à la pub!


Bien sur le monde du vin n’est pas le seul à se complaire dans son nombrilisme hautain !  Heureusement, il reste en ce monde, des journaux complètement indépendants vis-à-vis des bons mécènes.

 

Pour exemple, la gente médicale a t'elle jamais eu de pub pour les amaigrissants véritablement anti –diabétique (au sens littéral du terme) type « Medhi-a-Tord » dans les revues dites scientifiques …..Non, non, non…. ;-).


Trêve de digression !

Une véritable dégustation à l’aveugle ne donnerait que peu de chance aux «perles» de certaines grandes maisons (« perle » n’est bien sur aucunement une référence à la maison OULALA ou YAYA-est-LA).


Autant, à travers l’histoire de la Champagne, les grands moteurs du développement de cette région furent des familles de négociants et d’assembleurs, autant à ce jour, ces maisons Parkinsoniennes (tremblantes et trébuchantes) vivent de la rente viagère d’un certain passé dans l’hospice de la Grande Distribution!


Le roi est mort, vive le roi !


Question avancées, innovations, ces belles « branlantes » ne connaissent plus que les fards pour cacher la tristesse de leurs visages.


Leurs seules innovations sont marketing mais bien loin de la réalité au combien vulgaire du produit, le vin. On nous vend du rêve, du standing , du bling-bling et non du vin !


Mais voila, l’histoire, tel un rouleau compresseur libyen, n’épargne rien ni personne.


Rares sont les grandes maisons encore familiales.

 

Les guerres de succession, aussi sanglantes et fratricides que la guerre de sécession, ont laissé un boulevard, pour ne pas dire un champ de ruine moral, aux investisseurs de tous poils (les poils ? oui ! mais de la fourrure d’un certain maroquinier répondant au doux nom de eLle-Veux-Ma-Hache).


Le sens de la dynastie n’est donc  évidemment pas à dénigrer, mais à ce terme, qui est un zeste aristocratique, je préfère les termes de famille.

 


En effet, récemment, lors d’une visite en ces terres que j’affectionne, j’ai eu la chance de rencontrer les parents de 2 vignerons que j’aime et qui sont de ma génération : le père de Fabrice Pouillon ainsi que la Mère de Benoit et Mélanie Tarlant.


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Dans les 2 cas, les générations travaillent main dans la main.

L’expérience des parents associée à la vigueur, pour ne pas dire l’inventivité des enfants font merveille!

C’est peut être ça, l’alchimie !

 

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Il me faudrait parler de ces vins de caractère : le zéro, le Louis, les fl…heu…blanchiens de Mareuil , le Brut vigneron, le XO…. Je dois arrêter, j’ai soif !

 


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Les expériences menées par ces vignerons portent leurs fruits (ainsi que le jus).


De vieux (pas si vieux !) sages ( vraiment ?), comme un certain Francis Boulard, font de cette transmission familiale de l’amour du VIN un leitmotiv.

Alors oui, j’aime ces familles de champagnes, car ce sont ces gens qui font le renouveau de la champagne !

Arrêtons de boire des bouteilles de gaz ! Buvons du vin de champagne !

 

 
Par stephane et david
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 07:35

J'aime le Jura.

 

En plus, j'aime le bon vin.

 

Je trépignais donc d'impatience depuis plusieurs jours de l'occasion qui nous était donnée de pouvoir rencontrer les vignerons "BIO" du Jura.


Le "Nez dans le vert" allait naître le 27 mars 2011, au domaine de la Pinte (tout, tout près d'Arbois).

 

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Les salons sont surtout le moment pour le bicéphale de rencontrer (revoir) les vignerons qui l'émeuvent.

 

Et puis, les caves du domaine de la Pinte sont un superbe endroit pour goûter du bon vin.

 

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(photo de qualité médiocre, mais, en bon blogeur, j'avais encore zappé mon appareil photo et mon carnet de notes...)

 

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(Là, c'est un peu le summum de la photo pourrave, mais qui laisse libre court à l'imagination du lecteur, qui, pour se faire une idée précise des lieux aurait plutôt intérêt à venir l'année prochaine)

 

Parce qu'on a bu très bon dans ce salon-découverte des vignerons bio du Jura.

 

Juste un petit rappel de ce qu'est un vin "BIO"...

Un vin est dit biologique quand il est produit à partir des raisins issu des méthodes de l'agriculture biologique.

Il n'y a pas d'intrant de chimie de synthèse, donc pas d'engrais chimique, pas de pesticide agressif.

Le raisin est "sain", la vigne n'est plus bombardée de cochonneries.

L'agriculture biologique est labellisée, avec des contrôles certifiant le vigneron.

C'est donc une méthode de production du raisin.

Libre ensuite au vigneron de vinifier comme il le désire, par exemple, en sulfitant le vin.

Le souffre (sulfites) a des propriétés "stabilisantes" pour le vin, antioxydantes, antiseptiques, mais il est aussi allergène pour beaucoup et peut donner le fameux mal de tronche quand il est utilisé "à la pelle".

 

13% du vignoble jurassien est produit en "BIO".



 

Le bicéphale n'a jamais été un "costaud" de la dégustation.

En salon, comme dans le caveau du vigneron, cela devient vite difficile pour nous de garder son sérieux et de tenter de disséquer un vin au bout du cinquième verre...

 

Je pars très vite en vrille, n'ayant pas les capacités de mémoire sensorielle et les fines papilles de Patrick Maclart, de BourgogneWineBlog, goûtant avec précision les vins des 25 vignerons présents au "nez dans le vert".

 

Ce fut aussi un plaisir de claquer la bise au couple olifien.

Olif, encyclopédie vivante du Jura (mais pas que...), maître Capello (hommage du bicéphale) des terroirs jurassiens, a prodigué ses conseils et ouvert les portes à la discussion avec nombre de vignerons.

Un vrai VIP! 

Madame Olif est aussi qualifiée au championnat du monde du "tir de précision sur crachoir à terre", alliant élégance, technique et figures improbables.

 

L'équipe du "Jardins de Saint Vincent", Stéphane Planche et Rachel Gariglio, a été aussi à la pointe de la dégustation, experte qu'elle est en vins "BIO", natures du Jura et d'ailleurs.

 

 

Bref, le spectacle était des deux côtés du tonneau qui servait de présentoir.

 

J'ai partagé mes dégustations et impressions avec Aurélien et Fabien (grand spécialiste des terroirs du sud-Revermont, surnommé Obélix par sa fiancée, parce que tombé dans la potion "magique" quand il était petit).

 

Tous les vins bus ont apporté du plaisir, de l'envie de découvrir le domaine viticole.

 

Il y a avait quelques stars du Jura, qu'il est facile de retrouver chez tous les (vrais) cavistes, Philippe Bornard, Jean-François Ganevat, Stéphane Tissot, le domaine Berthet-Bondet, la maison Pierre Overnoy, le domaine de La Pinte...

 

Mais il y a eu de belles découvertes sur des domaines plus petits ou plus "jeunes" qui nous ont retournés.

 

La liste est loin d'être exhaustive, la qualité de la dégustation étant au topissime.

Ce n'est que le goût du bicéphale.

A grapiller en plusieurs fois... 

(Je ne suis pas, non plus, un grand fan des listes indigestes, mais je n'ai pas trouvé d'autre moyen)

 

- La claque est venue de Gevingey!

Le Champ d'étoiles nous a impressionnés par la gourmandise de ses blancs, dont le savagnin-chardonnay ouillé de 2009, avec ses notes de fruits blancs et de fleurs.

En rouge, le Pinot noir est une explosion de cerise.

Un jeune domaine en biodynamie que le bicéphale va prochainement explorer!

Merci à Olif de nous avoir aiguillé vers ce Champ d'étoiles!

 

- Les dolomies est aussi une toute "jeune pousse" qui a enthousiasmé notre spécialiste local du Jura, Fabien.

Situé à Passenans, ce jeune domaine, qui finit sa conversion en biodynamie, nous a fait goûté un chardonnay "les combes", d'une jolie finesse avec une belle acidité qui en fait un très grand vin blanc pour un tout petit prix.

 

- Le domaine des cavarodes, récemment visité par Fabien, n'a qu'un seul énorme défaut... tous les vins sont déjà vendus... Trop bons...

Le savagnin ouillé goûté est du genre qui latte sa mère.

 

- La dégustation au "stand" du domaine de l'Octavin a été l'occasion de croiser le verre avec Olif avec des vins.

Mon petit préféré a été le vin blanc d'Arbois à 100% de chardonnay, vinifié sans souffre, élévé en fûts, avec une bouche arrondie de fruits blancs juteux, sur une trame acide vive, d'une belle longueur.

 

- Pascal Clairet nous présentait aussi les vins du domaine de la Tournelle.

Domaine qu'affectionne le bicéphale, je ne peux que conseiller de les boire... Plaisir garanti!

 

- Les vins de Peggy et Jean-Pascal Buronfosse, à Rotalier (Sud-Revermont, tout le monde regarde en direction de Fabien), ont donné un grand plaisir!

Les "varrons 2008" est un vin blanc ciselé dans la pierre, de la dentelle minérale, droit, vif, tendu... Wahou!

 


 

En vrac, parce que la liste s'allonge trop, je cite à la vitesse de la lumière le "ratapoil", vin rouge avec des cépages "oubliés" (tel l'enfariné que l'on plantait en début de rang contre le grapillage des passants, tellement il est immangeable) de Raphaël Monnier-Ratapoil, au goût surprenant (pour le moins!), le vin jaune "Les Chamoz" du domaine du Pont de Breux, Les Arbois blancs de benoît Royer de la Cybelline...


 

Rarement, un salon ne m'avait autant donné d'envies!!

 

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Cela me fait immanquablement penser au salon de la Cugnette à Lyon et, surtout, au BioJoLeynes qui arrive bientôt (le 24 avril!).

 

J'y serai, avec un pull rayé et un verre à la main, sûrement mal rasé...

 

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Ca me met une patate!

 

 

 


 

 

 

 

Par stephane et david
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