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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 10:20

Le dernier vendredi du mois, c'est vendredi du vin.


 

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Même si la terre tremble, même si c'est jour de travail, même si le chat du voisin est coincé en haut d'un arbre.

 

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Même si le bicéphale est en panne d'inspiration...

 

 

Comment ne pas adorer le sujet de mister Olif, dieu vivant de la pinartitude, le coude haut levé en signe de résistance pour la ligue du "plaisir partagé autour d'un verre", nouveau (vieux) président des "Vendredis du Vin".

 

 310122_10150346695434873_718364872_8020327_424681750_n.jpg(le plus beau presque profil d'Olif) 

 

Chaque dernier vendredi du mois, un imminent blogueur balance un sujet à la face de la blogosphère vinique.

Et tous les amoureux de la belle bouteille peuvent enchaîner sur leurs expériences personnelles, sur tout médium virtuel ou réseau social dont la page Facebook des VdV. 

 

Ce vendredi, c'est Beaujolais.

 

Autant dire un peu l'un de mes terrains de jeu préférés.

 

 

Mais, voilà, quand on est atteint du syndrome de la page blanche... avec le curseur qui clignote pendant de longues minutes sans qu'aucun mot n'apparaisse... Laissant la place à des sueurs froides et un mal de tête...

 

 

Il faut chercher du plaisir simple, avec juste ce qu'il faut de régression infantile.

Et se lover dans ce vin.

 

Les vins du Beaujolais ont ce pouvoir de plaire immédiatement.

Le gamay, cépage au fruit explosif, peut être source d'apaisement et de tranquilité.

Un objet transitionnel.

Un nounours vinique.

 

 jouet-nounours_1.jpg 

 

 

On en boit et tout va mieux.  

 

Alors, aujourd'hui, pour les vendredis du vin consacrés au beaujolais, le bicéphale veut de la légéreté et de la simplicité.

 

Le bicéphale veut son "petit coin de paradis".

 

 

 

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Boire du plaisir et courir tout nu dans les vignes.

 

 

 
 
Après ça, c'est presque anecdotique de parler du vin...
 
Ecrire que c'est un des meilleurs pétillants naturels ( le fameux pét'nat) que j'ai eu la chance d'avaler, alors que je suis moi même en train d'ôter mes vêtements pour gambager le trilili à l'air en sirotant à grandes lampées ce jus de raisin, est presque dérisoire.
 
Du naturel de la racine la plus profonde de la vigne jusqu'au fond de la bouteille, pour un vin rouge au sucre présent contre-balancer par des bulles fines qui éclatent et vivifient la bouche.
 
Goûté la première fois aux "BiojoLeynes 2010", la gourmandise de ce vin "Un petit Coin de Paradis 2009" du domaine des Grottes m'avait plu.

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(photo prise par Olif, lors de notre première rencontre au beau milieu des biojoleynes, Perrine et Romain du Domaine des Grottes et un bicéphale caché derrière son verre)
 
 
Mais je trouvais que le sucre était un peu trop marqué.
Quelques mois au fond de la cave et le fruit rouge et compoté se fait plus présent, le tanin léger s'allie à la belle bulle pour se marier avec un sucre qui a un peu fondu.
 
Le vin s'est complétement donné au buveur, qui peut fondre gentiment de plaisir...
  

Romain Des Grottes a ce côté génial qui tutoie la dinguerie douce.
 
Et quand on boit ce "petit coin de paradis", on en devient aussi dingue.
Irrémédiablement.
 
Toi, aussi, viens crier "Li-ber-té"
 
 
Par stephane et david
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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 08:47

Je vois déjà les "amateurs" éclairés du Vin (avec majuscule) qui se tiennent les côtes pour ne pas exploser de rire...

 

"2001... Une année pourrie dans le chablisien, un millésime raté... Ah, le bicéphale est vraiment d'une nullité absolue"

 

Oui, c'est vrai, le bicéphale est d'une incompétence crasse.

C'est un style.

 

Mais, ce post est surtout un petit rappel.

Ce n'est pas le millésime qui fait un vin, mais le vigneron.


Il n'y a rien de plus agaçant que ces petits cartons, fournis par des revues spécialisées du vin ou par les hypermarchés durant la "foire au vin", qui notent chaque millésime d'une appellation.

 

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ici, la carte des millésimes par Auchan...

 

 

Pour donner une tendance du millésime, dégager quelques généralités mais surtout de grosses conneries inutiles.

 

Quand on commence à prendre du plaisir à boire du vin, avec une réelle envie de découvrir de nouveaux horizons, on est tenté de regarder ce machin.

Et bien, si le bicéphale a un seul conseil à donner aujourd'hui, c'est qu'il ne faut pas regarder cette daube.

 

Un millésime noté "excellent" sur une appellation n'empêche en rien de tomber sur un vin horrible...


Un bon vin est une subtile alchimie entre la terre, le ciel et les hommes.

 

Ca vaut aussi pour l'inverse.

2001 a été une année pourrie dans l'appellation Chablis, vins blancs exclusivement faits de cépage chardonnay.

Maturités difficiles du raisins avec maladies, vendanges catastrophiques...

 

Mais il peut y avoir quelques pépites qui sortent de terre.

 

C'est le cas de ce Chablis Premier Cru "Les Vaillons" 2001 de Francine et Olivier Savary.

 

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C'est lors d'un passage à Maligny, au nord de Chablis, que je me suis arrêté, par hasard, au domaine Savary.

Installé en 1984, le domaine Savary s'étend sur un peu moins de 20 hectares, en partant de rien.

Olivier Savary, avec l'amitié de Jean-Marie Raveneau, a su agrandir le domaine, tout en améliorant la qualité des vins produits.

 

J'ai pu acheter les dernières bouteilles du millésimes 2001 qui ont une histoire particulière.

Le millésime 2001 avait laissé un coup amer pour les vignerons de l'appellation Chablis.

Un vent de panique soufflait gentiment au bord du serein.

Les hard-discounteurs, sentant la bonne affaire, ont démarché les vignerons pour racheter leurs vins "ratés" et les écouler à un prix de misère.

 

Olivier Savary a préféré "oublier" les bouteilles de Cahblis "Les Vaillons" au fond de la cave durant 5 ans.

 

Et, là, au bout de ces quelques années, BING BAM BOUM!

 

 

 

 

Ouverte sur des plats de côte de veau confits à l'huile d'olive avec riz au curry, cétait juste magique...

 

Je déteste les Chablis trop marqués par le bois ou qui développent trop le côté craie typique des sols chablisiens.

 

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Là, dès l'ouverture, les notes florales et d'agrumes embaument à deux mètres à la ronde.

Sa couleur jaune paille donne une impression de jeunesse.

 

A la première gorgée, on tombe sous le charme.

Le vin se déploie facilement dans tous les recoins de la bouche.

Fleurs blanches, pamplemousse, le vin est enveloppé par une tension acide en fin de bouche.

On retrouve la typicité du Chablis avec cette sensation de vivacit du vin, que certains appellent "minéralité".

2001 et toutes ses dents, on a la sensation que le vin en a encore sous la pédale, loin d'être à bout de souffle.

C'est vif, frais, tendu.

 

Très agréable, le vin se réchauffe dans le verre et s'intensifie, les arômes d'agrume se développant.

 

Parfait sur le plat.

Un vin fait pour sublimer une viande de veau.

 

Ce Chablis est (cerise sur le gateau) accessible, à une douzaine d'euros!

 

N'écoutez jamais les mauvaises langues qui critiquent un millésime, car, partout, des vignerons peuvent sublimer une année à faible réputation.

Ce serait dommage de passer à côté d'un trésor.

 

En parlant de trésor...

 

 

 

 


 

 


Par stephane et david
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 07:33

 

C'est avec la sensation d'avoir reçu un vilain coup de pied dans l'entre-jambes que le bicéphale a appris la nouvelle...

 

Nous serions un blog "insaisissable" pour les jeunes qui découvrent le vin, qui se cherchent et qui espèrent trouver quelques pistes au fil de leurs lectures blogesques.

Sans vouloir le dénoncer à la vindicte populaire, je dirais juste qu'il s'appelle Guillaume (lien sur son facebook) et qu'il tient un excellent blog qui s'intitule "Du Morgon dans les veines".

N'hésitez pas à aller défendre l'honneur du bicéphale en le submergeant de commentaires élogieux sur son blog!

 

Il est vrai que, depuis quelques temps, le bicéphale a la facheuse tendance à écrire sur des vins "insaisissables"...

Ils sont souvent hors Grande Distribution (remarquez le respect par la majuscule). Pour se les procurer, il faut souvent aller au delà de soi-même et appeler le vigneron.

 

 

Le constat est dur.


Malgré sa fraîcheur juvénile, sa crinière de lion et son langague de djeune qui kiffe la life, le bicéphale n'écrit plus assez sur des vins "faciles"' à trouver et à aimer. 

Bon, on ne va pas non plus exagérer.

Jamais le bicéphale n'écoutera du R 'n B ou du Hip-Hop en envoyant des SMS bourrés de fautes d'orthographe, enfermé dans sa chambre en pensant à sa prof de maths nue et humide.

 

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C'est trop tard.

 

Mais on peut faire un effort (tranquille, sans trop en faire) pour écrire sur des vins bons et distribués en GD.

Pour que ceux qui ont leurs premières émotions viniques puissent continuer à surfer sur la vague du plaisir que donne un bon vin.

 

A tout âge.

 

C'est le cas de ce vin, "chiné" chez Auchan, durant la foire aux vins (tout jeune amateur y fait ses premières armes, fébrilement, avec l'impression d'être Colomb) de cet automne.

 

N'hésitez à goûter (pour moins de 10 euros) à un "Marsannay 2009" du domaine de la Cave aux Loups.

 

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Laurent Fournier est vigneron au domaine Jean Fournier à Marsannay, petit village accroché au bord d'une zone commerciale en périphérie de Dijon.

Premier village où la vigne est plantée séculairement, c'est le point de départ de la route du vin vous emmenant vers Beaune.

 

Marsannay est une appellation mal aimée.

A tort, car on y trouve de superbes vins, qui ont le mérite de ne pas flamber niveau prix (jusqu'au jour où le Marssannay sera à la mode et que les prix vont grossir comme une grenouille qui voulait être un boeuf...).

 

Vignerons depuis des générations, le domaine Jean Fournier a pris la tangente de l'agriculture biologique depuis quelques années.

 

Ce vin rouge de Marsannay est de cépage 100% pinot noir, le cépage emblématique de la Bourgogne (la gamay y est aussi cultivé, souvent en assemblage sous la dénomination Bourgogne passe-tout-grain).

 

L'étiquette est superbe, avec cette peinture d'allure rupestre reproduite, ainsi que le nom de Laurent Fournier mis en évidence.

 

La contre étiquette est peu informative, mais permet de voir la certification de l'agriculture biologique.

 

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Destiné à l'export, à la disribution en GD, le vin est "stabilisé" par l'adjonction de sulfites.

Ne controlant pas toute la logistique du domaine vers l'étal du magasin, peu de vignerons prennent le risque de faire faire des vins "natures" (sans sulfite).

Le Vin Nature a la réputation d'être plus fragile aux changements de température, aux transports peu précautionneux...

 

Ce Marsannay mérite de craquer un petit billet...

 

Il permettra aux jeunes amateurs de faire leurs gammes sur un vin qui donne un pinot noir facile et plaisant.

 

C'est du pinot dans tout son fruité, cerise, groseille très mure.

On reprochait souvent aux bourguignons de faire des vins portés par une trop grosse acidité les destinant à la garde, avec l'argument massue des vignerons "c'est pas buvable maintenant, mais dans 10 ans, porté par l'acidité, le vin va s'épanouir".

 

Le bicéphale n'est pas caviste.

Je suis fébrile et j'aime prendre du plaisir de suite avec un vin acheté l'avant veille sans avoir à le fourrer dans une cave pour un dixième de siècle...

 

Là, c'est bingo.

 

Le vin donne de suite un plaisir fruité avec une jolie longueur en bouche, le tanin présent et léger, la pointe d'acidité qui termine la bouche.

Le vin n'est pas marqué par le bois (peut être dû à un élevage en foudre, tonneau plus gros que le fût, avec moins de contact du vin au bois) et laisse exprimer le fruit facile et délicat.


Je n'ai aucune idée du potentiel de garde du vin.

Mieux, on s'en contrefiche, le vin ne devrait pas faire de vieux os chez vous.

Il s'ouvre facilement sur du canard, une escalope ou un jarret de veau.

Moi, je le bois volontiers sur des oeufs en meurette... WHAOUH!

 

C'est bon, ça se boit sans soif.

 

A tester pour "ressentir" le pinot noir sans perdre un rein au moment de sortir la carte bleue.

 


 

 

 

 

 


 

 



 

 


Par stephane et david
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 08:44

Le bicéphale adore les "Vendredis du Vin"!

 

 

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Chaque dernier vendredi du mois, les blogueurs (pas que, toi aussi tu peux participer sur Facebook) se réunissent autour d'un thème vinique.

C'est toujours un réel plaisir de se triturer un peu les méninges, d'être "bougé" pour coller au sujet.

 

Etant un animal basique, avec un second degré limité, une impossibilité totale de comprendre un sous-entendu et une incapacité à se concentrer sur plusieurs choses en même temps, le sujet du mois a fracassé le bicéphale en plein vol...

 

Papy sagesse de la blogosphère pas que vinique, monsieur Jacques nous demande de réfléchir sur un "vin qui aimait les femmes".


"Bien évidemment ça n’a rien à voir avec ces vins dont on nous dit que ce sont des vins de femmes. Vous devrez, comme le faisait John Malkovitch, vous mettre dans la peau d’un Vin pour ressentir et exprimer les sentiments que lui inspirent soit les femmes en général, soit une en particulier. Libre à vous ! Exprimez-vous sur ce thème où vous voulez : sur votre blog, sur votre Facebook ou ici-même. Ruez vous sans modération sur vos souris !

 

Inspirez-vous de Truffaut : soyez un Jean-Pierre Léaud, celui des 400 Coups ou celui de l’Amour en Fuite avec la délicieuse et regrettée Claude Jade ou prenez le long pas de sa dernière compagne Fanny Ardant interprète du film d’amour fou et torride La femme d’à côté avec un grand Depardieu..."

 

Bon, il est des montagnes qui vous paraissent plus hautes et plus enneigées que d'autres.

 

Là, pour le coup, c'est un Everest...


Et sans même évoquer les références cinématographiques qui restent très limitées chez le bicéphale.

Surtout en temps que fan de "Shaolin Soccer"...

 

 

(pas très féminin, isn't it?)

 

 

 

Dans le sujet, il y a déjà trois mots à décortiquer pour tenter de pondre quelque chose.


- Le vin

 

Je suis clairement une nouille qui n'y connait pas grand chose en vin, sans aucune prétention de critique ou de journalerie.

Je n'ai pas fait de grand forum de dégustation où j'arrive à avoir un avis sur tous les vins du monde, avec l'impression d'être en totale maitrise de toutes les choses de l'univers tel Bouddha comprenant l'univers en pleine méditation.

 

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J'achète pas mal de magazines, lis les blogs viniques, sans me sentir schizophréne.

Il semble que cela soit impossible si on lit le dernier édito de Christophe Tupinier dans "Bourgogne Aujourd'hui" qui tance vertement la gratuité du net.

C'est avec un immense respect que je lui réponds:

"Eh, banane, c'est le même lectorat de passionnés qui surfe sur le web et achète ton magazine... Quand tu critiques l'idiot qui aime lire les blogs, qui aime la gratuité et le côté débridé du net, tu insultes celui qui vient d'acheter ta presse et qui cherche un autre contenu. Un nouveau média n'est pas un ennemi. Et en être jaloux ne te rend pas plus intelligent..."

 

Les blogs sont l'occasion de voir de nouvelles sensibilités, d'avoir un avis de passionné avec ses faiblesses, ses doutes, ses plantages, sans le côté encyclopédique que l'on recherche dans un livre ou un magazine spécialisé...


 

- Aimait

 

A l'imparfait.

Ca sent la séduction, le Don Giovanni qui a la tête qui tourne devant une bourgeoise, sa servante et parfois la chèvre qui les accompagne.

Celui qui ne peut qu'aimer de manière éphémère et passionnée, intense mais trop vite rassasié.

Celui qui, dès qu'il a un nouveau jouet, le brise pour en désirer un autre.

 

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Le bicéphale ne mange pas de ce pain là.

Fleur bleue, amoureux transi, il n'est l'homme que d'une seule femme qu'il aime au présent et surtout pas à l'imparfait.

 

Ca et une incapacité chronique à jouer au "jeu de la séduction", même dans la fougue de sa jeune vie d'adulte libre et priapique.

Il devait y avoir les règles du jeu quelque part.

Jamais trouvées...

 

 

 

- Les femmes

 

Encore un mystère au quotidien.

Ca fait quelques décennies que je pratique, je n'y comprends toujours rien.

La vie est tellement simple quand on peut ouvrir une bière devant un écran de télé avec 22 cons qui courent, en pouvant en insulter 11...

Une amie largue son mec parce qu'il est trop gentil, l'autre parce qu'il est trop égoïste...

Bah, oui, il faut un peu des deux, dans un savant dosage que seules ELLES connaissent.

Un macho au grand coeur, un sensible à l'âme de viking...

En fait il faudrait être un peu tout à la fois, mais à des moments distincts.

Moments qu'il faut savamment deviner, histoire de ne pas faire le barbare à table avec les beaux-parents ou l'hypersensible eppleuré durant le coït.

 

Bref, du grand n'importe quoi pour un bicéphale certes binaire mais avec beaucoup de volonté.

De là à penser qu'il y a un grand complot féminin destiné à nous faire tourner en bourrique...

 

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En conclusion, voici un sujet simple avec un sujet, un verbe, un complément.

Trois mots, trois difficultés à escalader pour un bicéphale sans cordage ou piolet, mais en tongs et short...

 

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Bon, il y a bien un vin qui fait l'unanimité chez les dames qui viennent partager le repas simple et frugal.

 

Un vin qui fait mouche quasiment à chaque fois chez les dames de 16 à 80 ans.

Que les fraîches jeunes filles trouvent sucré et facile.

Que les plus expérimentées trouvent vineux avec une trame acide derière une belle sucrosité.

 

Fait par un vigneron au fin fond du mâconnais, sentant le sable chaud (plutôt l'argilo-calcaire), le visage buriné par le travail au grand air mais qui écoute de la musique classique dans la cuverie.

Un vigneron qui paraît rugueux au premier abord mais qui a une vraie gentilesse.

 

Pourtant, à Montbellet, Guy Blanchard ne fait pas de concession.

Son vin, il l'aime nature du bout des racines du cep jusqu'au fond du fût de chêne.

Et quand il fait un pétillant naturel avec son chardonnay, ce n'était sûrement pas pour ne plaire qu'aux femmes...

 

Pourtant le "Blanc Charmant" de Guy Blanchard (vous avez saisi le jeu de mots) est un bonheur à l'apéritif!

 

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Pétillant naturel avec un chardonnay subtile et gourmand.

 

Toujours ce côté régressif dans ces vins que j'appelle "vin-bonbon", avec une bulle fine et légère et une impression de lécher le sirop d'érable à même l'arbre.


En bouche, c'est d'abord une brassée de poires et de mangues, avec un sucre bien présent mais qui n'empâte pas la bouche.

Mais si ce n'était que cela, ce vin ne plairait qu'aux jeunes pucelles...

Non, ce vin a un peu plus à proposer avec une longueur fraiche mais pas abrupte, du goût, du corps.

A la fin, la langue claque sur le palais et en redemande.

 

Un vin séducteur, d'approche facile et qui les rend (presque) folles.


Le tout pour moins de 8 euros.

C'est Don Juan déguisé en Leporello...


 

 

 

 

 


Par stephane et david
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 21:23
Parfois, il faut aller à l'essentiel...

C'est assez difficile pour le blogueur moyen d'être incisif, précis, rapide et concis.
Encore plus pour le bicéphale qui aime raconter sa vie dans les moindres détails; mes collègues savent jusqu'à l'état de ma digestion.

Entre autres perversions, je suis aussi un peu exhibitionniste, avec un côté clairement égocentré.
Mais aussi avec des envies de partage (et pas que de mes perversions...).

Je me fais donc violence pour mettre en avant un vin ultime à partager entre amis, en essayant d'être pointu et bref.

Donc, pour faire court, si tu n'as pas bu du "vin d'oeillades" de Thierry Navarre, cher lecteur, tu as raté un bon moment de pinarditude.
Qu'il faut rattraper.
Et vite.

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Alors, rapidement, Thierry Navarre cultive une douzaine d'hectares à Roquebrun, dans l'AOC du Saint Chinian, dans le Languedoc, sur des sols de schistes bruns où les racines de la vigne plongent dans les nombreuses failles.

Pas d'intrant chimique de synthèse, vendanges manuelles (sur des sols pentus), une vinification la plus naturelle avec un ajout minimal de sulfites.

Thierry Navarre est un artisan-vigneron qui aime mettre en valeur les cépages autochtones oubliés.
Tel ce vin de cépage oeillade, cousin proche du cinsault, donnant des vins rouges goûteus et goûtus.

C'est un vin qui se boit frais et jeune d'après le vigneron...
Mais ce 2008 oublié dans ma cave montre qu'il tient bien la distance et qu'il a peu changé depuis 2 ans (la dernière fois que mon tire-bouchon a chopé un "vin d'oeillades").

Dégustation express...

Belle couleur rubis brillante, on est loin des vins du sud surextraits à la robe encre de seiche.

Au nez, la première association qui vient dans ma petite mémoire olfactive est la quetsche tombée de l'arbre.
J'ai l'impression de sentir les herbes sauvages et aromatiques des Causses, sans pouvoir déterminer ce qui domine, lavande, romarin, thym...

En bouche, bu aux environs de 12°c, le vin donne ce qu'il promet au nez.
C'est du fruit noir, mais avec la pointe d'acidité, silex même.
Le vin n'est pas musculeux, il ne joue pas dans la cour de l'école à savoir qui aura le plus de tannins.
Les tannins sont même plutôt discrets.

Le vin donne du plaisir et de la fraîcheur.
La longueur n'est pas énorme, mais c'est tellement bon que la bouche en reveut de suite.

Une nouvelle arme fatale pour ceux qui aiment à découvrir des vins au charme simple, bien faits, plaisants qui se boit sur de la charcuterie, sur des viandes en sauce, du cassoulet, de la garbure...

On imagine facilement une belle marmite posée sur la table, le vin juste à côté et les assiettes qui se tendent pour atteindre la louche au dessus du ragout.

Un vin pas arrogant mais qui peut en raconter à beaucoup.
Vraiment à essayer.
Vous l'adopterez.
Pour faire court...


Par stephane et david
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