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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 10:06

Ce n'est pas le courage qui a manqué à ceux qui étaient à Ruffey-sur-Seille le premier week end de février 2012 pour la "percée du vin jaune".

 

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Parce que l'on s'est bien caillé les miches.

Ca pelait à mort.

Les machoires du bicéphale claquaient et nous étions pris de convulsions chaque fois qu'il fallait changer de cave.

Un véritable sacerdoce.

 

En écrivant le post, des frissons parcourent ma colonne vertébrale et mon sang se fige (presque).

 

Et de la foi, il fallait en avoir pour tenter de réchauffer comme des malheureux les vins glacés, tout en se mouchant et sans laisser tomber à terre un morceaux de morteau-cancoillotte-patates.

 

A la percée, on vient surtout pour une ambiance, plutôt potache et bon enfant, entre familles, confréries d'étudiants, cars de touristes venus de tous les horizons.

Au fil de la journée, les décibels montent, les chants sonnent de plus en plus faux et on a plus de difficultés à naviguer entre les caves.

 


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Le bicéphale vient aussi pour rencontrer les vignerons (environ 80) et déclencher des envies de visites dans les domaines.

Une sorte de première approche, tel un éclaireur dans la nuit cherchant la prochaine lumière, signe d'espoir.

 

Pour ça, on a une carte aux trésors...

 

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Et puis, au détour d'une cave (le domaine Macle comme par hasard...), on peut tomber sur un star locale mondialement connue, comme Olif, accompagné du non moins célèbre journaliste belge Marc Vanhellemont du blog les 5 du vin.


C'est avec la plus grande solennité que je présente mes excuses à ses deux grands hommes du vin pour avoir tenté de les empoisonner avec un vin (pourtant bon) du domaine Genelletti que nous avions pensé amusant de mettre dans un camelback.

Le vin a décapé le plastique, lui donnant un goût de vieil ananas pourri et oxydé.

Le bicéphale s'excuse aussi d'avoir gaché du bon vin dans cette outre en plastoc...

 

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(Olif illuminé par le soleil glacé de Ruffey, juste avant d'avoir les papilles détruites par le bicéphale)

 

A la volée, pour justifier les verres descendus tout au long de la journée et pour conseiller les lecteurs de ce blog tout pourri et enrhumé, voici quelques pistes garanties "plaisir dans tes fesses" par le bicéphale.

 

- On se répète, on radote, mais nous ne sommes pas atteints de yoyotage de touffe. Les vins du domaine Labet et ceux de Julien Labet sont ENORMES.

 

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Les vins de Julien sont de plus en plus précis et de plus en plus nature... Mentions spéciales aux cuvées "chalasse" et "varrons", les deux sans souffre ajouté et qui ont un drôle de goût de "j'y retourne vite".


 

- Pour les malchanceux qui n'habitent pas dans le Jura, il existe une activité de négoce, "Les caves de la Reine Jeanne", qui se trouve assez facilement dans la grande distribution et qui permet d'avoir de vrais bons vins du Jura, avec un beau rapport qualité-prix.

Vous ai je déjà dit que leur crémant déchire?

 

 

- Au domaine de la Pinte, il y a avait aussi foule... Et c'est tout à fait normal d'en redemander tellement c'est bon.

 

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- Depuis que le bicéphale a eu la chance de boire les blancs de Peggy et Jean-Pascal Buironfosse au "Nez dans le vert", nous en sommes complétement fous.


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Décidemment, Rotalier est une "réserve" pour grands vignerons...

 

 

- Dans les bonnes surprises, j'ai découvert les vins de Jean-Michel Petit du domaine de la Renardière à Pupillin, ça va mériter un petit tour au domaine.

 

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- Et le bicéphale finit toujours en beauté avec un domaine sur lequel il va se pencher avec beaucoup d'intérêt. Le domaine de Montbourgeau nous a proposé de jolis vins de ce beau terroir oxydatif de du village de L'Etoile.

Les "hyper-locaux" de cette percée, situés pour l'événement dans la belle cave du prieuré de Ruffey, méritent aussi un petit détour et une salutaire levée de coudes au domaine... Rendez vous pris avec mister Olif...

 


 

 

Après trois assiettes de morteau-patates-cancoillotte, un sandwich au jambon cuit au vin jaune, quelques dés de comté et quelques mouchoirs en papier imbibés, c'est le coeur léger que le bicéphale est rentré au bercail pour boire une bouteille de "Varrons 2010 Nature" de Julien Labet...

 

 

J'en ai quasiment oublié mes engelures...

Mais, en choisissant la vidéo, je me dis que je dois avoir des séquelles cérébrales.

 

 

 

 


Par Le Bicéphale Buveur
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 14:45

En ce dernier vendredi du premier mois de l'année, on reprend les bonnes habitudes de 2011.


Il est temps de communier tous ensemble pour la 42ème édition des Vendredis du Vin autour du sujet imposé par le lascif Guillaume du blog "Du Morgon dans les veines" qui ne pense qu'à voyager et boire du bon vin .

 

Ce BVNI (Blogueur du Vin Naturellement Imbibé) demande à toute la blogosphère vinique avec (ou sans) nez framboise et haleine chargée de plancher sur le thème du "Vin et voyage".

 

vdv-logo

 

"Ah ça, le vin peut faire voyager : certains vous emmènent très vite très loin, d'autres ne sont que des allers simples jusqu'à l'évier le plus proche.

Non, moi ce que je veux, c'est vous voir voyager dans la réalité. Que vous nous parliez d'un vin que vous avez découvert lors d'un voyage et que vous avez rapporté (ou que vous auriez aimé rapporter) dans vos valises.

En guise de souvenirs, certains offrent des mugs ou des boules à neige. Nous, nous préférons un vin du terroir visité qu'un caviste bien attentionné nous a recommandé, que nous avons dégusté dans un restaurant ou sur lequel nous sommes tombés par hasard. Parfois ce vin s'avère si exceptionnel, si hors norme, que vous vous en voudriez de priver vos amis d'un tel joyau une fois revenu au bercail."

 

 

Diantre, que voila un beau sujet... 

 

De quoi remettre le pied à l'étrier pour un bicéphale en mal d'inspiration ces derniers temps.

 

Alors, où? Quand? Quoi?

Ca a fusé dans tous les sens.

Ce vin d'Ottawa "vendanges de glace" sucré jusqu'à l'écoeurement et qui m'avait fait vomir à Montréal... Non...

Ou le Penedes bu à Barcelone qui avait complétement torché Céline (pourtant une sacrée poche à vins). Deux bouteilles plus loin, elle embêtait les touristes allemand au Museu d'Historia de la Ciutat... Non...

Ou ce vin de l'Alentejo partagé avec Sophie dans un superbe restaurant de Monsaraz avec une escalope de porc et coques (carne de porco a alentejana)...

 

Rhhhhhâââââââ^...Je bugue.

 

Comme toujours dans ces moments de doute, j'ai mon arme fatale... Sophie...

"Tu as toujours une bouteille du vin de Cilaos dans la cave?"

Et la lumière fut.

 

 

Tu veux du lourd, monsieur le morgonneux président Guillaume.

Là, c'est du très, très lourd.

 

Cilaos est l'un des trois cirques de la Réunion.

Nous y avions passé quelques jours en meute en 2004 avec nombre de packs de "dodo", la bière locale et un grand sac d'une herbe aromatique, de l'origan si je me souviens bien...

 

De superbes paysages, de bons moments de coinche... Parfait...

 

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Nous avons aussi rencontré Marcel Dijoux, responsable alors de la coopérative de CIlaos et aussi de la chambre d'hôte où nous dormions.

Le vin de Cilaos venait de passer en appellation "vin de pays" en 2004.

 

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Ca a été l'occasion de discuter autour d'un petit apéro.

 

La vigne a été amenée par les premiers colons au 17ème siècle, d'abord pour le fruit.

Ce n'est que plus tard, vers le 19ème siècle que du vin a été produit.

Le vin de Cilaos avait une mauvaise réputation, il rendait aveugle et fou autant que le rhum.

Le cépage "isabelle" (ou "plant du cap") donnait à la vinification quasiment autant d'éthanol que de méthanol.

 

La création de la coopérative, avec un plantage de chenin, malbec, les méthodes de production revues ont permis aux uniques 40 hectares de la Réunion de devenir le premier vin de pays français de l'hémisphère sud.

 

Je n'avais pas gardé un énorme souvenir du vin de Cilaos.

A l'époque, la coopérative se "cherchait" un peu selon le vigneron.

L'urgence était de rayer la mauvaise réputation du vin qui rend fou.

 

 

Quelques années après, ça me fait chaud au coeur d'ouvrir ma dernière bouteille de Vin de Cilaos rouge demi-doux .

 

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Aucune idée de la date des vendanges...

Il y a du malbec et du pinot noir dans la bouteille, mais je n'ai pas la moindre idée non plus des proportions.

Je me souviens l'avoir demandé, mais, comme je ne note rien, j'oublie tout.

 

Sur l'étiquette, c'est assez sommaire.

Seule la mention "demi-doux" peut donner la puce à l'oreille de ce qui va finir dans le verre...

 

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J'avais un souvenir plus que mitigé sur cette bouteille à l'époque. Ce n'est pas sans une certaine appréhension que je tire-bouchonne la belle.

Le bouchon est bien attaqué mais il a tenu bon, contre vents et marées.

 

Le vin a pris une teinte rubis tirant sur le rose, avec des reflets ambre.

 

Le nez est très discret. J'ai un peu de mal à le caractériser.

C'est fruité, peut être de la groseille écrasée entre les doigts.

J'ai beau tourner le verre et y replonger mon nez, ça reste assez fade.

 

En bouche, c'est très surprenant.

"Ah, ça, pour voyager, je voyage!"

La première impression est très, très sucrée. De la soupe de glucose.

Je me sens au milieu d'un champ de cannes à sucre...

La finale est sèche et brutale laissant la bouche toute gluante de sucre.

 

Au bout de quelques minutes d'aération, le vin reste de la guimauve liquide, mais avec une pointe d'acidité en fin de bouche qui donne un peu d'espoir pour le verre suivant.


On se rapproche plus d'un banyuls jeune que d'un Madère.

 

Aucune sensation alcooleuse, très peu de fruit, quelques notes de vanille, un fond de canelle et du sucre.

 

C'est lourd.

Mais, bizarrement, en le buvant avec Sophie, nous nous attendions à pire.

Il y a même des bons souvenirs de l'île de la Réunion qui remontent tout en "douceur".

 

Le vin de Cilaos ne rend plus fou, il rend nostalgique.

Ca me donne même furieusement envie de goûter les derniers millésimes.

 

Je ne finis pas la bouteille, je suis sûr que Fred "natural born surfer" et Céline "je vomis dans la baignoire des enfants en fin de soirée" seront heureux de reboire le vin de Cilaos.

 


 

 

 



 



Par Le Bicéphale Buveur
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 07:15

 

Ca fait un mois tout pile que le bicéphale a entamé son hibernation bloguesque...

 

Il y a des moments où tout parait fadasse.

Rien ne trouve vraiment grâce au palais du buveur et les débats stériles sur les blogs viniques ennuient le bicéphale.

Le bicéphale a juste eu une petite pensée amicale pour le vindicateur qui a été violemment hacké, heureusement sans conséquence au début de l'année.

 

La seule vraie, bonne surprise est venue d'un superbe Bergerac en "Bag In Box" taillé dans le plus beau des cartons et étiqueté "Château Lestignac". Ca, ça déchirait grave.

Mais nous en reparlons, tellement c'est trop bon...


 

Pour cette nouvelle année, pas de bilan, pas de bonne résolution.

 

Le bicéphale va continuer à son rythme de vieux branleur à boire des trucs cools, à essayer de les partager sans prise de tête, sans arrogance.

Avec sa plume pourrie, sa syntaxe bidon, son porte-feuille troué et son cerveau de moule.

C'est comme ça, ça ne vaut pas beaucoup plus.

 

 

Ce mois de congé d'entretien du blog a permis au bicéphale de se ressourcer un peu.

Le manque déclenchant l'envie, j'étais persuadé que la soif me ferait découvrir de nouveaux horizons.

Ben, j'ai plutôt (mal) vieilli.

Les fêtes de fin d'année ont surtout été l'occasion de faire un "come back to basics", en rebuvant les bouteilles garanties "plaisir dans tes fesses par le bicéphale" durant l'année 2011.

 

L'inspiration était donc au plus bas.

J'étais même prêt à buter des bretons pour retrouver le goût de l'écriture...

 

 

 

 

 

 

Heureusement que la belle-famille du bicéphale existe.

Monique, Michel, MILLE MERCIS!

 

Car, grâce à un petit tour en Thiérache et à sa voisine la Belgique, le bicéphale a retrouvé la patate!

 

Et ce n'est pas un vin qui a éloigné le bicéphale de la sobriété et de l'abstinence.


Non, c'est une bière!

 

 

Près de Couvin, à quelques kilomètres au dedans de la Belgique en passant par Hirson, juste après Chimay (hypersalivation en pensant à une Chimay bleue...), la brasserie des Fagnes nous attendait.

 

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Frédéric Adant, accueillant et sympathique, est le jeune propriétaire de la brasserie.

Une tradition familiale, ses deux grand-pères étaient déjà des brasseurs, l'un étant même une gloire locale avec un titre de champion du monde de lutte gréco-romaine.

 

Créée depuis  1978 par un brasseur de Mariembourg, Frédéric Adant a repris le nom "Super des Fagnes" en 1994 redéfinissant complétement la bière.

Devant le succès, il ouvre la brasserie des Fagnes en 1998.

 

C'est un lieu agréable avec une belle salle de restauration-dégustation séparant un mini-musée du "brassage de jadis" et la brasserie moderne, lumineuse, propre où le brasseur, Luc Piron, se tient à dispositon pour répondre à toutes les questions des visiteurs.


 

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La visite de cette brasserie artisanale est libre, instructive, bon enfant.

 

Elle déclenche surtout une indescriptible envie de boire une bière.

En pression, à une dizaine de mètres de la "source", c'est un réel bonheur de goûter aux 4 bières brassées du moment (blonde, brune, saison et griottes) dans des verres de 16 cl.

On peut ainsi facilement cibler celle que l'on préfére afin de s'occuper de son cas plus sérieusement, accompagnée d'une croûte des Fagnes (flammekueche délicieuse).


 

 

Pour ceux qui n'ont pas la chance d'habiter en Thiérache, essayez de vous procurer une bouteille de "Super des Fagnes".

 

Après délibérations avec moi-même et à l'unanimité, ma préférée est la "Super des Fagnes" Blonde.

 

 

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La bouteille de 75 cl est discrète, avec une contre-étiquette bilingue.

 

C'est une bière de type ale, à fermentation haute.

Petit cours wikipédiesque sur la fermentation haute...

"La fermentation haute nécessite l'adjonction dans le moût de levure dite « haute ».

La levure « haute » couramment utilisée est Saccharomyces cerevisiae. La fermentation a lieu durant 3 à 8 jours à une température de 15 à 25 degrés Celsius. Lorsque la levure haute a épuisé le glucose, elle remonte à la surface de la bière, d'où l'appellation de fermentation haute.

Elle était la méthode de brassage la plus répandue avant que ne fût inventé le réfrigérateur, mais la température élevée ne protège pas la bière de bactéries ou de champignons interlopes. En particulier, la bière ainsi produite se conserve moins longtemps que celle de fermentation basse.

La fermentation haute permet d'obtenir de hautes teneurs en alcool (la levure haute n'est pas ralentie en présence d'alcool) ainsi que des arômes complexes. Les bières ainsi produites sont généralement moins chargées en dioxyde de carbone que les bières de fermentation basse. Elles se consomment à plus haute température que ces dernières, généralement entre 6 et 12 degrés Celsius.

Une bière obtenue par fermentation haute est couramment appelée Ale, notamment au Royaume-Uni."


 


Dans le verre, la bière a une jolie couleur miel, tirant sur l'orangé.

La bière est troublée par les levures en suspension.

 

La bulle est très fine, avec une mousse dense et persistante.

 

Ca claque dans la bouche, avec une amertume fine donnée par le houblon.

La bière n'est pas agressive, très parfumée.

Sur la longueur, l'amertume laisse place à une "douceur épicée", avec des notes de gingembre et d'agrumes.

C'est doux, fruité, épicé avec une fin de bouche tonique.

Ca réveille les papilles, qui peuvent, de suite, ordonner au cerveau de relever le coude pour se lover, encore une fois, dans cet or liquide...

 

Une bière belge qui déchire. 

La première bouteille garantie "plaisir dans tes fesses" du bicéphale pour cette année 2012.

 

Ca valait le coup de rater le super-méga salon des amis de la cugnette "Vin Passion" qui se tenait le 14 et 15 janvier à Bron.

 

La saveur houblonnée et gingembrée de la "Super des Fagnes" lave le spleen!

 

 

 

Par Le Bicéphale Buveur
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 13:35

En cette période de fin d'année, de Noël approchant avec ses stimuli publicitaires incessants, le bicéphale se sent plus proche d'un Mister Jack burtonien.

 

 

 

 

 

 

Et chez les blogueurs, Noël est l'occasion de donner son petit conseil sur le vin qui fera plaisir le jour du réveillon.

 

Tous donnent leur petit avis.

 

Le bicéphale a même participé au calendrier de l'Avin où chaque jour un blogueur met en lumière un vin de fête...

 

Mais la vie, c'est de la bouse et Noël du caca.

 

Je voulais au départ proposer le dernier vin à boire avant de mourir.

Mais je n'ai pas eu la chance d'avoir tout goûter comme Yutaka Kanzaki du manga "Les Gouttes de Dieu" qui choisit un dernier verre de Richebourg du Domaine de la Romanée Conti avant de trépasser.

 

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Tant pis, si je devais mourir ce jour et, même si j'ai bu de sacrés bons vins, aucun ne me vient à l'esprit pour marquer mes papilles d'une dernière empreinte.

 

Surtout que le bicéphale a une âme d'organisateur, éloigné du plaisir solitaire sur le lit de mort.

J'ai plus envie d'honorer des convives par un bon vin plutôt que me le planquer sous le bras pour le siffler tranquillement, entièrement mais seul.

 

 

Alors, c'est d'un coup plus facile pour moi de proposer un vin d'enterrement (mon enterrement, par exemple) qui plaira au plus grand nombre.



Le cahier des charges est simple.


Un enterrement, la mort ne doivent pas être un lit de larmes. Il faut un vin joyeux, avec du peps, du corps, de la vie.

Parce que la mort est une étape de la vie aussi importante qu'une naissance.

Parce que la mort physique n'empêche pas le défunt de vivre dans les souvenirs des proches.

 

Un vin d'enterrement doit aussi être complexe, réveiller quelque chose chez celui qui le boit, le "bouger émotionnellement".

Pas un vin trop rectiligne, plutôt quelque chose qui ondule avec lenteur dans le palais.

Un vin avec des hauts et des bas, comme une vie.

 

Enfin, le vin servi pour un enterrement doit se marier avec des petits fours légers salés et sucrés.

 

 

 

Vous pouvez tous réfléchir au vin qui vous correspond le plus.


Moi, j'ai beau faire le tour, j'en reviens toujours à un vin blanc, 100% de cépage chardonnay, un Côtes du Jura "Les Varrons" du domaine Labet.

C'est un domaine que le bicéphale aime tout particulièrement, sis à Rotalier, dans le sud Revermont.

Nous en avions déjà un peu parlé ici.

 

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Ce vin serait le "testament gustatif" à léguer aux convives de mon enterrement.

 

Un nez de folie avec du chardonnay vous punchant l'odorat de fleurs blanches, de pêches, d'abricot.

Il y a de la vie là dedans.

 

En bouche, c'est d'abord une sensation d'amplitude, le vin enrobe les papilles, imprègne la bouche de notes beurrées avec une tension acide en fin de bouche qui dure, ondule, revient et repart.

Un vin qui marque celui qui le boit.

 

Vous pouvez aussi le boire entre amis au cours d'une fête, sur un poisson crémé, une belle volaille, en apéritif.


Vous pouvez aussi attendre le jour de ma mort pour venir le goûter près de mon urne funéraire.

Mais ce serait du gâchis d'attendre si longtemps avant de déboucher une bouteille de "Varrons".

 

 

 

Par Le Bicéphale Buveur
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 14:12
La dépêche AFP en ce beau mois de décembre, vient de tomber : « A l’heure ou les égéries  siliconées font fureur  dans le monde du luxe,2 maisons de champagne font des choix radicalement différents pour leurs ambassadrices à travers le monde. L’honorable maison de champagne Laurent Perrier a fait le choix de la « maxi »cougar  la plus « in » de neuilly, mademoiselle Liliane bettencourt et la maison TARLANT prend un chemin moins glamour en choisissant la presque pas sexy Scarlett johansson. »

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Ce choix étonne ? Moi non !

Tata Nadine vous fait une petite blaguounnette ! 
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En fait, ce n’est pas vrai, mais je propose de contacter les responsables marketing pour donner mon avis.

Il faut savoir cibler son cœur de clientèle.
C’est ca le vrai marketing ainsi que du savoir vivre !

Et là, la clientèle et le produit n’ont rien à voir.

D’un coté, le conventionnel aux relents de naphtaline, de l’autre la fraicheur joyeuse aux saveurs naturelles.

J’ai eu l’extrême plaisir de pouvoir déguster les  rosés de ces 2 maisons en même temps.

D’un coté, le Laurent Perrier rosé, au prix si abordable de 70 euros (hé oui, amis bourgeois) et de l’autre, un outsider du nom de TARLANT zéro rosé (32 euros chez vos meilleurs cavistes…ca fait limite pauvre, 32 euros….).

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Question habillage le LP rosé mérite la palme d’or.
Formes rondes, féminines, voluptueuses. Un bien bel habillage ! Immanquablement en soirée, ce beau flacon sera du meilleur effet.
Par contre pas de contre étiquette pour nous expliquer de quoi est fait ce produit ( on est riche, on s’en fout).

De son coté, Tarlant reste sur une forme de bouteille  classique…ca fait si…d’jeuness ( les djeuness sont souvent moins riches pour ne pas dire sans le sous).  
ET son étiquette est d’un goût….avec ce grand Z sur fond blanc et rose.
C’est fait pour aller ce déhancher au QUEEN'S.
Etiquette marquée d’un Z qui veut dire Zorro…Zéro !
Zéroooo, zéro ….bouteille qui se vide avec joie ! Zéroooo, zéro…bouteille qu’on ne videra pas qu'une fois !!
Pardon….c’est l’association drogue, le botox et l’aricept (NDLR :médicament pour la démence).
Le Zéro est là pour nous rappeler que ce vin (hé , oui c’est du vin !) n’est pas….chaptalisé (sic )….chargé en sucre…bref , brut nature.
La classe intemporelle de la grande bourgeoisie botoxée momifiée dans le Chanel numéro 5  trainant dans les bas fond de Monaco d’un coté et la fougueuse jeunesse du vrai goût  sans sucre de l’autre. (NDLR : pour ce qui est du botox je ne veux cibler personne de ma famille).

La bouteille c’est bien gentil, mais le vin dans tout cela ?

Le nez :
LP : le nez a la pesanteur de fruits trop murs.
Tarlant : le nez est fait de fraises des bois et de rhubarbe fraichement coupée.
 
La bouche :
LP : sirop de fruits rouges (des actions chez teisserre ?), cerises séchées (comme dans les infusions de ma mamie), des notes de crème fouettée (ho oui, j’aime le fouet et la fessée aussi !). Bref, des saveurs lourdes et plutôt artificielles (ont-ils des actions chez ALSA pour aimer le gout des levures)!
Tarlant : joyeuse acidité sur des notes de citron vert. Corbeille de fruits frais (comme à la cueillette) avec toujours, la subtile fraise des bois et des notes de cerise (mais pas trop, sinon c’est lourd).

Longueur en bouche :
Dans les 2 cas les vins sont persistants et ne cherchent pas à fuir.

La conclusion de cette « wine battle » ?

Entre 2 vins aux prix si différents, le LP s’adresse aux buveurs d’étiquettes qui veulent du chic bourgeois. Si vous cherchez un gout similaire , n’allez pas dans cette gamme de prix et tapez plutôt sur l’AYALA rosé qui finalement est assez proche en gout en moins lourd.
Si vous cherchez un vin et non des bulles avec du Teisseire , allez chez des gens comme TARLANT, BOULARD , F.PASCAL, BERECHE, LAHERTE , CHARTOGNE…

Amis bourgeois, arrêtez de boire de la M…. qui coute cher !

A choisir en liliane B et Scarlett J , mon choix est fait, et vous ?

Ps :Si vous penchez pour Lili B , vous devriez consulter un vétérinaire.

Par Le Bicéphale Buveur
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